Université du Temps Libre de Rochefort

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Documentation - avril à juin 2019

Si vous souhaitez approfondir les sujets abordés dans nos conférences,

cette rubrique vous apporte des éléments complémentaires, ils ne sont pas exhaustifs :

références d'ouvrages, d'essais, de bibliographies, de films, de cartes...

 

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"L’âge d'or du capitalisme américain : Rockefeller, Carnegie et les autres vus par les caricaturistes" 

cf. le 13/06/2019 présenté par Claude Duval, Maître de Conférence honoraire à l’Université du Mans. Initialement spécialisé en littérature et civilisation américaines, avec pour sujet de recherche "L’évolution de l’idée de bonheur en Amérique du Nord aux XVIIIème et XIXème siècles", il a été très vite séduit par la filière "Langues Etrangères Appliquées" et ses objectifs de professionnalisation.

 

                            M. Duval a bien voulu nous confier le résumé de sa conférence ainsi que quelques dessins satirique, lesquels sont issus de la presse américaine de la fin du XIXème siècle (hormis celui concernant la Fondation Clinton). 

 

                    En accusant, à six mois des élections présidentielles de 2012, le projet de budget républicain de n’être rien d’autre qu’une forme à peine déguisée de Darwinisme social, Barak Obama, en quête de réélection, utilisait en fait un vieux slogan des démocrates pour faire apparaître leurs adversaires  comme ultraconservateurs  et régressifs.

                   Le terme Darwinisme social, fortement connoté, renvoie automatiquement aux dernières décennies du XIXème siècle qui, si elles peuvent être considérées comme l’Age d’Or du capitalisme américain, sont plus connues aujourd’hui sous l’appellation Gilded Age (l’Age doré) d’où émergent des noms comme ceux de Andrew Carnegie, écossais (1835-1918), le magnat de l’acier, John Davison Rockefeller (1839-1937), le roi du pétrole, John Pierpont Morgan (1837-1913), le célèbre banquier, Cornelius Vanderbilt (1794-1877), le spécialiste de l'armement, et du chemin de fer, tous connus aussi sous le nom, immédiatement évocateur, de Robber Barons (ou Barons voleurs).

 

            John Davison Rochefeller - The Trust Giant's point of view - What a funny little government!.jpg                                         

     John Rockefeller la Maison Blanche dans sa main d'où sortent des pièces d'or

     et le gigantisme de ses sociétés pétrolières qui domine le Capitole

                     

                     affiche capitalisme.jpg   Rockefeller, le roi des trusts, porteur du monde.

                     La robe faite de dollars ! 

 

              Andrew Carnegie - A Trustworthy Beast.jpg    

                  Andrew Carnegie face à l'Oncle Sam

 

 

                       C’est à cette époque, dans un contexte légitimant la réussite en termes de "survie des plus aptes" et de "lutte pour la vie", que furent codifiées les bases de la philanthropie moderne dont les Bill Gates et les Warren Buffett d’aujourd’hui se revendiquent les héritiers en y apportant une vision universaliste.

 

                Bill Gates and Warren Buffett - Les nouveaux maîtres du monde.jpg

                  les nouveaux maîtres du monde : Gates et Bufett

 

 

                      M. Duval termine son exposé en montrant comment la philanthropie s’est invitée en 2016 dans la campagne pour les élections présidentielles entre Donald Trump et Hillay Clinton.. avec des illustrations très parlantes !

 

                               Hillary and the Clinton Foundation.jpg

 

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  "Le bleu et le vert dans l’Art : ange ou démon ?" 

cf. le 27/05/2019 présenté par Daniel Bernard, auteur, poète, romancier (venu déjà le 13/11/2017 présenter à l'UTL "l'histoire de la couleur bleue").

       Daniel Bernard réalisant de nombreuses conférences dans la région ou hors région a remis à l'UTL son dossier de presse comprenant notamment sa présentation sur le bleu et le vert dans l'art. 

                                Affiche revue Daniel Bernard Le bleu et le vert dans l'art.jpg

 

                    Le bleu et le vert dans l’art : jamais couleurs n’ont à ce point impressionné les esprits. 

                   Dans l’histoire de l’art, les couleurs bleue et verte forment un bien étrange couple, tour à tour ignoré, opposé, adulé ou diabolisé. Nous pouvons déduire que le bleu et le vert ne sont pas des couleurs comme les autres.

                   Elles sont à l’image d’Éros et de Thanatos les dieux grecs des deux grands tabous de l’humanité : l’amour et la mort. 

                    Le bleu et le vert se détestent ! La symbolique va au-delà de leurs atomes chimiques. Les peintres vont se faire l’écho de leur rivalité et de leurs passions. 

                   Au XIXème siècle, avec l’apparition de la photo, la peinture réaliste détermine l’importance de la lumière dans les tableaux, voir les peintures de Turner, de Courbet et de Monet.

                    les bleus de William Turner.jpg le bleu et le vert de William Turner

                   Au XXème siècle, nous découvrons la Période bleue de Pabli Picasso, l’époque des romantiques et le vague à l’âme d’Yves Klein avec son célèbre bleu outremer : l’IKB.

 

                                Le bleu klein.jpg le bleu Klein

 

                    Pour Geneviève Asse, amie de Beckett et de Matisse : "le bleu est diabolique, c’est une couleur qui bouge, il prend tout ce qui passe, il a quelque chose de fulgurant". Van Gogh poursuit : "le bleu est divin, sur une toile il créé de l’espace autour d’un personnage". Le dieu Matisse rajoute : "quand je mets du vert, cela ne veut pas dire de l’herbe".

 

Klein conclut sous les fresques de Giotto : "le bleu n’a pas de mesure, il est hors dimensions". 

Chez Egon Schiele, les bas verts des corps impudiques n’ont rien de ludique, rien de dansant comme chez Toulouse Lautrec, on est loin d’Ingres, de ses nus élégants. Cézanne, lui est fasciné au point de s’énucléer pour atteindre l’immensité du bleu.

 

                     egon Schiele les bas verts.jpg le vert chez Egon Schiele

 

. Voir dossier de presse :  Daniel-Bernard-la route-de-l--or-bleu.pdf

 

. Suivez les cycles de conférences de Daniel Bernard sur la page facebook : https://m.facebook.com/DanielBernardLR/

  

. Son ouvrage : "la route de l'or bleu"  ed. La Découvrance 2016. 

 

                     Daniel Bernard l'or bleu.jpg
                            
 

. Lire pour en savoir plus, l’historien médiéviste, spécialise de la symbolique des couleurs, Michel Pastoureau et ses nombreux ouvrages.          

 

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Le Comité Rochefort de la Société des Membres de la Légion d’Honneur préside à la conférence prononcée le 23/05/2019 par Bernard Lassus, Architecte-Paysagiste, auteur du Jardin des Retours (1982-2000) qui entoure la Corderie royale, classée monument historique en 1967.         

 

                Le Jardin des Retours.jpg

 

La mise en valeur de ses abords a été obtenue par la création d’un parc au bord de la Charente. Avec l’aménagement du Jardin des Retours, Rochefort a renoué avec le fleuve qui est à l’origine de sa création et la Charente appelée "la mer" par B. Lassus.

 

Cette création, véritable objet d’art, a obtenu un succès international – ce que savent moins les Rochefortais -.

 

                Bien que de nombreuses années le séparent du début de ce projet (concours lancé par la mairie de Rochefort au moment où la Corderie étant encore en reconstruction), B. Lassus se montre passionné et heureux de venir expliquer ce qu’il a souhaité pour la Corderie et la Ville, les différentes phases de réalisation du parc qui et certains aspects de son histoire.

 

                              la corderie et son parc.jpg

 

                En premier lieu, hommage de B. Lassus rendu à Jean-Louis Frot, maire de Rochefort, qui a accompagné l’architecte-paysagiste durant tous les travaux et plus encore, ainsi que toute l’équipe municipale de l’époque, sans oublier les jardiniers, Une pensée également à Emmanuel Lopez, aujourd'hui décédé, alors directeur du Centre International de la mer.

 

 

             Quelques notions importantes pour l'architecte-paysagiste :  la Corderie n’est pas un bâtiment isolé (dans l’Arsenal). Au départ, elle a rendu possible la ville et il y a toujours eu interaction entre les deux : ainsi au moment de la fermeture de l’Arsenal en 1926, la ville a été coupée de la mer (la Charente), elle a été en déclin – rappel que Rochefort était plus importante que La Rochelle.

 

La Corderie, tout un symbole, qu’il faut considérer comme un bâtiment industriel français,  voir international. Selon B. Lassus, il n’est pas considéré à sa juste valeur, il devrait être mis au rang des Forges d’Arc-et-Senans.

 

                Pourquoi "Jardin des retours", retour parce qu’il ne fallait pas de stagnation, d’enfermement. Ce projet était appelé à rebondir, à être développé, et poursuivi avec les thèmes privilégiés liés à l’histoire de Rochefort : le passé maritime, la végétation exotique ramenée lors des expéditions : trois thèmes avaient été retenus :

 

* le Jardin de la Marine 

* le Jardin de La Galissonnière 

* le Jardin des Amériques 

 

                      Le projet de Bernard Lassus.jpg

 


le Jardin de la Marine, le plus proche de la ville, conçu à la fin du XVIIème dessiné de lignes géométriques, de parterres symétriques, du classique.

