Université du Temps Libre de Rochefort

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Documentation - oct. 2016 à juin 2017

 

Si vous souhaitez approfondir les sujets abordés dans nos conférences,

cette rubrique vous apporte des éléments complémentaires, ils ne sont pas exhaustifs :

références d'ouvrages, d'essais, de bibliographies, de films, de cartes...

                                            

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 (de la plus récente à la plus ancienne)


 

 "Histoire de marcher ou le Tour de France avec un âne"

(cf. le 12/06/2017 présentation de Bruno Sananès, ex photo-reporter (Geo – VSD).

 

       M. Sananès nous retrace son aventure pédestre avec César, l'âne de bât, acheté sur internet, devenu son compagnon de voyage dans ce Tour de France (régions intérieures - 3672 km) décidé pour une durée de 9 mois, en ne prenant que les sentiers GR et avec un budget de 5 euros/jour. C'était une première expérience (voir son livre ci-contre), qui a donné goût à l'auteur d'entreprendre d'autres aventures comme le long des canaux et fleuves de France dans une "coque de noix" ou à vélo.

                 Après avoir été photographe professionnel, B. Sananès a voulu laisser trace de cet itinéraire avec son âne, travaillant avec un magnéto, chaque jour étant plein de surprises et de rencontres dans des milieux sociaux très différents. Joies et découragements se succèdent, liberté mais aussi contraintes (les prés, le fourrage, un bon maréchal-ferrant à trouver pour l'âne, un bivouac, une table, un repas pour l'homme...). Cependant, il semble que B. Sananès ne s'arrêtera pas là !   

 

                   couverture-du-livre-histoire-de-marcher.jpg            bateau-sur-le-canal.jpg

 

 et voir le site de son éditeur :  http://www.editionsdelamandragore.fr/livres/

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"Glaciers en péril - Les effets du réchauffement climatique"

(cf. le 8/06/2017 exposé de Claude Grandpey, vulcanologue, et spécialiste des glaciers.   

          "Lors de mes voyages à travers le monde pour étudier les phénomènes volcaniques, j'ai eu l'occasion de parcourir des terres nordiques – en particulier l'Islande, le Canada et l'Alaska – et de me rendre compte de l'impact du réchauffement climatique sur les glaciers. L'approche terrestre et les survols ne laissent pas le moindre doute sur leur recul. Plus près de nous, dans les Alpes, les glaciers sont en passe de devenir une espèce en voie de disparition.
         Aucun continent ne semble épargné, pas plus l'Afrique et les neiges du Kilimandjaro que l'Asie avec la chaîne himalayenne. Une prise de conscience est urgente, faute de quoi notre société sera confrontée à de graves problèmes". 

 

                 Le ton de l'exposé est pessimiste, le contexte actuel étant une impasse dans laquelle se trouve le monde entier : désir pour certains pays (Inde, Chine, etc.. ) d'accéder à un meilleur niveau de vie et donc à un développement de production, non-désir pour les plus industrialisés de réduire leur développement et poursuite de l'utilisation des énergies fossiles et ce malgré les "grandes messes" internationales organisées depuis Rio - 1992 - et plus récemment à Paris - la COP 21 en 2015 - en 2016, la COP 22 à Marrakech. 

 

                Pour illustrer son propos, M. Grandpey projettera un film qu'il a réalisé "l'Alaska, les glaciers en péril" montrant de façon édifiante la fonte des glaciers, transformant tout l'environnement avec les conséquence sur la faune (phoques, morses...) et les populations déplacées inévitablement vers les villes. L'Alaska est le pays le plus touché par le réchauffement climatique. 

               Les immenses territoires comme les toundras évoluent et fondent également. Elles sont composées du permafrost, la fonte de celui-ci libère du protoxyde d'azote - un gaz hilarant - très dangereux et contribue à accroître l'effet de serre et la montée des températures. 

               Les glaciers islandais couvrent 12% de moins du territoire que ce qu'ils couvraient il y a 30 ans.

              En France, dans les Alpes, le glacier des Bossons bouge et disparaît surtout depuis les années 2012, il est sous surveillance constante. 

              Dans l'hémisphère sud comme en Nouvelle-Zélande, très volcanique au nord et possédant des glaciers au sud, 1/3 de ceux-ci ont disparu en 40 ans. 

              Dans la Cordillère des Andes et ses hauts sommets, fonte des glaces aboutissant à une raréfaction de l'eau pour l'agriculture à l'étage inférieur et pour alimenter les barrages. 

              Ce sont quelques exemples donnés par notre conférencier qui ayant sillonné le monde et ayant fait, avec des spécialistes, ces constats alarmants, vous renvoie sur son site 

http://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com

 

 

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"Le français et l’anglais, langues cousines si proches et si différentes"

(cf. le 1er/06/2017 exposé de Pierre Heudier, Professeur agrégé honoraire à l’Université François Rabelais de Tours. 

 

             Cette conférence-diaporama convie à une promenade enrichissante et ludique à travers les mots, les phrases, les textes et les siècles, agrémentée de la projection d’illustrations diverses, où le sérieux des données linguistiques et historiques fait bon ménage avec une certaine fantaisie.

 

         M. Heudier a bien voulu transmettre pour le blog un petit rappel de cette longue histoire entre ses deux langues :

              Au royaume d’Angleterre, le français fut pendant des siècles la langue de la classe dirigeante, et des milliers de termes d’origine française demeurent présents dans le vocabulaire anglais contemporain.

              L’influence a aussi joué dans l’autre sens : depuis le Moyen âge, le vocabulaire  anglais s’est invité dans notre langue. Il arrive même que certains mots du français médiéval reviennent chez nous, à peine reconnaissables après un "séjour linguistique" de quelques siècles outre Manche : bacon, mail, toast, fuel, challenge, vintage...  Certaines ressemblances s’expliquent aussi par l’existence d’ancêtres communs aux deux langues (latin, langues germaniques…) : dandelion, blanket, cancel, schedule, match... 

 

           Cependant les proximités lexicales, souvent trompeuses d’ailleurs, et sources de fréquentes erreurs de traduction, ne doivent pas nous conduire à sous-estimer les profondes divergences qui caractérisent d’autres aspects du fonctionnement de ces deux langues. Vous verrez là quelques problèmes d'étiquetage ! : 

 

  saucisse polonaise.jpg   warning.jpg
                               ... no comment ! 

                         

         Il est nécessaire également de rappeler qu'entre 12 et 14% des mots français sont d’origine étrangère, et s’ils viennent d’abord de l’anglais, l’italien nous en a donné plus de 600, le germanique ancien plus de 500, les dialectes gallo-romains plus de 400, l’arabe plus de 200 et les langues celtiques plus de 150.... 

 

          Aujourd'hui, nous avons l'impression que les termes ou expressions en anglais envahissent notre univers (nous ne comptons plus les "like, geek, bashing, coaching, buzz, fake, pitch, fashion, shooting, selfies, MOOCS etc...) médiatique, informatique, commercial (voir les enseignes) et des entreprises...  Toutefois, les études en la matière montrent que la première langue parlée dans le monde est en réalité le mandarin, suivi des langues d'origine hispanique, puis du français. 

 

 Pour approfondir ces sujets passionnants, quelques références données par notre conférencier : 

 

"L'aventure des mots venus d'ailleurs" d’Henriette Walter (Robert Laffont, 2014). 

"Les faux amis de l’anglais" de Frédéric Alinne, 1999. 

"Pour tout l’or des mots" de Claude Gagnière, 1997.

"Le français dans tous les sens" d'Henriette Walter

"Dictionnaire historique de la langue française" d'Alain Rey (Le Robert 2016) 

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"L’imaginaire d’une ville-monde : Rochefort ville réelle, ville rêvée" 

(cf. le 22/05/2017 exposé d'Alain Quella–Villéger, historien, écrivain, biographe de Pierre Loti et éditeur, professeur de lettres, histoire et géographie. 

 

             Présentation de son livre "Pour l'amour de Rochefort" ed. Magellan, qui vient juste de sortir en librairie

 

                 Pour_L_Amour_De_Rochefort_Magellan___Cie_editions.jpg       

 

              Alain Quella-Villeger n'est pas inconnu des Rochefortais bien qu'exerçant à Poitiers ; il est surtout connu pour Pierre Loti et René Caillé, mais il connaît bien la ville de Rochefort pour y avoir vécu une vingtaine d'années et y revenir régulièrement. 

           Il a été sollicité par les éditions Magellan pour écrire sur une ville - ce ne pouvait être que Rochefort pour lui - cependant il avait peu écrit sur les lieux. Car pour lui, les lieux n'existent pas, ils sont ce que chacun en fait, ce que chacun en perçoit. Ainsi pour lui Rochefort, sans Loti ou sans Jacques Demy avec "ses demoiselles", Rochefort sans l'Hermione, n'existe pas.... on pourra dire prioritairement, sans l'arsenal... 

          Cependant pour écrire ce petit ouvrage (100 pages), l'auteur veut montrer que Rochefort, petite ville de province peut être considérée dans l'imaginaire comme une ville-monde, c'est-à-dire en lien avec l'histoire de la planète, car ville coloniale hier (Asie, Afrique, Océanie...), ville portuaire mais aussi ville-fleuve, dissimulée dans les marais qui débouche sur l'immensité de la mer.

           Il aimerait bien écrire Rochefort s/mers (oui, au pluriel) pour évoquer toutes les mers et océans qui ont vu les expéditions, les bateaux construits ici, les hommes venant du port de cette ville et pourtant il semble que ce port veut se faire oublier... si loin de la mer.  

          Tranquillité apparente de cette ville mais pour l'auteur, il semble qu'au bout de chaque rue empruntée, celle-ci va inévitablement déboucher sur le monde... Imaginaire et réalité, il suffit de consulter le très bon ouvrage "Mémoire des rues de Rochefort" de Michel Allary (ed.  du Croît vif) pour découvrir la richesse dont la ville a bénéficié grâce à ces hommes d'exception qui y sont nés, vécus ou passés, des hommes (peu de femmes) qui ont circulé très largement dans le monde. 

         De ces hommes, de ces lieux, Alain Quella-Villeger, pour construire son ouvrage en a retenu quelques uns :

. le lieutenant Joseph-René Bellot et son beau cénotaphe dans le cimetière de Rochefort, ce jeune disparu dans les terres polaires, parti à la recherche de l'expédition John Franklin.

. René Caillé (voir biographie "René Caillé, l'africain d'A. Quella-Villeger) et surtout son père, bagnard à Rochefort, cet endroit caché de la ville - un autre monde à lui seul. 

. Gustave Viaud, le frère aîné de Julien devenu Pierre Loti ; Gustave médecin-chirurgien de la marine, premier photographe de Tahiti, malade, immergé dans le golfe du Bengale, le grand drame de Julien - et Tahiti imprègne le galetas de la Maison du frère cadet. 

. Henri Mériot, relieur, écrivain, poète, qui recevait en son atelier doublé d'un cabinet de lecture devenu ensuite salon littéraire à Rochefort, rue Cochon-Duvivier. Il entretenait des relations épistolaires avec de nombreux intellectuels - et à Rochefort avec Pierre Loti - (voir le travail d'Alain Quella-Villeger sur "les aspects de la vie culturelle rochefortaise dans les années 1880" :  http://seucaj.ifrance.com/meriot.htm

. Il n'oublie pas Victor Hugo, de passage à Rochefort, venant du sud de la France avec Juliette. Il apprend en lisant "Le Siècle" au Café de la Paix, la mort de sa fille chérie, Léopoldine, noyée avec son mari dans la Seine. Désormais ce lieu a une histoire qui se transmet...

. La Place Colbert avec la préparation du tournage "des demoiselles de Rochefort" de Jacques Demy (1967), Alain Quella-Villeger a fait partie des jeunes figurants et a vu la Place Colbert transformée en couleur pastel, immense salle de danse devenue définitivement pour certains "la place des demoiselles". 

     Ce sont donc quelques uns des choix du conférencier pour évoquer Rochefort.  

Pour mieux connaître la production d'Alain Quella-Villeger et maintenant son métier d'éditeur : voir son blog http://alain-quella-villeger.over-blog.com

  

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"Le Tour de France, la naissance d’un mythe"

(cf. le 18/05/17  conférence de Raymond Roucheyrolle, historien du Tour de France (vélo).

 

             Le 1er juillet 1903 est donné le départ du premier Tour de France. Ce jour mémorable marque le début d’une prodigieuse aventure. Il représente en même temps l’aboutissement d’un long processus qui nait quarante ans plus tôt avec la fabrication des premiers grands-bis à roues en bois cerclées de fer.   

             Ce récit qui résulte de mois de recherches minutieuses menées au sein des archives de la BNF nous replonge dans l’histoire de la Troisième République, avec ses scandales dont celui de l’affaire Dreyfus et nous invite à revivre les grands duels de la fin du XIXème siècle : ceux qui se jouent sur les routes lors des premières grandes courses cyclistes bâties à coup de surenchères et ceux que se livrent les quotidiens sportifs qui les organisent.

             De ces luttes grandioses qui ont pour théâtre les salles de presse et qui se répercutent au sein des pelotons, nait le premier Tour de France. 

             C’est cette période passionnante et mouvementée de la genèse du cyclisme que cette conférence fait revivre. 

 

             En effet, M. Roucheyrolle se centera sur la première période - approximativement de 1903 à 1914 - de cette épopée qu'est le Tour qui se poursuit aujourd'hui dans des conditions toutes autres. 

