Université du Temps Libre de Rochefort

Université du Temps Libre de Rochefort

Présentation

 

                                

L'Université du Temps Libre de Rochefort s'adresse à toute personne disposant de temps libre (demandeurs d'emploi, jeunes retraités, seniors, personnes souffrant de solitude, etc) et souhaitant développer ses connaissances, les approfondir et en acquérir de nouvelles.

Elle apporte le plaisir d'un épanouissement personnel.

Elle se veut une occasion d'ouverture aux autres et d'échanges.

Parallèlement à l'approfondissement intellectuel, l'activité physique (marche, notamment) est préconisée par l'U.T.L.

Il s'agit donc pour l'U.T.L. de prévenir et de retarder les effets du vieillissement intellectuel et physique. 

 

Objectif  

L'U.T.L. de Rochefort est un lieu privilégié, convivial, d'échanges, de débats et de découvertes. 

Il s'adresse aux habitants du pays rochefortais et aux curistes fréquentant les thermes de Rochefort, sans restriction d'âge, sans exigence de diplôme et quel que soit leur parcours professionnel. 

 

Historique 

C'est le plus ancien organisme de ce genre créé en Charente-maritime. Le Professeur Vellas, (faculté de droit et de sciences économiques deToulouse) fut le fondateur de la 1ère Université du 3ème âge. Les travaux conjoints avec la Fédération Thermale et Climatique Française, présidée par le Docteur Guy Ebrard, ont été les vecteurs de l'Institut. 

Enfin, il faut souligner les travaux de recherches et l'apport des compétences du Professeur Georges Tarralle, de l'Université de La Rochelle et pour Rochefort, du Docteur Robert Savarit, Pharmacien, maire-adjoint chargé du thermalisme et appui du maire de l'époque, M. Jean Morin.

En octobre 1977, l'Institut Thermal et du Temps Libre de Rochefort est ouvert. 

 

Sans avoir aujourd'hui de lien organique avec l'Université, l'U.T.L. de Rochefort n'en garde pas moins l'esprit. Il reste dans toute la mesure du possible, garant d'un sérieux intellectuel, scientifique et culturel ainsi que d'une grande rigueur dans ses recherches.   

C'est pourquoi, à quelques exceptions près, l'U.T.L. fait appel, pour dispenser son enseignement, à des diplômés de l'Université, à des enseignants issus de l'Education nationale ou à des techniciens diplômés sortant des grandes écoles civiles ou militaires.

 

 

 


29/06/2016
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Fonctionnement

       L'Université du Temps Libre de Rochefort est une association Loi 1901, déclarée à la sous-préfecture de Rochefort.

     Son Conseil d'Administration composé de 25 membres, est assisté par un membre délégué de la municipalité de Rochefort.

    Le bureau constitué de 10 membres élus par le Conseil d'Administration, organise et gère l'association. Le mandat des membres est de trois ans. 

          L'U.T.L. de Rochefort compte 559 adhérents (fin mai 2019).

 

         La cotisation annuelle est de 25 euros (année universitaire 2019 - 2020,  cf. Assemblée générale du 17 juin 2019). Cotisation réduite à 10 euros d'avril à septembre. 

         Elle se règle le jour des inscriptions, début octobre, au Palais des Congrès de Rochefort. En cas d'indisponibilité, vous pouvez vous inscrire en cours d'année, à l'occasion des permanences - 1/2 heure avant le début des conférences, le lundi et jeudi sauf vacances scolaires -. 

         La participation exceptionnelle à une conférence est fixée à 5 euros. 

            La cotisation annuelle permet la participation aux cycles de conférences et à l'activité de marche (oxygénation) et de bénéficier de tarifs préférentiels pour les activités annexes - Les autres activités sont payantes (sorties et voyages). 

 

 

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14/11/2013
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Documentation - avril à juin 2019

Si vous souhaitez approfondir les sujets abordés dans nos conférences,

cette rubrique vous apporte des éléments complémentaires, ils ne sont pas exhaustifs :

références d'ouvrages, d'essais, de bibliographies, de films, de cartes...

 

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"L’âge d'or du capitalisme américain : Rockefeller, Carnegie et les autres vus par les caricaturistes" 

cf. le 13/06/2019 présenté par Claude Duval, Maître de Conférence honoraire à l’Université du Mans. Initialement spécialisé en littérature et civilisation américaines, avec pour sujet de recherche "L’évolution de l’idée de bonheur en Amérique du Nord aux XVIIIème et XIXème siècles", il a été très vite séduit par la filière "Langues Etrangères Appliquées" et ses objectifs de professionnalisation.

 

                            M. Duval a bien voulu nous confier le résumé de sa conférence ainsi que quelques dessins satirique, lesquels sont issus de la presse américaine de la fin du XIXème siècle (hormis celui concernant la Fondation Clinton). 

 

                    En accusant, à six mois des élections présidentielles de 2012, le projet de budget républicain de n’être rien d’autre qu’une forme à peine déguisée de Darwinisme social, Barak Obama, en quête de réélection, utilisait en fait un vieux slogan des démocrates pour faire apparaître leurs adversaires  comme ultraconservateurs  et régressifs.

                   Le terme Darwinisme social, fortement connoté, renvoie automatiquement aux dernières décennies du XIXème siècle qui, si elles peuvent être considérées comme l’Age d’Or du capitalisme américain, sont plus connues aujourd’hui sous l’appellation Gilded Age (l’Age doré) d’où émergent des noms comme ceux de Andrew Carnegie, écossais (1835-1918), le magnat de l’acier, John Davison Rockefeller (1839-1937), le roi du pétrole, John Pierpont Morgan (1837-1913), le célèbre banquier, Cornelius Vanderbilt (1794-1877), le spécialiste de l'armement, et du chemin de fer, tous connus aussi sous le nom, immédiatement évocateur, de Robber Barons (ou Barons voleurs).

 

            John Davison Rochefeller - The Trust Giant's point of view - What a funny little government!.jpg                                         

     John Rockefeller la Maison Blanche dans sa main d'où sortent des pièces d'or

     et le gigantisme de ses sociétés pétrolières qui domine le Capitole

                     

                     affiche capitalisme.jpg   Rockefeller, le roi des trusts, porteur du monde.

                     La robe faite de dollars ! 

 

              Andrew Carnegie - A Trustworthy Beast.jpg    

                  Andrew Carnegie face à l'Oncle Sam

 

 

                       C’est à cette époque, dans un contexte légitimant la réussite en termes de "survie des plus aptes" et de "lutte pour la vie", que furent codifiées les bases de la philanthropie moderne dont les Bill Gates et les Warren Buffett d’aujourd’hui se revendiquent les héritiers en y apportant une vision universaliste.

 

                Bill Gates and Warren Buffett - Les nouveaux maîtres du monde.jpg

                  les nouveaux maîtres du monde : Gates et Bufett

 

 

                      M. Duval termine son exposé en montrant comment la philanthropie s’est invitée en 2016 dans la campagne pour les élections présidentielles entre Donald Trump et Hillay Clinton.. avec des illustrations très parlantes !

 

                               Hillary and the Clinton Foundation.jpg

 

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  "Le bleu et le vert dans l’Art : ange ou démon ?" 

cf. le 27/05/2019 présenté par Daniel Bernard, auteur, poète, romancier (venu déjà le 13/11/2017 présenter à l'UTL "l'histoire de la couleur bleue").

       Daniel Bernard réalisant de nombreuses conférences dans la région ou hors région a remis à l'UTL son dossier de presse comprenant notamment sa présentation sur le bleu et le vert dans l'art. 

                                Affiche revue Daniel Bernard Le bleu et le vert dans l'art.jpg

 

                    Le bleu et le vert dans l’art : jamais couleurs n’ont à ce point impressionné les esprits. 

                   Dans l’histoire de l’art, les couleurs bleue et verte forment un bien étrange couple, tour à tour ignoré, opposé, adulé ou diabolisé. Nous pouvons déduire que le bleu et le vert ne sont pas des couleurs comme les autres.

                   Elles sont à l’image d’Éros et de Thanatos les dieux grecs des deux grands tabous de l’humanité : l’amour et la mort. 

                    Le bleu et le vert se détestent ! La symbolique va au-delà de leurs atomes chimiques. Les peintres vont se faire l’écho de leur rivalité et de leurs passions. 

                   Au XIXème siècle, avec l’apparition de la photo, la peinture réaliste détermine l’importance de la lumière dans les tableaux, voir les peintures de Turner, de Courbet et de Monet.

                    les bleus de William Turner.jpg le bleu et le vert de William Turner

                   Au XXème siècle, nous découvrons la Période bleue de Pabli Picasso, l’époque des romantiques et le vague à l’âme d’Yves Klein avec son célèbre bleu outremer : l’IKB.

 

                                Le bleu klein.jpg le bleu Klein

 

                    Pour Geneviève Asse, amie de Beckett et de Matisse : "le bleu est diabolique, c’est une couleur qui bouge, il prend tout ce qui passe, il a quelque chose de fulgurant". Van Gogh poursuit : "le bleu est divin, sur une toile il créé de l’espace autour d’un personnage". Le dieu Matisse rajoute : "quand je mets du vert, cela ne veut pas dire de l’herbe".

 

Klein conclut sous les fresques de Giotto : "le bleu n’a pas de mesure, il est hors dimensions". 

Chez Egon Schiele, les bas verts des corps impudiques n’ont rien de ludique, rien de dansant comme chez Toulouse Lautrec, on est loin d’Ingres, de ses nus élégants. Cézanne, lui est fasciné au point de s’énucléer pour atteindre l’immensité du bleu.

 

                     egon Schiele les bas verts.jpg le vert chez Egon Schiele

 

. Voir dossier de presse :  Daniel-Bernard-la route-de-l--or-bleu.pdf

 

. Suivez les cycles de conférences de Daniel Bernard sur la page facebook : https://m.facebook.com/DanielBernardLR/

  

. Son ouvrage : "la route de l'or bleu"  ed. La Découvrance 2016. 

 

                     Daniel Bernard l'or bleu.jpg
                            
 

. Lire pour en savoir plus, l’historien médiéviste, spécialise de la symbolique des couleurs, Michel Pastoureau et ses nombreux ouvrages.          

 

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Le Comité Rochefort de la Société des Membres de la Légion d’Honneur préside à la conférence prononcée le 23/05/2019 par Bernard Lassus, Architecte-Paysagiste, auteur du Jardin des Retours (1982-2000) qui entoure la Corderie royale, classée monument historique en 1967.         

 

                Le Jardin des Retours.jpg

 

La mise en valeur de ses abords a été obtenue par la création d’un parc au bord de la Charente. Avec l’aménagement du Jardin des Retours, Rochefort a renoué avec le fleuve qui est à l’origine de sa création et la Charente appelée "la mer" par B. Lassus.

 

Cette création, véritable objet d’art, a obtenu un succès international – ce que savent moins les Rochefortais -.

 

                Bien que de nombreuses années le séparent du début de ce projet (concours lancé par la mairie de Rochefort au moment où la Corderie étant encore en reconstruction), B. Lassus se montre passionné et heureux de venir expliquer ce qu’il a souhaité pour la Corderie et la Ville, les différentes phases de réalisation du parc qui et certains aspects de son histoire.

 

                              la corderie et son parc.jpg

 

                En premier lieu, hommage de B. Lassus rendu à Jean-Louis Frot, maire de Rochefort, qui a accompagné l’architecte-paysagiste durant tous les travaux et plus encore, ainsi que toute l’équipe municipale de l’époque, sans oublier les jardiniers, Une pensée également à Emmanuel Lopez, aujourd'hui décédé, alors directeur du Centre International de la mer.

 

 

             Quelques notions importantes pour l'architecte-paysagiste :  la Corderie n’est pas un bâtiment isolé (dans l’Arsenal). Au départ, elle a rendu possible la ville et il y a toujours eu interaction entre les deux : ainsi au moment de la fermeture de l’Arsenal en 1926, la ville a été coupée de la mer (la Charente), elle a été en déclin – rappel que Rochefort était plus importante que La Rochelle.

 

La Corderie, tout un symbole, qu’il faut considérer comme un bâtiment industriel français,  voir international. Selon B. Lassus, il n’est pas considéré à sa juste valeur, il devrait être mis au rang des Forges d’Arc-et-Senans.

 

                Pourquoi "Jardin des retours", retour parce qu’il ne fallait pas de stagnation, d’enfermement. Ce projet était appelé à rebondir, à être développé, et poursuivi avec les thèmes privilégiés liés à l’histoire de Rochefort : le passé maritime, la végétation exotique ramenée lors des expéditions : trois thèmes avaient été retenus :

 

* le Jardin de la Marine 

* le Jardin de La Galissonnière 

* le Jardin des Amériques 

 

                      Le projet de Bernard Lassus.jpg

 


le Jardin de la Marine, le plus proche de la ville, conçu à la fin du XVIIème dessiné de lignes géométriques, de parterres symétriques, du classique.

C’est le point de départ du projet du Jardin des retours, un point élevé, une vue qui s’ouvre sur la Corderie (314 m de long) et la Charente... la mer.

 

                                        schéma démarrage du projet la perspective.jpg

                                 le point de départ : la perspective sur la Corderie et le fleuve

 

Le Jardin des Retours évoque les grandes expéditions de découverte, l’aventure des vaisseaux rentrant au port chargés de plantes inconnues. Mais il ne fallait pas de fleurs, ni de sculptures devant un bâtiment industriel, ce sont donc des  plantes exotiques, les tulipiers de Virginie (les premiers sont arrivés à Rochefort) installés tout le long de la rampe qui descend sur la Corderie. Auparavant, il a fallu reconstituer le rempart – 400 m de long, qui maintenait la partie haute, effondrée (en reprenant à l’identique le travail de Blondel), chamaerops sur les pelouses de la corderie, magnolias dont les premières graines furent rapportées par Jean de la Galissonnière de son voyage aux Amériques en 1711, l’ensemble constitue le Jardin de la Galissonnière.

 

                      Pelouse et pamiers de la corderie.jpg
 
 

 

Dans la partie basse du projet : les berges du fleuve gardent l’aspect naturel : les roseaux, joncs et autres plantes de rivière. 
Puis, il ouvre des trouées entre deux cheminements : le long du fleuve et le long de la Corderie. 

 

Une grande prairie a été aménagée entre ces espaces conçue pour le repos du public et des manifestations  culturelles. C’est le jardin des Amériques.

 

 

"la Flamme des Amiraux", une collection de drapeaux qu'il a fallu reconstituer dont un du XVIIIe siècle qui a été commandé au lycée Lafayette, section broderie, positionnés sur le musoir à l’entrée des deux formes de radoub dont l’une héberge l’Hermione. Il ne faut pas oublier que les drapeaux étaient un moyen de communiquer pour les bateaux et chaque drapeau avait son code (établi par l’amiral de la Galissonnière). Bernard Lassus voudrait bien qu’il existat une grande fête des drapeaux à Rochefort…  

Les drapeaux qui flottaient au vent ont été retirés depuis quelques années et le musoir s’est en partie effondré.

 

                            les flammes des amiraux face à la Charente.jpg 

 

Plus loin, "le labyrinthe des batailles navales" composé d’ifs taillés en forme de vague transforme la mer en "houle végétale". B. Lassus avait envisagé de surmonter cette houle par l’installation de maquettes de bateaux puisque Rochefort en a tant construit…  Des recherches ont été faites, un budget obtenu mais ce projet n’a pas vu le jour et avec le changement des ’équipes municipales, les  priorités se sont déplacées !.

 

                         le labyrinthe végétation pointue.jpg
 

                        le labyrinthe avec maquettes de bateaux.jpg

                            le labyrinthe avec les maquettes de bateaux

 

 "l’Aire des gréements" construit sur un bunker qui ne pouvait être détruit, surélévation sur la Charente avec la reconstitution d’un bateau en bois avec de hauts mâts, un lieu servant de café-buvette où étaient positionnées des tontines (réalisées en béton travaillé, imitant l’osier) avec leur couvercles (on y conservait  les plantes durant leur long voyage), ceci a fonctionné quelques années puis délaissé. L’aire des gréements sera remis en état, annonce la municipalité actuelle.

 

  aire des gréments.jpg les tontines sur l'aire des gréements.jpg

                                                                 l'Aire des gréements et les tontines

 

Les tontines évoquent le bégonia du nom de l’intendant Michel Bégon (arrivé à Rochefort en 1690) et le rachat par la ville (1985) d’une belle collection de bégonia cédé par un horticulteur désireux de prendre sa retraite, ce fut le démarrage du Conservatoire du Bégonia.  

 

B. Lassus a eu un projet d’installation de serres de plantes non acclimatées derrière "le café des longitudes" à côté de la Corderie, mais cela ne s’est pas fait.   

 

                   De grandes satisfactions pour Bernard Lassus mais aussi quelques déceptions et regrets concernant de belles idées abandonnées pour la plupart, faute de budget.

 

                Le Jardin des Retours est une création contemporaine dans la tradition européenne des jardins à thème, projet soutenu par le Président François Mitterrand venu à Rochefort inaugurer l'ensemble. Le Jardin des Retours figure parmi les "Grands projets culturels en France". On le regardera peut-être autrement en s’y promenant !

 

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  "Pieter dit Bruegel l’Ancien vers 1525/1569, conteur en drôleries ou peintre humaniste" 

   par Jean-Paul Salles, Docteur en Histoire.           

      "On sait gré à Bruegel d’avoir introduit les paysans, la nature dans la peinture flamande. 

      Il est bienveillant pour les paysans, s’intéresse à leurs proverbes.

      Leur travail est productif et ils ont bien droit aux fêtes ! 

      Mais même à travers ses scènes campagnardes, il présente des sujets spirituels profonds.

 

                                                                                                             J.P. Salles

 

                  Pieter Bruegel (né entre 1525-1530, mort en 1569) a eu une vie brève. Très peu d’éléments biographiques ont été retrouvés (Anvers puis Bruxelles quand il se marie avec la fille de son maître en 1562). Ceci ne l’a pas empêché de réaliser une œuvre importante et d’avoir une grande aura en pays flamand surtout depuis le XXème siècle.

 

                  On trouvera ici les différentes étapes de sa peinture :

                  1- Bruegel poursuit une tradition : un second Bosch ?

 il le ressuscite par ses images spirituelles, puis s’émancipe de ce modèle.

 

-La Tentation de Saint Antoine, vers 1556, dessin à la plume et au pinceau, Oxford, Ashmolean Museum, et gravure.

-Les grands poissons mangent les petits, 1556, conservée au MET, New York.

 

Son voyage en Italie en 1552 lui fait découvrir les Alpes, que l’on retrouve dans plusieurs de ses paysages flamands ce qui surprend, ses horizons sont toujours élévés.

 

Il est très marqué par sa culture chrétienne et pour répondre aux commanditaires il se veut très classique, moralisateur, il met son talent au service de la bonne cause :

 

-L’avarice, gravure d’après Bruegel, au MET à New York.

-Marinus van Reymerswaele, Le changeur et sa femme, huile sur bois, 83/97, Madrid, Prado.

-La Luxure, gravure d’après Bruegel, Paris, BNF.

-Dulle Griet ou Margot l’enragée, 1562, Anvers, Museum Mayer van den Bergh.

-La chute des anges rebelles, Bruxelles, Musées royaux (scène biblique fouillée).

  

2 - Bruegel amoureux des coutumes et des proverbes flamands : instruire en même temps que distraire. 

-Le combat de Carnaval et de Carême, 1559, Vienne, Kunsthistorisches Museum.

-Proverbes flamands ou le monde renversé, 1559, Berlin, Gemäldegalerie.

-La Tour de Babel, 1563, Vienne, Kunsthistorisches Museum.

 

    la Tour de Balbel.jpg la Tour de Babel

 

3 - Des sujets religieux ancrés dans le pays flamand et dans l’actualité. 

Toutes des huiles sur bois :

-La prédication de Saint Jean Baptiste, 1566, Budapest.

-Le dénombrement de Bethléem, 1566, Berlin.

-Le massacre des Innocents, non daté, Londres, Hampton Court Palace.

 

le massacre des innoncents.jpg 

massacre des innocents (enfants de - de 16 ans, du temps du Duc d'Albe, début de la terreur au Pays-Bas espagnol

 

-Adoration des Mages sous la neige, 1563 ?, Winterthur, Collection Oskar Reinhart.