C’est le point de départ du projet du Jardin des retours, un point élevé, une vue qui s’ouvre sur la Corderie (314 m de long) et la Charente... la mer.

 

                                        schéma démarrage du projet la perspective.jpg

                                 le point de départ : la perspective sur la Corderie et le fleuve

 

Le Jardin des Retours évoque les grandes expéditions de découverte, l’aventure des vaisseaux rentrant au port chargés de plantes inconnues. Mais il ne fallait pas de fleurs, ni de sculptures devant un bâtiment industriel, ce sont donc des  plantes exotiques, les tulipiers de Virginie (les premiers sont arrivés à Rochefort) installés tout le long de la rampe qui descend sur la Corderie. Auparavant, il a fallu reconstituer le rempart – 400 m de long, qui maintenait la partie haute, effondrée (en reprenant à l’identique le travail de Blondel), chamaerops sur les pelouses de la corderie, magnolias dont les premières graines furent rapportées par Jean de la Galissonnière de son voyage aux Amériques en 1711, l’ensemble constitue le Jardin de la Galissonnière.

 

                      Pelouse et pamiers de la corderie.jpg
 
 

 

Dans la partie basse du projet : les berges du fleuve gardent l’aspect naturel : les roseaux, joncs et autres plantes de rivière. 
Puis, il ouvre des trouées entre deux cheminements : le long du fleuve et le long de la Corderie. 

 

Une grande prairie a été aménagée entre ces espaces conçue pour le repos du public et des manifestations  culturelles. C’est le jardin des Amériques.

 

 

"la Flamme des Amiraux", une collection de drapeaux qu'il a fallu reconstituer dont un du XVIIIe siècle qui a été commandé au lycée Lafayette, section broderie, positionnés sur le musoir à l’entrée des deux formes de radoub dont l’une héberge l’Hermione. Il ne faut pas oublier que les drapeaux étaient un moyen de communiquer pour les bateaux et chaque drapeau avait son code (établi par l’amiral de la Galissonnière). Bernard Lassus voudrait bien qu’il existat une grande fête des drapeaux à Rochefort…  

Les drapeaux qui flottaient au vent ont été retirés depuis quelques années et le musoir s’est en partie effondré.

 

                            les flammes des amiraux face à la Charente.jpg 

 

Plus loin, "le labyrinthe des batailles navales" composé d’ifs taillés en forme de vague transforme la mer en "houle végétale". B. Lassus avait envisagé de surmonter cette houle par l’installation de maquettes de bateaux puisque Rochefort en a tant construit…  Des recherches ont été faites, un budget obtenu mais ce projet n’a pas vu le jour et avec le changement des ’équipes municipales, les  priorités se sont déplacées !.

 

                         le labyrinthe végétation pointue.jpg
 

                        le labyrinthe avec maquettes de bateaux.jpg

                            le labyrinthe avec les maquettes de bateaux

 

 "l’Aire des gréements" construit sur un bunker qui ne pouvait être détruit, surélévation sur la Charente avec la reconstitution d’un bateau en bois avec de hauts mâts, un lieu servant de café-buvette où étaient positionnées des tontines (réalisées en béton travaillé, imitant l’osier) avec leur couvercles (on y conservait  les plantes durant leur long voyage), ceci a fonctionné quelques années puis délaissé. L’aire des gréements sera remis en état, annonce la municipalité actuelle.

 

  aire des gréments.jpg les tontines sur l'aire des gréements.jpg

                                                                 l'Aire des gréements et les tontines

 

Les tontines évoquent le bégonia du nom de l’intendant Michel Bégon (arrivé à Rochefort en 1690) et le rachat par la ville (1985) d’une belle collection de bégonia cédé par un horticulteur désireux de prendre sa retraite, ce fut le démarrage du Conservatoire du Bégonia.  

 

B. Lassus a eu un projet d’installation de serres de plantes non acclimatées derrière "le café des longitudes" à côté de la Corderie, mais cela ne s’est pas fait.   

 

                   De grandes satisfactions pour Bernard Lassus mais aussi quelques déceptions et regrets concernant de belles idées abandonnées pour la plupart, faute de budget.

 

                Le Jardin des Retours est une création contemporaine dans la tradition européenne des jardins à thème, projet soutenu par le Président François Mitterrand venu à Rochefort inaugurer l'ensemble. Le Jardin des Retours figure parmi les "Grands projets culturels en France". On le regardera peut-être autrement en s’y promenant !

 

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  "Pieter dit Bruegel l’Ancien vers 1525/1569, conteur en drôleries ou peintre humaniste" 

   par Jean-Paul Salles, Docteur en Histoire.           

      "On sait gré à Bruegel d’avoir introduit les paysans, la nature dans la peinture flamande. 

      Il est bienveillant pour les paysans, s’intéresse à leurs proverbes.

      Leur travail est productif et ils ont bien droit aux fêtes ! 

      Mais même à travers ses scènes campagnardes, il présente des sujets spirituels profonds.

 

                                                                                                             J.P. Salles

 

                  Pieter Bruegel (né entre 1525-1530, mort en 1569) a eu une vie brève. Très peu d’éléments biographiques ont été retrouvés (Anvers puis Bruxelles quand il se marie avec la fille de son maître en 1562). Ceci ne l’a pas empêché de réaliser une œuvre importante et d’avoir une grande aura en pays flamand surtout depuis le XXème siècle.

 

                  On trouvera ici les différentes étapes de sa peinture :

                  1- Bruegel poursuit une tradition : un second Bosch ?

 il le ressuscite par ses images spirituelles, puis s’émancipe de ce modèle.

 

-La Tentation de Saint Antoine, vers 1556, dessin à la plume et au pinceau, Oxford, Ashmolean Museum, et gravure.

-Les grands poissons mangent les petits, 1556, conservée au MET, New York.

 

Son voyage en Italie en 1552 lui fait découvrir les Alpes, que l’on retrouve dans plusieurs de ses paysages flamands ce qui surprend, ses horizons sont toujours élévés.

 

Il est très marqué par sa culture chrétienne et pour répondre aux commanditaires il se veut très classique, moralisateur, il met son talent au service de la bonne cause :

 

-L’avarice, gravure d’après Bruegel, au MET à New York.

-Marinus van Reymerswaele, Le changeur et sa femme, huile sur bois, 83/97, Madrid, Prado.

-La Luxure, gravure d’après Bruegel, Paris, BNF.

-Dulle Griet ou Margot l’enragée, 1562, Anvers, Museum Mayer van den Bergh.

-La chute des anges rebelles, Bruxelles, Musées royaux (scène biblique fouillée).

  

2 - Bruegel amoureux des coutumes et des proverbes flamands : instruire en même temps que distraire. 

-Le combat de Carnaval et de Carême, 1559, Vienne, Kunsthistorisches Museum.

-Proverbes flamands ou le monde renversé, 1559, Berlin, Gemäldegalerie.

-La Tour de Babel, 1563, Vienne, Kunsthistorisches Museum.

 

    la Tour de Balbel.jpg la Tour de Babel

 

3 - Des sujets religieux ancrés dans le pays flamand et dans l’actualité. 

Toutes des huiles sur bois :

-La prédication de Saint Jean Baptiste, 1566, Budapest.

-Le dénombrement de Bethléem, 1566, Berlin.

-Le massacre des Innocents, non daté, Londres, Hampton Court Palace.

 

le massacre des innoncents.jpg 

massacre des innocents (enfants de - de 16 ans, du temps du Duc d'Albe, début de la terreur au Pays-Bas espagnol

 

-Adoration des Mages sous la neige, 1563 ?, Winterthur, Collection Oskar Reinhart.

 

                   Les thèmes religieux, importants dans ses œuvres, refluent peu à peu pour laisser place à la description des paysages, des coutumes et des paysans de son pays natal, à chaque fois, nombre de personnages occupe toute la toile et les paysages se découvrent d’une certaine hauteur et vont très loin vers l’horizon.

  

4 - Bruegel, le chantre des paysans, une exaltation de l’homme le plus utile à la société (le plus essentiel disait Erasme). Il est tourné vers la terre et les biens qu’elle produit et non le commerce très développé alors dans les Flandres.

 

Après le travail des champs, on fait bombance, on danse et s’accouple : voir les nombreuses scènes des fêtes paysannes très colorées, très détaillées et tout en symboles et drôleries. 

des huiles sur bois :

-Les chasseurs dans la neige, 1565, Vienne, Kunsthistorisches Museum.

 

les chasseurs dans la neige.jpg les Chasseurs dans la neige

 

-La Moisson, 1565, New York, Metropolitan Museum (le MET).

     

UTL Bruegel l'ancien la moisson 001.jpg la moisson   

 

-Le Repas de Noce, 1568, Vienne, Kunsthistorisches Museum.

 

Repas de noce Brueghel.jpg Repas de noce

 

détail repas de noce Bruegel.jpg détails 

 

-La Danse de la mariée en plein air, 1566, Detroit, Museum of Arts.

 

la danse de la mariée en plein air.jpg la danse de la mariée en plein air

 

 

Détails de ma riée de plein air Bruegel.jpg détails 
 

-La Danse des paysans ou la Kermesse, Vienne, Kunsthistorisches Museum.

-Le Pays de Cocagne, 1567, Munich, Alte Pinakothek (une critique sociale).

-Mendiants, 1568, Paris, Louvre. (seul tableau conservé en France mais il existe une collection de dessins à la Bibliothèque de France).

-Paysage d’hiver avec patineurs, 1565, Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts.