             C'est "la période des pionniers" qui succède après celle des adaptations techniques (le pédalier, les roues de diamètres égaux, etc..) sur le grand-bi, (voir précisions à partir de ce blog d'amateurs documentés :  http://cycloclub-varangeville.fr/histoire-des-velos)

... il fallait concevoir des parcours, surtout lancer des défis et essentiellement être victorieux - climat revanchard après la guerre de 1870 - . Les drapeaux tricolores sont exposés, l'exercice physique est mis à l'honneur, les femmes s'initient à ce nouveau sport : la vélocipédie, la liberté... on créé des cartes de France, on initie les français à la géographie au moment même où Jules Ferry décide une obligation pour tous de savoir lire, écrire et compter.

            Une grande course est organisée par les bordelais : Bordeaux-Paris - dès la fin de la guerre de 70.

            En 1871, un Paris - Brest - Paris, 3 jours de course, 2 nuits sans sommeil, suivi par le journaliste, Pierre Giffard, qui fait la une du "Petit Journal"  

 

             Bref c'est une nouvelle ère qui s'ouvre grâce à la "petite reine".

             Evidemment la presse s'est emparée dès le début de cet élan, elle sera tantôt support efficace pour porter à la connaissance du public ce grand événement mais aussi souvent sujet à entrave pour le Tour. 

             Du reste, la course est organisée pour la première fois en 1903 par Henri Desgranges (cycliste lui-même) et Géo Lefèvre, pour augmenter les ventes du journal "L'Auto", dont le rédacteur en chef est Pierre Giffard.... Ce journal sera l'organisateur de la course jusqu'en 1939.

  

            Départ de Mongeron (Essonne), 60 des 80 engagés sont au rendez-vous (roue-libre, pas de frein, poids du vélo : 20 kg, distance totale : 2 428 km en 6 étapes). 

             C'est un ramoneur de Savoie, Maurice Garin qui remporte le 1er Tour de France. Il arrivera également en tête pour le deuxième Tour mais sera déclassé. 

 

 

                      tour de France 1er juil 1903 Montgeron 001.jpg     Tour de france affiche parcours 001.jpg

                           01 07 1903  Départ de Mongeron                           1ère affiche du Tour

               

           Dès le premier Tour, Rochefort est ville de passage après avoir franchi le pont de Tonnay-Charente... (voir sur place le panneau indiquant cet événement)...    

 

                                                       Tour de France à Tonnay charente.JPEG

 

               1905, première étape de montagne avec l'Alsace et l'ascension de son ballon...

               1907, le massif de la Chartreuse...    

               1911 , le Galibier, les Pyrénées avec Bagnères...

               Cependant que de nombreuses péripéties interviennent dans l'organisation du Tour ; tentative d'empoisonnement, d'attentat, etc... 

               1919, le maillot jaune est remis au vainqueur, jaune comme la couleur du journal "L'Auto".

 

               de 1946 à 1960 "la période glorieuse", avec les Robic, Coppi puis Bobet, Anquetil, Bahamontes.... 

période favorisée par l'arrivée de la télévision dans les foyers. La France se passionne pour le Tour et ses vainqueurs. 

               - en 1953, (50ème anniversaire du Tour), Louison Bobet rend hommage à Maurice Garin...        

              Bref, si vous êtes intéressé ou passionné comme Raymond Roucheyrolle, qui a fait de nombreuses recherches notamment sur les débuts de cette longue histoire du Tour : lisez son livre qui vient de sortir en librairie - voir article Sud-Ouest du 19/05/2017.

 

    livre Roucheyrolle sur Tour de France 001.jpg     livre Faucheyrolle tour de france.jpg

 

                Pour compléter votre documentation, un tour au musée des arts et industries de Saint-Etienne :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_d%27art_et_d%27industrie_de_Saint-%C3%89tienne 

               

                Une littérature importante existe sur le Tour :

notons entre autres qu'Albert Londres a écrit en 1924 : "Les forçats de la route et Tour de France, tour de souffrance", coll. "Motifs", Paris, Le serpent à plumes, rééd. 1996.

plus près de nous, Jacques Chancel "Le Tour de France d'antan", Paris, HC Éditions, coll. "Images d'antan", 2013.

Antoine Blondin, écrivain et journaliste, a participé de nombreuses années au Tour publiant de célèbres chroniques dans "L'Equipe".                                          

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 "Verlaine (1844 Metz - 1896 Paris) et Rimbaud (1854 Charleville-Mézières - 1891 Marseille) : un drôle de ménage" 
(cf. le 4/05/2017, conférence de Jean Aubry, professeur de lettres, ancien responsable de l'Université Inter-âge de St-Nazaire).   

 

             La conférence retrace d'une part, la vie de Rimbaud (lequel veut "expérimenter tous les possibles" pour  atteindre le maximum de génie littéraire) et d'autre part, une grande partie de celle de Verlaine, un être assez frustre, attiré par la vie de bohème, se laissant complètement influencé par Rimbaud de dix ans son cadet... jusqu'au drame de Bruxelles (suite à un chantage, Verlaine blesse d'une balle Rimbaud).

                Il s'agit des années qu'ils passèrent en commun à Paris (rencontre en 1871), puis à Bruxelles et à Londres (1872-1873), période que Rimbaud lui-même qualifiait de "drôle de ménage". 

                 Les œuvres écrites par les deux poètes à cette époque sont largement développées de même que celles de Baudelaire. De nombreux sites internet vous présentent Verlaine et Rimbaud qui ont marqué le XIXème siècle. En voici un complet puisque en plus de leur biographie, vous aurez en audio une sélection de leurs poésies les plus connues

http://clpav.fr/poemes-audio/rimbaud-verlaine.htm

 
 
                               Verlaine et Rimbaud 001.jpg
 
 

                                                  La pleiade Verlaine.jpg       La pleiade Rimbaud.jpg
                                      on retrouve les deux écrivains dans la collection de la Pléiade 

 

              Charleville-Mézières (Ardennes) possède un musée Rimbaud - voir  http://musees-de-france-champagne-ardenne.culture.fr/musee1_rimbaud.html

             A Juniville (Ardennes), on peut visiter le musée Verlaine, c'est l'ancienne auberge du Lion d'Or : http://fr.wikipedia.org/wiki/Musée_Verlaine 

           Le cinéma n'a pas fait l'impasse de la relation complexe Verlaine-Rimbaud :

voir le film "Rimbaud Verlaine" d'Agnieszka Holland,  sorti en 1997 - Leonardo Di Caprio interprète Rimbaud, David Thewlis, Verlaine, Romane Bohringer, Mathilde, la femme de Verlaine. 

 

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"Le moulin Hubert et l’Association AMAR" (Association du Moulin de l’Arsenal de Rochefort) 

(cf. le 13/04/2017 présentation de Pierre Gras, Administrateur de l’Hermione).

 

           C’est en 1805 que Jean-Baptiste Hubert, jeune ingénieur de la Marine, issu des premières promotions de l’école Polytechnique, conçoit une drague destinée à dévaser l’accès à la double-forme de radoub. Cette drague est animée par un moulin à vent en bois, qui entre en fonction en 1806. 

          Depuis de nombreuses années, l’idée de construire une réplique à l’échelle 1 de ce moulin a été souvent émise par les acteurs du territoire.

        "L'Association du moulin de l'arsenal de Rochefort" a été créée il y a moins d'un an, constituée de membres passionnés pour mener à bien ce projet.

 

         L'AMAR, par le biais de You Tube, nous permet de retrouver la conférence (trois parties) :

https://www.youtube.com/channel/UCF1PflVRDi_YwqMNDi8kdiA

 

         Chacun peut voir la maquette du moulin de l'architecte naval et ingénieur Jean-Baptiste Hubert (1781-1845), installée au Musée de la marine de Rochefort. Construit en 1806, unique en son genre, il figurait à l'entrée de la double forme dans le port. Il comprenait un treuil mû par le vent sur lequel s'enroulait un câble attaché à une barque équipée d'une drague qui raclait le fond de la Charente.

 

                 moulin à dévaser d'Hubert maquette Musée marine 001.jpg

 

 

                  Depuis la création de l'association AMAR, une lettre d'information a été publiée reprenant son objectif, l'Assemblée Générale constitutive, la composition du Conseil d'administration, et une petite revue de presse (voir le n°1).   

  La-lettre-du-moulin-Hubert-janv-2017.pdf

 

                En attendant des éléments d'information concernant l'avancée du projet (faisabilité et partenariat), vous pouvez voir que ce dernier figure en bonne place sur le site du Musée des arts et métiers à Paris : 

http://www.arts-et-metiers.net/musee/le-moulin-hubert-de-rochefort

et a reçu le soutien de la Fédération des Moulins de France (un beau site à consulter) :

http://fdmf.fr/index.php/documentation/articles/vie-des-associations/738-le-projet-du-moulin-de-l-arsenal-de-rochefort-recoit-le-soutien-de-la-federation-des-moulins-de-france

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"Presse et pouvoir en France de la révolution à nos jours"

 

(cf. le 10/04/2017 conférence de Jean-Yves Mollier, Professeur émérite d’Histoire contemporaine Université de Versailles - St-Quentin-en-Yvelines. 

 

      Co-fondateur et ancien directeur du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (1998-2005), notre conférencier a également dirigé l’Ecole doctorale des sciences humaines et sociales de son université (2005-2014). Auteur de nombreux ouvrages, il a récemment publié "Edition, presse et pouvoir en France au XXe siècle" (Fayard, 2008), "La mise au pas des écrivains", "L’impossible pari de l’abbé Bethléem au XXe siècle" (Fayard, 2014), "Une autre histoire de l’édition française" (La fabrique éditions, 2015) et "Hachette, le géant aux ailes brisées" (L’Atelier, 2015).

 

             Presse et pouvoir : on pourrait dire un couple indissociable qui tantôt s'aime et tantôt se déteste, mais l'un a besoin de l'autre pour vivre. La presse, appelée à présent "média" (pour englober toutes les techniques modernes et réseaux), est nourrie par la vie intellectuelle ou politique et celle-ci ne peut exister sans communication.

 

              On parle d'un "quatrième pouvoir" (utilisé depuis Tocqueville) dans la mesure où la presse influence grandement l'opinion publique et les acteurs de la politique - c'est devenu plus qu'une évidence aujourd'hui.  

 

             Il en a été ainsi au cours des siècles mais jusqu'à ces cinquante dernières années, il s'agissait exclusivement de la presse écrite avec les journaux ou feuillets représentant chacun une opinion politique.  Avant la révolution française, il fallait obtenir l'autorisation de publier auprès du roi ; les censeurs royaux n'ont pu suivre compte tenu de l'importance des demandes de libelles, gazettes, nouvelles.

 

           En 1789, avec l'article IV de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen définissant la liberté de la presse, ce sont 1500 périodiques qui ont suivis... Citons en quelques uns :"Journal des débats et décrets" (de la Constituante) devenu ensuite "Journal de l'Empire" sous Napoléon ; le "Journal politique et national" (Rivarol, royaliste), "les actes des apôtres" (Peltier), "l'ami du peuple" (Marat, radical), "Le père Duchesne" (Hébert), "le tribun du peuple" (Babeuf), etc... mais de nombreux journalistes seront exécutés ou le matériel confisqué faisant que les publications seront très réduites au début du XIXème siècle. La liberté de la presse est rétablie par Napoléon en 1815 et à nouveau une large diffusion commence à se faire par la poste, le format évolue, les techniques d'encrage aussi, les caricatures sont omniprésentes.

 

Mais la censure est toujours présente et une nouvelle loi sur la liberté de la presse voir le jour le 29 juillet 1881.

 

http://gallica.bnf.fr/html/und/presse-et-revues/presse-de-la-iiie-republique-1870-1940 

 

(voir au Musée d'Orsay la galerie dédiée à la presse qui montre la variété des journaux produits de la Restauration jusqu'au début du XXème siècle).

 

                Pour M. Mollier, quelques grandes affaires ont servi la presse et celle-ci s'en est servie ou en a été victime : "au bagne" d'Albert Londres, journaliste, a permis la fermeture du pénitencier de Cayenne ; ses articles sur la traite des noirs ou la situation des asiles en France et d'autres scandales ont été portés à la connaissance du lecteur, le scandale du Panama et ses fameux emprunts (voir ouvrage de notre conférencier), 

 

                           scandale du panama de jy Mollier.jpg

 

.... l'affaire Dreyfus avec la publication du "J'accuse" d'Emile Zola, l'affaire des médailles (légion d'honneur) achetées et revendues... la position de Romain Rolland durant le déclenchement de la guerre de 1914, discours pacifiste "au-dessus de la mêlée", l'affaire des emprunts russes... , le récit de Jérome Lindon sur les tortures durant les événements d'Algérie, ses prises de position lui vaudront persécution et condamnation et plus récemment les campagnes de presse pour les candidats : Jacques Ségala pour Mitterrand puis Sarkozy, etc... 

 

             Les relations presse-pouvoir ont évolué au cours des siècles, le métier de journaliste également (disparition des correspondants de guerre, de la presse d'investigation... ) mais multiplication des groupes de presse, transformation de la distribution (voir livre sur l'affaire Hachette de J.Y. Mollier "Hachette, le géant aux ailes brisées"et bien sûr développement des différents supports : télévision, internet et réseaux sociaux, au détriment de la presse papier. 

 

            Faut-il déplorer le "trop d'information" - à différencier du "trop de communication" - ?    

 

            A chacun de faire ses choix avec discernement.   

 

Lire "Presse et pouvoir en France au XXe siècle, Fayard, 2008, 495 p. produit par J.Y. Mollier.

 

Voir ou revoir au cinéma "Citizen Kane" avec Orson Wells, grand magnat de la presse (1941). 

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"A la découverte du Feng Shui"    

(cf. le 6/04/2017 présenté par Corinne Castiglione, décoratrice d’intérieur, consultante Feng Shui et experte en géobiologie, exerce sur La Rochelle. 