 

                   Les thèmes religieux, importants dans ses œuvres, refluent peu à peu pour laisser place à la description des paysages, des coutumes et des paysans de son pays natal, à chaque fois, nombre de personnages occupe toute la toile et les paysages se découvrent d’une certaine hauteur et vont très loin vers l’horizon.

  

4 - Bruegel, le chantre des paysans, une exaltation de l’homme le plus utile à la société (le plus essentiel disait Erasme). Il est tourné vers la terre et les biens qu’elle produit et non le commerce très développé alors dans les Flandres.

 

Après le travail des champs, on fait bombance, on danse et s’accouple : voir les nombreuses scènes des fêtes paysannes très colorées, très détaillées et tout en symboles et drôleries. 

des huiles sur bois :

-Les chasseurs dans la neige, 1565, Vienne, Kunsthistorisches Museum.

 

les chasseurs dans la neige.jpg les Chasseurs dans la neige

 

-La Moisson, 1565, New York, Metropolitan Museum (le MET).

     

UTL Bruegel l'ancien la moisson 001.jpg la moisson   

 

-Le Repas de Noce, 1568, Vienne, Kunsthistorisches Museum.

 

Repas de noce Brueghel.jpg Repas de noce

 

détail repas de noce Bruegel.jpg détails 

 

-La Danse de la mariée en plein air, 1566, Detroit, Museum of Arts.

 

la danse de la mariée en plein air.jpg la danse de la mariée en plein air

 

 

Détails de ma riée de plein air Bruegel.jpg détails 
 

-La Danse des paysans ou la Kermesse, Vienne, Kunsthistorisches Museum.

-Le Pays de Cocagne, 1567, Munich, Alte Pinakothek (une critique sociale).

-Mendiants, 1568, Paris, Louvre. (seul tableau conservé en France mais il existe une collection de dessins à la Bibliothèque de France).

-Paysage d’hiver avec patineurs, 1565, Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts.

 

-La Chute d’Icare, découverte au XXème siècle, ni datée ni signée, attribuée à Bruegel, conservée à Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts.

 

la chute d'Icare.jpg la chute d'Icare

 

                   Son œuvre sera poursuivie par ses fils, Pieter Bruegel le Jeune et Jan dit Bruegel de Velours, (beaucoup parlent de "pâles imitateurs") et par ses nombreux suiveurs, dont Avercamp, le peintre des paysages d’hiver et des patineurs. Son influence se lit aussi dans certaines œuvres d’un autre anversois, Rubens. 

 

. A noter qu’à l’occasion du 450ème de sa mort, un beau livre a été réalisé par une équipe de flamands et hollandais "Bruegel et l’hiver" ed. Actes Sud - la neige, le patinage et les patineurs, thèmes de prédilection du peintre.

 

. A voir : une grande exposition au musée de Flandre de Cassel jusqu’au 14/7/2019 : plus d’une centaine de toiles, gravures et instruments de musique sont réunis pour célébrer cet anniversaire sur le thème des fêtes paysannes.

                  

 

 

N.B. : Bruegel ou Brueghel ? 

A cette époque, l’orthographe des noms propres a varié. Bruegel lui-même signa Brueghel jusqu’en 1559 et ses fils, devenus peintres, reprirent le "h" que leur père avait abandonné.

 

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 "Mozart : rêver avec les sons"  

cf. le 16/05/2019 présenté par Michèle Lhopiteau-Dorfeuille, Lauréate des conservatoires de Bordeaux et Nancy, Chef de Chœur, a dirigé entre autres de 1998 à 2003, le chœur international des Nations-Unies, biographe de Mozart.

 

                              ouvrage Michèle. Lhopiteau sur Mozart.png

 

           Mozart mit son immense capacité à rêver avec les sons au service de sa quête secrète d’amour et d’affection .  Norbert Elias "Sociologie d’un génie". 

 

             Il y a eu tant d'ouvrages, de films, de pièces de théâtre sur ce génie de la musique qu'il est préférable de laisser s'exprimer Michèle Lhopiteau qui a côtoyé et côtoie toujours Mozart dans sa vie professionnelle, bien remplie, et dans sa vie privée pour son simple plaisir.

            

       Michèle Lhopiteau, musicologue et chef de chœur - inconditionnelle de la musique de Mozart, a décidé de faire abstraction à la fois du film Amadeus et de tout ce qu'elle avait pu lire pendant et depuis ses études au Conservatoire de Bordeaux, afin d'effectuer un indispensable retour aux sources en s'immergeant dans les sept tomes de la correspondance complète de la famille Mozart, traduite en français par Geneviève Geffray, l'actuelle conservatrice de la bibliothèque du Mozarteum de Salzbourg. 

 

                          fondation Mozart à Salbourg.jpeg

                                            Le Mozarteum de Salzbourg 

 

A noter un héritage de 626 œuvres composées en 30 : ans messes, concertos piano et violon, sonates, sérénades, symphonies, opéras, etc... nous écouterons quelques extraits qui émailleront sa conférence.   

 

            Référons nous à la présentation faite à l'occasion de la sortie de son livre "rêver avec les sons" ed. le bord de l'eau, 2011.

 

 

          "À l’image du portrait qui orne sa couverture, Wolfgang Amadeo Mozart : rêver avec les sons", un essai publié en mars 2011, présente un Mozart beaucoup plus attachant que celui qu'ont popularisé les légendes nées après sa mort, et qui continuent d'être entretenues en dépit des documents découverts au XXème siècle : car non, Mozart n'était pas un enfant attardé, il n'a jamais été jeté à la fosse commune, son père Léopold ne fut pas un père abusif et il n'est mort ni sur la paille ni oublié du public.

 

                    mozart 7 avec père et soeur.jpg

                            une enfance de travail acharné entre son père et sa sœur

 

           Comme le montre ce portrait à la pointe d'argent pour lequel le compositeur a posé en avril 1789 lors de son passage à Dresde, Mozart, adulte était plutôt rond, n'avait l'air ni hautain ni dédaigneux, et surtout ne portait jamais de perruque - contrairement à ce que fait croire le tableau qui figure hélas sur la plupart des articles, affiches, CDs et livres consacrés à Mozart ; un tableau imaginaire car peint 18 ans après la mort de Wolfgang par un artiste qui ne l'avait jamais vu".

 

                                                            Portrait après sa mort.jpg

 

                 "Wolfgang Amadeo Mozart : rêver avec les sons" vous permet de découvrir enfin le Mozart intime, débarbouillé des clichés nés à l'époque romantique ; le Mozart foncièrement gentil et plein d'humour (lire sa correspondance).

                   Une sélection de 32 extraits musicaux, regroupés sur deux CDs, permet aux lecteurs - qui ne possèdent pas tous l'intégrale de la musique de Mozart ! -  d'écouter immédiatement les morceaux dont le compositeur parle à son père, à son épouse, à sa soeur et à son ami Jacquin.

 

Un cahier de huit portraits en couleur, en provenance directe du Mozarteum de Salzbourg, donne enfin à voir les personnages dont il est question dans le texte.

                                                  

 

. Michèle Lhopiteau a produit également des "guides sur l'Opéra", "la Musique Vocale Sacrée", "la Musique Instrumentale", et "un Panorama de la Musique Classique".

 

. de quoi vous donner un vertige mozartien ! 

 

- Mozart dans la littérature : http://choeurdetarbes65.fr/index.php/repertoire/mozart-dans-la-litterature/mozart-dans-la-litterature/

 

 

- " Mozart" : Encyclopédie de A à Z, ed. Robert Laffont, coll. Bouquins, 2005 (réimpr. 2006)

 

sur l'opéra Garnier_buste_mozart.jpg

Mozart sur la façade de l'opéra Garnier à Paris 

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"La fabuleuse histoire de Théodore Gelot et d’Eugène Mesnard de Damvix (Vendée) à Legal (Canada)" 

cf. le 9/05/2019 présenté par Jean-Claude Coursaud, Auteur régionaliste de plusieurs ouvrages (marais poitevins entre autres) – correspondant de presse.   

                

                     Notre conférencier, vendéen, s’est passionné par cette fabuleuse histoire touchant deux hommes issu de cette même région, à Maillé pour Eugène Mesnard, né en 1868, et Damvix, pour Théodore Gelot, né 1862, lequel ne sait ni lire, ni écrire. Ils sont pauvres et l’avenir s’avère bien fermé pour eux, cependant en 1889, une chance s’offre à eux (comme dans d’autres régions de France) car s’instaure un mouvement pour aller s’enrichir en Amérique du Nord par le travail. Ils feront partie de ces pionniers francophones prêts à tout quitter… pour un eldorado…

 

               Un riche propriétaire viticole, Standford est venu en France pour connaitre de nouvelles méthodes de travail (son vin dit de Bourgogne ne donne que du Brandy) mais aussi pour recruter des français afin de cultiver la vigne et améliorer la production de vins au nord de la Californie.

 

               Eugène Mesnard embarque en premier du Havre mais les deux hommes, il fait la  connaissance quelques semaines plus tard de Théodore Gelot. Ils se retrouvent en Californie à Vina, seront entourés d’une communauté religieuse et les deux compagnons ne se sépareront pratiquement plus tout au long de leurs aventures.

 

 

 

              A la fin de leur contrat de 4 ans à Vina où la production viticole ne s’est guère améliorée et le propriétaire est décédé, ils vont répondre à l’appel du Gouvernement canadien qui offre 70 hectares de terre à défricher pour seulement 10 dollars…  

 

Les deux vendéens croquent à pleines dents cette nouvelle aventure.

 

                               attelage à Legal.jpg

                                         un attelage, rue principale à Legal (Alberta)

 

 

             Avec beaucoup de courage pour affronter des conditions climatiques effroyables, aidés par les religieux installés sur place, ils vont s’installer définitivement dans l’ouest canadien et feront partie de cette communauté (d'européens surtout) de cultivateurs céréaliers qui seront à l’origine de l’essor de l’Etat de l’Alberta, à Legal, qui s’accroît rapidement grâce à la réussite de ces hommes. C’est "la prairie", des pistes défoncées, une terre qu’il faut dompter sous un climat très rude mais la volonté de réussir est la plus forte.

 

 

                                          bois à défricher Gelot Mesnard Canada.jpg

                                               nos deux aventuriers 

 

             Eugène Mesnard se mariera, aura deux enfants, qui décéderont très jeunes puis sa femme, de la grippe espagnole, malgré les bonnes conditions de vie puisqu’ils ont réussi à construire ; Mesnard, très affecté par ses deuils ne survivra pas et décédera à 55 ans d’une maladie cardiaque. Ils sont enterrés à Legal (nom d’un missionnaire français).

 

             Théodore Gelot se mariera avec une française faisant partie de la communauté religieuse, auront deux enfants, et resteront à Legal durant la grande Guerre ; ils séjourneront en France ensuite et reviendront à Legal. Plus tard la ferme des Gelot sera vendue à un russe. La ville de Legal posséde une rue Gelot.

 

 

 

            L’idée du roman est née lorsque Jean-Claude Coursaud a pris connaissance d’une correspondance détaillée et captivante écrite par Eugène Mesnard à sa famille de Maillé.                         S’ensuivent deux voyages sur les traces des pionniers pour approfondir le sujet, en compagnie d’Isabelle Savariau, arrière-petite-nièce de Théodore Gelot.

 

Des documents, des témoignages inédits recueillis sur place vont encourager l’auteur à écrire l’épopée des deux colons.

 

Quant à Isabelle Savariau, elle a toujours été fascinée par les récits racontés par sa grand’mère. Les années passent et en 2008, elle retrouve les petits-enfants de Théodore Gelot, ses cousins. Lorsqu’elle rencontre Jean-Claude Coursaud, elle lui confie  les documents et photos de famille.

 

 

                                    Un coin de prairie pour 10 dollars Jean-Claude Coursaud.jpg

 

             L’épopée des deux vendéens sera présentée sous forme d'un diaporama, suivi de cartes des états canadiens.

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 "La culture vietnamienne à travers les estampes populaires"

cf. le 6/05/2019 présenté par Jean-Pierre Pascal, Ancien Directeur de recherche au CNRS. Il a étudié la structure, le fonctionnement et la biodiversité des forêts tropicales. Parmi ses principaux terrains d’études figurent l’Inde, le Vietnam et la Guyane.

 

  

                              Les estampes vietnamiennes font partie de l’art populaire à partir du XVème siècle et jusqu’à nos jours – bien que plus rares ces dernières années. Cette tradition vient directement de la Chine avec sa culture, ses symboles, ses légendes…

                     Les estampes présentées ce jour ont été réalisées dans un village du nord Vietnam ;

le papier, très résistant, est fabriqué à partir de tiges d’écorces de mûrier, la technique de gravure des planches avant impressions successives des couleurs et du noir (réalisées à partir de plantes) est relativement classique.

 

                       UTL gravure des couleurs estampes vietnam 001.jpg 

 

                    À l’occasion de fêtes et d’événements particuliers, la coutume au Vietnam voulait que l’on achète des estampes pour les coller à différents endroits de la maison.

 

                    La majeure partie de ces images était produite et achetée pour les fêtes du Nouvel An lunaire, c’est pourquoi on les désigne souvent sous le nom de tranh Tết (images du Tết).

 

                    C’est le cas, par exemple, d’estampes religieuses, comme celle du Génie du Foyer, collée en remplacement de celle de l’année précédente, ou encore, collées sur les portes, de couples de génies protecteurs. Sur les portes, on plaçait également des estampes représentant des mandarins comme souhaits de richesse et de prospérité. À l’intérieur, étaient collées des images de coqs, de poules, de cochons, de truies, ou encore d’enfants, exprimant des souhaits de bonheur, de richesse ou de postérité, avec une symbolique très élaborée.

 

              estampes présentation 6 05 2019.jpg Trois garçons attrapant des oiseaux et des crapauds  

Les garçons forment un souhait de nombreuse progéniture mâle. - Le crapaud est un symbole de richesse. - L’oiseau qui chante forme par homophonie un vœu de gloire et de  renommée : chanter ming est homophone de ming, renommée. - Les fleurs de prunier sont un souhait d’être reçu premier aux examens. - La légende dit : « Pour des dizaines et des dizaines de milliers d’années, richesses, dignités et honneur ».

 

                           On trouvait aussi des images représentant des scènes villageoises ou des festivités dNouvel An.

        UTL estampes de souhaits 001.jpg

           Les souhaits se calquent sur le calendrier chinois : le chat ou le tigre.

 

             

                          Certaines estampes étaient produites à l’occasion des fêtes de la mi-automne : carpe contemplant le reflet de la lune ou procession du dragon et de la licorne. D’autres, en revanche, étaient vendues toute l’année comme images décoratives et d’agrément (panneaux des quatre saisons ou des quatre belles jeunes filles). C’était le cas aussi d’estampes satiriques ou moralisatrices, ou encore de celles qui figurent des héros et héroïnes historiques ou légendaires.

         

                         Ainsi, par leur originalité, leur style, la variété des thèmes abordés et leurs légendes souvent poétiques ou ironiques, ces estampes offrent un panorama exceptionnel des différentes facettes de la culture vietnamienne : vie quotidienne, pratiques agraires, fêtes traditionnelles, croyances, symbolisme, morale, littérature, légendes, histoire et même propagande politique.

                   génie du mariage estampes vietnamiennes 6 05 2019.jpg  le génie du mariage   

 

           UTL estampe labourage 001.jpg 

               souhaits d'accroissement de la production agricole

 

 

Passionné par l’imagerie populaire du Vietnam, Jean-Pierre Pascal a publié en 2017 un livre sur ce sujet, ainsi que de nombreux articles dans la revue Carnets du Viêt Nam. Il a aussi organisé plusieurs expositions dont une, en 2015, au Centre Culturel du Vietnam en France.

 

               ouvrage de JP Pascal estampes du Vietnam 001.jpg

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"Naissance et développement du fait balnéaire sur les côtes de Saintonge 1816-1924"  

cf. le 29/04/2019 présenté par Thierry Sauzeau, Professeur d’Histoire moderne à l’Université de Poitiers, depuis 3 ans, Président élu du Conseil Scientifique du Groupement d’intérêt scientifique (GiS/CNRS) Histoire et Sciences de la Mer. M. Sauzeau avait présenté précédemment son étude sur "Comprendre Xynthia, expliquer le phénomène"

 

        La Saintonge, province de l'ancien régime, concerne un territoire assez bien délimité avec l'estuaire de la Charente, Aix, Oléron, Madame, Brouage, la presqu'île d'Arvert et le pays royannais.

        Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, les paysages côtiers étaient composés de "montagnes de sable" et à l'arrière, quelques villages et hameaux peu habités dans les marais, on parle de "côtes barbares" car parcourues par les pilleurs d'épaves, des paysans-pêcheurs à pied... Cependant, l'environnement se transforme au cours des années : érosion, submersion, ensablement, marécages médiocrement drainés, salines en déprise (Brouage), les activités maritimes et militaires se développent, la population également avec des mouvements migratoires pour un avenir plus assuré, les transports par voie maritime et terrestre (rail) se multiplient et également le goût pour les loisirs, les villégiatures, les déplacements..

           Notre conférencier distinguera plusieurs zones géographiques dans le développement des stations balnéaires : la côte de Beauté avec Royan, à l'ouest avec Pontaillac et à l'est, St-Georges de Didonne.    

         A noter qu'en 1818, le 1er consul américain installé à Bordeaux fait construire un bateau à vapeur pour assurer la liaison avec Royan pour une sortie d'une journée, puis plusieurs, ensuite... des hôtels seront construits pour accueillir les bordelais.

 

                                Bateauà Vapeur Bordeaux-Royan 001.jpg
      

         1868, Jean Lacaze, banquier bordelais, lance la station de Pontaillac et fait construire de belles villas qui font partie intégrante du patrimoine balnéaire.

         Frédérique Garnier, maire de Royan de 1870 à 1905 fera entreprendre de gros travaux d'urbanisation et en y fera amener préalablement le tramway.

 

                         Villas à Pontaillac 001.jpg

 

                  Une autre zone concernée par les transformations : Oléron, Aix et les stations d’estuaires : Ronce, St-Trojan, Boyarville, Fouras, Port-des-Barques (1880-1914).

                       

                  Thierry Sauzeau a bien voulu mettre à disposition pour le blog sa présentation

  Conférence Saintonge balnéaire 29/04/2019.ppt

 

            

. des lectures de référence :

"le désir du rivage" ou "le territoire du vide" d'Alain Corbin, historien. 

"les villas de la côte de Beauté" et "Guide architectural, Royan 1900" de Frédérique Chasseboeuf, architecte, guide à la Ville de Rochefort. 

 

           Les-villas-de-la-Cote-de-Beaute-Charente-Maritime.jpg       Guide-architectural-Royan-1900.jpg

                           

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″Les enjeux actuels du transport maritime mondial"  

cf. le 11/04/2019 par Cyril Delher, Directeur adjoint de l’Ecole Nationale Supérieure Maritime (ENSM) de Marseille  - Officier de Marine.

 

 

 porte containers.jpgBateau croisières à Sete.jpg

 

 

                             L'ENSM, Ecole Nationale Supérieure Maritime, est une école d'ingénieurs française qui forme les officiers de la marine marchande et des ingénieurs œuvrant dans le domaine maritime ; Etablissement public d'enseignement supérieur dont la tutelle est exercée par le Ministre chargé de la Mer (Direction des Affaires maritimes de la Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer).

                   M. Delher, avant d’aborder les problématiques actuelles liées aux trafics maritimes de plus en plus importants dans le monde et le gigantisme des navires, nous présente la gamme des transports maritimes :

 

voir le site :  http://www.marine-marchande.net/

 

                  On notera des industries segmentées : séparation des transports : marchandises et ferries, croisières

3 grands secteurs segmentés :

- les porte-conteneurs – lignes régulières avec le plus gros trafic : d’Asie vers l’Europe

- le tramping (transport maritime à la demande) : les vraquiers solides (citons Louis Dreyfus Armateurs, spécialisé dans le transport de vrac sec) et liquides (gaziers, pétroliers… qui ne font jamais les mêmes lignes).