 

-La Chute d’Icare, découverte au XXème siècle, ni datée ni signée, attribuée à Bruegel, conservée à Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts.

 

la chute d'Icare.jpg la chute d'Icare

 

                   Son œuvre sera poursuivie par ses fils, Pieter Bruegel le Jeune et Jan dit Bruegel de Velours, (beaucoup parlent de "pâles imitateurs") et par ses nombreux suiveurs, dont Avercamp, le peintre des paysages d’hiver et des patineurs. Son influence se lit aussi dans certaines œuvres d’un autre anversois, Rubens. 

 

. A noter qu’à l’occasion du 450ème de sa mort, un beau livre a été réalisé par une équipe de flamands et hollandais "Bruegel et l’hiver" ed. Actes Sud - la neige, le patinage et les patineurs, thèmes de prédilection du peintre.

 

. A voir : une grande exposition au musée de Flandre de Cassel jusqu’au 14/7/2019 : plus d’une centaine de toiles, gravures et instruments de musique sont réunis pour célébrer cet anniversaire sur le thème des fêtes paysannes.

                  

 

 

N.B. : Bruegel ou Brueghel ? 

A cette époque, l’orthographe des noms propres a varié. Bruegel lui-même signa Brueghel jusqu’en 1559 et ses fils, devenus peintres, reprirent le "h" que leur père avait abandonné.

 

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 "Mozart : rêver avec les sons"  

cf. le 16/05/2019 présenté par Michèle Lhopiteau-Dorfeuille, Lauréate des conservatoires de Bordeaux et Nancy, Chef de Chœur, a dirigé entre autres de 1998 à 2003, le chœur international des Nations-Unies, biographe de Mozart.

 

                              ouvrage Michèle. Lhopiteau sur Mozart.png

 

           Mozart mit son immense capacité à rêver avec les sons au service de sa quête secrète d’amour et d’affection .  Norbert Elias "Sociologie d’un génie". 

 

             Il y a eu tant d'ouvrages, de films, de pièces de théâtre sur ce génie de la musique qu'il est préférable de laisser s'exprimer Michèle Lhopiteau qui a côtoyé et côtoie toujours Mozart dans sa vie professionnelle, bien remplie, et dans sa vie privée pour son simple plaisir.

            

       Michèle Lhopiteau, musicologue et chef de chœur - inconditionnelle de la musique de Mozart, a décidé de faire abstraction à la fois du film Amadeus et de tout ce qu'elle avait pu lire pendant et depuis ses études au Conservatoire de Bordeaux, afin d'effectuer un indispensable retour aux sources en s'immergeant dans les sept tomes de la correspondance complète de la famille Mozart, traduite en français par Geneviève Geffray, l'actuelle conservatrice de la bibliothèque du Mozarteum de Salzbourg. 

 

                          fondation Mozart à Salbourg.jpeg

                                            Le Mozarteum de Salzbourg 

 

A noter un héritage de 626 œuvres composées en 30 : ans messes, concertos piano et violon, sonates, sérénades, symphonies, opéras, etc... nous écouterons quelques extraits qui émailleront sa conférence.   

 

            Référons nous à la présentation faite à l'occasion de la sortie de son livre "rêver avec les sons" ed. le bord de l'eau, 2011.

 

 

          "À l’image du portrait qui orne sa couverture, Wolfgang Amadeo Mozart : rêver avec les sons", un essai publié en mars 2011, présente un Mozart beaucoup plus attachant que celui qu'ont popularisé les légendes nées après sa mort, et qui continuent d'être entretenues en dépit des documents découverts au XXème siècle : car non, Mozart n'était pas un enfant attardé, il n'a jamais été jeté à la fosse commune, son père Léopold ne fut pas un père abusif et il n'est mort ni sur la paille ni oublié du public.

 

                    mozart 7 avec père et soeur.jpg

                            une enfance de travail acharné entre son père et sa sœur

 

           Comme le montre ce portrait à la pointe d'argent pour lequel le compositeur a posé en avril 1789 lors de son passage à Dresde, Mozart, adulte était plutôt rond, n'avait l'air ni hautain ni dédaigneux, et surtout ne portait jamais de perruque - contrairement à ce que fait croire le tableau qui figure hélas sur la plupart des articles, affiches, CDs et livres consacrés à Mozart ; un tableau imaginaire car peint 18 ans après la mort de Wolfgang par un artiste qui ne l'avait jamais vu".

 

                                                            Portrait après sa mort.jpg

 

                 "Wolfgang Amadeo Mozart : rêver avec les sons" vous permet de découvrir enfin le Mozart intime, débarbouillé des clichés nés à l'époque romantique ; le Mozart foncièrement gentil et plein d'humour (lire sa correspondance).

                   Une sélection de 32 extraits musicaux, regroupés sur deux CDs, permet aux lecteurs - qui ne possèdent pas tous l'intégrale de la musique de Mozart ! -  d'écouter immédiatement les morceaux dont le compositeur parle à son père, à son épouse, à sa soeur et à son ami Jacquin.

 

Un cahier de huit portraits en couleur, en provenance directe du Mozarteum de Salzbourg, donne enfin à voir les personnages dont il est question dans le texte.

                                                  

 

. Michèle Lhopiteau a produit également des "guides sur l'Opéra", "la Musique Vocale Sacrée", "la Musique Instrumentale", et "un Panorama de la Musique Classique".

 

. de quoi vous donner un vertige mozartien ! 

 

- Mozart dans la littérature : http://choeurdetarbes65.fr/index.php/repertoire/mozart-dans-la-litterature/mozart-dans-la-litterature/

 

 

- " Mozart" : Encyclopédie de A à Z, ed. Robert Laffont, coll. Bouquins, 2005 (réimpr. 2006)

 

sur l'opéra Garnier_buste_mozart.jpg

Mozart sur la façade de l'opéra Garnier à Paris 

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"La fabuleuse histoire de Théodore Gelot et d’Eugène Mesnard de Damvix (Vendée) à Legal (Canada)" 

cf. le 9/05/2019 présenté par Jean-Claude Coursaud, Auteur régionaliste de plusieurs ouvrages (marais poitevins entre autres) – correspondant de presse.   

                

                     Notre conférencier, vendéen, s’est passionné par cette fabuleuse histoire touchant deux hommes issu de cette même région, à Maillé pour Eugène Mesnard, né en 1868, et Damvix, pour Théodore Gelot, né 1862, lequel ne sait ni lire, ni écrire. Ils sont pauvres et l’avenir s’avère bien fermé pour eux, cependant en 1889, une chance s’offre à eux (comme dans d’autres régions de France) car s’instaure un mouvement pour aller s’enrichir en Amérique du Nord par le travail. Ils feront partie de ces pionniers francophones prêts à tout quitter… pour un eldorado…

 

               Un riche propriétaire viticole, Standford est venu en France pour connaitre de nouvelles méthodes de travail (son vin dit de Bourgogne ne donne que du Brandy) mais aussi pour recruter des français afin de cultiver la vigne et améliorer la production de vins au nord de la Californie.

 

               Eugène Mesnard embarque en premier du Havre mais les deux hommes, il fait la  connaissance quelques semaines plus tard de Théodore Gelot. Ils se retrouvent en Californie à Vina, seront entourés d’une communauté religieuse et les deux compagnons ne se sépareront pratiquement plus tout au long de leurs aventures.

 

 

 

              A la fin de leur contrat de 4 ans à Vina où la production viticole ne s’est guère améliorée et le propriétaire est décédé, ils vont répondre à l’appel du Gouvernement canadien qui offre 70 hectares de terre à défricher pour seulement 10 dollars…  

 

Les deux vendéens croquent à pleines dents cette nouvelle aventure.

 

                               attelage à Legal.jpg

                                         un attelage, rue principale à Legal (Alberta)

 

 

             Avec beaucoup de courage pour affronter des conditions climatiques effroyables, aidés par les religieux installés sur place, ils vont s’installer définitivement dans l’ouest canadien et feront partie de cette communauté (d'européens surtout) de cultivateurs céréaliers qui seront à l’origine de l’essor de l’Etat de l’Alberta, à Legal, qui s’accroît rapidement grâce à la réussite de ces hommes. C’est "la prairie", des pistes défoncées, une terre qu’il faut dompter sous un climat très rude mais la volonté de réussir est la plus forte.

 

 

                                          bois à défricher Gelot Mesnard Canada.jpg

                                               nos deux aventuriers 

 

             Eugène Mesnard se mariera, aura deux enfants, qui décéderont très jeunes puis sa femme, de la grippe espagnole, malgré les bonnes conditions de vie puisqu’ils ont réussi à construire ; Mesnard, très affecté par ses deuils ne survivra pas et décédera à 55 ans d’une maladie cardiaque. Ils sont enterrés à Legal (nom d’un missionnaire français).

 

             Théodore Gelot se mariera avec une française faisant partie de la communauté religieuse, auront deux enfants, et resteront à Legal durant la grande Guerre ; ils séjourneront en France ensuite et reviendront à Legal. Plus tard la ferme des Gelot sera vendue à un russe. La ville de Legal posséde une rue Gelot.

 

 

 

            L’idée du roman est née lorsque Jean-Claude Coursaud a pris connaissance d’une correspondance détaillée et captivante écrite par Eugène Mesnard à sa famille de Maillé.                         S’ensuivent deux voyages sur les traces des pionniers pour approfondir le sujet, en compagnie d’Isabelle Savariau, arrière-petite-nièce de Théodore Gelot.