 

              "Feng Shui signifie littéralement "le vent et l'eau". C'est un art millénaire d'origine chinoise (Lao Tseu) qui a pour but d'harmoniser l'énergie environnementale d'un lieu de manière à favoriser la santé, le bien-être et la prospérité de ses occupants. Cet art vise à agencer les habitations en fonction des flux visibles (les cours d'eau) et invisibles (les vents) pour obtenir un équilibre des forces et une circulation de l'énergie. Il s'agit de l'un des arts taoïstes, au même titre que la médecine traditionnelle chinoise ou l'acupuncture, avec lesquelles il partage un tronc commun de connaissances".

  

             En effet, Mme Castiglione orientera plus particulièrement son exposé sur le concept de "vivre et habiter en harmonie" qui relève bien du feng shui, une des huit branches des arts chinois, symbolisé par le vent et l'eau (souffle et vie ou énergie (ou Qi) et matière).

 

             Le Ying et le Yang (ou Tai Ji, le grand commencement en chinois), couple opposé, mais complémentaire et indissociable sont également pris en compte dans cette science ou cet art.

 

             Le feng shui respecte les lois de la nature, il induit une solidarité totale entre l'homme et celle-ci. D’autre part, cette science est basée sur la logique et les lois mathématiques, elle est infinie…. 

            Le feng shui découle d’un principe ancestral : le Kan-Yu. 

            le yu = terre            et              le kan = ciel

 

Plaines et montagnes                             les steppes

 

Ecole des formes :                                Ecole de la Boussole (indispensable)

 

(Couleurs, formes, orientation)             L’astrologie                  

 

La géobiologie                                       Les étoiles volantes                                           

 

- la mémoire des sols et des murs            

 

- les réseaux géologiques

 

- les eaux souterraines

 

- les failles géologiques.

 

Les animaux (symbolisés et positionnés dans la maison) : serpent, tortue, dragon, tigre, phénix.

 

            Toutes ces notions entrent en ligne de compte pour déterminer la meilleure construction et/ou le meilleur aménagement d’une maison avec les différents espaces ou secteurs tendant à une harmonie générale et un bien-être pour ceux qui l’occupent. Les cinq éléments : feu, terre, eau, métal, bois doivent être utilisés. Il n’y a pas de pièce ou de coin vide (voir pour cette étude, l’utilisation du "carré magique").          

 

            Le feng shui est appliqué dans les lieux de vie (maisons individuelles ou immeubles), de travail (commerces, grandes entreprises, collectivités), les jardins privés, publics, parc d'attractions, le domaine de la santé (une orientation, une couleur de pièce seront en lien avec tel ou tel organe du corps, par exemple).

 

           Citons quelques secteurs où l’on trouve des réalisations "feng shui" :

 

La pyramide du Louvre, les magasins comme «Nature et découvertes», Marionnaud... la piscine d’Issy-les-Moulineaux (92).

           La SNCF, Orange, IBM, Ford, Mark et Spencer, des banques…  

Des personnalités font appel à cette science pour des marques, des logos… 

 

          Mme Castiglione  en tant que consultante feng shui et experte en géobiologie étudie tous projets d’aménagement et conseille particuliers ou professionnels. Elle  respecte les règles de cette science et ne veut pas se prêter au "folklore" tel qu’il a existé dans les années 80 en Occident.

 

Son adresse de messagerie : contact@notreterrenotrevie.fr 

  

Quelques lectures :

"Feng Shui, force d'harmonie" d'Alexandra Viragh, ed. Trajectoire ed. 2015 

"Feng shui pour l'architecture" 2 tomes deSimona F. Mainini,  ed. IFS 2014  

"Le feng shui en France Aménagement de l'espace, aménagement de soi  -  essai  - 

 de Fanny Parent, ed. l’Harmattan 2012 

 

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"L’intelligence du religieux René Girard penseur de la violence" 

(cf. le 23/03/2017 Conférence de Benoit Chantre, Docteur ès lettres, éditeur, membre de la Fondation Imitatio (San Francisco), Président de l’Association Recherches Mimétiques.

 

             Cette dernière a pour objet de structurer la recherche liée, d'une manière ou d'une autre, à la théorie mimétique issue des travaux de René Girard (Avignon 1923 - Stanford nov. 2015) et d'organiser sa diffusion en langue française.  http://rene-girard.fr

 

             B. Chantre est l'auteur de livres d’entretiens ("Achever Clausewitz" avec René Girard, "Le Choix de Pascal" avec Jacques Julliard, "La Divine Comédie" avec Philippe Sollers), et d’un essai sur Charles Péguy ("Péguy point final"), il a collaboré à plusieurs revues (Art Press, Espr it, L’Infini, La Revue des deux mondes) et travaillé pour le théâtre et l’opéra. Il vient de publier  la biographie de René Girard.

 

            Il nous présente aujourd'hui le livre "les derniers jours de René Girard" ed. Grasset 2016. 

 

                          Livre Benoit Chantre sur R. Girard.jpeg

 

 

 

 

 

                 Parti très jeune au Etats-Unis pour exercer comme professeur de littérature comparée, philosophe, antropologue, - il est l'inventeur de la théorie mimétique qui, à partir de la découverte du caractère mimétique du désir, a jeté les bases d’une nouvelle anthropologie. Il se définit lui-même comme un anthropologue de la violence et du religieux.

 

                   Benoît Chantre nous interpelle :  "Face au déferlement de la violence terroriste, il devient urgent de s’interroger sur le devenir de nos démocraties, notamment dans leur rapport à la religion. On doit à René Girard la découverte du rôle structurant d’un certain type de violence à la racine du politique. Le religieux archaïque était de la violence contenue par des rituels et des prohibitions : il était violent et il empêchait la violence de déborder.

 

           "Une violence déchaînée n’est donc plus, en tant que telle, une violence religieuse : elle témoigne d’un épuisement du religieux. Deux conclusions s’imposent donc : 

1/ la fameuse "sortie de la religion" ne mène pas nécessairement à la démocratie, 

2/ la démocratie doit apporter une réponse politique aux désordres politico-religieux qui la menacent. Mais pour cela, elle devra avoir l’intelligence du religieux". 

  

Citons le plus connu des ouvrages de René Girard : 

 

             "La violence et le sacré", paru en 1972. La thèse est celle du "mécanisme victimaire", selon lui à l’origine de toute forme de religieux archaïque et extrémiste. A son paroxysme, la violence se fixe toujours sur une "victime arbitraire", qui fait contre elle l'unanimité du groupe. L'élimination du bouc émissaire devient alors un impératif collectif. C’est elle qui exorcise et fait retomber la violence du groupe. La "victime émissaire" devient sacrée, c'est-à-dire porteuse de ce pouvoir de déchaîner la crise comme de ramener la paix.

 

et un film d'entretien avec René Girard  "La Violence et le sacré", Arte, 2005.

 

René Girard avait été élu à l'Académie française en 2005. 

 

            Son oeuvre et sa pensée sont largement étudiées en France au niveau universitaire ou lors de colloques internationaux avec des intellectuels interdisciplinaires comme Michel Serre, Jean-Pierre Dupuis, Robert Calasso, Olivier Rey...   

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"Les canaux de Suez, histoire et enjeux" 

(cf. le 20/03/2017 conférence de Marc Blanchard, Agrégé d'histoire, Inspecteur d'Académie.

 

           M. Blanchard a été déjà accueilli par l'UTL pour ses exposés : "Bonaparte en Egypte" le 17/2/2014  et "les obélisques" le 7/03/2016, il connaît très bien l'Egypte pour y avoir vécu.

 

           Aujourd'hui c'est une présentation très détaillée et structurée de l'histoire du Canal de Suez (qu'il a préféré mettre au pluriel compte tenu des nombreux projets et travaux au cours de l'histoire portant sur cet isthme).  

 

           Il a bien voulu nous remettre son résumé pour les internautes.  

 

                                      photo porte containers et chameau.jpg

 

 

 

           

 

 

 

 

 

 

 

          L’isthme de Suez est situé entre deux masses continentales : l’Eurasie et l’Afrique. Très tôt l’idée de le franchir par une voie maritime permettant la communication entre la méditerranée et la Mer Rouge s’est imposée. C’était ouvrir une nouvelle voie commerciale maritime entre le monde méditerranéen et l’Extrême-Orient.

  

               Le premier à mettre en œuvre cette idée est Sénousert (alias Sésostris), pharaon du XIXème siècle avant notre ère. Le canal reliait alors la Mer Rouge à la branche la plus orientale du delta du Nil. Ce canal nécessitait (c’est encore vrai de nos jours) un entretien permanent, notamment pour le désensabler. Ramsès II accordait une grande importance au canal (des textes nous l’indiquent).

 

              Un de ses successeurs lointains, Nékao II a voulu le recreuser après une période de délaissement, mais les Perses ont alors conquis l’Egypte et c’est Darius 1er qui a creusé un nouveau canal au tracé légèrement différent du précédent. Ensuite, après la conquête d’Alexandre, les Ptolémées ont assuré l’entretien du canal et l’ont même élargi.

  

              De même les empereurs romains jusqu’à la séparation en 395 en Empire d’Orient et Empire d’Occident. Avec la conquête arabe de l’Egypte, le canal de Darius a continué d’être utilisé jusqu’au VIIIème siècle au cours duquel le calife Al Mansour l’a rebouché pour se venger des Médinois en rébellion.

  

              L’idée de recreuser un canal est réapparue de loin en loin pour relancer le commerce en Méditerranée. Bonaparte a fait procéder à des mesures topographiques en ce sens lors de l’expédition d’Orient. Mais c’est de Lesseps, diplomate durant cinq ans en Egypte qui s’est passionné au XIXème siècle pour le sujet. Après voir noué de solides relations amicales, il a profité de la nomination du vice-roi Saïd Pacha pour lancer un projet de percement. Une commission internationale a d’abord élaboré un projet, puis la création  de la Compagnie Universelle du Canal de Suez a permis en 1858 de trouver des financements (grâce essentiellement à des petits porteurs français et au gouvernement égyptien). Le percement a nécessité 10 ans de travaux dans des conditions difficiles de 1859 à 1869. L’inauguration, le 17 novembre 1869 a été particulièrement solennelle. L’invitée d’honneur était l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III.

 

              Tout de suite le canal a été une réussite avec un trafic toujours croissant malgré l’hostilité initiale du gouvernement britannique. Entre les 2 tiers et les 3 quarts des bateaux empruntant le canal jusqu'à la première guerre mondiale sont anglais. Les Anglais sont entrés dans le capital de la Compagnie en 1875 avec le rachat des actions du gouvernement égyptien alors en quasi faillite.

 

       plan général du canal de suez.JPEG                        Statue de Lesseps à Port Saïd.jpg

 

         plan de 1928 - Compagnie Universelle

         du Canal de Suez                                                            statue de F. de Lesseps, de Fremiet

                                                                                                    inaugurée en 1889  Port-Saïd (déplacée)

 

  

               Le canal a été menacé lors de la première Guerre mondiale par une armée turque vite repoussée et lors de la Seconde Guerre mondiale par l’Afrika Korps de Rommel mais la navigation sur le canal n’a jamais cessé même pendant la guerre consécutive à la nationalisation de 1956 par Nasser. 

 

               La défaite militaire de Nasser s’est muée en victoire politique et le canal est devenu la propriété de l’Egypte. Nasser a voulu interdire la navigation sur le canal aux navires israéliens en 1967. Cela a provoqué la Guerre des 6 jours durant laquelle le Sinaï a été perdu par l’Egypte. L’utilisation du canal était impossible, des épaves et des engins explosifs l’empêchaient. Nasser décède en 1970 et son successeur Sadate permet la réouverture du canal en 1975, après avoir lancé une opération militaire contre Israël (guerre du Kippour en 1973).

 

               Très récemment, l’actuel chef de l’Etat, le maréchal Al Sissi a réalisé un vaste programme, conduisant au doublement du canal. Auparavant la navigation s’effectuait en convois alternatifs dans un sens puis dans l’autre, depuis 2015, la navigation dans les deux est permanente. Cela permet d’envisager l’avenir du canal avec un certain optimisme. 

 

                                              canal Suez croisement 1975.jpg

 

Il assure toujours les liaisons maritimes les plus rapides entre l’Europe et l’Extrême-Orient ou l’Australasie. Ses revenus sont essentiels pour l’Egypte mais son importance est toujours cruciale pour le commerce  en Méditerranée, donc pour le développement de la façade méridionale de l’Union Européenne.  (texte de Marc Blanchard). 

  

Quelques références bibliographiques :  

- Les archives de Ferdinand de Lesseps : lettres, journal et documents pour servir à l’histoire du canal de Suez, 5 séries, Paris Didier de 1875 à 1881 ;  

La Compagnie du canal de Suez. Une concession française en Egypte, 1888-1956, Paris 2008.  

-  Histoire du canal de Suez, par Caroline Piquet, Paris Editions Perrin, 2009  

- Suez, 50 siècles d’histoire, par Bernard Simiot, Paris Edition Arthaud, 1974.

  

Il existe un musée Ferdinand de Lesseps et du Canal de Suez 1, rue d'Astorg à Paris 8eème - non ouvert au public, visites sur invitation ou aux journées du patrimoine - un aperçu des lieux sur : 

 

http://paris-bise-art.blogspot.fr/2014/01/musee-ferdinand-de-lesseps-et-du-canal.html

 

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"Fernand Braun, un photographe républicain en Saintonge (1878-1948)" 

(cf. le 13/03/2017 présentation de Benjamin Caillaud, historien, chercheur à l'Université de La Rochelle. 