- les navires pour les travaux maritimes : poses d’éoliennes, de câbles sous-marins – bateaux qui restent en position fixe (avec Alcatel-Lucent, Orange Marine et Nexans, principaux câbliers mondiaux.. ; installation de plateformes offshore (les Bourbon), des dragues, brise-glaces,

 

D'autres navires : 

. les rouliers :  au long cours qui peuvent transporter marchandises et passagers ou l'un, ou l'autre.

. les transports passagers : croisières et yachting (plaisance).

 

              Les activités maritimes sont directement liées au développement économique mondial, mais soumises à des cycles imprévisibles ; actuellement 10 milliards de tonnes transportées , soit 80% du commerce mondial en volume. Depuis 2014, les transports maritimes se sont multipliés par 7 dans le monde.

 

Carte des routes fréquentées par les navires   http://info.arte.tv/fr/le-commerce-maritime-mondial-infographies

Trafic en temps réel des navires dans le monde  http://www.pilotage-maritime.nc/ais.php

 

 

             Routes-maritimes mondiales.PNG

 

               Le problème crucial actuel est le stationnement dans les ports que ce soit pour les marchandises ou les passagers (escales dans les grandes villes). 

              Enfin il y a un besoin croissant de ports pour recevoir les bateaux en fin de vie avant démantèlement ou désarmement.

              En conséquence, des risques de plus en plus élevés : aléas géopolitiques, engorgement des ports, difficultés dans les manœuvres et évacuation des passagers, manque d’équipements dans certains ports, risques d’incendie, actes de piraterie, de terrorisme, trafic de drogue… risques climatiques (notamment forts vents sur les porte-conteneurs), risques financiers nécessitant des assurances multiples cependant les personnels sont de plus en plus formés et la réglementation internationale a beaucoup évolué grâce à l’Organisation Maritime Internationale qui a passé de nombreuses conventions (172 pays membres) concernant le trafic, les problèmes techniques, la sûreté et la sécurité, les pollutions, le juridique, etc….

consulter :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_maritime_internationale

 

                 Un autre risque, l’impact environnemental, de plus en plus à considérer :

les pollutions concernent les eaux mazouteuses, les eaux grises (usées, recyclées), les rejets gazeux, les ordures compactées mais parfois encore rejetées en mer. 

                 De gros progrès ont été faits (notons le doublage des coques des pétroliers) mais il peut y avoir encore des inconsciences et des accidents.

 

         porteconteneurCMA.jpg                      Paquebot VENISE.jpg
        Porte-conteneur Christophe Collomb CMA-CGM                          Escale à Venise
  

 

en complément de lecture, la revue "Le Marin" de la Marine marchande :  http://www.marine-marchande.net/Presse/LeMarin/LeMarin.htm

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"La maîtrise de l’eau, de l’antiquité à nos jours : l’exemple en Egypte du Nil et du haut-barrage d’Assouan" 

cf. le 8/04/2019 présenté par Marc Blanchard, ancien Inspecteur d’Académie, grand connaisseur de l'Egypte ; L'UTL a déjà, bénéficié de quatre conférences sur ce grand pays. 

 

 

                             La préoccupation de l’eau en Egypte remonte à des millénaires et aujourd’hui il s’agit d’un des problèmes majeurs pour notre planète. 

                      L’Egypte ne dépend que d’un fleuve, le plus long du monde, allant de l’Afrique équatoriale jusqu’à la méditerranée sur 6 670 kilomètres et drainant environ 3 348 611 m2

 

                                              Carte de l'Egypte.jpg

                    Comme dans d’autres régions du monde, la civilisation égyptienne a été fondée sur une "agriculture alluviale". Cependant, il a fallu de tout temps compter avec les crues du fleuve, crues régulières, prévisibles sur lesquelles la population se "calait" pour les cultures, mais la donne a changé au fil des siècles.

  

voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_dans_l%27Égypte_antique

 

                                                 cultures sur le NIL.jpg

                                                                         cultures sur les rives du Nil

 

 

                       Hérodote, dès le Vème siècle avant J.-C., à présenter l’Égypte comme un "don du Nil" mais pour profiter de ce don, les hommes ont dû entreprendre très tôt des travaux d'irrigation comme le "mental", le "chadouf", méthodes consistant à surélever le niveau de l’eau pour la disperser ensuite.

 

                                       KomOmbo.Shaduf. irriguation.jpg

                                                à Kom Ombo - un chadouf

Puis utilisation des norias, de la vis d’Archimède, du goutte-à-goutte (certainement le plus efficace) ; et à une époque plus récente, le creusement de canaux (voir le canal d'El Mahamoudia, près d’Alexandrie) et l’installation de barrages (celui d’Esna, d’Assiout, de Nag Hammadi), constructions et reconstructions car le limon noir est très présent et endommage les installations dont la plus importante : celle du haut-barrage d’Assouan (symbole du nationalisme égyptien et arabe), barrage inauguré en 1971 donnant l'immense lac du nom du Président Nasser, a l'initiative de ces grands travaux).

 

 

                Canal El Mahmoudia Alexandrie.jpg           haut barrage d'Assouan.jpg

                         Canal El Hahmoudia                                 Haut-barrage d'Assouan 

 

                   Cela entraîna une réductions des crues, mais parallèlement les égyptiens ont déploré d’importantes incidences sur les cultures dont des récoltes moindres sur l’ensemble de l’année, des régions devenues plus arides, une insuffisance de drainage donnant une remontée de la salinité, une baisse du niveau de l’eau des barrages due à l’évaporation et plus préoccupant encore, l’Egypte vit un accroissement de la population considérable. En cinquante ans, la population du pays a été multipliée par 3,5 avec, pour ces dernières années, une croissance démographique moyenne supérieure à 2 % par an.

 

                     Avec une perspective d’un milliard d’habitants en 2050, l'Égypte est le troisième pays le plus peuplé d'Afrique derrière le Nigeria et l'Ethiopie.

 

                      Des mesures sont prises depuis plusieurs années : usines de traitement des eaux usées ; dessalement des eaux de mer, formation dans les pratiques quotidiennes de consommation, diminuer le gaspillage (notamment arrosage intensif sous très forte chaleur) ; travaux de creusement pour recueillir l’eau des nappes phréatiques importantes ; expérimentation de plantations d’arbres arrosées par des eaux usées, début d’installation de panneaux solaires…. et par ailleurs, parce que l'Egypte n'est pas repliée sur elle-même, un accord a été passé en 2018 avec l’U.E. pour réfléchir aux solutions que l’Egypte pourrait mettre en place face aux problèmes environnementaux, démographiques et politiques. 

 

plus de détails sur l'avenir de l'Egypte :  http://les-yeux-du-monde.fr/actualite/afrique-moyen-orient/29171-quel-avenir-hydrique-pour-legypte

 

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 "Le culte de la personnalité et propagande : l'exemple de la Corée du Nord."

cf. le 1er/04/2019 présenté par Gérard Rovarc’h, Diplômé de l’Institut de Géographie de Paris, de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale des Langues et Civilisations Orientales.

                Culte de la personnalité et propagande politique sont les marqueurs de toutes les dictatures. La Corée du Nord, qui s’impose comme le dernier régime totalitaire dans le monde, n’échappe pas à la règle et est même devenue l’archétype du genre.

 

 

             Ce régime totalement unique est appelé le "Duche", un marxisme-léninisme militarisé… difficile à classer entre une Chine protectrice et un «cousin » communiste soviétique. La dynastie des Kim (depuis 1912) a  voulu un isolationnisme renforcé par des sanctions économiques successives décidées à son encontre, elle a connu un destin politique composé de la rivalité entretenue avec le sud-Corée, (bien qu’il y ait un rêve du Nord de l’unification du pays…), de l’ex-colonisateur japonais et de l’ancien occupant américain.

 

            C’est un grand pays de 122 762 km2 avec 24,8 millions d’habitants (capitale Pyongyang) devenu un état en 1948, il vit en autosuffisance, prône une société sans classe : tous sont égaux … mais avec 51 catégories sociales dont 3 couches différenciées !  : les soutiens, les indifférents, les hostiles…lesquels sont multipliés par tous les membres de leur famille… qui subiront des représailles…

 

                                          carte-routiere-coree-du-nord.jpg

 

                  L’armée omniprésente de 1,19 millions d'hommes (l'une des cinq plus importantes armées du monde) entrave la vie des habitants et aussi des touristes (surtout chinois) – il faut toujours penser "Duche" sous peine d’être envoyé dans un centre de rééducation ou camp de travail. Limogeages, disparitions de personnes sont fréquents.

 

             10 ans de service militaire pour les jeunes garçons et filles, présents à tous les défilés au pas de l’oie et les grandes cérémonies dans les stades formant de leurs tenues impeccables et colorées le portrait, en très grand, du chef suprême et hommage au pouvoir !

 

               Défilé militaire Corée du Nnord.jpg     Kim grand-père et père Corée Nord.jpg

 

 

                Affiches-propagande avec les sempiternels thèmes : l’armée, l’ouvrier, le paysan, l’intello… ainsi que ceux évoquant les ennemis éternels : japonais, américains  ; médias (KCTV télévision de propagande), témoignent de l’idolâtrie portée à son leader suprême Kim Jong-Un, ce dieu vivant doit être visible de tous, ainsi que le sourire et les larmes que chacun verse à tout propos en sa présence ou devant son portrait ou bien devant les 35000 statues à la gloire de cette dynastie. 

 

               La Corée du Nord est aussi une puissance nucléaire qui menace. Mais les rencontres internationales récentes en vue de négociations venant de la Chine ou des Etats-Unis ont montré une belle mise en scène où la Corée reste gagnante.

 

               La Chine est toujours le principal partenaire diplomatique et commercial de Pyongyang, bien que les relations entre les deux Etats soient très variables. Cependant les changements en Corée du Nord ne pourraient venir que de la Chine, mais il faut pensé sur du long terme, du très long terme…

 

              Si vous n'êtes pas trop refroidis, vous pouvez poursuivre vos recherches sur le sujet. 

 

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09/04/2019
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Documentation - janv. à mars 2019

Si vous souhaitez approfondir les sujets abordés dans nos conférences,

cette rubrique vous apporte des éléments complémentaires, ils ne sont pas exhaustifs :

références d'ouvrages, d'essais, de bibliographies, de films, de cartes...

                                            

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  "Nègres littéraires, les confidences interdites"

cf. le 18/03/2019 présenté par Gérard Morel, Magistrat de l’ordre judiciaire, Romancier.       

 

         Gérard Morel se qualifie lui-même d'"auteur populaire". Il a longtemps été nègre littéraire pour les gens du spectacle ou de la politique qui désiraient publier un livre de mémoires avant de produire des romans historiques ou policiers signé de son nom.

 

                  "On ne nait pas "nègre", on le devient" nous dit Gérard Morel. Pour lui, cela s’est fait naturellement à une époque où les mémoires de beaucoup de célébrités : hommes politiques, acteurs ou actrices, gens des médias étaient attendues par un public avide de biographies, de révélations, de confidences… cela a toujours été mais sous d’autres formes.

 

                  L’écrivain ne choisit pas la personne pour qui il écrira, c’est l’éditeur ou par délégation, un "chasseur de tête" qui s’en chargera et la célébrité ne connait rien de son écrivain. Celui-ci exerce une profession occulte, doit faire preuve de discrétion et de psychologie. En très peu de temps, il doit s’identifier à la personne pour qui il va prendre la plume, comme un comédien qui se met dans la peau du personnage qu’il doit incarner, endosser son histoire, ses réussites, ses bonheurs mais aussi ses échecs, ses déceptions et parfois ses envies de prendre une revanche sur le passé....

                  Parfois l’idée du livre est abandonné, remettant trop de choses en cause ; d'autres fois le projet se poursuit avec l’acceptation qu’il faut travestir la vie, taire certains passages difficiles… et lorsque le projet d’écriture arrive à son terme et que le livre a du succès, le "nègre" devra accepter cette réussite qui n’est pas la sienne mais celle de la célébrité ! Si l’ouvrage ne retient pas le lecteur, c’est une "catastrophe" pour la célébrité et une frustration pour l’écrivain qui se sera beaucoup investi personnellement dans ce travail.  

 

                 Ceci n’a qu’un temps malgré l’enchaînement des contrats, les revenus et avantages qu’il en a tirés, 15 années pour Gérard Morel. Il en garde quelques amitiés mais retient la non-reconnaissance et l’oubli qui s’installent très vite chez les célébrités.

 

                 A la suite, il a choisi d’écrire pour son propre compte et a axé son travail sur les récits historiques et policiers : voici quelques titres de sa production.

voir :  http://www.babelio.com/auteur/Gerard-Morel/83800

 

                  Depuis quelques années il a orienté ses activités vers la magistrature, qu’il exerce encore.

 

Si vous voulez en savoir plus sur l'origine du terme "nègre littéraire" :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nègre_littéraire

et l'histoire des "écrivains-fantômes" ou "prête-plumes" :

http://www.edilivre.com/tag/negres-celebres/

 

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 "Attrait des ailleurs : voyages au travers des océans du XVème au XXème siècle"

 

cf. le 4/03/2019 présenté par Martine Acerra, Professeur émérite de l’Université de Nantes ; elle a soutenue sa thèse sur "Rochefort et la construction navale française 1665-1815" ; ses travaux universitaire portent sur l'histoire maritime, elle est Présidente du CERMA.

                 Le cycle de conférences du Centre d'Etudes Rochefortaises Maritimes (CERMA) a lieu tous les ans fin septembre durant une semaine sur différents sites de Rochefort. 

 

                  Il donne lieu à une publication éditée par l'Université Francophone d'été 

 

                 publication CERMA 2000.jpg    cahier Cerma 001.jpg

 

 

                     L’histoire des conquérants, des grandes migrations, des navigateurs et explorateurs, l'évolution de la cartographie, les expéditions maritimes et terrestres, les récits de voyages, les témoignages nous montrent que l’homme a eu l’obligation ou le désir de dépasser son propre territoire, le désir de voir au-delà des terres, au-delà des mers.               

              Tenter l’aventure pour acquérir d’autres territoires, s’installer sur une terre plus accueillante, faire du commerce, échanger, acquérir des produits rares et précieux et au-delà élargir ses connaissances du monde au prix de naufrages, maladies, souffrances, confrontations avec les naturels et les animaux, disparition… mais continuer à découvrir ; la nature humaine étant déterminée, persévérante et adaptable.

voir sur le net l’histoire des grands déplacements et expéditions depuis l’Egypte ancienne jusqu’à la Renaissance (déplacements surtout vers l’Orient, l’Asie…) 

        http://histoirealacarte.com/Grandes-Decouvertes

mais n’oublions pas plus tard, les déplacements vers l’Occident notamment vers la Nouvelle France, et celui de l’Afrique avec la traite négrière, "un ailleurs obligé".

 

              Découvrir peut parfois déclencher un véritable enchantement pour les paysages, les habitants, le mode de vie, peut offrir une richesse des relations humaines et provoquer un désir de non-retour (conditions de voyage évidemment beaucoup plus sécurisantes dans notre XXIème !).

             Mme Acerra, tout en abordant son thème de prédilection, l’histoire maritime, a voulu aujourd’hui nous entraîner dans ce goût de l'exotisme en nous présentant un album très coloré et merveilleux fait de cartes, de personnages surprenants, d’habitations précaires dans une nature généreuse et luxuriante, des produits rares arrivés jusqu’à nous par les grandes compagnies commerciales (Compagnies des Indes orientales et aussi occidentales, entre autres) avec les porcelaines et soieries de Chine, les indiennes, des épices, les thés, le cacao...

Ici, quelques images évocatrices à partir desquelles vous poursuivrez vos recherches.

 

venise_le_port_.jpg              saint-louis du Sénégal.jpg

Venise du temps de Marco Polo - XIIIe         St-Louis du Sénégal - XVIIe Compagnie coloniale française 

 

Pondichéry compagnie des indes.jpg   lorient compagnie des indes.jpg

Pondichéry, comptoir français  XVIIe              Lorient du temps de la Compagnie des Indes

Compagnie des Indes orientales 

 

broderie chinoise.jpg  Plat porcelaine de Canton.jpg  indienne de coton.jpg

    soierie chinoise                     plat de porcelaine de Canton                                       indienne de coton 

 

Etant à Rochefort, on ne peut échapper à notre écrivain-voyageur, capitaine de vaisseau, photographe et dessinateur.

Premiers dessins (1872) à l'île Pâques, un véritable reportage sur cette terre si énigmatique.

(voir la revue "Historia" mars 2019 sur le sujet). 

 

les moais à l'ile de Paques Pierre Loti.jpg   livre des dessins de Pierre Loti.jpgplus de 500 croquis, dessins, aquarelles, témoignent de sa vision du monde 

    les monais

 

 

Un livre très documenté et illustré à offrir ou s'offrir :

"Atlas historique des grandes expéditions" de Karen Farrington.  

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"Jean-Daniel Coudein, Commandant du radeau de la Méduse"

 

cf. le 4/03/2019 présenté par Didier Jung, vient du monde de l’Entreprise, Auteur de nombreux romans, études historiques, biographiques (est déjà intervenu pour l'UTL pour présenter le peintre William Bouguereau, "les anarchistes de l île de Ré" et "Émile Arthur Thouar, de l île de Ré à la jungle bolivienne").

                                    Livre Didier Jung Jean-Daniel Coudein.jpg 

 

 (4ème de couverture - complétée)

                         Jean-Daniel Coudein, officier de marine de la première moitié du XIXe siècle, doit certainement sa notoriété à l’épisode du radeau de la Méduse, et à son génial metteur en scène, Géricault.

 

                 Il fit pourtant une carrière complète et honorable dans la Royale, commencée à l’âge de dix ans comme mousse, sous le Consulat, terminée au début du Second Empire, capitaine de vaisseau et major du port de Rochefort.

                L’auteur fait la part belle au pays qui l’a vu naître. La Tremblade, dans le pays d’Arvert, est un berceau de marins depuis des siècles, pour la pêche, le commerce, la marine de guerre, sans oublier la course. JD. Coudein a de nombreux officiers et commandants de bord parmi ses ancêtres dont son père, qui le prend avec lui comme mousse en 1803. Les Coudein sont également représentatifs de leur région car c’est une vieille famille de protestants.

 

                Profondément ancrée dans la Saintonge maritime, l’histoire de Jean-Daniel Coudein a rejoint l’histoire nationale par le destin qui le conduisit à commander (à l’âge de 23 ans, blessé et affaibli), le radeau de la Méduse dont le cauchemar dura 12 jours, 12 nuits (commandement assez bref entre celui de Duroy de Chaumareys et de Savigny, chirurgien, mais dans de terribles conditions). 

consulter  http://francearchives.fr/commemo/recueil-2016/39949 

 

                JD. Coudein, à son retour écrira un rapport de 7 pages (accessible aux Archives de la Marine de Rochefort) ; Henry de Savigny et Alexandre Correard, cartographe et géographe publient  "le récit de la Méduse" - détails des conditions extrêmes, actes de violences et d’anthropophagie.

 

              dupont radeau de la méduse.jpg  un autre témoignage, celui du Capitaine Dupont 

 

                JD. Coudein fera ensuite une belle carrière dans la Marine, participant de à nombreuses expéditions (sur toutes les mers du monde) et grimpant très progressivement les échelons avec tous les honneurs, sans en tirer gloire - il restera toujours affecté par l’épisode du radeau de la méduse tout en gardant cette souffrance pour lui-même. Il prendra sa retraite après 45 ans de service.

 

               D’autre part, affecté par de nombreux deuils familiaux, il se retirera, après avoir habité Rochefort puis La Tremblade où il meurt à 64 ans, il est enterré au cimetière protestant.

 

. n'hésitez pas à voir le radeau de la Méduse dans la cour du Musée de la Marine de Rochefort - reproduction presque à l'identique : 20m x 7m et faire la visite guidée assis sur les rondins, vous aurez l'impression de vivre un terrible moment !

 

                                    Radeau de la méduse Rochefort.jpg

 

 

et au musée Hèbre de St-Clément de Rochefort : la copie du tableau de Géricault, peinture "mise en scène", peinture de propagande. 

 

                                                          Théodore_Géricault_le_Radeau_de_la__Méduse_.jpg

 

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   "Le stoïcisme et l’épicurisme"

cf. le 13/02/2019 présenté par Dominique Josse, Professeur de philosophie, Directeur d’Etablissement à la retraite, auteur notamment de "l'Actualité de nos vieux philosophes grecs" ed. l'Harmattan, 2018.  