 

Des documents, des témoignages inédits recueillis sur place vont encourager l’auteur à écrire l’épopée des deux colons.

 

Quant à Isabelle Savariau, elle a toujours été fascinée par les récits racontés par sa grand’mère. Les années passent et en 2008, elle retrouve les petits-enfants de Théodore Gelot, ses cousins. Lorsqu’elle rencontre Jean-Claude Coursaud, elle lui confie  les documents et photos de famille.

 

 

                                    Un coin de prairie pour 10 dollars Jean-Claude Coursaud.jpg

 

             L’épopée des deux vendéens sera présentée sous forme d'un diaporama, suivi de cartes des états canadiens.

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 "La culture vietnamienne à travers les estampes populaires"

cf. le 6/05/2019 présenté par Jean-Pierre Pascal, Ancien Directeur de recherche au CNRS. Il a étudié la structure, le fonctionnement et la biodiversité des forêts tropicales. Parmi ses principaux terrains d’études figurent l’Inde, le Vietnam et la Guyane.

 

  

                              Les estampes vietnamiennes font partie de l’art populaire à partir du XVème siècle et jusqu’à nos jours – bien que plus rares ces dernières années. Cette tradition vient directement de la Chine avec sa culture, ses symboles, ses légendes…

                     Les estampes présentées ce jour ont été réalisées dans un village du nord Vietnam ;

le papier, très résistant, est fabriqué à partir de tiges d’écorces de mûrier, la technique de gravure des planches avant impressions successives des couleurs et du noir (réalisées à partir de plantes) est relativement classique.

 

                       UTL gravure des couleurs estampes vietnam 001.jpg 

 

                    À l’occasion de fêtes et d’événements particuliers, la coutume au Vietnam voulait que l’on achète des estampes pour les coller à différents endroits de la maison.

 

                    La majeure partie de ces images était produite et achetée pour les fêtes du Nouvel An lunaire, c’est pourquoi on les désigne souvent sous le nom de tranh Tết (images du Tết).

 

                    C’est le cas, par exemple, d’estampes religieuses, comme celle du Génie du Foyer, collée en remplacement de celle de l’année précédente, ou encore, collées sur les portes, de couples de génies protecteurs. Sur les portes, on plaçait également des estampes représentant des mandarins comme souhaits de richesse et de prospérité. À l’intérieur, étaient collées des images de coqs, de poules, de cochons, de truies, ou encore d’enfants, exprimant des souhaits de bonheur, de richesse ou de postérité, avec une symbolique très élaborée.

 

              estampes présentation 6 05 2019.jpg Trois garçons attrapant des oiseaux et des crapauds  

Les garçons forment un souhait de nombreuse progéniture mâle. - Le crapaud est un symbole de richesse. - L’oiseau qui chante forme par homophonie un vœu de gloire et de  renommée : chanter ming est homophone de ming, renommée. - Les fleurs de prunier sont un souhait d’être reçu premier aux examens. - La légende dit : « Pour des dizaines et des dizaines de milliers d’années, richesses, dignités et honneur ».

 

                           On trouvait aussi des images représentant des scènes villageoises ou des festivités dNouvel An.

        UTL estampes de souhaits 001.jpg

           Les souhaits se calquent sur le calendrier chinois : le chat ou le tigre.

 

             

                          Certaines estampes étaient produites à l’occasion des fêtes de la mi-automne : carpe contemplant le reflet de la lune ou procession du dragon et de la licorne. D’autres, en revanche, étaient vendues toute l’année comme images décoratives et d’agrément (panneaux des quatre saisons ou des quatre belles jeunes filles). C’était le cas aussi d’estampes satiriques ou moralisatrices, ou encore de celles qui figurent des héros et héroïnes historiques ou légendaires.

         

                         Ainsi, par leur originalité, leur style, la variété des thèmes abordés et leurs légendes souvent poétiques ou ironiques, ces estampes offrent un panorama exceptionnel des différentes facettes de la culture vietnamienne : vie quotidienne, pratiques agraires, fêtes traditionnelles, croyances, symbolisme, morale, littérature, légendes, histoire et même propagande politique.

                   génie du mariage estampes vietnamiennes 6 05 2019.jpg  le génie du mariage   

 

           UTL estampe labourage 001.jpg 

               souhaits d'accroissement de la production agricole

 

 

Passionné par l’imagerie populaire du Vietnam, Jean-Pierre Pascal a publié en 2017 un livre sur ce sujet, ainsi que de nombreux articles dans la revue Carnets du Viêt Nam. Il a aussi organisé plusieurs expositions dont une, en 2015, au Centre Culturel du Vietnam en France.

 

               ouvrage de JP Pascal estampes du Vietnam 001.jpg

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"Naissance et développement du fait balnéaire sur les côtes de Saintonge 1816-1924"  

cf. le 29/04/2019 présenté par Thierry Sauzeau, Professeur d’Histoire moderne à l’Université de Poitiers, depuis 3 ans, Président élu du Conseil Scientifique du Groupement d’intérêt scientifique (GiS/CNRS) Histoire et Sciences de la Mer. M. Sauzeau avait présenté précédemment son étude sur "Comprendre Xynthia, expliquer le phénomène"

 

        La Saintonge, province de l'ancien régime, concerne un territoire assez bien délimité avec l'estuaire de la Charente, Aix, Oléron, Madame, Brouage, la presqu'île d'Arvert et le pays royannais.

        Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, les paysages côtiers étaient composés de "montagnes de sable" et à l'arrière, quelques villages et hameaux peu habités dans les marais, on parle de "côtes barbares" car parcourues par les pilleurs d'épaves, des paysans-pêcheurs à pied... Cependant, l'environnement se transforme au cours des années : érosion, submersion, ensablement, marécages médiocrement drainés, salines en déprise (Brouage), les activités maritimes et militaires se développent, la population également avec des mouvements migratoires pour un avenir plus assuré, les transports par voie maritime et terrestre (rail) se multiplient et également le goût pour les loisirs, les villégiatures, les déplacements..

           Notre conférencier distinguera plusieurs zones géographiques dans le développement des stations balnéaires : la côte de Beauté avec Royan, à l'ouest avec Pontaillac et à l'est, St-Georges de Didonne.    

         A noter qu'en 1818, le 1er consul américain installé à Bordeaux fait construire un bateau à vapeur pour assurer la liaison avec Royan pour une sortie d'une journée, puis plusieurs, ensuite... des hôtels seront construits pour accueillir les bordelais.

 

                                Bateauà Vapeur Bordeaux-Royan 001.jpg
      

         1868, Jean Lacaze, banquier bordelais, lance la station de Pontaillac et fait construire de belles villas qui font partie intégrante du patrimoine balnéaire.

         Frédérique Garnier, maire de Royan de 1870 à 1905 fera entreprendre de gros travaux d'urbanisation et en y fera amener préalablement le tramway.

 

                         Villas à Pontaillac 001.jpg

 

                  Une autre zone concernée par les transformations : Oléron, Aix et les stations d’estuaires : Ronce, St-Trojan, Boyarville, Fouras, Port-des-Barques (1880-1914).

                       

                  Thierry Sauzeau a bien voulu mettre à disposition pour le blog sa présentation

  Conférence Saintonge balnéaire 29/04/2019.ppt

 

            

. des lectures de référence :

"le désir du rivage" ou "le territoire du vide" d'Alain Corbin, historien. 

"les villas de la côte de Beauté" et "Guide architectural, Royan 1900" de Frédérique Chasseboeuf, architecte, guide à la Ville de Rochefort. 

 

           Les-villas-de-la-Cote-de-Beaute-Charente-Maritime.jpg       Guide-architectural-Royan-1900.jpg

                           

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″Les enjeux actuels du transport maritime mondial"  

cf. le 11/04/2019 par Cyril Delher, Directeur adjoint de l’Ecole Nationale Supérieure Maritime (ENSM) de Marseille  - Officier de Marine.

 

 

 porte containers.jpgBateau croisières à Sete.jpg

 

 

                             L'ENSM, Ecole Nationale Supérieure Maritime, est une école d'ingénieurs française qui forme les officiers de la marine marchande et des ingénieurs œuvrant dans le domaine maritime ; Etablissement public d'enseignement supérieur dont la tutelle est exercée par le Ministre chargé de la Mer (Direction des Affaires maritimes de la Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer).

                   M. Delher, avant d’aborder les problématiques actuelles liées aux trafics maritimes de plus en plus importants dans le monde et le gigantisme des navires, nous présente la gamme des transports maritimes :

 

voir le site :  http://www.marine-marchande.net/

 

                  On notera des industries segmentées : séparation des transports : marchandises et ferries, croisières

3 grands secteurs segmentés :

- les porte-conteneurs – lignes régulières avec le plus gros trafic : d’Asie vers l’Europe

- le tramping (transport maritime à la demande) : les vraquiers solides (citons Louis Dreyfus Armateurs, spécialisé dans le transport de vrac sec) et liquides (gaziers, pétroliers… qui ne font jamais les mêmes lignes).

- les navires pour les travaux maritimes : poses d’éoliennes, de câbles sous-marins – bateaux qui restent en position fixe (avec Alcatel-Lucent, Orange Marine et Nexans, principaux câbliers mondiaux.. ; installation de plateformes offshore (les Bourbon), des dragues, brise-glaces,

 

D'autres navires : 

. les rouliers :  au long cours qui peuvent transporter marchandises et passagers ou l'un, ou l'autre.