 

                Fernand Braun a édité plus de 4 000 cartes postales de la région de Royan à la Belle Epoque, des clichés originaux révélant à la fois un véritable artiste et un homme engagé pour la République.  

 

                           livre de Benjamin Caillaud sur Fernand Braun.jpg

  

              B. Caillaud nous propose de reprendre le thème du "photographe des Charentes et homme engagé pour la République" qui a fait l'objet de sa thèse universitaire et d'un livre qu'il nous présente aujourd'hui illustré de nombreuses cartes postales des deux Charentes ; 600 clichés reproduits évoquant le développement du littoral, le tourisme balnéaire (les bénéfices de la vie au grand air), et pour Royan, les constructions de toute sorte qui vont avec les plaisirs (le casino municipal en 1895) le confort (les villas des bordelais puis des parisiens, les chalets), le progrès social (les gares, les commerces, le tramway), et surtout les écoles, les écoles de la République dont les élèves représentent l'avenir du pays, sujet privilégié de Fernand Braun qui induira par la suite ses choix professionnels, ses relations personnelles et politiques. 

 

                  Fernand Braun est issu d'une famille de grands photographes en Alsace (le métier d'art se développe rapidement après la peinture, beaucoup y trouvent un intérêt financier) son oncle Adolphe Braun se spécialise, grâce à la technique du tirage au charbon, dans la photo d'oeuvres d'art, ce qui est novateur et qui implique, d'autre part, de rencontrer de nombreux artistes. 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_photographie                    

 

                 Malgré la célébrité de la Maison Braun, Fernand Braun quitte l'Alsace au moment de la guerre de 1870 et se fixe à Angoulême. Il s'intéresse au portrait qui deviendra par la suite une mode avec une évolution des sujets traités : personnels, familiaux mais aussi des célébrités, personnages politiques, artistes, puis du patrimoine, des paysages, etc... Les photographies sont collées sur un carton à utilisation double, recto-verso ; véritable carte de visite pour se présenter et pour échanger pratiquement dans la journée à une époque où les distributions de courriers étaient au nombre de six par jour...

 

voir détails de l'histoire de la carte postale sur le blog du Musée du même nom, situé à Antibes :

 

http://museedelacartepostale.fr/ 

 

                   Puis Fernand Braun se tourne vers la côte atlantique et s'intéresse plus particulièrement au développement de la ville de Royan qui est de plus en plus prisée et deviendra station balnéaire grâce à Frédéric Garnier, maire républicain. Il voit là de nouvelles ambitions dans son travail de photographe ; il s'y installe en 1895 et ouvre un commerce sur rue pour faire connaitre son art.  

 

                 Il existe de nombreuses prises de vue de fêtes, de paysages, de scènes de plages, qui deviendront en studio autant de décors devant lesquels poseront des anonymes, surtout des touristes déjà très nombreux : 130 000 à chaque saison estivale. 

 

                 Parallèlement, les procédés d'imprimerie en évolution permettent de reproduire sur du papier les cartes postales en nombre considérable. 

 

                                     Magasin photo Fernand Braun Royan.png
             

  

             M. Braun s'intéresse au travers des sujets photographiés, aux élèves, aux écoles publiques, (à noter que son épouse est institutrice). Se développe parallèlement le marché de la photo de classe, puis individualisée, une tradition qui se prolonge jusqu'à nos jours.

 

      M. Braun se préoccupe également du système scolaire existant et dans une mouvance nationale propose un enseignement technique, à l'issue du primaire, ce qui sera mis en place avec les cours d'enseignement supérieur. Ceci concerne la tête mais il ne faut pas oublier le corps de l'élève (filles et garçons) : développement de la gymnastique, des équipements pour la pratiquer afin de devenir "les athlètes de la République"; Il crée avec d'autres militants républicains tout un mouvement d'éducation populaire. Par ailleurs il est nécessaire de préparer les garçons à la discipline et aux combats au cas où... (voir la dernière guerre de 1870), les élèves s'entraînent à se battre avec des armes en bois... 

 

           Il organise des conférences, des débats avec les républicains et commence à se faire connaître des personnalités locales, reçoit les honneurs, les palmes académiques... Son programme est repris par le ministre de l'Instruction publique Emile Combes, devenu Président du Conseil en 1902, et Eugène Pelletan, ancien ministre et sénateur, ainsi que d'autres républicains militants anticléricaux et francs-maçons.

 

Il connait des temps perturbés qui prépareront à la séparation des Eglises et de l'Etat en 1905 et à l'aboutissement de l'école laïque, gratuite et obligatoire.  

 

            Notre photographe, qui a quelque peu mis entre parenthèse sa pratique artistique va suivre un nouveau mouvement qui émerge un peu partout concernant l'origine de l'homme et plus particulièrement la période pré-historique : l'archéologie, la géologie, les fouilles, la découvertes de grottes telles que la Roche-Courbon et de Vilhonneur, près d'Angoulême) seront ses centres d'intérêt et l'occasion de relation (avec Pierre Loti lors de son appel lancé dans la presse pour sauver "le Château de la Belle au bois dormant", propriété de La Roche-Courbon complètement abandonnée).

 

      Nous voyons quelques photos du pont transbordeur, construction métallique de génie inaugurée en 1900. N'ayant pas franchi la Charente, il n'a pas réalisé de vues de Rochefort, ni de La Rochelle. 

 

           Après la première guerre mondiale, il cède son commerce à son fils, Félix et se consacre au sport et à sa passion entomologiste.

 

           En 1935, il est l'un des créateurs et responsables du grand musée de Foncillon où il expose ses riches collections dans un très beau cadre au premier étage de l'ancien casino. Avec la destruction de la ville de Royan, en 1945, c'est aussi la destruction de l'oeuvre de sa vie avec l'ensemble de ses clichés qui auront fait son renom. Il décède dans une maison de retraite au Gua en 1948.  

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  "Deux auvergnats au service de l’Amérique : La Fayette (1757-1834) et l’amiral d’Estaing (1729-1794) et la campagne américaine de 1778, deux terriens outre-mer"  

(cf. 27/03/2017 présentation de Patrick Villiers, Professeur émérite en Histoire moderne, Vice-Président et trésorier de la Société Française d’Histoire Maritime. 

  

        "Rien dans les origines familiales du comte d’Estaing comme de La Fayette ne les prédestinent à combattre pour l’Indépendance des Etats-Unis en révolte".

  

              Le sujet est très vaste et cette rubrique n'a pas la prétention de refaire la conférence. Surtout notre public pour la plupart résidant à Rochefort ou dans la région ne découvre pas La Fayette aujourd'hui ; ses connaissances et son intérêt pour le personnage ont été réanimées avec la reconstruction de l'Hermione.

 

 

                  La Fayette peinture de Joseph Désiré Court 001.jpg

 

              C'est en mars 1780, pour la seconde fois, que le jeune major général de La Fayette embarque à bord de l'Hermione conduite par La Touche-Tréville afin de combattre aux côtés des insurgents américains qui luttent pour leur indépendance.

 

      Février 1977, premier embarquement à Pauillac pour l'Amérique de ce jeune de vingt ans, plein d'ambition (et aussi de prétention), qui allait devenir quelques années plus tard "le héros des deux mondes", un des acteurs principaux de l'indépendance américaine (victoire dans la baie de la Chesapeake, puis à Yorktown avec l'appui des troupes françaises conduites par Rochambeau et de Grasse). Rentré en France, il devint un des initiateurs de la Révolution française ; aux premières places en 1789, lors des Etats généraux, puis lors de la prise de la Bastille. élu général en chef de la Garde nationale en juillet 1789... un des auteurs de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789... Sa vie n'est pas encore terminée, loin de là....  

 

     Sa tombe au cimetière de Picpus à Paris 12ème est ornée du drapeau américain, la Fayette ayant été déclaré citoyen d'honneur américain. 

  

Vous trouverez de nombreuses documentation :  

les origines de Gilbert du Motier, marquis de La Fayette (né en haute-Loire).  

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Chavaniac 

http://enamerique.blogspot.fr/2008/06/la-fayette-une-vie-pour-la-libert.html 

http://www.herodote.net/La_Fayette_1757_1834_-synthese-194.php

 

 

Voir l'ouvrage de notre conférencier, Patrick Villiers "La Fayette, rêver la gloire" 2013, ed. Monelle Hayot. 

Une biographie : "La Fayette" d'Etienne Taillemite, 1989, ed. Fayard.

 une autre différente (après 7 ans de recherches) "La Fayette" de Gonzague Saint-Bris - 2007.

  

Et à Rochefort, 14 juin - ler octobre 2017, nombreuses présentations et festivités autour de La Fayette grâce au musée Hèbre de Saint-Clément, au musée de la marine et à l'association "Rochefort en histoire".

 

 

 

                              expo musée Hèbre La Fayette 001.jpg           

  

        Charles-Henri d'Estaing est né en Puy-de-Dôme (château de Ravel), d'une famille d'aristocrate comme La Fayette. Officier d'Infanterie, colonel à 18 ans, général à 32, il a servi en Inde. Entré à 33 ans dans la Marine, comme lieutenant général, ce sont les circonstances de l'époque qui en ont fait un officier de marine. Marin par obligation ses exploits ne sont pas maritimes (il a servi en Inde) et sa personnalité ne l’a guère rapproché des hommes côtoyés ou dirigés.  

 

                     estaing_d_charles_1.jpg

 

            En février 1778, il reçoit le commandement d'une flotte envoyée en aide aux insurgents américains. Il part de à Toulon pour New-York, C'est le tout début de la guerre avec l'Amérique. A cette date, "la France n’avait pas encore rompu officiellement avec l’Angleterre et c’était à la jeune république du Nouveau Monde que d’Estaing avait le grand honneur de conduire les vaisseaux de la plus vieille monarchie de l’Europe".

 

       Cependant d'Estaing échoue devant Rhode Island et New-York. Puis c'est un demi-succès à la Grenade (Antilles) et échoue encore devant Savannah où il est blessé. Il rentre en France en 1780.

  

          Durant la période de la Révolution ainsi que les années suivantes, son attitude est assez ambiguë. Il dirige la Garde nationale de Versailles. Il brigue le grade de Maréchal de France mais n'obtient que sa nomination au grade d'Amiral (1793).

 

         La même année, il est arrêté et incarcéré, puis jugé en 1794 pour complicité de conspiration contre la république et guillotiné. 

 

        Deux destins très différents pour ces deux aristocrates auvergnats. 

   

La vieille France et la jeune Amérique – Campagne du vice-amiral d’Estaing
de G. Lacour-Gayet - article de la Revue des deux mondes, 1905 : 

 

http://fr.wikisource.org/wiki/La_Vieille_France_et_la_jeune_Am%C3%A9rique_-_Campagne_du_vice-amiral_d%E2%80%99Estaing

  

Vous retrouverez ces hommes et ces événements dans l'ouvrage présenté ce jour par Patrick Villiers 

"l'Hermione" - étude et documents historiques - co-écrit avec Jean-Claude Lemineur - déc. 2015 .

 

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"Goulebenéze le barde Saintongeais (1877 à Burie - 1952 à Saintes)"          

(cf. le 9/03/2017 présentation de Pierre Péronneau, le petit-fils de Goulebenèze, accompagné de deux "patoisants" : Dominique Porcheron dit "La Goule de velours" (parce que sachant imiter Tino Rossi) et Michèle Barranger, alias "L'ajhasse". Ils évoqueront à tour de rôle des poèmes ou chansons écrits par le poète, rendant cette présentation très divertissante.

 

             Livre écrit par P. Péronneau, ed. du Croit Vif                                                                     

                       goulebenèze par Gaston Balante.jpgpeinture de Gaston Balande 

            Pierre Péronneau qui a bien connu son grand-père, s'est pris de passion pour ce grand homme, Marc-Henri Poitevin ou Evariste, appelé Goubenéze (la goule bien aise). Aidé de son fils, M. Péronneau s'emploie à sauvegarder l'oeuvre du patoisant, homme épris de liberté, à la personnalité originale, créatrice et truculente. 

Poète inspiré, il a produit de nombreux textes à déclamer ou à chanter et monté des spectacles (théâtre) qui sont encore repris aujourd'hui dans le saintongeais par de petites troupes. Durant la seconde guerre mondiale, il n'a pas hésité à monter des spectacles qui brocardaient l'ennemi. 

  

                présentation lors de la conférence : documents sur Goulebenéze

                      productions Goulebenéze1.jpg

 

          Journaliste, il écrivait dans de petits journaux de la région "le Subiet", le "Piron", des articles dans l'esprit des chansonniers où l'Etat et les politiques étaient bien égratignés... (ses ancêtres en étaient à Burie mais lui n'avait pas réussi en ce domaine). 

         Il a donné le spectacle d'Hérodiade aux arènes de Saintes (1909).

         A été associé à des prestidigitateurs, les Zorka.

         Il a créé la "noce saintongeaise" devenue un groupe folklorique important (1921).

         A inventé le personnage de la Mérine à Nastasie, joué régulièrement dans la région ainsi que le personnage de "Gueurnut" et de sa famille.           

          ....  et il savait aussi rédiger de belles correspondances à des femmes dont il s'éprenait, c'était un autre trait de ses talents et de sa personnalité. 

         Tout ceci est bien réducteur pour un homme qui n'a cessé d'écrire, de mettre en scène, faire connaître le patoisant qu'il aimait tant. Voir le site http://al.deliquet.free.fr/Bellesaintonge/Goulebeneze.htm               

avec un aperçu de ses écrits et la carte linguistique du poitevin-saintongeais. 