 

               Avant de présenter son sujet, Dominique Josse dressera un petit tableau de la philosophie antique dont le personnage principal est Socrate à partir duquel des périodes sont établies avec  “petits Socrate” IV ème au IIIe av J.-C. , “les grands Socrate”  : Platon et ses disciples (Aristote…) et "les post-Socrate" qui nous intéressent avec

 

le stoïcisme (vers 302 av. J.-C.) avec le fondateur, Zénon de Kition qui propose une doctrine qui se rapproche du christianisme : l’homme doit être un être de bien, il est dans un monde enchanté “la nature est un cosmos vivant”, tout ce qui arrive est voulu par l’ordre divin, il faut accepter cela et la souffrance embellit l’ensemble… L’homme se réfugie dans sa liberté intérieure ; tous sont égaux et unis par une sympathie universelle. Il ne peut agir sur ce qui n’est pas de son fait, pour le reste, il peut être dans l’action, mais avec réflexion et justice. L’homme veut vivre le moment présent, rejette le passé et ne se projette pas dans l’avenir.

 

Consulter :  http://histophilo.com/stoicisme.php

 

. Ouvrages sur des stoïciens :

 

“Sénèque ou la conscience de l'Empire” de Pierre Grimal, Fayard, 

“la Citadelle intérieure” (les Pensées de Marc Aurèle)  de Pierre Hadot, Fayard 1992

 

 

             L’épicurisme, venant d’Athènes, avec Epicure en 306 av. J.-C., c’est une école philosophique apportant des conseils sur un art de vivre à adopter, plus matérialiste, elle aura des prolongements sur l’histoire occidentale et encore de nos jours ; elle arrive à un moment où la situation politique et économique se dégrade, l’homme ne peut plus compter que sur lui-même.

 

            La doctrine est simple, basée sur la logique pour accéder à la vérité  “tout ce qui est plaisir est bon” mais néanmoins, une sagesse modérée dans la recherche des plaisirs  ; la physique : la vie est un agrégat d’atomes, la mort, sa désagrégation  ; il n’y a pas de Dieu donc pas de châtiments  ; et la morale : recherche de la sérénité, assouvir ses désirs mais tout en mesure, proscrire la fortune, la gloire…

 

Consulter :  http://histophilo.com/epicurisme.php

 

. Ouvrages sur l'épicurisme

 

“Périclès, la naissance de la démocratie” de Donald Kagan, Taillandier, 2008

"Epicure, un philosophe de combat" de Michel Onfray.

 

 

                    Epicure.jpg         Zénon de Kition stoicien.jpg
                          Epicure                        Zénon de Kition 

 

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 "Histoire de l’enregistrement sonore" 

cf. le 11/02/2019 par Jean-Pierre Fournier, ancien ingénieur SNECMA, Président de l’Université du Temps Libre de La Rochelle.

 

                Enregistrer est devenu enfantin avec les moyens modernes, mais cela n’a pas toujours été le cas. Jean-Pierre Fournier nous présente la quantité d’appareils en "graphe" ou en "phone" depuis le phonographe jusqu’au magnétophone.

Le petit chien Nipper figurant sur la publicité de "La voix de son maître" est bien entendu évoqué, son histoire méritant d’être contée.

                         

                        Des problèmes techniques au moment de la présentation de la conférence n’a pas permis à Jean-Pierre Fournier de faire écouter au public les extraits sonores enregistrés sur son ordinateur...

                       Mais les différentes étapes de histoire de l’enregistrement et de la diffusion du son ainsi que les appareils ayant vu le jour et utilisés ont été abordés en détail.

                      C’est une histoire qui remonte à la fin du XIXe siècle : voir les grands inventeurs (Charles Cros,Thomas Edison, Graham Bell, Emile Berliners, Henri Lioret, etc..) des enregistrements mécaniques et les diverses techniques perfectionnées au cours des ans :

voir www.gralon.net/articles/photo-et-video/hifi/article-le-phonographe---histoire-d-une-invention-1492.htm

 

     Eddison devant son invention.jpg Thomas Edison devant son cylindre recouvert d'étain

 

               Eddison Phonographe.jpg  Phonographe Thomas Edison 1889

 

                       Phonographe Lioret 1896.jpg Phonographe à poids d'Henri Lioret (horloger) 1896

 

 

               Au musée de l’Aventure et du Son à Saint-Fargeau (Yonne), vous verrez l’évolution des techniques et de très beaux appareils d'enregistrement.

http://dailymotion.com/video/x6sd2b2?playlist=x5pmy3  (présentation du musée)

http://dailymotion.com/video/x6sd4dk?playlist=x5pmy3  (musiques mécaniques)

 

             Concernant le chien Nipper et "la Voix de son maître, voir explications :

http://madparis.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/dossiers-thematiques/marques-et-personnages/pathe-marconi

 

                Gramophone la voix de son maître 1932.jpg Gramophone "la voix de son maître" 1932
           

               Dans l'histoire de l'enregistrement sur disque, une "bataille" a perduré, notamment avec Pathé, jusqu’aux années 60 : le sens de la lecture du disque : de l’intérieur vers l’extérieur ou le contraire ?

et le sens de la gravure ? on arriva à une gravure universelle : un seul sillon de chaque côté du disque.

La vitesse de rotation fut discutée dès 1884 et fut réduite par les Etats-Unis ; 80 tours/mn devint 78 ; 45 tours vit le jour en 1949 avec les juxe-box, 33 tours avec l’électrophone.

 

                    1957 Tourne disque Teppaz.jpg Grand succès du tourne-disque Teppaz 1957

 

              D’autres appareils ont été mis au point mais pour des durées variables :

- le Dictabelt est un cylindre souple d'usage répandu aux Etats-Unis comme dans certains autres pays, de la fin des années 1940 aux années 1970.

 

- ReVox est une marque déposée suisse de fabrication de matériel audio enregistrée par Studer le 27 mars 1951. Sous cette marque seront diffusés des équipements grand public ou semi-professionnels ;  la marque Studer sera réservée aux équipements professionnels.

 

                      Revox.jpg Un Revox, imposant 

 

- Nagra, petit magnétophone avec manivelle et malette utilisé par les radio-reporter (1951).

- Utilisation de disques enregistrables (Pyral), en aluminium, recouverts de couches sur les 2 faces de cellulose, utilisés par la radio pour documentaires, pièces de théâtres et ce de 1932 à 1980.

 

                 Nagra magnetophone-hifi-vintage.jpg le Nagra, transportable

 

- Enregistrement optique dès 1910 avec un chronophone à amplification pneumatique pour le cinéma  sonore.

- Enregistrement numérique : son et image sur une bande magnétique, le Walkman (Sony).

et

à présent sur le téléphone portable, le smartphone : une miniaturisation et un outil audio-visuel, présent partout dans le monde, à toute heure du jour et de la nuit …

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"Deux raffineries de sucre dans l’arrière-pays rochelais au XVIIIème siècle : 

 Saint-Jean d’Angély et Rochefort"

 cf. le 4/02/2019 présenté par Philippe Duprat, Président de la Société de Géographie de Rochefort.

 

            "Bien attesté à La Rochelle au XVIIIe siècle, le raffinage du sucre en provenance des Antilles ne semblait pas concerner l'arrière-pays charentais jusqu'à une date très récente où des découvertes majeures ont été faites à Saint-Jean d'Angély et à Rochefort : un éclairage nouveau sur cette activité industrielle particulièrement lucrative, mais aléatoire, pratiquée en plein centre ville"

   

                          Dès la fin du XVIIe siècle, la France importait du sucre raffiné (avec art – c’était en effet un produit de luxe) en provenance d’Europe du Nord, en particulier de la Hollande, à la fin du XVIIIe siècle, la France séduite  ce produit fait venir des ouvriers qualifiés en raffinage pour transmettre leur savoir-faire - ce qui fut une réussite - et parvient à satisfaire les besoins des consommateurs français.

                  La France reçut ensuite directement le sucre (après avoir subi sur place, une première cuisson nécessaire (cuisson du vesou, donnant un sucre brun), mais le sucre, pour plaire à la clientèle européenne, devait être cristallisé pour obtenir un sucre blanc, pur.

               Le document de référence fut celui de Duhamel du Monceau, un physicien de renom - L’art de raffiner le sucre”, 1784 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Louis_Duhamel_du_Monceau

 

et l’Encyclopdie d’Alembert, 1763, planches du traitement du sucre.

                                     

 

                           A partir des villes portuaires atlantiques  comme Nantes, La Rochelle, le sucre brun ou terré était acheminé vers des raffineries qui émergeaient en pays de Loire jusqu’à Orléans et en pays charentais jusqu’à Angoulême, par la Charente et la Boutonne (d’ou l’existence de raffinerie à Rochefort et St-Jean d’Angély) ; à La Rochelle, pas moins d’une quinzaine de raffineries étaient présentes en centre-ville, dont une citée dans les archives au 25 rue des Ducs (quartier St-Nicolas)

                  Depuis 2014, un travail a été réalisé autour de Sébastien Pauly avec des chercheurs de différentes institutions, et  sur des thématiques variées, relatives aussi bien à l’histoire des Antilles, au commerce transatlantique, qu’à la production.

Un Projet collectif de recherche portant sur les céramiques de raffinage du sucre – de canne, puis de betterave à l’aube du XIXs. retrace l’émergence, dès la fin du XVIsiècle, de l’ industrie sucrière, puis son essor sur la façade atlantique métropolitaine comme aux Antilles

http://craham.hypotheses.org/1166

 

                          Pour Rochefort et St-Jean-d’Angely, découverte début 2018, grâce aux archives départementales, des actes et croquis concernant les lieux de raffinages, les visites sur place n’ont pas eu lieu encore.

                    A Rochefort, il s’agit d’un bâtiment situé rue Audry de Puyravault, occupé aujourd’hui par la Société Générale, face à l’Eglise St-Louis. Il appartenait à l’un des plus grands négociants de la ville, Jean Girard et son fils, possesseur d’autres propriétés. Père et fils font la production et la vente (de 1752 à 1769) mais les événements internationaux, la Guerre de sept ans (1756-1763) entraînera d’énormes difficultés financières et des faillites dans les entreprises (ici en 1769).

                    A St-Jean d’Angély, en collaboration avec Sébastien Pauly, les archives départementales ont mis en évidence des actes notariés sur le bâtiment, propriété de la Ville, occupé par le Secours catholique,  sis à proximité du Jeu de paume – l’inventaire des pièces et du mobilier (luxueux) a été réalisé. En 1763, la raffinerie ayant appartenu à M. Dufresne, décédé, est mise en vente pour rembourser des dettes (là encore la situation désastreuse laissée par la Guerre). M. Lagaros, négociant, achète le bâtiment – il n’y avait plus trace de celui-ci depuis 1765 (“la Gazette des deux Charentes”).

 

 

citons le travail de Maud Villeret, en 2017

 

                            Le gout de l'or blanc Marc Villeret.jpg

voir : histoiredroitcolonies.fr/Maud-Villeret-Le-gout-de-l-or-blanc-Le-sucre-en-France-au-XVIIIe-siecle-PUR-2165.

 et "L’art délicat du raffinage du sucre : la discrète évolution des techniques" (France, fin XVII - fin XVIIIe siècle).  

 

                       Ne doutons pas que Ph. Duprat reviendra nous informer de la suite de ses recherches sur les deux lieux de raffinage évoqués ce jour.

 

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 "Capa, Doisneau, Lartigue, trois regards sur la France du XXème siècle"

par Yannick Levannier, passionné de photos, formateur durant 20 ans chez Kodak.

 

                   Ayant chacun sa propre vision de la photographie et des techniques de prise de vue, ces 3 photographes d'origines sociales différentes, ont su à leur manière fixer des moments de vie de la France et des français du siècle dernier. Reportage de guerre, vie familiale de tous les jours, début des transports ou manifestations sociales de toutes sortes, rien n'a échappé à leurs regards figeant pour toujours une époque déjà lointaine.                                                                                                                                                                                         Y. Levannier 

 

 

Robert Capa.jpg Robert Doisneau.jpg jacques-henri-lartigue-1981.jpg
         Robert Capa              Robert Doisneau      Jacques-Henri Lartigue

 

 

                                         Yannick Levannier, venu 23/01/2017 faire une conférence devant l'UTL sur "L’image, preuve ou mensonge au service de l’Histoire" revient pour présenter ces trois personnalités pré-citées et a eu l'amabilité de nous transmettre une synthèse de chacun d'eux. 

 

                            Pourquoi choisir ces trois photographes, ces trois regards ?

Ils ont couvert la deuxième moitié du XXème siècle et photographié la France des années 50 à 80. Ce sont trois visions complémentaires d’un même pays, trois choix de société, trois

techniques  photographiques.

 

Capa photographie l’événement et est surtout connu pour ces photos de guerre, Doisneau la vie publique et sociale, Lartigue la vie de famille.

 

Robert Capa (1913-1954), de son vrai nom Endre Friedmann, hongrois.

A 17 ans, il part à Berlin apprendre le journalisme. Pour payer ses cours il est apprenti développeur dans une agence photographique.

1932, il commence à faire des photos en  pour l’agence avec laquelle il faisait des petits travaux, on l'envoie à Copenhague photographier une manifestation de Trotski.

Il surprend par son style de prise de vue et affirme : le gros plan.

"Si vos photos ne sont pas assez bonnes, c’est que vous n’êtes pas assez près".

1934, Lisieux, il ne convainc pas.

Il considère que pour bien les prendre, il lui faut être dans l’action et commence ainsi à donner le style Capa. 

1933, étant juif, devant la montée du nazisme. Il s’installe à Paris.

Fait la connaissance de Gerda Taro, photographe et travaille avec elle.

Endre Friedmann a du mal à vendre ses photos ; Gerda lui fait changer de nom pour

Robert Capa nom plus américain. Ses photos connaissent alors un succès grandissant.

Sa compagne se rebaptise "Taro". Il photographie ensuite les Fronts Populaires.

Il part avec Taro couvrir la guerre d’Espagne. La photographie "Mort d’un soldat républicain" qui entraînera bien des controverses mais symbolisera la guerre d’Espagne.

 

        Mort guerre d'espagne 1936.jpg"Mort d'un soldat républicain" 1936

 

             Il rentre en France, Taro décide de rester en Espagne pour faire encore quelques photos. Elle décède écrasée par un char. Capa se culpabilise et aura beaucoup de mal à s’en remettre.

Début 38, le magazine Life l’envoie en Chine pour suivre la Seconde Guerre sino-japonaise.

1939, Paris Match et Paris Soir lui demande de faire des photos du tour de France.

 

                          R Capa 1939 en attente du tour de France.jpg  en attente du Tour de France 1939

Ses photos restent actuelles dans leur situation tout en appliquant le style Capa.

Pendant la guerre, il part aux États-Unis et obtient une accréditation pour accompagner les soldats américains lors du débarquement en France. Il fait ses prises de vue sur la plage d’Omaha Beach avec le premier régiment, photographie les vagues d’assaut. L’une de ses photos légèrement floue à cause d’une erreur de traitement est finalement publiée à sa demande et est devenue l’un des symboles du débarquement. Ensuite il accompagnera les soldats et couvrira toute la progression vers Paris.

                       R Capa le débarquement 1944.jpg Omaha Beach 1944

Avec ses amis David Seymour et Henri Cartier-Bresson, il fonde l’agence Magnum.

Grâce à Hemingway, il rencontre des stars dont il va faire le portrait et affirme son style, fait également des photos publicitaires.

 

           Robert Capa Affiche Ingrid Bergman pour Life.jpg

                    Pour Life, affiche publicitaire pour Ingrid Bergman 

 

Très temporairement on lui demande de remplacer un photographe en Indochine. En 1954, près du Tonkin, il saute sur une mine.

 

Robert Doisneau (1912-1994)

Il a obtenu son diplôme de graveur lithographe en 1929.

Il n’a jamais fait une photo sur le vif au sens où on l’entend aujourd’hui. Il observe et décide de reproduire à l’identique.

A été photographe publicitaire, puis photographe industriel avant la Seconde Guerre mondiale.

Grande rigueur de composition et utilisation du regard des personnages qu’il prend en photo pour guider le spectateur. 

             R Doisneau les 20 ans de Josette 1947.jpg la farandole "les 20 ans de Josette" 1947

 

Ses débuts sont lorsqu’une agence américaine lui demande de photographier Paris de manière à donner aux Américains l’envie d’y venir.

Il procède sous forme de thèmes : les amoureux, les enfants de la rue, la vie dans la rue, l’école, les parcs, les Halles de Paris, Bercy au temps des dépôts de vins, les animations, les fêtes, des auteurs, poètes comme Prévert etc…

                     

    R Doisneau L'école 1956.jpg   R Doisneau 1973 Bercy.jpg

                     l'école 1956                                 Au temps des entrepôts de Bercy 1973

 

                                         R Doisneau bassin du Trocadéro.jpg les bassins du Trocadéro

 

Jacques Henri Lartigue (1894-1986).

Il est par passion peintre mais utilise la photo pour aide-mémoire.

Il disait : "Je ne suis pas un photographe, mais empailleur de la vie passée".

A un journaliste qui lui disait : "Il n’y a que vous pour prendre cette photo", il a répondu : "Non, mais il n’y a peut-être que moi pour la voir"

1974, c’est lui qui fut choisi pour faire la photographie officielle de Valéry Giscard d’Estaing et devint connu du grand public à cette époque.

Il photographie les débuts de l’aviation, les courses automobiles. Il aime le mouvement et ses photographies le prouvent.

 

     Lartigue Cote d'Azur.jpg     Lartigue Course Automobile.jpg

 Le mouvement : la côte d'azur jour de tempête                 les courses automobile

 

                               Lartigue double jeu peinture.jpg

                                           peinture et photo, ses 2 passions

 

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"Jacques Tati et les trente glorieuses"

cf. présenté par Yves Pédrono, Docteur en Sciences de l’Education,titulaire d’une maîtrise de philosophie, ancien Professeur de philosophie et auteur.

 

                     Les vacances de Monsieur Hulot de Jacques Tati.jpg Jacques Tati.jpg

 

                        Monsieur Hulot (en vacances - 1953 - ) et Jacques Tati, un seul homme.

 

M. Yves Pédrono a produit un ouvrage qui reprend le titre de la conférence - éd. Kimé 2017

 

                                                     Livre de Y Pedrono TATI et les 30 glorieuses.jpg

 

                     Jacques Tati (1907-1982) est classé au rang des grands burlesques (dans la lignée des Chaplin ou Keaton). C’est surtout le sens du gag dans toutes ses productions où la forme du mime prédomine : peu de dialogue, souvent inaudible chuchoté, crié ou inachevé. Le spectateur est simplement de passage dans l’univers de Tati, il prend des bribes de conversations, des flashs de situations, il est surtout témoin de l’évolution de la société française et de l'influence de l’américanisme.

                   J. Tati a été qualifié comme le plus grand réalisateur (du moins de 1947 à 1977), trouvant à chaque fois des techniques cinématographiques peu classiques, des cadrages exceptionnels, des mises en scène très étudiées, des bandes sonores originales, sans quitter son personnage fétiche, lui-même, M. Hulot, un homme sensible, poète, bienveillant et le public ne peut y rester insensible. Pourtant ce cinéma n'a pas toujours été compris à une époque où primaient les romances, les mélodrames, les films policiers, interprétés par de grands acteurs et actrices...

                 

                 Le propos de ce jour est de montrer l’oeuvre de Jacques Tati durant la période appelée par Jean Fourastié, sociologue,” les Trente Glorieuses” (1945-1975), période de pleine expansion économique et de progrès sociaux, de transformation du paysage, de l’habitat (les HLM), des réseaux, des transports et surtout le tout voiture ! 

 

  construction HLM mon oncle.jpg la voiture.jpg le tennis.jpg
                                     

            ...dans la vie quotidienne : le confort de la maison, le formica dans la cuisine, l’électroménager, la télévision… à l’extérieur : le sport, les loisirs et les vacances, avec l’allongement des congés payés à trois semaines, le caravane, le camping-car… 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Trente_Glorieuses

 

                   Tous ces thèmes ont été repris par Jacques Tati dans les 5 films, des longs métrages, présentés par des extraits au cours de la conférence.