. les transports passagers : croisières et yachting (plaisance).

 

              Les activités maritimes sont directement liées au développement économique mondial, mais soumises à des cycles imprévisibles ; actuellement 10 milliards de tonnes transportées , soit 80% du commerce mondial en volume. Depuis 2014, les transports maritimes se sont multipliés par 7 dans le monde.

 

Carte des routes fréquentées par les navires   http://info.arte.tv/fr/le-commerce-maritime-mondial-infographies

Trafic en temps réel des navires dans le monde  http://www.pilotage-maritime.nc/ais.php

 

 

             Routes-maritimes mondiales.PNG

 

               Le problème crucial actuel est le stationnement dans les ports que ce soit pour les marchandises ou les passagers (escales dans les grandes villes). 

              Enfin il y a un besoin croissant de ports pour recevoir les bateaux en fin de vie avant démantèlement ou désarmement.

              En conséquence, des risques de plus en plus élevés : aléas géopolitiques, engorgement des ports, difficultés dans les manœuvres et évacuation des passagers, manque d’équipements dans certains ports, risques d’incendie, actes de piraterie, de terrorisme, trafic de drogue… risques climatiques (notamment forts vents sur les porte-conteneurs), risques financiers nécessitant des assurances multiples cependant les personnels sont de plus en plus formés et la réglementation internationale a beaucoup évolué grâce à l’Organisation Maritime Internationale qui a passé de nombreuses conventions (172 pays membres) concernant le trafic, les problèmes techniques, la sûreté et la sécurité, les pollutions, le juridique, etc….

consulter :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_maritime_internationale

 

                 Un autre risque, l’impact environnemental, de plus en plus à considérer :

les pollutions concernent les eaux mazouteuses, les eaux grises (usées, recyclées), les rejets gazeux, les ordures compactées mais parfois encore rejetées en mer. 

                 De gros progrès ont été faits (notons le doublage des coques des pétroliers) mais il peut y avoir encore des inconsciences et des accidents.

 

         porteconteneurCMA.jpg                      Paquebot VENISE.jpg
        Porte-conteneur Christophe Collomb CMA-CGM                          Escale à Venise
  

 

en complément de lecture, la revue "Le Marin" de la Marine marchande :  http://www.marine-marchande.net/Presse/LeMarin/LeMarin.htm

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"La maîtrise de l’eau, de l’antiquité à nos jours : l’exemple en Egypte du Nil et du haut-barrage d’Assouan" 

cf. le 8/04/2019 présenté par Marc Blanchard, ancien Inspecteur d’Académie, grand connaisseur de l'Egypte ; L'UTL a déjà, bénéficié de quatre conférences sur ce grand pays. 

 

 

                             La préoccupation de l’eau en Egypte remonte à des millénaires et aujourd’hui il s’agit d’un des problèmes majeurs pour notre planète. 

                      L’Egypte ne dépend que d’un fleuve, le plus long du monde, allant de l’Afrique équatoriale jusqu’à la méditerranée sur 6 670 kilomètres et drainant environ 3 348 611 m2

 

                                              Carte de l'Egypte.jpg

                    Comme dans d’autres régions du monde, la civilisation égyptienne a été fondée sur une "agriculture alluviale". Cependant, il a fallu de tout temps compter avec les crues du fleuve, crues régulières, prévisibles sur lesquelles la population se "calait" pour les cultures, mais la donne a changé au fil des siècles.

  

voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_dans_l%27Égypte_antique

 

                                                 cultures sur le NIL.jpg

                                                                         cultures sur les rives du Nil

 

 

                       Hérodote, dès le Vème siècle avant J.-C., à présenter l’Égypte comme un "don du Nil" mais pour profiter de ce don, les hommes ont dû entreprendre très tôt des travaux d'irrigation comme le "mental", le "chadouf", méthodes consistant à surélever le niveau de l’eau pour la disperser ensuite.

 

                                       KomOmbo.Shaduf. irriguation.jpg

                                                à Kom Ombo - un chadouf

Puis utilisation des norias, de la vis d’Archimède, du goutte-à-goutte (certainement le plus efficace) ; et à une époque plus récente, le creusement de canaux (voir le canal d'El Mahamoudia, près d’Alexandrie) et l’installation de barrages (celui d’Esna, d’Assiout, de Nag Hammadi), constructions et reconstructions car le limon noir est très présent et endommage les installations dont la plus importante : celle du haut-barrage d’Assouan (symbole du nationalisme égyptien et arabe), barrage inauguré en 1971 donnant l'immense lac du nom du Président Nasser, a l'initiative de ces grands travaux).

 

 

                Canal El Mahmoudia Alexandrie.jpg           haut barrage d'Assouan.jpg

                         Canal El Hahmoudia                                 Haut-barrage d'Assouan 

 

                   Cela entraîna une réductions des crues, mais parallèlement les égyptiens ont déploré d’importantes incidences sur les cultures dont des récoltes moindres sur l’ensemble de l’année, des régions devenues plus arides, une insuffisance de drainage donnant une remontée de la salinité, une baisse du niveau de l’eau des barrages due à l’évaporation et plus préoccupant encore, l’Egypte vit un accroissement de la population considérable. En cinquante ans, la population du pays a été multipliée par 3,5 avec, pour ces dernières années, une croissance démographique moyenne supérieure à 2 % par an.

 

                     Avec une perspective d’un milliard d’habitants en 2050, l'Égypte est le troisième pays le plus peuplé d'Afrique derrière le Nigeria et l'Ethiopie.

 

                      Des mesures sont prises depuis plusieurs années : usines de traitement des eaux usées ; dessalement des eaux de mer, formation dans les pratiques quotidiennes de consommation, diminuer le gaspillage (notamment arrosage intensif sous très forte chaleur) ; travaux de creusement pour recueillir l’eau des nappes phréatiques importantes ; expérimentation de plantations d’arbres arrosées par des eaux usées, début d’installation de panneaux solaires…. et par ailleurs, parce que l'Egypte n'est pas repliée sur elle-même, un accord a été passé en 2018 avec l’U.E. pour réfléchir aux solutions que l’Egypte pourrait mettre en place face aux problèmes environnementaux, démographiques et politiques. 

 

plus de détails sur l'avenir de l'Egypte :  http://les-yeux-du-monde.fr/actualite/afrique-moyen-orient/29171-quel-avenir-hydrique-pour-legypte

 

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 "Le culte de la personnalité et propagande : l'exemple de la Corée du Nord."

cf. le 1er/04/2019 présenté par Gérard Rovarc’h, Diplômé de l’Institut de Géographie de Paris, de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale des Langues et Civilisations Orientales.

                Culte de la personnalité et propagande politique sont les marqueurs de toutes les dictatures. La Corée du Nord, qui s’impose comme le dernier régime totalitaire dans le monde, n’échappe pas à la règle et est même devenue l’archétype du genre.

 

 

             Ce régime totalement unique est appelé le "Duche", un marxisme-léninisme militarisé… difficile à classer entre une Chine protectrice et un «cousin » communiste soviétique. La dynastie des Kim (depuis 1912) a  voulu un isolationnisme renforcé par des sanctions économiques successives décidées à son encontre, elle a connu un destin politique composé de la rivalité entretenue avec le sud-Corée, (bien qu’il y ait un rêve du Nord de l’unification du pays…), de l’ex-colonisateur japonais et de l’ancien occupant américain.

 

            C’est un grand pays de 122 762 km2 avec 24,8 millions d’habitants (capitale Pyongyang) devenu un état en 1948, il vit en autosuffisance, prône une société sans classe : tous sont égaux … mais avec 51 catégories sociales dont 3 couches différenciées !  : les soutiens, les indifférents, les hostiles…lesquels sont multipliés par tous les membres de leur famille… qui subiront des représailles…

 

                                          carte-routiere-coree-du-nord.jpg

 

                  L’armée omniprésente de 1,19 millions d'hommes (l'une des cinq plus importantes armées du monde) entrave la vie des habitants et aussi des touristes (surtout chinois) – il faut toujours penser "Duche" sous peine d’être envoyé dans un centre de rééducation ou camp de travail. Limogeages, disparitions de personnes sont fréquents.

 

             10 ans de service militaire pour les jeunes garçons et filles, présents à tous les défilés au pas de l’oie et les grandes cérémonies dans les stades formant de leurs tenues impeccables et colorées le portrait, en très grand, du chef suprême et hommage au pouvoir !

 

               Défilé militaire Corée du Nnord.jpg     Kim grand-père et père Corée Nord.jpg

 

 

                Affiches-propagande avec les sempiternels thèmes : l’armée, l’ouvrier, le paysan, l’intello… ainsi que ceux évoquant les ennemis éternels : japonais, américains  ; médias (KCTV télévision de propagande), témoignent de l’idolâtrie portée à son leader suprême Kim Jong-Un, ce dieu vivant doit être visible de tous, ainsi que le sourire et les larmes que chacun verse à tout propos en sa présence ou devant son portrait ou bien devant les 35000 statues à la gloire de cette dynastie. 

 

               La Corée du Nord est aussi une puissance nucléaire qui menace. Mais les rencontres internationales récentes en vue de négociations venant de la Chine ou des Etats-Unis ont montré une belle mise en scène où la Corée reste gagnante.