          

         Evidemment les temps changent, nous ne rions plus des mêmes choses et le patois saintongeais est compris par de moins en moins de personnes. Cependant ces dernières mettent beaucoup d'énergie à faire connaître ce patois aux 6000 mots par des soirées de contes et de chansons, par la fête annuelle des patoisants (30ème édition en janvier 2017) et en utilisant des moyens de communication comme le net avec le journal "le Boutillon de la Mérine"   http://journalboutillon.com  avec ses nombreux numéros en ligne. 

        Pour plus de détails concernant sa biographie voir le site Wikipedia Goulebenéze. 

        

             Goulebénèze bio et présenta conf.jpg     le patoisant goulebenèze 001.jpg

 

                  Goulebenéze finit sa vie dans le plus grand dénuement à Saintes, alors qu'il était issu d'une famille très riche et lui-même a possédé le château d'Ecoyeux. 

 

                  Un beau monument pour l'honorer (déplacé trois fois avant de trouver sa place) figure dans le jardin municipal de Saintes.  

 

 

 

A noter un "Dictionnaire français/poitevin-saintongeais" de Vianney Piveteau -Geste éd. 2006

 

"Glossaire des parlers populaires de Poitou, Aunis, Saintonge, Angoumois" d'un collectif, SEFCO- 1992

 

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"La Traviata ou l’interdiction d’aimer"

(cf. le 6/03/2017 présentation de Séverine Garnier, journaliste et critique musicale (Sud-Ouest - Le Parisien). Voir le blog qu'elle a créé pour les mélomanes désirant se tenir informés de l'actualité musicale :   http://www.classiquemaispashasbeen.fr

 

 

                  Séverine Garnier nous invite à entrer dans l'oeuvre de Giuseppe Verdi (1813-1901) avec La Traviata (la dévoyée) qui vient après les succès comme Nabucco , Rigoletto, le Trouvère. La première de la Traviata est jouée à Venise au Théâtre de la Fenice en 1853. 

      Verdi se veut alors un musicien novateur : mélodies plus fluides, expression musicale variée, proche des personnages et de leurs émotions, réussissant à ce que le spectateur soit pris au jeu des émotions. 

      Cependant la première ne fut pas un succès : d'une part, l'opéra a été réalisé dans des délais très courts avec des erreurs d'interprétation ; c'était surtout une oeuvre avant-gardiste puisque s'agissant d'une histoire contemporaine ; jusqu'à lors il s'agissait de récits liés à l'antiquité ou à la mythologie, là, elle touchait une société moraliste, muette quant aux plaisirs des hommes hors du mariage. 

     

      On a pu dire que Verdi a poussé l'opéra jusqu'aux limites du scandale. Il s'agit d'une étude de moeurs dans une bourgeoisie bien pensante où la profondeur des sentiments chez les courtisanes ne peut exister. Il y a conflit entre le statut de femmes libres, en l'occurrence la "cocotte" et l'amour. A cela s'ajoute la maladie, la phtisie, fléau de l'époque évoquant une mort certaine, celle-ci est présente dès le début de l'oeuvre (mais dans une fête organisée). 

       Rappelons que cette dernière est tirée du roman d'Alexandre Dumas, fils, "la Dame aux Camélias", jouée au théâtre en 1852. Verdi fut touché par Marguerite Gautier (qui deviendra sa Violetta), cette femme, victime des séductions mais gardant l'espoir d'être aimée... cependant que le temps passe et que la mort n'attend pas.  

       Opéra en trois actes, le livret est de Francesco Maria Piave.

       Trois personnages majeurs : Violetta (soprano), Alfredo Germont, l'amoureux (ténor), le père d'Alfredo, Giorgio (baryton).  

         En 1854, c'est un triomphe et depuis, la Traviata est l'opéra le plus populaire au monde et l'une des oeuvres les plus jouées. 

         Citons les interprétations les plus remarquables de Violetta : Maria Callas en 1951, 1952, 1955, 1956, 1958 Montserrat Caballé en 1967, 1972, Renée Fleming... voir représentations et prises de rôle sur :  http://fr.wikipedia.org/wiki/La_traviata_:_Premi%C3%A8res_et_prises_de_r%C3%B4le

 

        Severine Garnier nous fera entendre les airs les plus connus : 

. Brindisi "Libiamo ne'lieti calici" (chanson à boire) (Alfredo, L. Pavarotti,  Violetta, C. Bartoldi) acte I,

. "Pura siccome un angelo" (Giorgio, Thomas Hampson) acte II - Choeur et orchestre philharmonique de Vienne à Salzbourg 2005)

. "Addio del passato bei sogni" (Violetta, Anna Netrebko)  acte III - Salzbourg 2005  mise en scène très épurée, celle qui sera reprise par le Metropolitan Opera de New-York, lors de la séance du samedi 11 mars 2017 (retransmission au cinéma ApolloCiné8 de Rochefort).  

 

       Les discographie, vidéographie, filmographie et bibliographie existantes à ce jour (présentées sur le site de Wikipédia La Traviata) montrent que le sujet passionne toujours autant et ce dans le monde entier.         

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  "La prostitution est une ennemie redoutable" 

(cf. le 16/02/2017 présentation par Maryse Maligne, Professeur de psycho-pathologie.

avec pour témoignages Rozen Hicher, ancienne prostituée et Mme X. 

                  Mme Maligne exerce comme Responsable pédagogique et, à ce titre, enseigne à de futurs éducateurs spécialisés les psychopathologies qu'ils pourront rencontrer auprès de personnes prostituées. 

                   On pourra retenir surtout un trouble grave de la personnalité : l'amnésie émotionnelle ou la dissociation traumatique faisant que la personne prostituée, à force de pratique, devient étrangère à son corps, l'esprit et le corps sont dissociés et dans la plupart des cas, l'apport de l'alcool, le tabac, la drogue pris inconsciemment leur permet de poursuivre tant bien que mal leur activité. 

                 Pour Maryse Maligne, il s'agit bien d'une ennemie redoutable, d'un fléau où l'être humain est devenu une chose, un objet : objet de manipulation, de convoitise, de perversion. Il y a dans presque tous les cas répétition de violences subies dès la petite enfance qui se reproduiront encore chez leur descendance. 

                 Entre elles, elles évoquent seulement leur vie de prostituées, leur quotidien... Il n'y a aucune vie ailleurs alors qu'elles peuvent être mariées et avoir des enfants... Quand à l'argent gagné il semble n'avoir aucune valeur et celui-ci est rapidement dépensé en drogues diverses pour faire face aux humiliations de toute sorte, à la honte, à la culpabilité...

                 Rozen est sortie de la prostitution depuis dix ans. Elle a pu avoir une aide psychologique de Maryse Maligne et par ailleurs, s'est investie dans des actions au sein d'associations pour la protection des prostituées. Son dernier combat : sa participation à l'élaboration de la loi sur la pénalisation du client (1500 euros), loi en cours d'application.  La ou le prostitué (il a été très peu question d'homme) a le droit de vendre son corps, le client n'a plus le droit de l'acheter.

 

. voir le site internet de Maryse Maligne :  http://maryse-maligne.com

. le site de l'amicale du nid (association existante depuis 1946)  - voir le témoignage complet de Rozen ("Fleur de Sel" un pamphlet contre la prostitution) :  http://amicaledunid.org

. le site de Muriel Salmona, psychiatre, psychothérapeute qui a écrit sur les violences familiales, conjugales et sexuelles et le phénomène de répétition    http://stopauxviolences.blogspot.fr/

 

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"Quand Nice devint française : Napoléon III et les Alpes Maritimes"

(cf. le 13/02/2017 conférence de Louis-Gilles Pairault, Conservateur du Patrimoine, Directeur des Archives départementales de la Charente Maritime).

      Rappel du contexte historique de M. Pairault :

                 En 1860, la France s'agrandissait de la Savoie et du Comté de Nice. Cet événement un peu oublié de notre mémoire nationale, fut pourtant un basculement complet et brutal, surtout dans le cas de Nice. D'abord parce qu'il était la suite d'un conflit terrible (la bataille de Solférino fut ainsi la plus meurtrière d'Europe depuis la fin des guerres de Napoléon Ier !).

              > Mais aussi parce que ce passage du royaume de Piémont-Sardaigne à l'Empire de Napoléon III fut un changement complet : de souverain, de nation, de lois, d'institution, de langue.

        > Ce fut aussi un moment exceptionnel, fait d'incertitudes et de tiraillements, où "la question de Nice" se retrouva au premier plan d'affrontement guerriers et diplomatiques,  et où - pour la première fois peut-être - une population fut appelée à choisir son destin par référendum... 

 

                M. Pairault ayant été en poste précédemment aux Archives des Alpes-Maritimes, nous bénéficions d'un exposé très documenté et pointu sur la "question de Nice" comme cela a été appelé à l'époque évoquée ce jour.

            Nice a subi de nombreuses péripéties dans son histoire et avant même d'aborder la période régnante de Napoléon III, au XIVe siècle, elle faisait partie de la péninsule italienne (alors pays aux régions disparates par ses dialectes, ses cultures, ses intérêts, ses influences) et appartenant au Comté de Nice.

Après une guerre civile (entre Maison d'Anjou et de Naples), la famille seigneuriale de Provence (les Grimaldi de Beuil) demande son rattachement à la famille de Savoie. Le Comté de Savoie est une puissance, une place militaire importante  qui s'étendra jusqu'à Turin ; Nice est privilégiée grâce à son accès à la mer. Elle bénéficiera d'une grand développement ainsi que les alentours. 

Cependant, Louis XIV, s'autoproclamera Comte de Nice à deux reprises et sa colère ira jusqu'à détruire le château et les remparts de la ville. 

En 1720, le Duc de Savoie est devenu roi de Sardaigne et de Sicile.

En 1792, Nice est envahie par les révolutionnaires et en 1793, Nice est annexée à la France (après vote de la population) et avec la création des départements français, elle fait partie des Alpes-Maritimes - ce rattachement durera jusqu'en 1814 -. Nice connaîtra de grands changements en matière d'urbanisme, de tourisme et d'attrait en particulier des anglais. Nice souhaite surtout le développement d'un port-franc car dans l'immédiat c'est Gênes qui domine.  

 

Cependant de nouveaux événements interviennent avec l'occupation par l'Autriche de l'Italie du Nord (Piémont, Vénitie et Lombardie).

1794, Napoléon Bonaparte, nommé Général en chef de l'armée d'Italie par le Directoire pénètre en Italie contre les armées autrichiennes et piémontaises ; campagne qui se termine par le traité de Campo-Formio.

1814, le premier traité de Paris rend le Comté de Nice à la Maison de Savoie. Les frontières de 1760 entre le comté de Nice et la France sont rétablies. 

Sous le second Empire, les patriotes italiens, avec Cavour et Garibaldi, réclamant l'unité de l'Italie, contre l'Autriche et le royaume de Piémont-Sardaigne, obtiennent l'appui de Napoléon III.

L'armée française est victorieuse à Solférino (1859). L'avantage pour la France étant d'obtenir la cession de la Savoie et du Comté  de Nice. Celle-ci sera effective en 1860.

Le roi Victor-Emmanuel 1er de Savoie accorde ce rattachement ce qui sera entériné par un référendum (un peu arrangé). Ce changement important sera vécu très difficilement, pendant longtemps  par les niçois "étrangers de l'intérieur".

      S'en suivra le grand essor de Nice et sa portée internationale mais l'histoire encore s'imposera avec la Seconde Guerre mondiale qui affectera grandement cette ville. 

                    

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 2 ouvrages de Louis-Gilles Pairault sur l'histoire comtemporaine de Nice 

  

autre livre sur Nice du même auteur : "Le saut des français, un amour de Nice, sous la Terreur" - 2012.

                                                              

Citons un grand film sur l'expédition des Mille (les chemises rouges) de Garibaldi pour libérer la Sicile du pouvoir des Bourbon. "Viva l'Italia" de Roberto Rossellini - 1961

A noter, l'existence de mouvement d'indépendance de Nice : parution du livre d'Alain Roullier "Nice demain l'indépendance"...  

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"Le sacrifice chez les Aztèques"

(cf. le 9/02/2017 conférence de Mickaël Augeron, professeur à l'Université de La Rochelle).

 

        Nous sommes transportés aujourd'hui grâce à M. Augeron dans une civilisation où le peuple est élu du soleil. Ce sont les dieux qui ce sont sacrifiés pour éclairer le monde. Les aztèques ou Mexicas ont renouvelé sans cesse ces sacrifices pour empêcher le retour aux Ténèbres. 

           Cette civilisation s'est étendue au sud et au centre du Mexique au XIII et XIVème siècle avec une dernière vague d'envahisseurs les chichimèques dont sont issus les aztèques qui ont fondé la ville de Tenochtitlan sur les îles du lac Texcoco, qui devint ensuite Mexico, en 1370.  

              Tenochtitlan était le lieu du grand temple, une pyramide immense, témoin des sacrifices. Nous sommes en effet dans une société guerrière (guerre fleurie et guerre réelle, économique, et politicienne ; les deux sont entremêlées) : il s'agit de capturer des prisonniers vivants pour les sacrifier ou en faire des esclaves avant de mourir.

           Tout ceci se fait dans la joie, les danses, la musique ; le sang étant considéré comme une sève sacrée pour les dieux, une "eau précieuse". 

           C'est un grand honneur d'être sacrifié... la pratique la plus courante est l'ablation du coeur, et les têtes des victimes sont ensuite exposées sur un monument. D'autres offrandes sont dédiées aux dieux comme des couteaux sacrificiels en obsidienne.

          A l'occasion d'une fête de sacrifice, la prochaine victime est désignée un an à l'avance... 