 

- 1949 “Jour de fête”     jour de fête.jpg

- 1953 “Les vacances de M. Hulot”  les vacances m hulot.jpg

- 1958 “Mon oncle”      mon oncle.jpg

- 1967 Playtime          Playtime tati.jpg

- 1971 Trafic               trafic.jpg

voir présentation de ces films sur  http://www.ed-wood.net/jacques_tati.htm

 

                                                                  tati à Marc sur mer.jpg

 

                  La plage de Saint-Marc (Loire-Atlantique) est désormais appelée "plage de Monsieur Hulot" ; depuis 1999, elle est surplombée par "M. Hulot" statue réalisée par le sculpteur Emmanuel Debarre.

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"Renaissances, l’Hôtel de Ville de La Rochelle".

cf. le 24/01/2019 présenté par Richard Levesque, Historien d’art, spécialiste de la Renaissance, Enseignant en informatique.

 

             Comment retracer cinq siècles de l’évolution architecturale de l’Hôtel de ville de La Rochelle ? Comment se représenter les multiples destructions et ajouts qui ont façonné cette extraordinaire silhouette, en s’inspirant de sources prestigieuses et en grande partie pendant les Guerres de religion ?

 

                                           24 01 2019 Photo de synthèse de conf R Levesque.jpg

 

                    Richard Levesque est passionné de nouvelles technologies. Ses images de synthèse inédites en 3D nous plongent au cœur de cette histoire mouvementée méconnue.

 

                  Des renaissances (au pluriel) car il s’agit bien de la succession des transformations qu’a connu l’Hôtel de Ville de La Rochelle que l'on considère comme le plus ancien de France à avoir conservé sa vocation initiale (1298).

Il renaîtra en décembre 2019 après l’incendie qui a nécessité 6 ans de travaux.

                 L’originalité de la conception du bâtiment a pu être mise en évidence grâce aux connaissances de l’histoire de l’art, et au virtuel – images en 3D créées par R. Levesque – qui a permis une véritable approche du réel.

                Les représentants de la ville qui se sont succédé ont laissé traces de ce qu’ils ont voulu pour ce bâtiment central et pour la ville  - celle-ci s’est démarquée du pouvoir royal et on retient que le XVIe domine avec les édifications successives, les ornements architecturaux réalisés en s’inspirant de grands maîtres (Michel-Ange, par exemple avec les guirlandes de fruits sur les chapiteaux figurant au-dessus des colonnes très classiques qui respectent l’ordre dorique, ionique et corinthien, voir le Pavillon nord ; inspiration également de Philibert Delorme, architecte du roi Henri II qui a contribué à de nombreux châteaux.

 

                                        Hotel de Ville LR pavillon nord.jpgPavillon nord

               Des catalogues circulaient dans les villes proposant des modèles de construction ou d’ornements; A noter qu’au XVIème siècle, on dénombrait à La Rochelle deux imprimeries qui publiaient des traités d’architecture (notamment de Bernard Palissy) et évidement de nombreux ouvrages de protestantisme ; 24 librairies dans la ville où l’on trouvait gravures, traités, modèles architecturaux : niches, masques, cariatides ... ).

- XVème siècle : La ville protestante double ses remparts et construit beaucoup : Palais de Justice, le Temple, maisons de notables et commerces, la ville s’agrandit mais se protège : remparts et 7 bastions. 

Le “château” fortifié présente une architecture pseudo-militaire (1486-1492), symbole de la puissance de la ville, le bâtiment avait flambé et il resta en ruine jusqu’à l’arrivée de Jacques Lecomte (1485) qui fit construire une enceinte avec mâchicoulis et créneaux et deux tourelles d’angle.

 

 

                                  H De Ville avec enceinte.jpg

                   Un portail flamboyant fut créé et à l'intérieur, à gauche la tour fut détruite pour laisser place à une loggia et un escalier ; la loggia (avec couronnement en écaille) servant d’entrée mais aussi de tribune pour les discours fut transformée à plusieurs reprises jusqu’au XIXe siècle (avec Charles Fournier) ; l'escalier imposant avec une forte emprise sur la cour a été intégré au rempart, à gauche de la cour. La loggia menait au corps principal (partie droite du bâtiment) : salle d’honneur, bureau, etc.

 

                       H de Ville LR Salle d'honneur peinture d'Henri IV 001.jpgSalle d'honneur -

                                            peinture d'Henri IV sur la cheminée

 

 

- En 1605 avec Jacques Barbeau, la grande salle fut transformée ainsi que sa  façade trois hautes fenêtres séparés par des niches recevant trois statues représentant la justice, la force, la tempérance (une quatrième, la Prudence, sera rajoutée plus tard avec la modification de la loggia par l’architecte Juste Lisch). 

 

                                         Façade H de Ville LR 20ème 001.jpg

           Pour la partie basse, rez-de-chaussée, on trouvera de multiples arches (notamment sculptures avec des trophées, mascarons – inspirés par Androuet du Cerceau, architecte, seconde partie du XVIème) – référence des pavillons du Louvre) et une galerie très large possédant un plafond avec caissons : suite de cercles et d’ovales.

 

                              H de Ville arc galerie.jpg H de Ville galerie rez de chaussé.jpg

Adjonction d’un bâtiment par l’arrière avec l’achat du Palais des Gentilhommes où sera situé le bureau du gouverneur et dont la partie haute ressemble fort au “château” d’un bateau – une belle sculpture représentant un galion figure au-dessus de la fenêtre centrale (visite de la rue des Gentilhommes).

 

Adjonction de logements au XIXème siècle en prolongement de la façade nord.

 

     H de Ville façade arrière porte gentilhommes.jpg   Hde Ville LR rue des Gentilhommes 20ème 001.jpg
    

                      Cette présentation est à compléter par la consultation du site / http://fr.wikipedia.org/wiki/Hôtel_de_ville_de_La_Rochelle

 

                       La reconstitution de l’Hôtel de Ville de La Rochelle par Richard Levesque pourra faire l’objet d’un ouvrage - éditions “Images du Patrimoine”.

 

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  "Carmen ou le prix de la liberté" 

  ..."Carmen, l’opéra français le plus célèbre, est une tragique histoire d’amour... et d’argent !" 

  cf. le 21/01/2019 présenté par Séverine Garnier, Journaliste spécialisée en musique classique.

 

                                        Carmen au MET fév 2019.jpg

 

 

                   Une œuvre qui est devenue un chef-d’œuvre... Carmen est incontournable, présente partout, aussi bien en littérature, sociologie, psychologie, art graphique, géographie avec l’Espagne (Séville 1820) dans toute ses traditions, qu’en musicologie, chorégraphie et évidemment opéra - celui, le plus joué dans le monde.

                  Un mythe avec cette cigarettière, sorcière, ensorceleuse et chanteuse qui proclame la liberté, la sienne, quitte à en mourir. Une œuvre interprétée un nombre incalculable de fois par une voix de mezzo-soprano pour Carmen, voix de ténor pour Don José - voir les personnages sur  http://fr.wikipedia.org/wiki/Carmen_(op%C3%A9ra)

 

                  La première en 1875 à l’Opéra-Comique à Paris (appelé alors «théâtre des familles)..., ce fut un four : public scandalisé par le personnage de Carmen, par cet opéra qui "n’était pas français", désertion d’un brigadier pour une femme, assassinat de cette femme sur scène…  des critiques virulentes hormis celles de grands musiciens comme Brahms, Saint-Saëns, Tchaïkowski qui dit alors «Carmen sera l'opéra le plus célèbre de toute la planète» …. cependant que Bizet ne s'en remit pas... 

http://www.francemusique.fr/opera/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-carmen-de-bizet-34978

 

                  Opéra-comique en 4 actes tiré d'une nouvelle de Prosper Mérimée (1803-1870) écrite en 1875 - Musique de Georges Bizet (1830-1875), Carmen fut sa dernière œuvre.

http://www.olyrix.com/artistes/1069/georges-bizet/biographie

Librettistes : Henri Meilhac et Ludovic Halévy.

                  Retrouver sur internet les extraits d’airs diffusés au cours de cette conférence, ce sont les plus célèbres :

. "Habanera" ("l’amour est un oiseau rebelle") par Julia Migenes – film de 1984 (voir la signification d'habanera :  http://www.opera-online.com/fr/articles/les-mots-de-lopera-habanera

 

. "Votre toast" par Ludovic Tezier aux Chorégies d’Orange de 2016

. "La fleur que tu m’avais donnée" par Jonas Kaufmann aux Chorégies de 2018 (repris par Roberto Alagna au MET 2019

. Final – Don José tue Carmen interprété par Roberto Alagna et Aleksandra Kurzak (mariés à la ville).

                                    affiche carmen MET 2019.jpg

                   Maintenant vous pouvez aller en toute connaissance de cause au spectacle retransmis du Metropolitan Opera de New-York au cinéma Apollo8 de Rochefort

le samedi 2 février à 18h 55 (tarif préférentiel de 18 euros pour les adhérents de l'U.T.L. sur présentation de la carte d'adhésion à jour). 

 

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"Arthritisme et autres maux - En comprendre l’origine pour mettre en place les moyens efficaces afin de vivre mieux et sans douleur" 

cf. le 17/01/2019 présenté par Jean-François Simonneau, Naturopathe, vitaliste, formateur et praticien massage.

 

             "Comprendre les mécanismes de notre physiologie et des lois naturelles qui la gouvernent permet de développer la connaissance de nos besoins fondamentaux, et d’œuvrer librement dans le prise en main de notre santé globale. C'est gagner en vitalité en dynamisant toutes les fonctions de notre corps... Naturellement !" 

 

           J.F. Simonneau, sans être médecin, consacre sa vie à la médecine alternative et plus particulièrement à la naturopathie qui relève du milieu naturel, de l’étude du terrain avant toute autre approche. Cette spécialité agit aussi bien sur le vital (d'où la spécialité de vitaliste), le physique que le mental et le spirituel, tout est imbriqué et l’homme doit être pris dans sa globalité. L’objectif est de développer ou de retrouver la force vitale présente en chacun de nous et à l'égard de laquelle, nous sommes les seuls acteurs et responsables. 

 

Le maître de la naturopathie fut Pierre-Valentin Marchesseau (1911-1994)

http://www.sensetsante.fr/naturopathie-quelles-sont-ses-origines/

 

 

                La naturopathie pourrait être synthétisée en trois points : désintoxication ou dèsencrassement des toxines (les humeurs) en pratiquant le jeun préconisé sur peu de jours et accompagné d’un spécialiste ;  

régénération ou revitalisation : par l’alimentation, l’activité physique, l’hydrothérapie, un accompagnement psychologique – qui peut-être complétée si besoin est par du magnétisme, des huiles essentielles, de la phytothérapie, la chiropraxie, la méditation ou relaxation, etc.

Enfin, stabilisation et équilibre avec continuation d’un suivi, si nécessaire.   

 

               Le site internet de Jean-François Simonneau est  http://www.jfsimonneau.com/index.asp

Il consulte à Rochefort et La Rochelle et organise depuis quelque temps des séminaires dont le prochain :

                         Séminaire Naturopathe JF Simonneau 2019.jpg

 

            Au mois de février, une conférence aura lieu sur le cholestérol puis l’hypertension (consulter son site internet le moment venu).

 

            Parallèlement M. Simonneau propose à certains de ses patients la méthode Niromathé adaptée à tous types de douleurs – voir le site http://www.niromathe.com/fr

 

 

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 "L’industrie aéronautique européenne : forces et défis"

cf. le 14/0/2019 présenté par Philippe Jarry, ancien Directeur marketing pour l’Airbus A380, retraité consultant aéronautique pour groupes industriels en France et au Canada.

 

                          avec Philippe Jarry.jpg

 

 

                   Philippe Jarry a consacré 40 ans de sa vie à l’aéronautique : SNECMA et Airbus, ancien Vice-Président Airbus, directeur de Marketing et aujourd’hui, il n’a pas lâché prise, puisse qu’en tant que retraité, il est impliqué pleinement dans l’association des anciens de l’aéronautique de Toulouse, avec le musée recevant des collections d’aéronefs divers : les “ailes  anciennes de Toulouse” – (plus précisément à Blagnac, voir  http://aatlse.org/?p=accueil

            Son intervention portera sur l’industrie aéronautique dans l’Europe, face aux Etats-Unis et aux “nouveaux venus” : Chine, Russie, Inde…

 

            L’aéronautique est une activité humaine considérable : 850 000 passagers circulent au moment où vous lisez ce texte – 4 milliards de passagers/an (doublent tous les 15 ans environ).

Elle est un instrument de pouvoir : avions transportant les grands de ce monde à leur nom ou leur effigie…

Elle est le marqueur de la capacité technique, du développement technologique, économique, financière d’un pays et les” émergents” en rêvent !

 

                   chiffres Airbus.png

                                     doc. émanant de la présentation de Ph. Jarry le 14/01/2019

 

              Airbus a gagné sa première place en Europe dans le duopole avec les américains et leur Boeing. Voir fr.wikipedia.org/wiki/Airbus_(groupe)

et le paragraphe sur les Sites les plus importants de construction.

 

               On soulignera évidemment le site de Rochefort avec Stelia Aerospace (filiale d’Airbus) et la fabrication des sièges pilotes et fauteuils passagers pour les 1ère classes et classes Affaires. 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Stelia_Aerospace

 

                                               Sièges passagers Stelia.jpg
 

                Pour Airbus, il s'agit de toujours être les meilleurs, posséder une très bonne culture d’entreprise, se projeter au long et très long terme, se tenir à une gamme complète toujours en évolution pour faire face à la compétitivité de plus en plus forte. Cependant il s'est agi pour le constructeur de ne pas s’isoler de ceux qui savent faire comme les canadiens avec Bombardier et les brésiliens avec Embraer avec lesquels une bonne coopération a pu être réalisée. D'autre part, les accords avec la Chine remontent à 2009 avec des assemblages d'avions sur place, puis des commandes de 180 A380 et des projets de mise en service en 2021 d’un A379.

              Sachant qu'il faut toujours avoir un coup d’avance, Airbus projette de continuer avec l’A320 Néo et poursuivre la gamme, miser sur la commande de vol électrique, adapter des ailes laminaires pour réaliser des économies de carburant, etc…  

 

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"La corruption parlementaire, un vieux débat toujours d’actualité" 

cf. le 10/01/2019 présenté par Jean-Yves Mollier, Professeur émérite d’Histoire contemporaine, Centre d’Histoire culturelle des Sociétés contemporaines, Université de Versailles -St-Quentin en Yvelines.

 

                   10 01 2019 L'âge d'or de la corruption parlementaire - C.jpg

 

                Jean-Yves Mollier a présenté en avril 2017 à l’UTL son ouvrage "Edition, presse et pouvoir en France au XXème siècle" ed. Fayard, 2008. Est-il nécessaire de préciser que J-Y Mollier est passionné d’histoire sociale, ses publications portent plus particulièrement sur celle de l’édition, du livre et de la lecture.

 

           La presse côtoyant très intimement le monde politique depuis toujours, notre auteur révèle nombre de relations compromettantes et dangereuses non sans en avoir auparavant exploré toutes les facettes – son temps est consacré à des recherches approfondies dans tous les services d’archives existants des partis et des organisations et également à confronter ses points de vue, analyser, rencontrer les protagonistes ou leurs descendants avant de se plonger dans l’écriture et d’être éditer :  c’est alors le temps de la révélation - compte tenu de tout ce travail en amont, elle ne concerne pas encore le XIXème siècle -.   http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Yves_Mollier

 

 

Publication sur le "Trust Hachette et plus récemment sur les Messageries Hachette" :

"L'Argent et les Lettres : histoire du capitalisme d'édition,  Louis Hachette (1800-1864), le fondateur d'un empire"  

 

et “le Géant aux ailes brisées” éd. de l’Atelier, 2015

http://www.acrimed.org/Lire-Hachette-le-geant-aux-ailes-brisees-de-Jean-Yves-Mollier

 

d’autres sujets lui tiennent à cœur : "le scandale du Canal de Panama" éd Fayard, 1991 - avec ses nombreux et longs prolongements ; l'affaire Dreyfus, Stawinsky, etc...

voir l’ensemble de ses publications :  http://lpcm.hypotheses.org/6175

 

 

Le ton est donné en 4ème de couverture de son livre "La corruption parlementaire, un vieux débat toujours d’actualité"

 

                 Aussi vieille que le régime d'assemblée qui la sous-tend, la corruption parlementaire a fait parler d'elle bien avant que la République ne s'impose définitivement en France en septembre 1870.Toutefois, c'est avec le développement extraordinaire de la presse écrite, entre 1880 et 1960, que l'information a trouvé les ressources qui lui manquaient pour ne plus dépendre du seul bon vouloir des régimes et des pouvoirs en place.

 

                Avec l'apparition, à la veille de la Première Guerre mondiale puis dans l'entre-deux-guerres, de journaux populaires dont le tirage dépasse un ou deux millions d'exemplaires, la diffusion de l'information passe entre les mains d'une poignée d'hommes, que caressent les politiques et qui sont en mesure de faire tomber un gouvernement ou de dicter la composition du suivant. Ce pouvoir d'influence, loin de s'estomper au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, demeure si important que la bataille pour empêcher la nationalisation des messageries de la presse, bras armé du "trust Hachette ", sera considérée comme le plus important des combats à mener dans la France libérée. 
             Mais alors pourquoi les forces unies sous l'autorité du général de Gaulle jusqu'en janvier 1946 puis dans le tripartisme, jusqu'en mai 1947, ne sont-elles pas parvenues à étendre au domaine de la presse leur volonté de doter le pays d'institutions qui garantiraient véritablement la liberté des citoyens ? C'est à répondre à cette question que s'emploie Jean-Yves Mollier dans ce livre novateur et fascinant dont les sources renouvellent notre connaissance de la période. 



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"L’Elysée au féminin de la IIème à la Vème République"

cf. le 7/01/2019 présenté par Joëlle Chevé, Journaliste, Historienne.

 

                                  ouvrage Joelle Chevé femme de pouvoir.jpg

 

 

"Entre devoir, pouvoir et désespoir, publié en octobre 2017 (Éditions du Rocher), l'auteure présente son ouvrage et propose, à travers une trentaine de portraits, une réflexion sur la place et le rôle des Premières dames en France, entre nostalgie monarchique, égalitarisme républicain, traditions sexistes, féminisme et violence médiatique".       

              Depuis plus de deux cent ans, dans une république entourée jusqu’à nos jours de monarchies, une trentaine de femmes ont accompagné leur mari dans l’exercice de la magistrature suprême.  Au-delà de leur statut d’épouse, peu d'évolution est à constater malgré l'émancipation de la femme, malgré les professions que ces épouses peuvent avoir avant d'entrer à l'Elysée ou malgré leur statut d'élue obtenu durant le mandat de leur époux (Bernadette Chirac).

        Un Président ne peut pas être célibataire, il se doit d'être en couple ; cependant sa femme doit être son ombre. En France, les épouses n'ont pas de parole politique, pas de statut défini, pas de budget, sauf de représentation. 

         Il leur est accordé un rôle pour l'intendance dans la plupart des cas... Elle doit tenir la maison, certes, celle de la République ! 

          Certaines peuvent influencer leur époux mais l'influence n'est pas le pouvoir. 

          Mais qu'attendent les Français à l'égard de la Première Dame : accepteraient-ils qu'elle s'exprime librement, qu'elle reçoive une rétribution pour des missions qui lui seraient confiées ?   

          Autant de questions, et beaucoup d’autres, auxquelles chacune, de Thérésa Tallien (sous Napoléon et Joséphine) à Brigitte Macron, en passant par Élise Thiers, Élisabeth de Mac Mahon, Henriette Poincaré, Germaine Coty, Yvonne de Gaulle, Claude Pompidou, Danielle Mitterrand ou Carla Bruni, a tenté de répondre à sa façon et sous le contrôle de la presse et de l’opinion. 

           Une "charte de transparence du statut de l'épouse du Président" a été établie en juillet 2018 selon le vœu de Brigitte Macron et suite aux promesses de campagne de son époux. Mais le résultat a été de "changer... pour que rien ne change"....

 

Pour en savoir plus sur l'histoire du lieu de pouvoir des Présidents français :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_de_l%27Élysée 

 

Hotel d'Evreux Elysée 1760 001.jpg Hôtel d'Evreux en 1760

Demeure du Comte d'Evreux puis celle de Mme de Pompadour ; elle est celle des Présidents de la République en 1873.               