 

               La Chine est toujours le principal partenaire diplomatique et commercial de Pyongyang, bien que les relations entre les deux Etats soient très variables. Cependant les changements en Corée du Nord ne pourraient venir que de la Chine, mais il faut pensé sur du long terme, du très long terme…

 

              Si vous n'êtes pas trop refroidis, vous pouvez poursuivre vos recherches sur le sujet. 

 

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09/04/2019
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Documentation - janv. à mars 2019

Si vous souhaitez approfondir les sujets abordés dans nos conférences,

cette rubrique vous apporte des éléments complémentaires, ils ne sont pas exhaustifs :

références d'ouvrages, d'essais, de bibliographies, de films, de cartes...

                                            

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  "Nègres littéraires, les confidences interdites"

cf. le 18/03/2019 présenté par Gérard Morel, Magistrat de l’ordre judiciaire, Romancier.       

 

         Gérard Morel se qualifie lui-même d'"auteur populaire". Il a longtemps été nègre littéraire pour les gens du spectacle ou de la politique qui désiraient publier un livre de mémoires avant de produire des romans historiques ou policiers signé de son nom.

 

                  "On ne nait pas "nègre", on le devient" nous dit Gérard Morel. Pour lui, cela s’est fait naturellement à une époque où les mémoires de beaucoup de célébrités : hommes politiques, acteurs ou actrices, gens des médias étaient attendues par un public avide de biographies, de révélations, de confidences… cela a toujours été mais sous d’autres formes.

 

                  L’écrivain ne choisit pas la personne pour qui il écrira, c’est l’éditeur ou par délégation, un "chasseur de tête" qui s’en chargera et la célébrité ne connait rien de son écrivain. Celui-ci exerce une profession occulte, doit faire preuve de discrétion et de psychologie. En très peu de temps, il doit s’identifier à la personne pour qui il va prendre la plume, comme un comédien qui se met dans la peau du personnage qu’il doit incarner, endosser son histoire, ses réussites, ses bonheurs mais aussi ses échecs, ses déceptions et parfois ses envies de prendre une revanche sur le passé....

                  Parfois l’idée du livre est abandonné, remettant trop de choses en cause ; d'autres fois le projet se poursuit avec l’acceptation qu’il faut travestir la vie, taire certains passages difficiles… et lorsque le projet d’écriture arrive à son terme et que le livre a du succès, le "nègre" devra accepter cette réussite qui n’est pas la sienne mais celle de la célébrité ! Si l’ouvrage ne retient pas le lecteur, c’est une "catastrophe" pour la célébrité et une frustration pour l’écrivain qui se sera beaucoup investi personnellement dans ce travail.  

 

                 Ceci n’a qu’un temps malgré l’enchaînement des contrats, les revenus et avantages qu’il en a tirés, 15 années pour Gérard Morel. Il en garde quelques amitiés mais retient la non-reconnaissance et l’oubli qui s’installent très vite chez les célébrités.

 

                 A la suite, il a choisi d’écrire pour son propre compte et a axé son travail sur les récits historiques et policiers : voici quelques titres de sa production.

voir :  http://www.babelio.com/auteur/Gerard-Morel/83800

 

                  Depuis quelques années il a orienté ses activités vers la magistrature, qu’il exerce encore.

 

Si vous voulez en savoir plus sur l'origine du terme "nègre littéraire" :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nègre_littéraire

et l'histoire des "écrivains-fantômes" ou "prête-plumes" :

http://www.edilivre.com/tag/negres-celebres/

 

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 "Attrait des ailleurs : voyages au travers des océans du XVème au XXème siècle"

 

cf. le 4/03/2019 présenté par Martine Acerra, Professeur émérite de l’Université de Nantes ; elle a soutenue sa thèse sur "Rochefort et la construction navale française 1665-1815" ; ses travaux universitaire portent sur l'histoire maritime, elle est Présidente du CERMA.

                 Le cycle de conférences du Centre d'Etudes Rochefortaises Maritimes (CERMA) a lieu tous les ans fin septembre durant une semaine sur différents sites de Rochefort. 

 

                  Il donne lieu à une publication éditée par l'Université Francophone d'été 

 

                 publication CERMA 2000.jpg    cahier Cerma 001.jpg

 

 

                     L’histoire des conquérants, des grandes migrations, des navigateurs et explorateurs, l'évolution de la cartographie, les expéditions maritimes et terrestres, les récits de voyages, les témoignages nous montrent que l’homme a eu l’obligation ou le désir de dépasser son propre territoire, le désir de voir au-delà des terres, au-delà des mers.               

              Tenter l’aventure pour acquérir d’autres territoires, s’installer sur une terre plus accueillante, faire du commerce, échanger, acquérir des produits rares et précieux et au-delà élargir ses connaissances du monde au prix de naufrages, maladies, souffrances, confrontations avec les naturels et les animaux, disparition… mais continuer à découvrir ; la nature humaine étant déterminée, persévérante et adaptable.

voir sur le net l’histoire des grands déplacements et expéditions depuis l’Egypte ancienne jusqu’à la Renaissance (déplacements surtout vers l’Orient, l’Asie…) 

        http://histoirealacarte.com/Grandes-Decouvertes

mais n’oublions pas plus tard, les déplacements vers l’Occident notamment vers la Nouvelle France, et celui de l’Afrique avec la traite négrière, "un ailleurs obligé".

 

              Découvrir peut parfois déclencher un véritable enchantement pour les paysages, les habitants, le mode de vie, peut offrir une richesse des relations humaines et provoquer un désir de non-retour (conditions de voyage évidemment beaucoup plus sécurisantes dans notre XXIème !).

             Mme Acerra, tout en abordant son thème de prédilection, l’histoire maritime, a voulu aujourd’hui nous entraîner dans ce goût de l'exotisme en nous présentant un album très coloré et merveilleux fait de cartes, de personnages surprenants, d’habitations précaires dans une nature généreuse et luxuriante, des produits rares arrivés jusqu’à nous par les grandes compagnies commerciales (Compagnies des Indes orientales et aussi occidentales, entre autres) avec les porcelaines et soieries de Chine, les indiennes, des épices, les thés, le cacao...

Ici, quelques images évocatrices à partir desquelles vous poursuivrez vos recherches.

 

venise_le_port_.jpg              saint-louis du Sénégal.jpg

Venise du temps de Marco Polo - XIIIe         St-Louis du Sénégal - XVIIe Compagnie coloniale française 

 

Pondichéry compagnie des indes.jpg   lorient compagnie des indes.jpg

Pondichéry, comptoir français  XVIIe              Lorient du temps de la Compagnie des Indes

Compagnie des Indes orientales 

 

broderie chinoise.jpg  Plat porcelaine de Canton.jpg  indienne de coton.jpg

    soierie chinoise                     plat de porcelaine de Canton                                       indienne de coton 

 

Etant à Rochefort, on ne peut échapper à notre écrivain-voyageur, capitaine de vaisseau, photographe et dessinateur.

Premiers dessins (1872) à l'île Pâques, un véritable reportage sur cette terre si énigmatique.

(voir la revue "Historia" mars 2019 sur le sujet). 

 

les moais à l'ile de Paques Pierre Loti.jpg   livre des dessins de Pierre Loti.jpgplus de 500 croquis, dessins, aquarelles, témoignent de sa vision du monde 

    les monais

 

 

Un livre très documenté et illustré à offrir ou s'offrir :

"Atlas historique des grandes expéditions" de Karen Farrington.  

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"Jean-Daniel Coudein, Commandant du radeau de la Méduse"

 

cf. le 4/03/2019 présenté par Didier Jung, vient du monde de l’Entreprise, Auteur de nombreux romans, études historiques, biographiques (est déjà intervenu pour l'UTL pour présenter le peintre William Bouguereau, "les anarchistes de l île de Ré" et "Émile Arthur Thouar, de l île de Ré à la jungle bolivienne").

                                    Livre Didier Jung Jean-Daniel Coudein.jpg 

 

 (4ème de couverture - complétée)

                         Jean-Daniel Coudein, officier de marine de la première moitié du XIXe siècle, doit certainement sa notoriété à l’épisode du radeau de la Méduse, et à son génial metteur en scène, Géricault.

 

                 Il fit pourtant une carrière complète et honorable dans la Royale, commencée à l’âge de dix ans comme mousse, sous le Consulat, terminée au début du Second Empire, capitaine de vaisseau et major du port de Rochefort.

                L’auteur fait la part belle au pays qui l’a vu naître. La Tremblade, dans le pays d’Arvert, est un berceau de marins depuis des siècles, pour la pêche, le commerce, la marine de guerre, sans oublier la course. JD. Coudein a de nombreux officiers et commandants de bord parmi ses ancêtres dont son père, qui le prend avec lui comme mousse en 1803. Les Coudein sont également représentatifs de leur région car c’est une vieille famille de protestants.

 

                Profondément ancrée dans la Saintonge maritime, l’histoire de Jean-Daniel Coudein a rejoint l’histoire nationale par le destin qui le conduisit à commander (à l’âge de 23 ans, blessé et affaibli), le radeau de la Méduse dont le cauchemar dura 12 jours, 12 nuits (commandement assez bref entre celui de Duroy de Chaumareys et de Savigny, chirurgien, mais dans de terribles conditions). 

consulter  http://francearchives.fr/commemo/recueil-2016/39949 

 

                JD. Coudein, à son retour écrira un rapport de 7 pages (accessible aux Archives de la Marine de Rochefort) ; Henry de Savigny et Alexandre Correard, cartographe et géographe publient  "le récit de la Méduse" - détails des conditions extrêmes, actes de violences et d’anthropophagie.