          Le sacrifié peut périr par noyade dans les tourbillons du lac Texcoco, ou bien  dans les flammes ou par fléchage. Cela concerne peu les femmes sauf au moment des équinoxes (!) et ce par écorchement. Les victimes étaient mangées. 

          Les animaux n'étaient pas épargnés.

         La victime bénéficiait d'un radieux au-delà, un paradis pour les guerriers morts sur le champ de bataille ou sur la pierre sacrificielle. 

           Pour connaître l'histoire du Mexique, voir Wikipédia toutes les civilisations et peuplades  

          à lire : Michel Graulich, Le Sacrifice humain chez les Aztèques - ed. Fayard - 2005.

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"Le Qatar un confetti qui se prend pour un empire"

(cf. le 6/02/2017 conférence de Gérard Rovarc’h, diplômé de l’Institut de Géographie de Paris – de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale et de l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales.

 

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            L'avant-propos présenté par notre conférencier, très avisé sur le sujet, met d'emblée l'accent sur la complexité de cet état indépendant depuis 1971 ; un territoire minuscule (11 586 km2 - équivalent de nos deux départements charentais) qui veut être une super-puissance dans le monde économique, industriel, commercial, sportif, etc... , voulant être l'ami de tout le monde sans être l'ennemi de chacun, concilier tradition, religion et modernisme et cela au milieu de pays prêts à exploser : Irak, Iran, Arabie Saoudite, Yémen...  

                    Doha, la capitale, 900 000 habitants, concentre l'ensemble de cet Etat, constitué de sable et entouré de petits ports de pêche - le temps est loin de sa richesse perlière presque exclusivement. 

                    Cette richesse a été très largement remplacée par le pétrole et surtout le gaz avec sa liquéfaction (1er producteur au monde de gaz naturel liquéfié). Le taux de croissance du pays était de 18,7% en 2012- osons indiquer : 0% en France -

 

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                   Traditionalistes par leur mode de vie, la monarchie régnante (famille Al-Thani qui compte 6000 membres dont 2000 émirs) dirige le Qatar en faisant de la prospective, plaçant ses excédents en vue de fructification... Ce sont des investissements à outrance dans des fonds souverains tournés plus particulièrement vers l'Europe : la Grande-Bretagne, la France (pour 8%) mais aussi les Etats-Unis et l'islamisme. Des manifestations se sont faites ressentir en Grande-Bretagne et en France pour arrêter cette surenchère... 

             Notons que la population n'est composée que de 9% de qataris qui disposent de nombreux avantages en salaire, logement, eau, électricité, tandis que les migrants (indiens, népalais en majorité) travaillant 48 h par semaine, n'ont pas de syndicat, pas de salaire minimum fixe et logent dans les blocs d'immeubles en dehors de la ville. A noter : 0% de chômage... Cette démarcation durera-t-elle longtemps ? 

          Plus loin nous pouvons voir que le monde change, les dirigeants aussi, au Qatar (l'émir Khalifa Al-Thani a abdiqué en faveur de son fils), et dans le monde (USA notamment), considérons la menace des pays arabes voisins du Qatar et interrogeons-nous sur l'avenir des émirats arabes unis.

        Des transformations inéluctables sont à attendre dans les années à venir. 

        Voir les nombreux sites internet sur cet Etat (une monarchie constitutionnelle depuis 2005) et notamment sur les questions de géopolitique. 

        A lire : "Les vrais ennemis de l'Occident" Alexandre del Valle (ed. L'Artilleur), 2016.

       "Nos très chers émirs" de Patrick Chesnot et Georges Malbrunot, ed. Michel Lafont 2016

       "Qatar, jusqu'où ?" Collection Confluence n° 84 - 2011.

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"Dans les traces de nos ancêtres"

(cf.le 20/02/2017 présentation de Jean-Claude Fairand, Psychothérapeute – Thérapeute familial.       

       M. Fairand souhaite une rencontre avec le public de ce jour pour provoquer un dialogue et faire passer quelques notions sur son travail de thérapeute qu'il exerce quotidiennement depuis de nombreuses années. .             

             Rappel de l'introduction de son intervention. 

               "Nous avons en nous, tous les scénarios de vie, à dose homéopathique ou allopathique, d’où la résonance plus ou moins forte à toutes les histoires que nous rencontrons.

               Nous avons pour nous prémunir de cette dépendance, à appréhender et comprendre l’héritage que nous portons de l’histoire familiale de notre clan ; ce clan, d’où il vient, de quelle région, de quel pays et de quelle quête spirituelle".

 

               L'expérience et le sens des comportements humains, avec la compréhension des interactions qui en découlent auprès des enfants et de leurs familles (la mère et le couple parental en priorité) amènent M. Fairand a considéré l'enfant dès sa naissance (et avant même) comme un sujet ayant essentiellement besoin d'être aimé, il ne demande rien d'autre pour devenir un être libre et se développer.

              "Un enfant s’élève tout seul. Il nous voit voit vivre et nous voit modèle" nous précise M. Fairand.

              Si l'enfant il devient dépendant de son entourage, des transmissions trans-générationnelles (mal être, blessures anciennes, deuils successifs, non-dits, tabous...), il cherchera toute sa vie ce qui lui manque, trouvera des objets ou des êtres qui viendront en réparation mais n'aura pas de réelles relations aux autres, somatisera ses difficultés ou plus grave, pourra présentera des troubles organiques ou psychiatriques au cours des différentes étapes de sa vie.

              Des aides psychologiques et thérapies devront être mises en place qui concernent non pas uniquement le sujet mais ses parents et sa fratrie.

 

             ".... la palette émotionnelle (dont les blessures) propre à un adulte a été construite par le regard des parents et devient sa norme (celle de l'enfant) 

              "Connaître son histoire, c'est connaître ses blessures... " essentiel pour M. Fairand qui pratique différentes méthodes de thérapie : en famille, Gelstalt-thérapie ou thérapie de contact, hypnose, l'auto-hypnose et yoga.   

               Il nous présente aujourd'hui ses deux ouvrages en lien avec ses réflexions : 

 

       sur la traces de nos ancêtre ed Vérone.jpg   la rencontre d'un homme et dune femme.jpg    

          ed. Vérone 2016         ed. Baudelaire 2012

                        

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"Voyage dans l’espace : de la Terre à l’espace le plus éloigné"

  (cf. le 30/01/2017 conférence de Bernard Deleris, Enseignant, Secrétaire du Club d’Astronomie de Gigouzac (Lot).

             Bernard Deleris nous fait découvrir son club d'astronomie situé dans le Lot, département où l'on trouve 3 autres centres d'observation ; le ciel y serait relativement pur avec peu de pollution lumineuse.

            Voyez le blog du centre de Gigouzac (nord de Cahors) avec de belles illustrations stellaires  ; l'observatoire, bien équipé, est ouvert au public et très actif à l'occasion de "la Nuit des étoiles" du mois d'août" avec notamment les pluies d'étoiles filantes.

            Le site http://club-astronomie-gigouzac.over-blog.com/ 

            des histoires racontées par M.Deleris http://www.astrosurf.com/clubgigouzac/divers.htm

 

            Suite à sa conférence qui nous a permis de découvrir le monde des météores et des planètes, M. Deleris désire prolonger ce moment d'évasion grâce à de belles observations qu'il veut nous faire profiter.

 

1 - Galaxie d'Andromède, voisine de la nôtre à 2 millions d'Années Lumière - 11/03/2016
2 - Célèbre nébuleuse obscure de la Tête de Cheval (IC 434) 

 

    UTL Galaxie Andromède HDR 3 cc-2 (2).jpg    UTL Galaxie Nébuleuse tête de cheval.jpg

 
 
 
1 -Nébuleuse du crabe : matière éjectée par la supernova de 1054 (observée par les Chinois)  (Crabe M1 Michel) 
2 - Pléiades : amas ouvert de jeunes étoiles dans la constellation du Taureau, visibles à l'oeil nu et surtout aux jumelles.

 

      ULT Galaxie nébuleuse du crabe.jpg    UTL Galaxie Pleiades d'étoiles.jpg

 
 
 
1 - Lyre : nébuleuse planétaire, reste de la fin de vie d'une étoile du type du soleil : l'anneau est constitué de matière éjectée et l'étoile centrale résiduelle est une naine blanche
2 - Comète Neat : 2001 

 

      UTL Galaxie Lyre.jpg  UTL Galaxie comete-neat.jpg

 

 

Mellac aurore : aurore boréale en Scandinavie photographiée par un de nos membres passionnés

 

                           UTL Galaxie mellac aurore.jpg

  

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"L’image, preuve ou mensonge au service de l’Histoire"

 (cf. le 23/01/2017 exposé d'Yannick Levannier, professionnel de l’image).

             Notre conférencier passionné par l'image, (voir son site internet http://yannicklevannier.net a baigné durant 62 ans dans le monde de la photographie - dont 33 ans chez Kodak puis d'autres agences de photos. Il nous présente en quelques mots le sens de son exposé :

 

           "Dans notre monde de communication par l'image, et celle-ci n'étant naturellement pas objective, il est important de connaître les différentes techniques et outils au service des artistes (peintres ou photographes) pour transmettre une information conforme à la vision qu'ils souhaitent nous faire partager. Forts de ces connaissances, il sera alors possible de mieux lire les images, de les analyser, de les comprendre, et à travers de nombreux exemples, de découvrir comment certaines sont devenues au fil du temps, des vérités, des mensonges ou de la propagande historique".

 

           En effet, si nous disposons avec l'expression verbale l'intonation, par exemple pour orienter notre discours et notre pensée ; avec l'expression écrite la ponctuation, par exemple pour accentuer notre propos, quel pourrait être le moyen d'expression à l'égard d'une image ? 

           Derrière celle-ci (peinture ou photo) il y a toujours la volonté de celui qui en est l'auteur et à partir de cette prise de conscience, un travail de décryptage est nécessaire : comment lit-on une image (connotée, dénotée ; lecture en fonction de notre personnalité, culture, histoire..), est-ce une preuve, une mise en scène, une illusion, une manipulation ? ; l'auteur a-t-il voulu donner une force ou une faiblesse à sa photo et orienter ainsi celui qui la regardera.

           On sait tout le pouvoir que peut prendre une photo grâce aux techniques utilisées de longue date (cadrage, ligne de fuite, lumière-ombre, plongée-contre-plongée, etc...) très largement répandues à présent avec les outils informatiques dont chacun peut disposer, le professionnel ou non peut faire dire ce qu'il veut de sa production. La fabrication de l'image devient support d'une preuve ou d'une controverse (par exemple les photos lors de l'alunissage en 1969... prises à l'occasion d'un entraînement).  

            "Ce n'est pas une image juste... juste une image" Jean-Luc Godard

 

           Si les techniques les plus courantes vous intéressent, vous pouvez vous initier avec des tutoriels, voir le site  http://www.posepartage.fr/

             Tout ceci ne doit pas faire oublier les questions juridiques qui peuvent se poser si vous produisez de l'image http://www.droit-image.com/                                

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 "La résistance précoce en Charente Maritime - le groupe "Tatave" en pays rochefortais"

(cf. le 19/01/2017 conférence de par Philippe Lemaire – fils et neveu de résistants,  ancien enseignant (biologie, écologie, agronomie) puis Proviseur du ministère de l’Agriculture et de la Pêche.

                   "Mon père entra dans le groupe Tatave en octobre 1940 (il a 16 ans alors). Il devint chef de secteur (Rochefort Est-Tonnay-Charente) ; il deviendra après la mi-1943 Adjudant-chef des FFI au sein du Maquis Bir'Hacheim en Charente et ce jusqu'à la libération de La Rochelle à laquelle il participera. Trois de mes oncles seront également dans la Résistance dont un mort au combat, un autre déporté en Allemagne".

 

                     M. Philippe Lemaire, très touché par cette histoire familiale, s'est beaucoup investi pour cette période de la Résistance précoce, en zone occupée (juillet 1940 pour le chef du réseau rochefortais, Gustave Bourreau, dit "Tatave"), a fait de nombreuses recherches documentaires (15 000 pièces épluchées) et enquêtes, a recueilli des témoignages directs ou indirects, a noué de fortes relations avec ceux des membres de ce réseau encore vivants, et se montre très présent lors commémorations touchant la Résistance en Charente-maritime et ailleurs. 

                     Son exposé reprendra tout le contexte politique et militaire du début de la Seconde Guerre mondiale et son organisation que l'on retrouve dans son ouvrage ; les personnes intéressées peuvent se le procurer à la Libraire Pierre Loti, rue de la République à Rochefort

(2ème tome, parution fin 2017) :

 

          Philippe Lemaire Livre grupe Tatave 1er couv.jpg   UTL Livre Philippe Lemaire Tatave 4èle de couv.jpg
     

                   Ce groupe formé à Rochefort de jeunes résistants charentais engagés dès les premiers jours de l’invasion allemande, comptera autour de Gustave Bourreau appelé "Tatave", 17 ans, poyur le sous-secteur Arsenal ;

Georges Lemaire, "Nono" pour le secteur Rochefort-Nord-Tonnay-Charente, père de notre conférencier, un héros de la Résistance inhumé dans la nécropole nationale de Chasseneuil ;

Maurice Terrasson, un cognaçais, conseiller, toujours en vie, et qui n’a jamais revendiqué son passé de résistant ;

Pierre Delajot, "La Roche", pour le secteur de Saint-Laurent de la Prée ;

Marcel Guédon, "Raffin", pour le secteur de Rochefort-Sud et Aviation ;

Emile Billon, "Mimile", conseiller de Gustave Bourreau ; fusillé avec Gustave Bourreau ;

Jacques Parent "Yacou", pour le sous-secteur du Centre-Ville. 