Pour en savoir plus sur les Premières dames : 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Première_dame       

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"La corruption parlementaire, un vieux débat toujours d’actualité"

cf. le 10/01/2018 présenté par Jean-Yves Mollier, Professeur émérite d’Histoire contemporaine, Centre d'Histoire culturelle des Sociétés contemporaines, Université de Versailles - St-Quentin en Yvelines -.

        

                             10 01 2019 L'âge d'or de la corruption parlementaire - C.jpg
Entre collusion et corruption, les liaisons dangereuses de la presse, de la finance et du monde politique au XXe siècle.

 

 

Mise en ligne en cours 

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09/01/2019
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Documentation oct. à déc. 2018

Si vous souhaitez approfondir les sujets abordés dans nos conférences,

cette rubrique vous apporte des éléments complémentaires, ils ne sont pas exhaustifs :

références d'ouvrages, d'essais, de bibliographies, de films, de cartes...

                                            

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Année universitaire 2018 - 2019

(Pour plus de facilité de lecture, les conférences vont de la plus récente à la plus ancienne)

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  "L’Ethiopie du bout de mon pinceau, voyage en Abyssinie et Harar"

par Philippe Bichon - Globe-croqueur (carnets de notes – bruts de voyages),

Prix Pierre Loti 2015 (à Hendaye), un autre écrivain-voyageur et dessinateur. 

 

                                   Ethiopie carnet de voyage Philippe Bichon.jpg

 

                          Philippe Bichon, écrivain, aquarelliste, globecroqueur, ancien collaborateur d’architecte, a visité depuis ces dernières années : l’Egypte, la Jordanie, le Mali, l’Inde, la Birmanie, l”Iran, Le Yémen, l'Ethiopie, le Maroc, l’Asie centrale… voyages ayant donné lieu à la réalisation de 9 carnets de route publiés chez BleuEditions, Société créée par son épouse qui conçoit également la reliure des feuillets et couverture en cuir.  

 

                 Aujourd’hui, l’Ethiopie, où Ph. Bichon a séjourné 7 semaines en 2011, à partir de la capitale, Addis Abeba, et a fait un circuit principalement sur les hauts-plateaux : Harrar, la ville sainte de l’Islam, Dire-Dawa, Lalibela, Tigré, Aksoum, lac de Tana avec le Nil bleu) c'est-à-dire nord-est et nord du pays avec de nombreuses diversités ethniques et religieuses. 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Religion_en_Éthiopie 

 

                       montage_diaporamoud_ethiopie_.jpg   croquis ethiopie Philippe Bichon.jpg

       

                                                    carte Ethiopie.jpg

 

             Sa présentation au public est un diaporamoud, mêlant reportages-photos, croquis, aquarelles, agrémentée de musique avec un oud (un luth arabe) qu'il ne pourra malheureusement utiliser ce jour puisqu'il a été endommagé après une chute lors de son trajet vers Rochefort. 

                                    UTL Philippe Bichon ETHIOPIE 17 12 2018.jpg

 

                  "L'intérêt dans le voyage, c'est l'imprévu" et c’est tous les jours, à tout moment aussi bien sur les sites historiques et religieux, dans les moyens de transport, lors d’hébergement – chez l’habitant  le plus souvent – les repas, basés sur les céréales, le tef, principalement) ou l'invitation pour le café (moka), avec tout le cérémonial qui lui est consacré... de riches rencontres.  

 

                  Il a choisi de voyager seul, l’approche des gens est ainsi plus aisée, les croquis et peintures font le reste (le dessin est universel, dit-il), installé sommairement partout où il passe pour reproduire ce qu’il voit ; il s’entoure très vite des enfants et adultes avec qui le contact s’instaure rapidement en Amharic (avec un alphabet ancien qu’il a reproduit dans ses carnets) parlé par 80% des éthiopiens, qu'il a appris progressivement, mêlé d’arabe. Cela n’a pas été un obstacle, la population est plutôt avenante, souriante, accueillante, les photos en témoignent.

 

    croqueur_Dire-Dawa.jpg   09_Lalibela_visage.JPG  croqueur_Harar_237.jpg
 

                 Philippe Bichon a croqué plus d’un personnage. Croqué également les maisons peintes de couleurs très vives, les paysages :  désert et montagnes verdoyantes et rocheuses… plus besoin de commentaires…

 

         lecture d'une bible de 800 ans.jpg  harar_porte_EP.jpg  harar aquerelle marché.jpg
 

                      Il se peut qu’il revienne pour nous montrer un autre pays, en attendant. vous pouvez voir son site internet http://globecroqueur.com/

 

et un clin d'œil à l'écrivain-voyageur Arthur Rimbaud (séjour à Harrar).

 

 

 

                expo rimbaud sur etiopie.jpg   harar_rimbaud.jpg

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"Que sont devenus les Huguenots français exilés après la révocation de l’Edit de Nantes"

cf. le 10/12/2018 présenté par Mickaël Augeron, Professeur à l'Université de La Rochelle.

 

            Le contexte politique et religieux :

1598, promulgation de l’Edit de Nantes par Henri IV, et dans notre région, La Rochelle devient majoritairement huguenote dès 1562 ; les conflits n'éclatent qu'à partir de 1568 avec l’alliance avec Condé. Déjà, la communauté huguenote commence à quitter la région ou le pays. 

 

1685, révocation de cet Edit par Louis XIV, entraînant la fermeture des temples, l'interdiction de circuler dans les villes, de pratiquer certaines professions, puis dragonnades et persécutions dominent pour obtenir des conversions ou des départs vers les pays du "Refuge".

Visiter le temple et le musée du protestantisme à La Rochelle pour les éléments historiques.

 

                   Temple protestant La Rochelle.jpg             Musée Protestant La Rochelle.jpg 

 

 

 

                                                  jean Guiton.jpg

      

Voir également sur la place de l'Hôtel de Ville, la statue de Jean Guiton, maire, résistant pendant le Grand Siège (1628).

Les panneaux protégeant les travaux de l'Hôtel de Ville retracent toute cette période de l'histoire.                

          Entre le XVI et XVIIe siècle, un quart des Huguenots, 200 000 environ (protestants français) partent vers des pays avec lesquels la France entretient de bonnes relations, commerciales, maritimes et colonialistes. En Europe (Allemagne, Pays-Bas, Espagne), au Brésil, en Amérique du Nord (notamment dans 13 colonies britanniques) en Afrique du Sud (Franchhoek – vignobles, région devenue presque française aujourd’hui), les huguenots se sont intégrés et ont marqué de leur empreinte ces territoires, laissant des traces patrimoniales durables, dans les paysages et dans les mémoires.

voir  http://www.museeprotestant.org/notice/le-refuge-huguenot/

 

             Actuellement, monuments historiques, sites touristiques, archives ou musées, plaques commémoratives, patronymes, recettes culinaires, noms d’écoles, de localités ou de rues, contribuent à rappeler une histoire commune à travers de l’espace et du temps.

 

             Citons les derniers ouvrages de M. Augeron écrit sur le sujet, un spécialiste de la question huguenote. 

"Les huguenots et l'Atlantique" volume 1 : Pour Dieu, la cause ou les affaires. 

"Les huguenots et l'Atlantique" volume 2 : Fidélités, racines et mémoires. 

de Mickaël Augeron, Didier Poton, Bertrand Van Ruymbeke, éd. Indes savantes, 2009

 

"Terres huguenotes (1/2) : Le Refuge huguenot

"Terres huguenotes (2/2) : Les huguenots et l'Atlantique 

  - Les hommes aux semelles de vent - Mickaël Augeron, 2016.

 

Un petit livre, bien documenté : 

"Guide du protestantisme charentais" 15 balades en pays charentais

Collectif, Geste éditions

 

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"Wikipédia : comment des bénévoles du monde entier ont construit la plus grande source de connaissances du XXIe siècle" 

cf. le 6 12 2018 présenté par Sylvain Machefert, Informaticien en bibliothèque universitaire, contributeur de Wikipédia depuis plus de 10 ans. 

 

             Une fourmilière insoupçonnable pour notre savoir : créée en 2001, alimentée chaque jour par plus de cent mille contributeurs à travers le monde, visitée chaque mois par près de 500 millions de personnes  avec plus de 30 millions d'articles dans plus de 280 langues ; plus de 25 000 articles créés par jour sur les différentes versions linguistiques de Wikipédia et plus de 10 millions de modifications par mois. 

 

                        Une encyclopédie participative, libre, créée, alimentée et modifiée par tout un chacun, sans justifier d'une compétence, d'un dîplome, d'une spécialité particulière. Ce sont les contributeurs ou wikipédiens comme l'est notre conférencier aujourd'hui, depuis 2007, consacrant beaucoup de temps, en tant que bénévole à ce système mondial venu des Etats-Unis (2001) et toujours géré par lui au travers d'une Fondation Wikipédia qui a la responsabilité des serveurs, possède des administrateurs, des professionnels du juridique et des contrôleurs entraînant évidemment un coût qui nécessite de faire appel aux dons régulièrement (aux sociétés et aux particuliers). 

                           Formidable machine en évolution perpétuelle  (aujourd'hui 2 062 476 sujets ont été traités et il en reste... à créer ou à compléter.

                          Alors vous pouvez-vous vous y atteler si vous le souhaitez. Cependant il faudra connaître les règles sévères des contributeurs : créer en sachant que Wikipédia n'est pas un annuaire ou une synthèse de tout ce qui existe... l'information doit être vérifiable, pertinente, de notoriété et surtout traitée avec neutralité, le savoir-vivre est de mise. 

voir chapitre : Présentation  

http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal

 

             Toute modification est donc possible sur un article (index - menu horizontal sur la page de l'article), elle apparaîtra immédiatement  mais elle pourra éventuellement être corrigée dans le temps par un autre contributeur.... 

             Il semble que grâce à l'ensemble des acteurs en présence, un équilibre est préservé, Wikipédia ne cesse d'être consulté et a donc bien acquis la confiance de chacun... mais il est toujours possible de compléter sa consultation par un dictionnaire ou une encyclopédie papier que vous aurez à proximité de vous ! 

 

Un résumé de l'actualité dans le monde tous les jours 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail

 

Et pour savoir à quelle association vous avez adhéré : le site des universités du temps libre ... à vous de continuer votre recherche !  

http://fr.wikipedia.org/wiki/Université_du_temps_libre

 

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"Chine, Cambodge, Vendée, le roman vrai d’une formidable intégration  réussie"

cf. le 29 11 2018 présenté par Yves Viollier, Romancier, critique, Professeur de français latin, appelée "Le Vendéen de l’école de Brive". 

 

                        le marié de la St-jean Yves Viollier.jpg 

                      éd. Presse de la Cité 

 

     Visite à Angkor (seule photo de la mère, Zhida, avec ses lunettes à gauche,

     Zhiqiang à droite , Zhicheng, le plus jeune) 

 

         

Quatrième de couverture –  1977. Le mariage de Zhida se prépare à la se prépare à la Gallifrère, la belle ferme de ses futurs beaux-parents, près de Luçon. Zhida, jeune Chinois du Cambodge, Français "banane" comme il dit –  jaune à l’extérieur – a dû partir, seul, pour la France à l’âge de huit ans avec son petit frère, Zhiqiang, et aller en pension à Romilly (Zhicheng, 3ème fils arrivera plus tard e France). Son père, tout juste arrivé de Hong Kong, et son oncle Chu, qui a pu échapper aux Khmers rouges et émigrer en France (Paris 13ème arrondissement), seront là pour son mariage. Au cœur des trois nuits étouffantes de plein été qui précèdent la fête, Zhida revit l’histoire de sa merveilleuse rencontre avec la rousse Gabrielle, qui l’a choisi sur les bancs du lycée. S’invitent aussi dans ses souvenirs l’enfance, que l’exil a rendue douloureuse, l’adolescence et la jeunesse précaires. Et c’est à sa mère, la grande absente, disparue dans les ténèbres de la barbarie, que ses pensées reviennent, elle dont le sourire fragile va l’accompagner jusqu’à l’autel.

          

          Yves Voillier a présenté à l'U.T.L. en décembre 2016 son roman "Y avez-vous dansé, Toinou ?", 2016, un roman du terroir (périgourdin et charentais) écrit avec beaucoup de tendresse tout comme lorsqu’il narre les histoires avec un petit h qui rencontrent parfois l’Histoire avec un grand H ; il aime les personnages qu’il choisit sur les chemins de sa vie, il lui est nécessaire de se rendre où ont vécu ces hommes ou femmes (ainsi il est allé avec Zhida au Cambodge), comprendre leur généalogie, s'imprégner de l'environnement, des us et coutumes, avant de s’atteler à l’écriture qu’il peaufine jusqu’à l’extrême.

              Il dit pratiquer le "mentir-vrai", c’est-à-dire respecter le personnage mais lui apporter de la chair et çà, il sait faire avec toute sa sensibilité et le don de donner du romanesque à son écriture.

Lire sa biographie et les prix obtenus  http://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Viollier

Son dernier roman "La nuit d'après" éd. Presse de la Ccité, 2018.  

 

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"Narcisse Pelletier, la vraie histoire du sauvage blanc"

cf. le 29/11/2018 présenté par Thomas Duranteau, Artiste, Auteur, illustrateur, Historien de formation. 

 

                  Narcisse Pelletier ouvrage.jpg ed. Elytis 2016

 

                                    L’auteur  revient sur l’incroyable destin de Narcisse Pelletier (1844-1894), jeune mousse vendéen de 12 ans qui, à la fin du XIXe siècle et à la suite d’un naufrage, vécu dix-sept années au sein d’une tribu aborigène, avant de revenir au pays en héros.

 

 

             L'ouvrage "Narcisse Pelletier, la vraie histoire du sauvage blanc", reprend l'intégralité du "Chez les Sauvages" publié en 1876, par Constant Merland, docteur et savant nantais, qui avait recueilli le témoignage de Narcisse Pelletier avec beaucoup de détails sur sa vie quotidienne, les rites, la langue, avec les populations aborigènes qu’il a côtoyées pendant 17 ans. Ceci a été considéré comme un rare document ethnographique pour l’époque et cette partie du monde.

 

voir son histoire sur   fr.wikipedia.org/wiki/Narcisse_Pelletier

et regarder un reportage TV Vendée 2017 "Chemins de traverse" http://www.youtube.com/watch?v=9V4M0DsPBEY

 

  UTL Narcisse Pelletier  ancienne carte postale St Gilles Croix de vie.jpg             Narcisse Pelletier mise en scène à  Nantes.jpg

Petit port sardinier, point de départ et de retour

St-Gilles-sur-Vie devenu St-Gilles-Croix-deVie         photo à son retour en France

                                                                                  en aborigène (mise en scène)

 

          Narcisse Pelletier gardien de phare Aiguillon près St-Nazaire.jpg             

Gardien de Phare, c'est ce qu'il demanda à

son retour, lieu de travail à l'Aiguillon près de St-Nazaire

et lieu de vie avec sa femme

     

Il restera pour l’homme une souffrance, ne se retrouvant pas face à une double identité, une double personnalité, prix à payer pour sa survie.   

 

 

             Notre conférencier Thomas Duranteau, a complété largement ce texte par une belle iconographie, des articles de presse de l’époque, des extraits de journaux de bord et des illustrations, aidé dans ce travail par Xavier Porteau.

 

            Thomas Duranteau, graphiste et peintre, a trouvé inspiration dans cette histoire qui le touche de près, vivant lui-même à St-Gilles Croix de Vie, son grand-père ayant été présent lors du retour de Narcisse au pays  ; il présente dans l’ouvrage son travail sur bois, sur cuir, carton… avec toujours une référence à l’art aborigène.

 

Ce livre a reçu le prix Mémoire de la mer en 2017, décerné au Centre international de la mer de Rochefort et l’Association Hermione-Lafayette.

 

 

 

   Peinture de Tthomas Duranteau Narcisse reflet cuir.jpg       Narcisse travail de Thomas Duranteau Bois flotté.jpg    peinture sur bois Thomas Duranteau littoral rocher BD.jpg

 

   travail sur cuir                   sur bois flotté                          sur carton                      

Narcisse, sa double vie          visage aborigène                      rochers sur le littoral        

 

 

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  "Le Mont Athos

cf. le 26/11/2018 conférence d'André Paléologue, Docteur en Histoire, Expert consultant auprès du Centre du Patrimoine mondial (UNESCO).

  

                 Le Mont-Athos, "la Sainte Montagne " se situe sur une péninsule au nord-est de la Grèce, en Chalcidique, bordée par la mer Egée et dominée par le Mont-Athos 2033m ;  cette péninsule occupée préalablement par le pastoralisme, abrite depuis plus de mille ans une vingtaine de monastères orthodoxes dont les moines qui se sont succédé sont d’origine différente : bulgare, roumaine, russe, serbe, etc...  Ces moines (3000 environ) sont hébergés par l’Etat grec à qui ils doivent rendre compte moralement et financièrement. Il s’agit d’une République monastique – sous l’autorité spirituelle du Patriarche de Constantinople. 

voir l'historique de l'arrivée des ermites sur ce territoire.

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_monastique_du_Mont-Athos

 

   Mont-Athos Monastere de Roussikon 26 11 2018.jpg   Mont-Athos Monastère Dionisiou 26 11 2018.jpg

         Monastère de Roussikon                          Monastère de Dionisiou

 

                        

   Mont-Athos monastere de Simonos petra 26 11 2018.jpg     Mont-Athos intérieur Monastère d'Iviron 26 11 2018.jpg

             Monastère de Simonopetra                Intérieur du Monastère d'Iviron 

 

                Depuis plus de mille ans, la prière ne s’est pas arrêtée sur cette terre protégée de tous conflits. Pourquoi ce lieu intrigue-t-il ?  L’art byzantin rayonne avec une multitude d'icônes dans les monastères, c'est un lieu de vie spirituelle qui prône l’éternité, c'est un lieu de vie culturelle, hors du monde et de toutes tentations : exclusion des femmes, des eunuques, des impubères et animaux femelles… datant d’un décret de 1046…. confirmée en 2013 – et les hommes doivent obtenir une autorisation pour poser le pied sur la montagne sacrée.

 

                                         Mont-Athos groupe de moines 26 11 2018.jpg

 

                    Une grande exposition a eu lieu au Petit Palais à  Paris (avril à juillet 2009),

voir l'affiche ci-contre et une présentation de l'art byzantin au cours de l'exposition  http://www.orient-mediterranee.com/spip.php?article1077

 

                                        Mont-Athos Expo Petit Palais Paris 2009 26 11 2018.jpg


                                Mont-Athos Icônes IC CANTAC VATOPEDI.jpg

 

Bibliographie de notre conférencier : 

Citons un grand spécialiste de l'art byzantin : Gabriel Millet (1867-1953)

 

. "Petite philocalie (amour de la perfection) de la pierre du cœur" de Jean Grouillard, ed. poche

. "L’échelle sainte" (une échelle dressée jusqu'au paradis) de Saint Jean Climaque.

d'autre part :

. "La Presqu'île interdite" d'Alain Durel éd. Albin Michel 2010

 

et André Paléologue présente son ouvrage éd. Gallimard 1997.

 

                        athos couv (2).jpg

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  "Les écoles de Poitou Charentes de Jules Ferry à nos jours"  

cf. 22/11/2018 conférence de Frédéric Chasseboeuf, Guide Conférencier, Service du Patrimoine de Rochefort.

 

 

                                       Frederic Chasseboeuf Ecoles Juls Ferry.jpg

 

 

            Frédéric Chasseboeuf, spécialiste des questions d'urbanisme et d'architecture, présente cette publication réalisée par le réseau régional des Villes et Pays d'Art et d'Histoire, en collaboration avec la DRAC Nouvelle-Aquitaine et le soutien de la Région.

 

      C'est un travail collectif avec Esterina Carpenito, Nathalie Gaillard, Muriel Perrin et Fréderic Chasseboeuf qui porte sur les écoles primaires (Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres et Vienne) construites dans les Villes labellisées d’Art et d’Histoire en Poitou-Charentes – avant l’intégration de cette région dans la Nouvelle-Aquitaine.