 

              dupont radeau de la méduse.jpg  un autre témoignage, celui du Capitaine Dupont 

 

                JD. Coudein fera ensuite une belle carrière dans la Marine, participant de à nombreuses expéditions (sur toutes les mers du monde) et grimpant très progressivement les échelons avec tous les honneurs, sans en tirer gloire - il restera toujours affecté par l’épisode du radeau de la méduse tout en gardant cette souffrance pour lui-même. Il prendra sa retraite après 45 ans de service.

 

               D’autre part, affecté par de nombreux deuils familiaux, il se retirera, après avoir habité Rochefort puis La Tremblade où il meurt à 64 ans, il est enterré au cimetière protestant.

 

. n'hésitez pas à voir le radeau de la Méduse dans la cour du Musée de la Marine de Rochefort - reproduction presque à l'identique : 20m x 7m et faire la visite guidée assis sur les rondins, vous aurez l'impression de vivre un terrible moment !

 

                                    Radeau de la méduse Rochefort.jpg

 

 

et au musée Hèbre de St-Clément de Rochefort : la copie du tableau de Géricault, peinture "mise en scène", peinture de propagande. 

 

                                                          Théodore_Géricault_le_Radeau_de_la__Méduse_.jpg

 

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   "Le stoïcisme et l’épicurisme"

cf. le 13/02/2019 présenté par Dominique Josse, Professeur de philosophie, Directeur d’Etablissement à la retraite, auteur notamment de "l'Actualité de nos vieux philosophes grecs" ed. l'Harmattan, 2018.  

 

               Avant de présenter son sujet, Dominique Josse dressera un petit tableau de la philosophie antique dont le personnage principal est Socrate à partir duquel des périodes sont établies avec  “petits Socrate” IV ème au IIIe av J.-C. , “les grands Socrate”  : Platon et ses disciples (Aristote…) et "les post-Socrate" qui nous intéressent avec

 

le stoïcisme (vers 302 av. J.-C.) avec le fondateur, Zénon de Kition qui propose une doctrine qui se rapproche du christianisme : l’homme doit être un être de bien, il est dans un monde enchanté “la nature est un cosmos vivant”, tout ce qui arrive est voulu par l’ordre divin, il faut accepter cela et la souffrance embellit l’ensemble… L’homme se réfugie dans sa liberté intérieure ; tous sont égaux et unis par une sympathie universelle. Il ne peut agir sur ce qui n’est pas de son fait, pour le reste, il peut être dans l’action, mais avec réflexion et justice. L’homme veut vivre le moment présent, rejette le passé et ne se projette pas dans l’avenir.

 

Consulter :  http://histophilo.com/stoicisme.php

 

. Ouvrages sur des stoïciens :

 

“Sénèque ou la conscience de l'Empire” de Pierre Grimal, Fayard, 

“la Citadelle intérieure” (les Pensées de Marc Aurèle)  de Pierre Hadot, Fayard 1992

 

 

             L’épicurisme, venant d’Athènes, avec Epicure en 306 av. J.-C., c’est une école philosophique apportant des conseils sur un art de vivre à adopter, plus matérialiste, elle aura des prolongements sur l’histoire occidentale et encore de nos jours ; elle arrive à un moment où la situation politique et économique se dégrade, l’homme ne peut plus compter que sur lui-même.

 

            La doctrine est simple, basée sur la logique pour accéder à la vérité  “tout ce qui est plaisir est bon” mais néanmoins, une sagesse modérée dans la recherche des plaisirs  ; la physique : la vie est un agrégat d’atomes, la mort, sa désagrégation  ; il n’y a pas de Dieu donc pas de châtiments  ; et la morale : recherche de la sérénité, assouvir ses désirs mais tout en mesure, proscrire la fortune, la gloire…

 

Consulter :  http://histophilo.com/epicurisme.php

 

. Ouvrages sur l'épicurisme

 

“Périclès, la naissance de la démocratie” de Donald Kagan, Taillandier, 2008

"Epicure, un philosophe de combat" de Michel Onfray.

 

 

                    Epicure.jpg         Zénon de Kition stoicien.jpg
                          Epicure                        Zénon de Kition 

 

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 "Histoire de l’enregistrement sonore" 

cf. le 11/02/2019 par Jean-Pierre Fournier, ancien ingénieur SNECMA, Président de l’Université du Temps Libre de La Rochelle.

 

                Enregistrer est devenu enfantin avec les moyens modernes, mais cela n’a pas toujours été le cas. Jean-Pierre Fournier nous présente la quantité d’appareils en "graphe" ou en "phone" depuis le phonographe jusqu’au magnétophone.

Le petit chien Nipper figurant sur la publicité de "La voix de son maître" est bien entendu évoqué, son histoire méritant d’être contée.

                         

                        Des problèmes techniques au moment de la présentation de la conférence n’a pas permis à Jean-Pierre Fournier de faire écouter au public les extraits sonores enregistrés sur son ordinateur...

                       Mais les différentes étapes de histoire de l’enregistrement et de la diffusion du son ainsi que les appareils ayant vu le jour et utilisés ont été abordés en détail.

                      C’est une histoire qui remonte à la fin du XIXe siècle : voir les grands inventeurs (Charles Cros,Thomas Edison, Graham Bell, Emile Berliners, Henri Lioret, etc..) des enregistrements mécaniques et les diverses techniques perfectionnées au cours des ans :

voir www.gralon.net/articles/photo-et-video/hifi/article-le-phonographe---histoire-d-une-invention-1492.htm

 

     Eddison devant son invention.jpg Thomas Edison devant son cylindre recouvert d'étain

 

               Eddison Phonographe.jpg  Phonographe Thomas Edison 1889

 

                       Phonographe Lioret 1896.jpg Phonographe à poids d'Henri Lioret (horloger) 1896

 

 

               Au musée de l’Aventure et du Son à Saint-Fargeau (Yonne), vous verrez l’évolution des techniques et de très beaux appareils d'enregistrement.

http://dailymotion.com/video/x6sd2b2?playlist=x5pmy3  (présentation du musée)

http://dailymotion.com/video/x6sd4dk?playlist=x5pmy3  (musiques mécaniques)

 

             Concernant le chien Nipper et "la Voix de son maître, voir explications :

http://madparis.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/dossiers-thematiques/marques-et-personnages/pathe-marconi

 

                Gramophone la voix de son maître 1932.jpg Gramophone "la voix de son maître" 1932
           

               Dans l'histoire de l'enregistrement sur disque, une "bataille" a perduré, notamment avec Pathé, jusqu’aux années 60 : le sens de la lecture du disque : de l’intérieur vers l’extérieur ou le contraire ?

et le sens de la gravure ? on arriva à une gravure universelle : un seul sillon de chaque côté du disque.

La vitesse de rotation fut discutée dès 1884 et fut réduite par les Etats-Unis ; 80 tours/mn devint 78 ; 45 tours vit le jour en 1949 avec les juxe-box, 33 tours avec l’électrophone.

 

                    1957 Tourne disque Teppaz.jpg Grand succès du tourne-disque Teppaz 1957

 

              D’autres appareils ont été mis au point mais pour des durées variables :

- le Dictabelt est un cylindre souple d'usage répandu aux Etats-Unis comme dans certains autres pays, de la fin des années 1940 aux années 1970.

 

- ReVox est une marque déposée suisse de fabrication de matériel audio enregistrée par Studer le 27 mars 1951. Sous cette marque seront diffusés des équipements grand public ou semi-professionnels ;  la marque Studer sera réservée aux équipements professionnels.

 

                      Revox.jpg Un Revox, imposant 

 

- Nagra, petit magnétophone avec manivelle et malette utilisé par les radio-reporter (1951).

- Utilisation de disques enregistrables (Pyral), en aluminium, recouverts de couches sur les 2 faces de cellulose, utilisés par la radio pour documentaires, pièces de théâtres et ce de 1932 à 1980.

 

                 Nagra magnetophone-hifi-vintage.jpg le Nagra, transportable

 

- Enregistrement optique dès 1910 avec un chronophone à amplification pneumatique pour le cinéma  sonore.

- Enregistrement numérique : son et image sur une bande magnétique, le Walkman (Sony).

et

à présent sur le téléphone portable, le smartphone : une miniaturisation et un outil audio-visuel, présent partout dans le monde, à toute heure du jour et de la nuit …

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"Deux raffineries de sucre dans l’arrière-pays rochelais au XVIIIème siècle : 

 Saint-Jean d’Angély et Rochefort"

 cf. le 4/02/2019 présenté par Philippe Duprat, Président de la Société de Géographie de Rochefort.

 

            "Bien attesté à La Rochelle au XVIIIe siècle, le raffinage du sucre en provenance des Antilles ne semblait pas concerner l'arrière-pays charentais jusqu'à une date très récente où des découvertes majeures ont été faites à Saint-Jean d'Angély et à Rochefort : un éclairage nouveau sur cette activité industrielle particulièrement lucrative, mais aléatoire, pratiquée en plein centre ville"

   

                          Dès la fin du XVIIe siècle, la France importait du sucre raffiné (avec art – c’était en effet un produit de luxe) en provenance d’Europe du Nord, en particulier de la Hollande, à la fin du XVIIIe siècle, la France séduite  ce produit fait venir des ouvriers qualifiés en raffinage pour transmettre leur savoir-faire - ce qui fut une réussite - et parvient à satisfaire les besoins des consommateurs français.