Ce réseau constitue un des cinq groupes de Résistance sur la Charente-maritime. 

                 Ils travailleront essentiellement en relation avec les services secrets britanniques et le réseau Tatave plus particulièrement chargé de renseignements militaires concernant les unités allemandes présentes sur la région. 

                 Le réseau Tatave sera dénoncé un an après, Gustave Bourreau (condamné deux fois) et Emile Billon exécutés pour faits de Résistance le 29 novembre 1941, à Chef-de-Baie - Le site Paul Guéry, situé à La Rochelle, Chef-de-Baie est un lieu de commémoration des résistants de Charente-Maritime.   

                 Récemment, le 27 novembre 2016, M. Lemaire a voulu organiser avec la municipalité de Rochefort une cérémonie d'hommage pour le 75° anniversaire de la mort de Gustave Bourreau et Emile Billon, autour de la tombe de la famille Bourreau.

 

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Par suite d'erreurs de manipulation informatique, les conférences d'oct. 2016 à janv. 2017 ont été effacées. 

 

 

 

 

 


25/01/2018
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Sorties et Voyages oct. 2016 à juin 2017

SORTIE  "ROYAN et CORDOUAN"   

   Lundi 17 octobre 2016

 

 

  Vue sur Royan mars 2011.jpg

 

 

R.V. à 8 h 45 Cours Roy-Bry près Square Parat (kiosque) 

9 h 00-  Départ  pour Royan

                en covoiturage  2 €  à régler au  pilote 

10 h 00– quai de Monastir départ du bateau

«La Sirène»  pour une visite guidée du Phare de Cordouan.

 

attention : bonne condition physique indispensable pour monter en haut du phare à 70 m. 

Prévoir habillement et chaussures pour marcher avec de l’eau aux genoux au débarquement.    

Déjeuner complet sur place avec éclade.

 

 

     1ère construction (1584)                 actuel - bâti en 1661 le "Versailles des mers" 

                                                     classé Monument historique dès 1862

Phare de Cordouan 1ère construction Musée de la marine.jpg   phare cordouan 001.jpg    

  

15 h 00 – visite guidée de la criée de Royan

                 puis des quartiers Foncillon .               

retour à Rochefort vers 18 h 30

 

PRIX : 72 €  par personne (chèque UTL)

nombre de participants 15 à 40

 

                                                                  

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SORTIE  "VISITE DES PONTS" en amont de Rochefort

                Jeudi 10 novembre 2016

  

 

R.V. à 13 h 45 Cours Roy-Bry près Square Parat (face au kiosque) 

Covoiturage 1,5 € à régler au pilote

 

Visite guidée des ponts en amont de Rochefort faite par l'Office du Tourisme de Rochefort Océan : le Pont de la Cèpe à  Cabariot et le pont suspendu de Tonnay-Charente 

Durée 3 à 4 heures.

 

                                UTL Pont de la Cepe Cabariot 001.jpg                   

                              Cabariot : Pont de la Cèpe, ferroviaire, métallique inauguré en 1889 ;

                                  piste cyclable aujourd'hui  (la tour de guet "Eiffel" subsiste).

                                  Ancienne ligne Tonnay-Charente - Marennes Le Chapus.

 

 

 

                               UTL Pont de Tonnay-Charente 001.jpg

     Tonnay-Charente : Pont suspendu : rive gauche, ancien viaduc de 407 m (51 arcades, "une nef de cathédrale)"

     Partie centrale et rive droite : reconstruit en 1884 par Arnodin (Transbordeur) - installation de câbles métalliques à torsion alternative (une grande innovation !). Rénovations en 1935 avec intégration de pylônes ainsi qu'en 2006/2008 pour le sauver d'un état de péril. 

                                            

PRIX : 8 € par personne (minimum 15 pers/maxi 50 pers) 

Inscriptions à compter du 3 Octobre 2016 

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SORTIE "SURGERES" 

                        Jeudi 8 décembre 2016

  

Départ à 9 h 30 Cours Roy-Bry près Square Parat, face au kiosque. 

Covoiturage 2 € à régler au pilote

 

10h30 - avenue Mitterand, visite des différents pôles d’activité de l’ENILIA (Ecole Nationale d’Industrie Laitière et des Industries Agroalimentaires ) et de l’ENSMIC (Ecole Nationale Supérieure de Meunerie et des industries céréalières ) puis dégustation des produits réalisés dans l’école.

 

12h30  - déjeuner «bistronomique»

 

14h30 - centre historique de Surgères. visite guidée 

        Un guide nous parlera probablement d’Hélène …

 

 

          Derrière l'enceinte, la tour Hélène, vestige d'un château féodal,

           une porte renaissance et l'église Notre Dame "une des plus belles façades de la région".

 

                     Surgères Tour Hélène et parc juil 08.JPG

 

16h30  - après le côté industriel de l’agroalimentaire, vous visiterez la ferme du Bois des Moines  où vous sera présentée la traite des vaches et la transformation du lait.   

Ensuite vous dégusterez des produits élaborés à la ferme.

17h30 -  fin des visites   -  18h15 arrivée à Rochefort

PRIX : 42 € /personne (chèque UTL)

nombre de participants de 20 à 60 personnes

 

 

 

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SORTIE GRAND THEATRE de BORDEAUX

 

              Dimanche 18 décembre 2016

                   

                "Coppélia" Ballet

                Chorégraphie : Charles Jude
                Musique : Léo Delibes

 

  Départ en bus à 9h 15 Cours Roy-Bry uniquement. Retour vers 18h 30 à Rochefort.

  Déjeuner sur place à l'initiative de chacun. 

 

  Prix unique : 76 € (maximun 49 personnes).

  Inscription avec le règlement le 3 octobre 2016

  

 

Opéra7 Bordeaux 26 1 2014.jpgOpéra2 Bordeaux 26 janv 2014.JPG

 

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SORTIE à ROCHEFORT  "IMPRIM 17" 

              Lundi 16 janvier et Jeudi 26 janvier 2017

 

  

R.V. à 13 h 45   Imprimerie Les Petites Allées, 19 Rue Audry de Puyravault 

14 h - visite guidée de l’imprimerie en petit groupe de 10 personnes maxi 

16 h -  possibilité d’une 2ème séance.

 

UTL Imprim17.jpg

 

TARIF :  6 € par personne - durée : 1 à 1h 30  maxi

 

minimum : un groupe de 6 à 10 personnes, 

maximum : 4 groupes soit 40 personnes 

Inscription avec le règlement le 3 octobre 2016 

 

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SORTIE "USINE D’EAU POTABLE"  

              Mardi 14 mars 2017

 

  

Départ  à 13 H 25 Cours Roy Bry près Square Parat, face au Kiosque 

Covoiturage 1,50 € à régler au pilote

Visite guidée de l’Usine d’eau potable à Saint-Hippolyte durée 3 heures  - une collation est prévue en fin de visite   

mini : un groupe de 18 pers,  maxi : 2 groupes soit 36 pers

 

PRIX : 7 € /personne 

Inscription avec le règlement le 3 octobre 2016

  

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 SORTIE  "ANCIENNE VOIE ROMAINE"

            Jeudi 16 mars 2017

 

 

R.V. à 14 H Cours Roy-Bry près Square Parat (kiosque) 

Covoiturage 1,50 € à régler au pilote 

Visite guidée par M. Guénégan sur une ancienne voie romaine entre St-Agnant et Champagne – de nombreuses haltes prévues pour évoquer l’histoire locale des lieux. 

GRATUIT – Inscription le 3 octobre 2016 minimum 12 personnes - maximum 30 personnes.

  

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VOYAGE  "DEUX JOURS en POITOU" 

               Jeudi 30  et Vendredi 31 Mars 2017

  

Départ unique à  8h 00  arrêt de bus Roy Bry

 

1er jour - Visite de la cité des tanneurs puis de la chèvrerie de Celle Levescault

déjeuner à Coulombiers – visite guidée du centre historique de Poitiers – découverte des produits locaux à la Maison du Tourisme 

dîner et Hôtel*** à Mignaloux-Beauvoir –    

   

      UTL Poitiers sortie 2017 001.jpg UTL Poitiers ND la Grande sortie 2017 001.jpg
                    Capitale des Pictaves            
                                 Notre-Dame la Grande à Poitiers 

  

 

2ème jour – visite du château de Touffou  - déjeuner à Chauvigny – visite de l’abbaye de Saint-Savin 

minimum 20 personnes – maxi 30 personnes.

 

Château de Touffou près de Chauvigny 

UTL Chateau entier de Touffou Vienne 001.jpg     

 

 

 La nef de l'église abbatiale de Saint-Savin 

       Colonnes et voûte peintes                   Détails de la voûte : cycles de Noé et de l'Exode 

 

  UTL Saint-Savin 001.jpg        UTL Voûte Saint-Savin 001.jpg

 

PRIX : 185 € /pers - supplément chambre individuelle : 28 € 

Inscription avec le règlement d’un acompte de 69 €, solde le 16 02 2017 = 116 €

(minimum 20 personnes - maximum 30 personnes / plus si disponibilité de l'hôtel. 

 

 

Suite à la conférence du 17 novembre 2016 de Rémy Prin, spécialiste en art roman dont le sujet était "de l'icône byzantine aux fresques romanes" avec la présentation de St-Savin (Vienne), vous trouverez, grâce à ses bons soins, le lien pour visualiser une émission télévisée récente intitulée "le triomphe des images - Saint-Savin et Vic (Indre) de Jérome Prieur. 

 

Le documentaire est un peu long mais très intéressant pour tous et notamment pour ceux qui se sont inscrits au voyage en Poitou (mars 2017).

 

 

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/poitou-charentes/emissions/doc-24-poitou-charente 

 

  

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VOYAGE "Parfun de Sicile"

                du 9 au 16 mai 2017

 

Départ en avion de Bordeaux ou de Nantes - durée 8 jours/7 nuits. 

Prix : 1480 € /personne tout compris, sauf déjeuner de J1 et j8

supplément chambre individuelle 190 €.

Inscription avec règlement au 1er acompte de 444 €,

le 10/11/2016 : 2ème acompte de 530 €,

solde le 10/03/2017 : le montant vous sera précisé début 2017.

 

 

                   Cathédrale de Palerme                                                                            

 UTL Cathédrale de Palerme 001.jpg         

   

                 Monreale : dôme - or et polychrome

                 UTL Cathédrale de Monreale 001.jpg

 


                     Agrigente : Temple de Junon 

UTL Agrigente temple de Junon 001.jpg

 

 

                              Selinunte - Temple                                                        Syracuse - Amphithéâtre romain 

UTL Temple SELINUNTE 001.jpg   UTL Syracuse amphithéâtre romain 001.jpg

 

            Taormine - Théâtre gréco-romain face à l'Etna

UTL Taormina et etna en fond 001.jpg

 

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SORTIE "JOURNEE SURPRISE"

 

       Vendredi 2 juin 2017

 

 

Départ unique de la gare des bus Cours Roy Bry à 7 h 45

Retour à Rochefort vers 20h 00.

 

Prix : 87 € /personne

minimum 49 personnes - maximum 98 personnes.

 

 

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28/06/2016
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Reportages mars à déc. 2017

reportage du plus récent au plus ancien

 

 

 

SORTIE au Puy du Fou

3 Décembre 2017

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           Depuis quelques années, l'UTL propose cette sortie pour découvrir le Grand Spectacle autour de la Nativité, de l'Egypte des pharaons aux grandes batailles romaines. 

           Le déjeuner est pris dans l'enceinte du Parc et l'après-midi, le groupe peut visiter ce parc avec les sculptures de glace, éphémères, bien entendu, et cette année (40ème anniversaire du Puy du Fou), c'est la découverte du Grand Carillon, spectacle musical pour remonter le temps, 70 cloches géantes au rythme de célèbres airs de musique, dans un village du XVIIIe siècle, plus longtemps des statues s'animent au son d'une musique de Lully - rêve ou réalité ? - 

           Une belle journée dans des décors et scènes grandioses dus à la volonté des très nombreux bénévoles qui font la réussite de ce lieu. 

 

                         

 

 

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SORTIE  "Presqu'île fourasine"

Jeudi 9 Novembre 2017

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           Ce matin, 26 personnes sont à l'appel au départ de Rochefort mais rapidement c'est une dispersion car le transport est organisé en covoiturage. 

Arrivés sur place, les participants sont accueillis par un guide de Fouras devant le Fort Vauban.

 

Puis, une petite marche est organisée en direction de l'Office du tourisme et du Casino.

Présentation des salons du Bois-Vert (à louer pour des réceptions), une grande maison bourgeoise qui a une longue histoire : un "château" devenu casino en 1886, puis l'Hôtel du parc, transformé en hôpital auxiliaire de la Croix-Rouge pendant la Grande Guerre.

 

                                   UTL Fouras  villa du Bois Vert 9 11 2017.jpg

 

            A la suite, le groupe s'oriente vers la pointe de La Fumée, partie nord de la presqu'île qui se prolonge avec le Fort Enet (une autre défense "Vauban") face à l'île d'Aix laquelle accueille quotidiennement en son port le bateau de traversée Fouras-Aix, le "Pierre-Loti". 

 

                              https://static.blog4ever.com/2013/11/756396/artfichier_756396_7453574_201711175750418.jpg

 

           Une halte en cours de route pour une dégustation d’huîtres chez un ostréiculteur a été prévue - bonne initiative ! -  avant le déjeuner au restaurant "la Fumée" (dont le nom s'impose). 

 

                        Chacun apprécie la fraîcheur du produit ! 