 

 

          Au regard des images diffusées, on verra l'évolution architecturale en fonction des périodes traversées et influencée souvent par le choix des politiques (culture de l'image) : Mairie-école (la Mairie imposante au milieu des bâtiments scolaires en rez-de-chaussée, situés de part et d'autre du bâtiment municipal

 

                   
             Mairie école Villejesus Charente près Angoulème 1905.jpg

            Exemple, hors publication, 1905  à Villejesus, Charente 


                   Ancienne_mairie devenue école Périgny La Rochelle.jpg

        à Périgny près La Rochelle, ancienne Mairie devenue école  

 

Quelques exemples d'architecture dans la publication

- avec Jules Ferry et jusqu’à la guerre de 1914 

- les écoles de la reconstruction : 4000 classes à reconstruire, début des écoles de plein air 

- années 50 : période de l'architecte Jean Prouvé  - il faut construire pas cher et vite 

- années 70 : constructions expérimentales, ouvertes sur la vie.

voir http://inventaire.poitou-charentes.fr/evenements/1079-publication-les-ecoles-en-poitou-charentes-de-jules-ferry-a-nos-jours

 

 

et écouter les interviews des participants à ce travail collectif  :

Emission RCF "Parlons patrimoine"

sur le même site cliquer sur "les écoles étudiées dans le cadre d'opérations d'inventaire..."

https://inventaire.poitou-charentes.fr/evenements/1079-publication-les-ecoles-en-poitou-charentes-de-jules-ferry-a-nos-jours

 

 

   ecole émile zola rochefort.jpg                   Ecole Guerineau .jpg

    Rochefort école Emile Zola                                  Rochefort Ecole Guerineau, anciennement du Breuil

 1931-1932 Léon et René Lavoine, architectes          1956  béton -armé

 Nombreux éléments Art déco

 

 

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 "1938, la fin du Front Populaire à Rochefort"

cf. le 19/11/2018 présentation d'Alain Dalençon, Vice-Président de la Société de Géographie de Rochefort, Lauréat de l’Académie de Saintonge 2015.

           "De l'été 1936 à l'automne 1938, comment est-on passé progressivement de l'espérance à la désillusion puis à la réprobation, en essayant de faire confiance le plus longtemps possible au nouveau pouvoir de la gauche rassemblée ? "

  

 

           Le Front populaire, coalition de partis de gauche a gouverné la France d’avril 1936 à avril 1938. Léon Blum est à la tête du Front. 

           Il a réuni les trois principaux partis de la gauche : SFIO, parti radical-socialiste et le parti communiste. Il est né en réaction à la poussée fasciste et autoritaire en Europe avec l'arrivée au pouvoir d’Hitler en 1933, le rapprochement entre ce dernier et Mussolini et la montée des dictatures en Europe centrale, orientale et des pays balkaniques.

 

          Le gouvernement de Front populaire a été le premier de la IIIe République dirigé par les socialistes. Il décida de nombreuses réformes sociales importantes, des références pour les partis de Gauche : les congés payés (2 semaines), la réduction du temps de travail avec la semaine qui passe de 48 à 40 h et l'établissement des conventions collectives.

 

                                         manifestation 1er mai 1936 rochefort 001.jpg

                            Rochefort - 1er mai 1936, au fond, la Vieille Paroisse, siège de la Bourse du Travail

 

         Mais Léon Blum n’arrive pas à mettre en place une politique de grandes réformes financières, il démissionne à la suite de son échec dans l’obtention des moyens et est remplacé par Edouard Daladier en 1938 à la présidence du Conseil... un an plus tard, c'est la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, septembre 1939. 

 

       Aujourd’hui, Alain Dalançon évoque cette expérience démocratique, économique et sociale à Rochefort, petite ville de province qui a connu une mobilisation de sa population, compte sur les nouveaux élus socialistes pour une amélioration de son existence ; la ville est peu développée au niveau des entreprises, des infrastructures, des transports, des logements, des loisirs, etc...

 

       Beaucoup de promesses mais peu de réalisations – il faudra attendre les années 60.

La population subit des déceptions : la vie est chère, le pouvoir d’achat se dégrade, des grèves s'organisent dans les usines, c’est un mécontentement général. 

 

        Tout ceci a fait l’objet d’un travail de recherche et d’écriture de la part d’Alain Dalançon. Vous trouverez dans la revue Roccafortis à laquelle il collabore son article très étayé sur la fin du Front Populaire – n°60 de septembre 2017 –

Il avait déjà produit un article sur le Front Populaire à Rochefort, revue Roccafortis – n° 57 - septembre 2016.

 

Les revues sont en vente à la Société de Géographie – Vieille Paroisse, siège du Musée archéologique, ouvert au public les mercredis après-midi. 

Les publications sont en ligne et les articles accessibles - après demande d'un code - sur le site socgeo-rochefort.fr 

 

                         Roccafortis n° 58 Le Front populaire 1936 001.jpg       Roccafortis n°60 La fin du Front Populaire 1938 001.jpg 

 

                      plaquette sté de géographie 2018 p1 001.jpg    plaquette Sté de géographie 2018 p2 001.jpg

                       Plaquette de la Société de Géographie - 2018

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"Napoléon par les peintres"

cf. le 15/11/2018 conférence de  David Chanteranne, Journaliste, diplômé de Paris-Sorbonne, Administrateur de l’Institut Napoléon. 

                 En complément on précisera que notre conférencier est historien et historien de l'art, rédacteur en chef des magazines "Napoléon Ier", "Napoléon III" et de la "Revue du souvenir napoléonien". Elève de Jean Tulard, il est l'auteur de nombreux livres et articles sur la période du Consulat et de l'Empire.

                 D. Chanteranne basera essentiellement sa conférence sur la présentation et l'analyse des peintures (et de ses auteurs) qui ont jalonnés la carrière de Napoléon ; ils ont forgé pour une grande part la légende napoléonienne. 

                 Ces oeuvres délivrent des messages, ce sont des "éléments de langage" (expression très usité aujourd'hui), de communication pour montrer la puissance de l'homme et de son action ; réalité et imagination se mêlent constamment pour évoquer aussi bien les péripéties du Consulat et de l'Empire, les batailles et les traités de paix, mais aussi la vie de la famille, le quotidien de la Cour, les institutions.

                  Ce sont des commandes d'Etat, réalisées parfois des années après les faits par des artistes devenus très célèbres notamment après le Sacre, ils deviennent artistes officiels de la cour impériale : ainsi Jacques-Louis David est chargé des grandes peintures d'apparat, Antoine-Jean Gros et Louis-François Lejeune sont assignés aux batailles napoléoniennes, François Gérard et Robert Lefèvre font les portraits des membres de la cour. Dominique Vivant Denon, directeur des arts, nommé par Napoléon, décide des commandes et choisit les artistes qui les réalisent.

voir le site  http://www.histoire-image.org/fr/etudes/baron-dominique-vivant-denon

 

           Bonaparte au pont d'Arcole par Antoine Grose.jpg                                    Napoleon de François Gérard.jpg

         
Bonaparte au Pont d'Arcole (1796) -                      1806 de François Gérard "le peintre des rois"

      on sait que le pont ne sera pas franchi.                      Napoléon dans toute sa magnificence.

           par Antoine-Jean Gros  

  

                                          Le sacre de Napoléon -Jacques-Louis David.jpg

                                     le sacre de Napoléon et de Joséphine à Notre-Dame de Paris

                                   oeuvre de Jacques-Louis David (1806-1807)  -10m x 6m-

                                               une peinture à analyser sur toute son étendue ! 

                                                               Musée du Louvre

 

      Bataille d'eylau de Joseph Meissonnier.png       Bataille de la Moskova.jpg

         Bataille d'Eylau (1807) de Joseph Meissonnier      Bataille de la Moscova (1817) d'Adolphe Northen 

 

          Nombre des peintures monumentales relatives à ces batailles sont regroupées au musée de l'Histoire, galerie des batailles à Versailles.

         La plupart figurent principalement au musée du Louvre, au musée de la Malmaison, au musée de l'Armée aux Invalides, dans les musées de Beaux-Arts des grandes villes en France  ou de grands musées à l'étranger. 

 

                                      Galerie des batailles à Versailles.jpg           

                                                               Galerie des Batailles à Versailles

 

           Impossible de répertorier l'ensemble des iconographies (voir les sites internet par événement ou artiste) ayant trait à l'Empereur mais il eut été dommage de ne pas en trouver une sur son départ de Fouras (plage sud) pour l'île d'Aix avant son exil à Sainte-Hélène.

 

                                    Départ de l'empereur pour Fouras 1815.jpg

 

                  Encore beaucoup de représentations à Sainte-Hélène avant celle ultime de la chambre mortuaire, l'Empereur entouré de ses compagnons les plus fidèles. 

 

                                                      Mort de Napoléon Ste Hélène de Charles Steuben 1821.jpg

 

                                                       1821  - peinture de Charles Steuden 

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Pour compléter, les derniers ouvrages de David Chanteranne  :

"L'insulaire" éd. du Cerf, 2015 

"Napoléon et les grandes cérémonies impériales" éd. Cabédita, 2018 

 

et de beaux livres à offrir à des passionnés.  

 

                                    Tulard-Jean-L-histoire-De-Napoleon-Par-La-Peinture.jpg   Napoléon et les peintres de Chanteranne et Casali.jpg

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 "Les jeux dans la Grèce antique"

          par Stéphane Gustave - Guide Archéologue (centre archéologique du Fâ).

  

                       Ces jeux sont créés au cours du VIIIᵉ siècle av. J.-C. dans le cadre d'un festival religieux en l'honneur de Zeus Olympien et perdurent pendant plus de mille ans.

 

                               représenattion de Zeus Olympien_ou_l'art_de_la_sculpture_antique.jpg

                       Représentation de la statue de Zeus du sculpteur Phidias,

                       une chryséléphantine (or et ivoire) qui figurait sur le site sacré d’Olympie

                       (une des 7 merveilles du monde).

 

 

fr.wikipedia.org/wiki/Statue_chrys%C3%A9l%C3%A9phantine_de_Zeus_%C3%A0_Olympie

 

            Ils se déroulent essentiellement sur quatre villes : Olympie (honneur à Zeus), Delphes (Apollon), Némée (Héraclès), Corinthe (Posseidon). Ce sont des compétitions annuelles tournant sur ces villes tous les 4 ans – dispositif repris en 1896 par Pierre de Coubertin, initiateur de nos jeux modernes, avec la célébration de la première olympiade à Athènes à cette date.

 

 

          Vous trouverez tous les détails des jeux antiques et la préparation des athlètes qui se présentaient - ceux qui allaient réellement devenir des dieux (traités ainsi une fois revenus dans leur ville ou village, après avoir été couronnés de laurier), l'expression "les dieux du stade" utilisée souvent pas nos commentateurs sportifs actuels est historique !

 

http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Jeux_Olympiques_de_la_Grèce_antique/185462

  

         Deux catégories d’épreuves sont imposées : épreuves gymniques et hippiques : les musées d’Olympie, de Delphes et d’Athènes présentent des exemples de jeux sous forme de sculptures en bas ou haut-relief, poteries, mosaïques, etc…

 

                                  l'Aurige de Delphes.jpg

                         l'Aurige de Delphes - conducteur de char 

                                                  Tyran  de  Gela (Sicile) 

 

         jeux antique saut en longueur.jpg                           jeux antique la lutte.jpg

   

Urne funéraire recueillant les cendres d'un athlète                          bas-relief : La lutte

pratiquant le saut en longueur, sans élan et avec                                                    

     des poids en pierre dans les mains ! 

 

                                  athètes couronnés  mosaique Musée archéo d'Olympie.jpg

                                      Les athlètes couronnés - mosaïque (Olympie)

 

 

 

. Une bibliographie proposée par Stéphane Gustave : 

- "La joie des jeux. Les origines du sport olympique" d’ André Bernand - ed. Periplus, 2003
- "1000 ans de jeux olympiques" Moses Finley - Paris – ed. Perrin, 2004
- Les dossiers de l'archéologie (revue), n°294 - Juin 2004 - "Les jeux olympiques en Grèce".‌     Revue à trouver en kiosque - voir les parutions  http://www.dossiers-archeologie.com         

 

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"L’Odyssée de l’or de la Banque de France en 1940 : Afrique, Amérique, Martinique"

cf. le 8/11/2018 présentation de Jean-Claude Vacher, ancien préfet, Directeur de publication et producteur radiophonique, familier de la Martinique.

 

                           Banque de France.jpg

 

               Un périple incroyable effectué entre le 17 mai et le 23 juin 1940, l'un des faits les plus méconnus de l'Histoire de la Seconde Guerre mondiale, mais qualifié de belle victoire pour la France, notre conférencier a porté son propos principalement sur l’évacuation de l’or de la Banque de France en lieu sûr - dans le contexte d’une désorganisation nationale (bombardements  et exode) - de Brest vers Halifax (Canada) puis vers Fort-de-France au fort de Desaix, destination finale où 254 tonnes d’or sont restées stockées jusqu’à la fin de la fin de la guerre – et ce malgré les convoitises de tous ceux - alliés anglais et américains, mais aussi simples voleurs attirés par cet or.

 

               Appel est fait au croiseur "Emile Bertin" pour réaliser cette vaste opération  ; il sera accompagné du croiseur "la Jeanne d'Arc". 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Émile_Bertin_(croiseur)

 

                       Croiseur Emile Bertin.jpg

                   Croiseur "Emile Bertin", 40,5 noeuds aux essais, faisant de lui le croiseur le plus rapide du monde.

 

Hommage à Emile Bertin qui fût nommé en 1891 à la Direction des constructions navales de Rochefort après Toulon. 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Émile_Bertin

 

              A Fort-de-France, un protagoniste de qualité qui n'a pas cédé devant les pressions de ceux qui voulaient s'emparer de l'or, l'Amiral Robert, haut commissaire de France aux Antilles - voir son histoire :

http://www.martinique.portailoutremer.com/index.php/son-histoire/personnages/historique/872-lamiral-robert

 

 

                                  fort Desaix Fort de France.jpg
                          
Fort Desaix, dans les casemates souterraines,

                          lieu choisi pour entreposer les précieux lingots

 

          Autre destination de l'or de Paris (avec celui confié par la Pologne,Tchécoslovaquie et Roumanie), l'Afrique du nord et l'Afrique noire à partir de Toulon.  

http://www.tresordupatrimoine.fr/content/121-736-tonnes-dor 

  

 

Des ouvrages sur le sujet : 

"Sauvez l’or de la Banque de France, l’incroyable périple (1940-1945)" de Tristan Gaston-Breton - ed. Le Cherche-Midi 2002.

 

" El Kantara et la division de fer", histoire de la 1ère Division de croiseurs auxiliaires de Christian Bernadac  (l'or vers Dakar).

 

une BD 2 tomes "L’or de la France" de Jean-Pierre Pécau, Denis Lefebvre,

Tibéry, illustrateur - ed. Le Lombard 2011 – 2012. 

1 : "La croisière de l’Emile Bertin" 

2 : "12 milliards sous les Tropiques"

  

"L’or de Vichy" Arnaud Manas – ed. Vendémaire 2016

  

et des informations sur fr.wikipedia.org/wiki/Sabine_Andrivon-Milton

spécialiste de l’histoire militaire en Martinique – dont un ouvrage "Fort Desaix"

 

et si vous voulez tout savoir sur la Banque de France

http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_de_France 

 

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"Mapuche et fier de l’être"

cf. le 5/11/2018 présentation de Claude Vautrin  - Grand reporter, Ecrivain.

 

                                   https://static.blog4ever.com/2013/11/756396/artfichier_756396_7922444_201810203317542.jpg 

 

Les mapuches, littéralement : "Peuples de la terre" en mapudungun sont les communautés aborigènes de la zone centre-sud du Chili et de l’Argentine, connues également sous le nom de "Araucans". 

 

 

 

               Grand reporter et écrivain, Claude Vautrin va là où les autres ne s’aventurent pas, là où les caméras ou micros ne sont pas braqués pour rendre compte au monde.

 

           Ainsi à l’occasion de longues grèves de la faim des prisonniers politiques (1998) des Mapuches, Claude Vautrin s’est intéressé à cette peuplade en vivant avec elle, les Mapuches = Mapu : la terre dans sa globalité, Che : homme (1 million d’habitants environ).

 

                            Claude Vautrin avec un mapuche.jpg

 

           Il a voulu comprendre ses hommes ayant une histoire ancienne, ayant résisté aux Incas et aux Conquistadors. Il parle du combat incessant d'un peuple qui protège ses forêts, ses rivières, sa terre, élément auquel il est viscéralement attaché et régulièrement en lutte contre les gouvernements qui veulent l’en priver et souvent de manière violente. Ils revendiquent avant tout le dialogue et leur liberté.

 

           Ces hommes sont majoritaires établis dans la région de l’Araucania (nom venant du pin l’araucania qui les a nourris avec ses graines-pignons qu’ils honorent) ; Leur langue, le mapudungun, est maintenant reconnue et même enseignée dans les écoles… quelques avancées mais à quel prix !

 

voir le site très documenté de  fr.wikipedia.org/wiki/Mapuches

  

à lire notamment :

Jules Verne "Les enfants du capitaine Grant" (description de la région). 

  

Antoine Tounens,  périgourdin s’est proclamé fondateur de l'éphémère royaume d'Araucanie et de Patagonie : 

 

Jean Raspail "Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie", Albin Michel, coll. "Romans français", 1981

 

Marc Blancpain, "Orllie Antoine Ier : roi d'Araucanie et de Patagonie", P. Fanlac, 1970

 

 

un reportage concernant des finistériens à la rencontre des mapuches – 2015 

http://www.onpartalaventure.wordpress.com/a-la-rencontre-des-indiens-mapuches-du-chili-en-lutte-pour-recuperer-leurs-terres/

             

                                                   volcan Llaima foret araucarias.jpg

 

Pour les amateurs en botanique : 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Araucaria_du_Chili 

 

et voir le site de Claude Vautrin avec les ouvrages qu’il a produits. 

http://www.imaginales.fr/invites/vautrin-claude/ 

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"La question de nos origines – entre Histoire et histoires : l’écriture de notre vie"

cf. le 18/10/2018 exposé de Michel Dousset, Docteur en Sciences Humaines – Psychologue chargé de cours membre de l’unité de recherches en littérature de l’Université de Sfax (Tunisie).

 

                Que faisons-nous de notre histoire familiale, de nos racines, de celles et ceux qui nous ont précédés et qui ont rendu possible notre propre histoire de vie ? 

                La littérature a souvent permis de sauver de l'effacement une époque, un mode de vie et des êtres (Patrick Modiano, Annie Ernaux, JMG Le Clézio…).

De fait, l'histoire avant d'être l'Histoire est d'abord l'histoire de gens humbles et modestes, qui souvent nous ressemblent (et nous rassemblent). 

Là, la littérature nous propose d'infinis miroirs, rendant plus sensible et intime un questionnement socio-psychanalytique. 

                Je propose donc d'explorer cette question de nos origines avec des envies de partage : envie de s'entendre raconter une histoire, envie de se souvenir encore et encore d'un temps intime, familial, social qui passe mais qui demeure. La vie va ! ".  M. Dousset

 

               Vous retrouverez ici quelques ouvrages cités par Michel Dousset au cours de sa conférence sur les origines ; petite histoire et grande Histoire. 

 

 

                1- Des récits de filiation, vrais, basés sur la généalogie ou ceux imaginés, "le roman familial", une famille idéalisée et très différente de la nôtre, construite par l’enfant à l’âge œdipien au moment des premières frustrations, décrit en premier par 

Sigmund Freud dans “Le roman familial des névrosés“. Petite bibliothèque Payot. 

C’est aussi la base de l’ouvrage (en 1988) de Marthe Robert dans “Roman des origines et origines du roman ». Ed Grasset.

  

Et qu’en-est-il des souvenirs que nous gardons en nous ? Reconnaissance, déception, souffrance, réconciliation ou renoncement  : bref, tout ce qui fait ce que nous sommes…

  

Littérature 

Juliet Charles 

- L’année de l’éveil. Ed Folio. 

- Lambeaux. Ed Folio.

 

Sarraute Nathalie 

- Enfance. Ed Folio.

 

Modiano Patrick 

- Un pedigree. Ed Gallimard. 

- Livret de famille

- Souvenirs dormants. Ed Gallimard.

 

Ernaux Annie 

- La Place. Ed Folio. 