  

UTL  Fouras manne huitres la Fumée 9 11 2017.jpg        UTL dégustation d'huîtres Fouras 9 11 2017.jpg

"la Fumée", dernier restaurant avant l'Océan !   UTL Fouras restau la Fumée 9 11 2017.jpg

 

              Puis, retour vers le centre de Fouras : la halle aux poissons ouverte tous les jours, le passage dans des coins insoupçonnés qui méritent le détour...

 

                            UTL Fouras dans une venelle centre Instant thé 9 11 2017.jpg restauration "l'Instant Thé"

                          Impasse qui débouche sur la rue des Halles

                  La prochaine fois, les curieuses iront déguster une cuisine simple et goûteuse 

                  ou prendre une collation : boissons chaudes et pâtisseries 

 

            ....et retour sur le Fort Vauban : construit à l'emplacement d'un château fort et donjon du XVe siècle, il fait partie des fortifications Vauban du XVIIe siècle, une des nombreuses défenses pour protéger l'estuaire et l'arsenal de Rochefort.

 

                                              UTL  Fouras entrée fort Vauban 9 11 2017.jpg

             Une visite du musée régional installé dans le Donjon a été programmée et une montée jusqu'à la terrasse panoramique pour admirer un panorama à 360 degrés sur l'île d'Aix, Fort Boyard, l'île d'Oléron, l'île Madame et l'estuaire de la Charente ; tous ces sites ponctués de fortifications défensives - c'est aussi une découverte pour quelques personnes du groupe, nouveaux adhérents et nouveaux habitants dans la région.

              

            Une petite balade jusqu'à la plage de la Coue (partie sud de Fouras) suit pour découvrir ses charmantes petites ruelles (ancien village de pêcheurs).

 

              https://static.blog4ever.com/2013/11/756396/artfichier_756396_7352841_201709151334813.jpghttps://static.blog4ever.com/2013/11/756396/artfichier_756396_4450811_201501121221859.jpg 

 

           Pour terminer cette journée, un lieu de réconfort attend le groupe à la sortie de Fouras :  il s'agit de visiter une collection d’alambics et de chaudrons magiques avec dégustation de pineau et de Cognac.

                                  ...avec modération, on vous dit !                        

         UTL Fouras visite alambics 9 12 2017.jpg                 UTL Fouras dégustation cognac 9 11 2017.jpg
                                                        Very Special Old Pale ou bien Verser Sans Oublier Personne ! 

 

      Une belle journée avec une palette de centres d'intérêt variés ; grand merci à Patrick, organisateur et preneur de vue... pour le son, ce sera pour une prochaine fois ! 

 

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Voyage 2017

4 jours en pays de Brenne

du 16 au 19 octobre 2017

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          Ce séjour en Brenne n’aurait certainement pas été réalisé s’il n’y avait pas eu une rencontre entre l’UTL et Léandre Boizeau à l’occasion de sa conférence à Rochefort sur les émeutiers berrichons de la faim, le 1er/12/2016 et la présentation de son livre "les forçats de la faim".

 

         Il faut dire que l’auteur n’en était pas à sa "première" : berrichon, "un brennou", devenu historien du terroir, conteur, à la curiosité aiguisée, au «relationnel» très développé et à l’épiderme toujours hérissé devant les injustices humaines… Il a écrit près d'une vingtaine de livres, a créé la revue berrichonne "la Bouinotte" il y a 25 ans - la continuité est assurée par son fils Gilles - et la création des éditions du même nom… Aujourd'hui il n’a pas lâché prise puisqu’il a réalisé une pièce de théâtre "le musée des ronchons" (ronchon... sympathique, lui-même, pourrait-on dire discrètement !). Sa pièce sera présentée dans les semaines qui viennent dans sa région et au-delà. 

 

         Des liens se sont tissés depuis sa venue à Rochefort et sa proposition de faire découvrir sa région qu’il connait parfaitement bien a fait son chemin.

 

         La preuve en est, voyez les beaux chemins empruntés (circuits, sites, hébergement, repas, élaborés, de concert avec Patrick, notre responsable des sorties et voyages). Bon évidemment vous n’aurez pas le contenu des animations réalisées tous les soirs, les présentations et explications de ce connaisseur peu avare de paroles ! – retrouvez alors ses ouvrages -.  Sa générosité a largement contribué à la réussite de ce séjour. 

 

       La Brenne, en lisère de la Touraine et du Poitou, en région Centre Val de Loire, presque au centre géométrique de la France (voir Bruère-Allichamps - Cher) mais là nous sommes en Indre, plus particulièrement en grande Brenne, au pays des mille étangs (on en compte plus de 3000) aux formes irrégulières, zones humides sauvages constituant des niches écologiques très riches : une flore abondante, une faune très variée faisant le bonheur des chasseurs, des lieux de nidification pour les oiseaux et haltes pour les migrateurs, une activité de pêche importante (la plus enrichissante pour ce territoire bien désolé par ailleurs - population en diminution chaque année). Pour préserver cet univers, la région a été classée Parc régional naturel de la Brenne en 1989. 

       Le lieu d'hébergement du groupe (35 personnes) se situe au milieu de cette zone humide - en bordure du lac de Bellebouche - le domaine de Bellebouche disposant de services de qualité (restauration, salles d'animation, chambres). 

       C'est à partir de ce point que démarrent toutes les excursions. 

       Le programme a été bien suivi hormis la visite du château de Sarzay, faute de temps. 

       Journées ensoleillées et douceur du temps ont permis des marches en forêt très colorée à cette époque de l'année. Une belle réussite que ce séjour et félicitations aux organisateurs, Patrick et Léandre !

 

 

 

1er jour : Léandre Boizeau nous a conté la nature, l’histoire des terroirs, l’économie, la géologie de la Brenne, le pays des mille étangs. A partir du Centre d'hébergement de Bellebouche, visite panoramique en car avec courtes escales et un peu de marche. Visite de l'Eglise (art roman poitevin) de Paulnay et ses fresques colorées. 

Soirée-veillée sur l'histoire de la Brenne. 

 

 

 

2ème jour : Direction sud-est (43 km), après Pont-Chrétien, visite de la vallée de la Bouzanne Visite du pont couvert sur la Bouzanne,

déjeuner dans un  grand restaurant "les Salons du Lys" au château de Chabenet, vue du château de Sarzay qui a inspiré George Sand,

Visite de la maison de George Sand, visite de l’église de Nohant-Vic et de ses fresques. Voir également rubrique du blog "documentation" Les habits d'une vie conférence du 5/010/2017 sur George Sand.

Soirée-veillée : l'affaire Mis et Thiennot. 

voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Mis_et_Thiennot

                                             

 

3ème jour : A 15 km, balade commentée en forêt de Lancosme sur les pas du Raboliot berrichon, Henri Villemont. Léandre Boizeau lui a consacré deux ouvrages dont "Braco de légende" ed. la Bouinotte 2006. Il réalisa également un spectacle son et lumière réunissant 40 000 spectateurs.

Après-midi, 57 km au nord, visite du château de Valencay (construit vers 1540 et sur presque un siècle), auparavant, un château du XIIe siècle fut rasé.

C'est le château des financiers, en effet, ses propriétaires successifs - le premier Jacques d'Estampes, argenté par sa femme !... puis des fermiers généraux, puis le fameux John Law, banquier qui provoqua une inflation importante avec son système Law, suivie d'une banqueroute, puis enfin Tayllerand-Périgord, ministre des affaires extérieures de Bonaparte, qui acquit le château (grâce à Bonaparte) pour organiser des réceptions à l'égard des étrangers de marque.

Visite guidée des salles puis du domaine connu pour la promenade de 4 km dans les jardins à la découverte de 7 points historiques "inhabituels" (location de voiturettes pour les personnes ayant des difficultés à marcher) 

Soirée détente : "et si on parlait de nous" avec notre Léandre... 

 

 

4ème jour : Escapade en Val de l’Indre (environ 50 km), visite du musée de la Porcelaine à Saint-Genou, de l’église abbatiale qui accueillit François Rabelais ; le village de Palluau (prononcer Pallo) avec son château ayant appartenu  au comte de Frontenac (gouverneur de Quebec)

Après-midi, à 14 km, visite du village du Bouchet, près de Rosnay, construit sur le plus haut "button" (surélévation de terre sur les étangs de Brenne).

Vue sur le château du Bouchet et l’Etang de la Mer-Rouge (en souvenir d'une croisade effectuée par le seigneur de Bouchet). Retour sur Rochefort en passant par Chatellerault, voir le rond-point spectaculaire à la sortie 26 autoroute A10. 

................. Et pour prolonger cette immersion en pays de Brenne, voir le site de  https://www.la-bouinotte.org

 

 

(l'ensemble des photos a été réalisé par Patrick, nous l'en remercions).  

 

                                

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Journée "surprise"

Vendredi 2 juin 2017 

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                   82 personnes participent à cette journée annoncée comme pleine de surprise, nous verrons !

Embarqués dans deux cars, laissons-nous transporter vers l’inconnu, sans aucune préoccupation et l’assurance d’une bonne météo pour la journée.

             La direction de Rochelle est prise, puis la région de Marans et la bourgade de Ste-Hermine (79) avec deux passages devant le monument dédié à Georges Clemenceau… est-ce un indice ?

          Les cars s’engagent ensuite dans une route étroite avec de part et d’autre des champs de maïs… Suspense… puis un panneau Pont Sigou – Roulottes, et peu de temps après les cars s’arrêtent, c’est notre 1ère étape.

        Surprise... l’espace est vaste avec des roulottes et des chevaux, il s’agit de l’Association «Les roulottes du Sud-Vendée» qui propose en roulottes bâchées, des sorties à la journée dans l’environnement proche (nature et patrimoine) ou en roulottes équipées, des séjours de 2 à 7 jours.

        Des guides (cochers bénévoles) font de petites formations afin que les familles ou groupes aient les rudiments pour guider le cheval, le nourrir et le brosser.

         Nous sommes accueillis chaleureusement avec café et brioche vendéenne. Les attelages sont préparés pour tous les participants, car nous savons alors que nous allons faire une balade de 2 h (mais il faudra revenir !).         C'est pour la plupart une première expérience du genre ! Quelle imagination, Patrick, notre organisateur, qui a trouvé en cet endroit très reculé, une activité très originale.

           Deux heures de balade dans la campagne au pas de cheval (4 à 5 km/h) avec quelques petites accélérations dans les montées, suivies d’une cadence beaucoup plus lente ensuite (8 km environ).

       A l’heure du repas nous arrivons à "La Grange Re Lay" - à Moutiers s/le Lay, près de Ste-Pexine - avec laquelle l’Association travaille pour l’accueil et la restauration des clients ;  les cochers en profitent pour s’occuper des chevaux et pique-niquent sur place.

          Repas très apprécié, servi dans une belle grange restaurée en bordure du Lay, ombragé.

 

       La journée n'est pas terminée, nous reprenons les roulottes à nouveau attelées pour revenir à l’Association, 2 heures, sous un soleil chauffant les bâches… et reprenons les cars qui nous attendent.

      Retour sur St-Hermine, puis 4 km plus loin, arrêt devant l’église de Thiré – certains savent qu’il y a là un lieu assez fréquenté, surtout en été, pour un festival de musique baroque donné dans le jardin du Bâtiment appartenant à William Christie, grand chef d’orchestre de renommée internationale (pour en savoir plus voir son site : http://www.jardindewilliamchristie.fr, propriétaire des lieux et organisateur de l’ensemble du jardin qu’il a agrandi progressivement.

 

 

Si vous voulez visiter les Jardins dits Remarquables de France, voir  http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_jardins_portant_le_label_«_jardin_remarquable_»

 

 

      Belle idée à l’occasion du week-end des jardins. Les guides "gratuits" viennent de l’UTL avec une documentation présentant l'ensemble du jardin et ont chacun un groupe en charge.

      William Christie a remis à l’honneur la musique du XVIIe siècle, le grand siècle et a voulu faire de son domaine un petit Versailles… et un peu d’Italie… rien n’est laissé au hasard dans le choix des arbres, leur taille, leur disposition ainsi que les petites architectures rajoutées : cloître, pigeonnier, grotte et piliers en pierre et pierre de rocaille pour terminer la perspective du miroir d’eau, structures végétales… 

 

      Bref, regardez les photos pour vous rendre compte de ce lieu qui amène le calme et la méditation et pensez à réserver rapidement sur internet si vous voulez de beaux airs de musique baroque près du miroir d'eau (fin août, chaque année)

 

      Après cette jolie surprise, le groupe regagne les cars pour la direction de Rochefort. 

 

       

 

 

 

 Ce fut effectivement de l'originalité et des découvertes dont il restera de bons moments pour certains et des idées à prendre pour ceux qui n'étaient pas présents. Grand merci pour cette belle journée et bravo.      

 

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Voyage en Sicile 

du Mardi 9 au Mardi 16 Mai 2017

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 Voir rubrique Voyage mai 2017

 

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Voyage "Deux jours en Poitou" 

Jeudi 30 et Vendredi 31 Mars 2017

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          Il n'est pas nécessaire de voyager très loin pour faire de belles découvertes, ce petit voyage dans le département de la Vienne en est la preuve. Le programme très varié en sites visités et une météo relativement clémente en ont fait une réussite. 

 

         38 personnes à l'appel au départ du parking Roy Bry.

 

1er jour - Visite de la cité des tanneurs, Lavausseau, puis de la chévrerie de Celle Levescault 

déjeuner à Coulombiers – visite guidée du centre historique de Poitiers.  

dîner et hôtel à Mignaloux-Beauvoir –     

 

2ème jour – Visite du château de Touffou  - déjeuner à Chauvigny – visite de l’abbaye de Saint-Savin

puis retour sur Rochefort.  

 

 


25/04/2018
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