- Une femme. Ed Folio.

 

Camus Albert 

- Le premier homme. Ed Folio.

 

Carrère Emmanuel 

- Un roman russe. Ed. P.O.L.

  

Le Clézio JMG 

- L'Africain. Ed. Folio

 

Sebbar Leïla 

- Je ne parle pas la langue de mon père. Ed. Bleu autour

 

Mabanckou Alain 

- Les cigognes sont immortelles. Ed. du Seuil.

 

Boltanski Christophe 

- Le guetteur. Ed. Stock

 

Fottorino Eric 

- Dix-sept ans. Ed. Gallimard.

 

Sattouf Riad 

- L’arabe du futur. Ed Allary.

 

Michon Pierre 

- Vies minuscules. Ed. Folio.

 

BrochHermann 

- Les somnambules. Ed. L’imaginaire Gallimard.

 

 

des ouvrages théoriques

 

Kaes René (sous la direction de) 

- Transmission de la vie psychique entre générations. Ed. Dunod.

 

De Gaulejac Vincent 

- L'histoire en héritage. Roman familial et trajectoire sociale.

   Ed. Desclée de Brouwer. 

- La névrose de classe. Ed. HG.

 

 

               2 - En face du "roman familial", histoire personnelle, on trouve l’Histoire, réelle ou racontée : le "roman national" expression du XIXe siècle retenue par les historiens et retenue par Pierre Nora.

Elle désigne le récit patriotique, construit à la louange de la nation. Elle prône la grandeur du pays, ses grands événements et édulcore ou omet les passages délicats ou sombres.

Patriotisme et religion (l’éternité) induisent une grande destinée : voire Vercingétorix, Jeanne d’Arc, l’épopée napoléonienne, nombre de peintures et sculptures idéalisant ou éreintant des personnages ou des faits, etc…

 

Boucheron Patrick (collectif, sous la direction de)

- Histoire mondiale de la France. Ed. du Seuil.

Petitfils Jean-Christian

- Histoire de la France. Le vrai roman national. Ed. Fayard.

Eribon Didier

- Retour à Reims. Ed. Champs-essai.

 

L’héritage des mécanismes culturels : domination et transmission des privilèges et des inégalités 

Bourdieu Pierre

- La reproduction. Ed. de Minuit.

- La misère du monde. Ed. du Seuil.

 

L'acceptation d’un héritage modeste

Sansot Pierre

- Les gens de peu. PUF.

 

   .... vous en découvrirez à votre tour car il y a profusion. 

 

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"1918 ou comment est née la gendarmerie contemporaine ?"

cf. le 15/10/2018, conférence de Louis Napoléon Panel, Docteur en Histoire, Capitaine de Réserve, Conservateur des Monuments Historiques.

(en présence du Commandant des Ecoles de Gendarmerie, Général Thibault Morterol, en poste à Rochefort depuis octobre 2017).

                   

            Parallèlement à cette conférence  vous pouvez voir l'exposition au Service historique de la Défense à Rochefort du 2 au 23 octobre 2018 ; elle montre notamment les missions souvent méconnues des gendarmes pendant la Grande Guerre. 

 

            gendarmerie dans la grande guerre 2 au 23 oct 2018.jpg
                 

                 Avant le conflit, la gendarmerie avait connu une réorganisation en 1803 (gendarmerie prévôtale) après des dispositifs anciens remontant à Napoléon III. 

                 En août 1913, bien qu'inexpérimentée, elle a largement pris part aux opérations de mobilisation dès l'appel, encadrant les départs des hommes pour les conduire jusqu'au lieu de leur affectation.

 

                              mobilisation de soldats aout 1914.JPG

                                            

(A noter que 350 gendarmes seront versés dans les unités combattantes). 

Les gendarmes ont également accompagné les populations lors de leur exode (du nord et est de la France ainsi que la Belgique). Elle a été également efficace à l'égard des nombreux déserteurs.

 

Des changements importants interviennent avec l'émergence en 1917 de Joseph Plique nommé par Clemenceau en 1918, directeur de la Gendarmerie au sein du Ministère de la guerre. http://www.gendcom.gendarmerie.interieur.gouv.fr/Loisirs/Histoire/Le-general-Joseph-Plique-premier-directeur-de-la-gendarmerie

 

            Progressivement après avoir renouvelé les effectifs suite aux pertes liées à la guerre, les moyens matériels évoluent : motorisation après les vélos et chevaux - téléphones installés dans les casernes, les salaires augmentent, des compléments de formation aux sous-officiers susceptibles d'accéder au corps des officiers sont proposés avec la création à Paris d'une école d'officiers de gendarmerie nationale.

           Cette Ecole s'installe ensuite à Versailles en 1918, revient sur Paris pendant la seconde Guerre Mondiale avant de se fixer à Melun jusqu'en 1945.

 

             Le Commandement des Ecoles de Gendarmerie (créé en 1959 à Maison-Alfort) est installé à l'Hôtel de la marine à Rochefort depuis 2004. 

 

                                Commandement  de gendarmerie.jpg

 

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Commandement_des_%C3%A9coles_de_la_Gendarmerie_nationale

            Chaque année, lors des Journées nationales du Patrimoine, le Commandement est ouvert à la visite. 

 

           L'Ecole de Gendarmerie de Rochefort est une des nombreuses émanations de ce Commandement - voir ses missions :            

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_de_gendarmerie_de_Rochefort

 

                       Logo_de_la_Gendarmerie_nationale_française_2015.png               Ecole de gendarmerie Rochefort.jpg

 

 


                                                           
 

Un Monument de la Gendarmerie à Versailles (place de la Loi) a été érigé en 1935 en hommage à l’action des gendarmes.

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/le-monument-national-de-la-gendarmerie

 

                              Versailles monument de la gendarmerie.jpg

 

 

un Musée de la Gendarmerie nationale est installé à Melun

http://fr.wikipedia.org/wiki/Musée_de_la_Gendarmerie_nationale_de_Melun

 

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"La grande aventure des Cap-Horniers" 

cf. le 11/10/2018 conférence d'Olivier Mignon - Historien d'art.

 

 

         "Au XIXe siècle, trois, quatre et cinq mâts quittent la Grande-Bretagne leurs cales pleines d’une dangereuse cargaison de charbon à destination du Chili. Véritables cathédrales de voiles, ces navires confiés à de jeunes équipages de 30 à 40 hommes prennent alors la direction de l’Atlantique sud pour doubler le cap Horn au prix d’efforts parfois désespérés.  Après avoir affronté des vents contraires d’une rare violence, des lames hautes comme des montagnes et même des icebergs, ces navires déchargeaient leur charbon aussitôt remplacé par des sacs de nitrate à destination de l’Europe.

 

                      Dunkerque trois mats dans les jetees.jpg

                       Dunkerque, grand port cap-hornier, ici un 3 mâts

 

5 mats cp horniers.jpg

Cap-Hornier, 5 mâts

La France II, construit dans les chantiers de Gironde (1913)

 

sur-les-traces-de-nantes-port-cap-hornier.jpg                                  équipage du maréchal Davout.jpg

Nantes, construction des cap-horniers à partir de 1881.    Equipage du "Maréchal-Davout", 3 mâts barque, 3110                                                                                                           tonneaux, 1898 Cie René Guillon et René Fleury

                    Nantes rue de cap-honiers près quai de la Fosse.jpgà Nantes, tout près du quai de la Fosse 

 

                   cap horniers ventres-sur-vergues-lacroix-tragc3a9dies-de-la-mer-x.jpg

                           "Ventre sur vergue" 

Le dur travail des équipages sur la route du sud par des temps épouvantables et sans protection. 

 

 

            Il sont peu à peu remplacés par des vapeurs empruntant le canal de Panama inauguré en 1914, ces voiliers cesseront définitivement leur activité après la Grande Guerre. C’est à la rencontre de ces marins et de ces navires d’exception que nous  sommes conviés à travers l’évocation de leur périple autour du promontoire mythique autrefois surnommé le "cap dur". 

 

         Paul Guimard, écrivain-voyageur, marin en a parlé ainsi  "Le cap Horn aurait pu n’être jamais que ce qu’il est : un point sur la carte du monde. Les hommes en ont fait une épopée."

          Un point minuscule sur la planisphère, situé sur les 50èmes hurlants (latitude : 50ème parallèle de l'hémisphère sud), là où l'on trouve les vents les plus violents car aucune terre ne les arrête et où se rencontrent Océan atlantique et Océan Pacifique. 

 

         carte cap horn.png    cap-horn.jpg
                                                          Cap Horn vue du Sud

          Aujourd'hui, très peu de passages à cet endroit périlleux en dehors des voiliers faisant le tour du du monde tel que le "Vendée Globe", en solitaire et sans escale... 

 

                                     Monument pour les cap-horniers péris en mer 1992.jpg

   Monument érigé par les chiliens, en 1992, à la mémoire des cap-horniens péris en mer

 

             L’origine du nom "Kaap Hoorn" est néerlandaise (le cap ayant été baptisé ainsi en l’honneur de la ville de Hoorn, par le marchand hollandais Jacob Le Maire accompagné du navigateur Willem Schouten, qui doublent la pointe extrême de l'Amérique en 1616.

                            Hoorn le port pays-bas 2013.jpg le port d'Hoorn (Pays-Bas)

 

Cabo de Hornos en espagnol, que l’on peut traduire par "le cap des fours", ou "cape Horn" en anglais. Les marins en parlent souvent comme étant "le Horn".

 

        Ferdinand de Magellan en 1520, (portugais dont l'expédition a été financée par l'Espagne) découvre le passage "les canaux de Patagonie" pour faire passer son escadre, ce qui lui permettra d’accomplir son premier tour du monde, un passage qui portera son nom ; Il remarque des fumées, ce sont certainement des foyers allumés par des indiens ; l’endroit fut appelé Terre des fumées, aujourd’hui Terre de feu. 

(lire le passionnant ouvrage de Stephan Sweig, écrit en 1938 "Magellan").

                                      Magellan livvre de Stephen Sweig.jpg

 

          Encore plus au Sud, par la mer libre, Francis Drake, navigateur anglais, corsaire, en 1578 découvre un large détroit qui portera son nom. 

      Mais il ne faut évidemment pas faire l'impasse de la grande découverte de Christophe Colomb en 1492 mettant le pied sur l'île du continent américain (qu'il nomme San Salvador dans l'archipel des Bahamas) voir  http://fr.wikipedia.org/wiki/Christophe_Colomb#Le_deuxième_voyage_(1493-1496)

 

            Le propos est qu'au XVème siècle, les deux puissances maritimes de l’époque sont le Portugal et l’Espagne. Afin d'éviter que les deux royaumes chrétiens ne s'entre-déchirent dans leur quête commerciale (notamment, les épices), le pape prend appui sur l'existence de deux routes vers les Indes pour les répartir entre les deux pays : la route de l'est pour les Portugais, la route de l'ouest pour les Espagnols. C'est le traité de Tordesillas qui divise le monde en deux dès 1494... ceci ne sera pas vraiment respecté par la suite. 

 

                                             Ligne de partage espagnols portuguais.png

                Lignes de partage entre le Royaume de Castille et le Portugal aux 15ème et 16ème

 

 

Quelques titres de livres :

"Hommes et navires du Cap Horn" de Jean Randier, préface Paul Guimard, ed. Hachette littérature 1990

"Cap Horn, une vie, un mythe" de Brigitte et Yvonnick Le Coat,  ed. Galodé, 2008,

"Cap Horn" de Francisco Coloane, ed. Le Seuil, 1997

"Le phare du bout du monde" de Jules Verne (réplique à La Rochelle), roman, 1905

"le Cap Horn" de François Pedron, Albin Michel, 1990

 

 

                     

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"L’Académie Française : voyage au Pays des Immortels"  

cf. le 8/10/2018 présentation de Michel Barbaux, Administrateur de l’Armée de l’Air puis magistrat au Tribunal d’Instance  de Paris. 

 

            "La vénérable "Dame du Quai de Conti" (fondée en 1635 par Richelieu) dispose d’un prestige considérable. Aux yeux de bon nombre d’hommes de lettres, de savants ou même d’hommes politiques, l’Académie constitue un ultime objet d’ambition, une consécration suprême.  

Que fait l’Académie et quels sont les académiciens ? 

            Après un rappel sur les origines de l’Académie française, Michel Barbaux nous explique comment la "Compagnie" a su résister, à travers les siècles, aux turbulences de l’Histoire. Il montre que cette institution, en dehors de ses missions propres comme l’élaboration du Dictionnaire, ne se prive pas d’intervenir dans le débat public. Il nous donne quelques informations sur son organisation et son fonctionnement interne et évoque les grandes figures d’Immortels d’hier et d’aujourd’hui ainsi que quelques grands "oubliés" de l’histoire académique".    

M. Barbaux livre ses propres convictions et ne raconte pas seulement la grande histoire de l’institution mais aussi …. des petites histoires. 

 

                                 Institut de France  Académie française.jpg

 

              Notre conférencier n'est pas du sérail mais il s'est passionné depuis l'âge de 12 ans pour ce "temple du savoir et des grands hommes" et à force d'obstination il en a  appris le fonctionnement, suivi les travaux et engager des relations amicales avec quelques académiciens dont il est très fier. Son exposé est loin d'être rébarbatif et son humour à l'égard des immortels, nous fait rendre cette institution plus plaisante qu'on ne l'imagine. De nombreuses caricatures ont fleuri au cours des siècles et des bons mots sur les académiciens sont restés célèbres. Chahutée, ébranlée, elle reste toujours la garante de la langue française (9ème édition du Dictionnaire en cours), joue un grand rôle de mécène et d'attribution de prix littéraires.

 

     caricature Académie française 001.jpg  Caricature académie française2 001.jpg

"l'Académie est un chef d'oeuvre de puérilité sénile" Victor Hugo (a dû se présenter 5 fois pour être élu !).

"l'Académie a un grand malheur, c'est d'être la seule corporation un peu durable qui n'ait jamais cessé d'être ridicule" Alfred de Vigny. 

 

                 Loin d'être touché par des défaillances intellectuelles : René de Obaldia fêtera ses 100 ans l'an prochain et participe toujours aux travaux de l'institution - il y en a eu d'autres par le passé -. 

 

                  Retrouvez le contenu de la conférence de ce jour et bien davantage sur le site internet de l'Académie française très documenté ; il  répondra certainement à votre curiosité, prenez le temps de l'étudier :

http://www.academie-francaise.fr/linstitution/lhistoire

                 

               A noter que Bonaparte, comme tous les hommes d'Etat français aura le titre de Protecteur de l'Académie, il avait été préalablement élu en 1797 à la section "Art et Mécanique".

                               Bonaparte à l'Académie française 001.jpg

 

                 En ce qui concerne les femmes (impensables à l'Académie jusqu'en 1980 !), elles sont 6 aujourd'hui. La première, Marguerite Yourcenar, grâce à l'appui de Jean d'Ormesson (mais dès son discours d'élection, elle indique qu'elle ne pourra participer aux travaux s'étant fixée aux Etats-Unis depuis 1958).

 

                                  Marguerite Yourcenar à l'Académie 001.jpg

 

                  L'UTL de Rochefort ne peut faire l'impasse du célèbre écrivain local, capitaine de vaisseau, Pierre Loti, élu académicien en 1891 à l'âge de 41 ans.  
                          

                        Pierre_Loti_en_académicien.jpg    RERS Bégonia d'or habit d'académicien.jpg  

                             au moment de l'élection      habit d'académicien au "Bégonia d'or" de Rochefort

                                                                             actuellement en exposition au musée Hèbre  

 

Quelques titres d'ouvrages à retenir : 

Hélène Carrère d’Encausse "Des siècles d’immortalité. L’Académie française 1635-.... " ed. Fayard, 2011

Amin Maalouf  "Un fauteuil sur la Seine" ed. Grasset, 2016 – histoire du fauteuil 29 au cours des siècles.

Antoine Marès  "l'Institut de France, le parlement des savants" Gallimard découvertes – mémoire des lieux 1995

 

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"Promenade littéraire au Quartier Latin"

Cf. le 4/10/2018 présentation par Jean Aubry, Professeur de Lettres, ancien responsable de l’Université Inter-Age de St-Nazaire.

 

            M. Aubry nous fera voyager (rive gauche de la Seine) entre le 5ème et 6ème arrondissements de Paris. Bien limité, le Quartier latin occupe le nord de ce territoire avec une concentration de lieux d'instruction et d'éducation tenus par des religieux dont la langue a été essentiellement le latin dès le haut Moyen Age jusqu'au XVIIe siècle environ : au début étude (en théologie) dans la rue, puis écoles, collèges (dans le sens d'internat), université (communauté d'enseignants religieux et d'élèves et non pas établissement). On retrouve aisément le tracé des rues et ruelles du Moyen-Age, une grande partie n'ayant pas été touchée par les travaux décidés par Napoléon III et l'urbaniste Haussmann.

 

rue de la Huchette 001.jpg

rue de la Huchette, début du XXe - pas de transformation notable hormis les commerces -restaurants cosmopolites-

    

Difficile de citer tous les établissements anciens existant encore aujourd'hui et d'un grand renom  : Lycée Louis le Grand (anciennement de Clermont), Saint-Louis, Montaigne, Henri IV avec son cloître du XIIe, reste de l'abbaye St-Geneviève... 

 

             Paris 2 lycée Henri IV sept 2013.jpg
                  Lycée Henri IV, rue Clovis, à proximité de Panthéon 

 

Inévitable de passer à côté de la Sorbonne, haut lieu de l'enseignement littéraire, créé en 1257 par Robert de Sorbon, développée plus tard par Richelieu... depuis : 21 000 m2  entre la rue des Ecoles et la rue Cujas... et de multiples unités sur Paris et en banlieue. 

 

Cour de l'ancienne Sorbonne par E. Lansyer 1886.jpg             quartier latin Sorbonne 001.jpg 

Cour de la Sorbonne  

1886 peinture de E. Lansyer 

 

 

Actuel : La Sorbonne et sa chapelle (tombeau de Richelieu) et ses bâtiments d'études implantés sur tout le quartier

 

Citons également une institution d'importance : le Collège de France créé par François 1er (1540) et surtout son conseiller, Guillaume Budé, un savant qu'il faut connaître : http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Bud%C3%A9

A noter qu'il n'est pas nécessaire de posséder de diplôme pour suivre les cours et que les études ne sont pas diplômantes.  

 

                                college de france avec budé.jpg

                                 Collège de France - statue de G. Budé                                                

 

Sur la montagne Ste-Geneviève, face à la rue Soufflot donnant sur le jardin du Luxembourg, Le Panthéon, église néo-classique, honore depuis la Révolution les Grands Hommes - voir  http://fr.wikipedia.org/wiki/Panth%C3%A9on_(Paris)

 

                            pantheon-portique-150x150.jpg le Panthéon

 

Au coeur des quartiers ponctués par ces monuments fourmille quotidiennement une population estudiantine aujourd'hui mêlée à celle des touristes. De nombreuses échoppes et librairies ont été transformées en boutiques de prêt-à-porter, de téléphonie ou de restauration rapide... Les nombreuses personnalités qui ont vécu ou fréquenté ce quartier, bohème, artistique y seraient étrangères : les Villon, Sade, Rabelais, Verlaine, Baudelaire, Rimbaud, Hemingway, Neruda, Prévert.... mais aussi Beaumarchais, Diderot, Voltaire, Corneille, Molière (rue de l'Ancienne Comédie, un jeu de paume devenu siège durant un temps de la Comédie Française) ; les cafés lieux de rencontres, de discussions littéraires et politiques ont tenu un grand rôle avec en tête le Café Procope

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Caf%C3%A9_Procope,

... d'autres plus modestes ainsi que de véritables bouges respirant la mélancolie et le désespoir..  

Quelques lectures :

"La Montagne Ste-Geneviève et le Quartier latin" d'Alexandre Gady, Editions Hoëbeke, 1998

"Connaissance du Vieux Paris" Jacques Hillairet, Le Club Français du Livre, 1969

"Guide historique des rues de Paris " de Charles Braibant, Albert Mirot, ed. bibliothèque des Guides Bleus Paris, 1965.

  

Bref, si vos pas vous y conduisent, prenez le temps d'explorer le Quartier latin car vous trouverez immanquablement trace du passé... et quel passé ! 

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05/10/2018
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