                  La France reçut ensuite directement le sucre (après avoir subi sur place, une première cuisson nécessaire (cuisson du vesou, donnant un sucre brun), mais le sucre, pour plaire à la clientèle européenne, devait être cristallisé pour obtenir un sucre blanc, pur.

               Le document de référence fut celui de Duhamel du Monceau, un physicien de renom - L’art de raffiner le sucre”, 1784 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Louis_Duhamel_du_Monceau

 

et l’Encyclopdie d’Alembert, 1763, planches du traitement du sucre.

                                     

 

                           A partir des villes portuaires atlantiques  comme Nantes, La Rochelle, le sucre brun ou terré était acheminé vers des raffineries qui émergeaient en pays de Loire jusqu’à Orléans et en pays charentais jusqu’à Angoulême, par la Charente et la Boutonne (d’ou l’existence de raffinerie à Rochefort et St-Jean d’Angély) ; à La Rochelle, pas moins d’une quinzaine de raffineries étaient présentes en centre-ville, dont une citée dans les archives au 25 rue des Ducs (quartier St-Nicolas)

                  Depuis 2014, un travail a été réalisé autour de Sébastien Pauly avec des chercheurs de différentes institutions, et  sur des thématiques variées, relatives aussi bien à l’histoire des Antilles, au commerce transatlantique, qu’à la production.

Un Projet collectif de recherche portant sur les céramiques de raffinage du sucre – de canne, puis de betterave à l’aube du XIXs. retrace l’émergence, dès la fin du XVIsiècle, de l’ industrie sucrière, puis son essor sur la façade atlantique métropolitaine comme aux Antilles

http://craham.hypotheses.org/1166

 

                          Pour Rochefort et St-Jean-d’Angely, découverte début 2018, grâce aux archives départementales, des actes et croquis concernant les lieux de raffinages, les visites sur place n’ont pas eu lieu encore.

                    A Rochefort, il s’agit d’un bâtiment situé rue Audry de Puyravault, occupé aujourd’hui par la Société Générale, face à l’Eglise St-Louis. Il appartenait à l’un des plus grands négociants de la ville, Jean Girard et son fils, possesseur d’autres propriétés. Père et fils font la production et la vente (de 1752 à 1769) mais les événements internationaux, la Guerre de sept ans (1756-1763) entraînera d’énormes difficultés financières et des faillites dans les entreprises (ici en 1769).

                    A St-Jean d’Angély, en collaboration avec Sébastien Pauly, les archives départementales ont mis en évidence des actes notariés sur le bâtiment, propriété de la Ville, occupé par le Secours catholique,  sis à proximité du Jeu de paume – l’inventaire des pièces et du mobilier (luxueux) a été réalisé. En 1763, la raffinerie ayant appartenu à M. Dufresne, décédé, est mise en vente pour rembourser des dettes (là encore la situation désastreuse laissée par la Guerre). M. Lagaros, négociant, achète le bâtiment – il n’y avait plus trace de celui-ci depuis 1765 (“la Gazette des deux Charentes”).

 

 

citons le travail de Maud Villeret, en 2017

 

                            Le gout de l'or blanc Marc Villeret.jpg

voir : histoiredroitcolonies.fr/Maud-Villeret-Le-gout-de-l-or-blanc-Le-sucre-en-France-au-XVIIIe-siecle-PUR-2165.

 et "L’art délicat du raffinage du sucre : la discrète évolution des techniques" (France, fin XVII - fin XVIIIe siècle).  

 

                       Ne doutons pas que Ph. Duprat reviendra nous informer de la suite de ses recherches sur les deux lieux de raffinage évoqués ce jour.

 

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 "Capa, Doisneau, Lartigue, trois regards sur la France du XXème siècle"

par Yannick Levannier, passionné de photos, formateur durant 20 ans chez Kodak.

 

                   Ayant chacun sa propre vision de la photographie et des techniques de prise de vue, ces 3 photographes d'origines sociales différentes, ont su à leur manière fixer des moments de vie de la France et des français du siècle dernier. Reportage de guerre, vie familiale de tous les jours, début des transports ou manifestations sociales de toutes sortes, rien n'a échappé à leurs regards figeant pour toujours une époque déjà lointaine.                                                                                                                                                                                         Y. Levannier 

 

 

Robert Capa.jpg Robert Doisneau.jpg jacques-henri-lartigue-1981.jpg
         Robert Capa              Robert Doisneau      Jacques-Henri Lartigue

 

 

                                         Yannick Levannier, venu 23/01/2017 faire une conférence devant l'UTL sur "L’image, preuve ou mensonge au service de l’Histoire" revient pour présenter ces trois personnalités pré-citées et a eu l'amabilité de nous transmettre une synthèse de chacun d'eux. 

 

                            Pourquoi choisir ces trois photographes, ces trois regards ?

Ils ont couvert la deuxième moitié du XXème siècle et photographié la France des années 50 à 80. Ce sont trois visions complémentaires d’un même pays, trois choix de société, trois

techniques  photographiques.

 

Capa photographie l’événement et est surtout connu pour ces photos de guerre, Doisneau la vie publique et sociale, Lartigue la vie de famille.

 

Robert Capa (1913-1954), de son vrai nom Endre Friedmann, hongrois.

A 17 ans, il part à Berlin apprendre le journalisme. Pour payer ses cours il est apprenti développeur dans une agence photographique.

1932, il commence à faire des photos en  pour l’agence avec laquelle il faisait des petits travaux, on l'envoie à Copenhague photographier une manifestation de Trotski.

Il surprend par son style de prise de vue et affirme : le gros plan.

"Si vos photos ne sont pas assez bonnes, c’est que vous n’êtes pas assez près".

1934, Lisieux, il ne convainc pas.

Il considère que pour bien les prendre, il lui faut être dans l’action et commence ainsi à donner le style Capa. 

1933, étant juif, devant la montée du nazisme. Il s’installe à Paris.

Fait la connaissance de Gerda Taro, photographe et travaille avec elle.

Endre Friedmann a du mal à vendre ses photos ; Gerda lui fait changer de nom pour

Robert Capa nom plus américain. Ses photos connaissent alors un succès grandissant.

Sa compagne se rebaptise "Taro". Il photographie ensuite les Fronts Populaires.

Il part avec Taro couvrir la guerre d’Espagne. La photographie "Mort d’un soldat républicain" qui entraînera bien des controverses mais symbolisera la guerre d’Espagne.

 

        Mort guerre d'espagne 1936.jpg"Mort d'un soldat républicain" 1936

 

             Il rentre en France, Taro décide de rester en Espagne pour faire encore quelques photos. Elle décède écrasée par un char. Capa se culpabilise et aura beaucoup de mal à s’en remettre.

Début 38, le magazine Life l’envoie en Chine pour suivre la Seconde Guerre sino-japonaise.

1939, Paris Match et Paris Soir lui demande de faire des photos du tour de France.

 

                          R Capa 1939 en attente du tour de France.jpg  en attente du Tour de France 1939

Ses photos restent actuelles dans leur situation tout en appliquant le style Capa.

Pendant la guerre, il part aux États-Unis et obtient une accréditation pour accompagner les soldats américains lors du débarquement en France. Il fait ses prises de vue sur la plage d’Omaha Beach avec le premier régiment, photographie les vagues d’assaut. L’une de ses photos légèrement floue à cause d’une erreur de traitement est finalement publiée à sa demande et est devenue l’un des symboles du débarquement. Ensuite il accompagnera les soldats et couvrira toute la progression vers Paris.

                       R Capa le débarquement 1944.jpg Omaha Beach 1944

Avec ses amis David Seymour et Henri Cartier-Bresson, il fonde l’agence Magnum.

Grâce à Hemingway, il rencontre des stars dont il va faire le portrait et affirme son style, fait également des photos publicitaires.

 

           Robert Capa Affiche Ingrid Bergman pour Life.jpg

                    Pour Life, affiche publicitaire pour Ingrid Bergman 

 

Très temporairement on lui demande de remplacer un photographe en Indochine. En 1954, près du Tonkin, il saute sur une mine.

 

Robert Doisneau (1912-1994)

Il a obtenu son diplôme de graveur lithographe en 1929.

Il n’a jamais fait une photo sur le vif au sens où on l’entend aujourd’hui. Il observe et décide de reproduire à l’identique.

A été photographe publicitaire, puis photographe industriel avant la Seconde Guerre mondiale.

Grande rigueur de composition et utilisation du regard des personnages qu’il prend en photo pour guider le spectateur. 

             R Doisneau les 20 ans de Josette 1947.jpg la farandole "les 20 ans de Josette" 1947

 

Ses débuts sont lorsqu’une agence américaine lui demande de photographier Paris de manière à donner aux Américains l’envie d’y venir.

Il procède sous forme de thèmes : les amoureux, les enfants de la rue, la vie dans la rue, l’école, les parcs, les Halles de Paris, Bercy au temps des dépôts de vins, les animations, les fêtes, des auteurs, poètes comme Prévert etc…

                     

    R Doisneau L'école 1956.jpg   R Doisneau 1973 Bercy.jpg

                     l'école 1956                                 Au temps des entrepôts de Bercy 1973

 

                                         R Doisneau bassin du Trocadéro.jpg les bassins du Trocadéro

 

Jacques Henri Lartigue (1894-1986).

Il est par passion peintre mais utilise la photo pour aide-mémoire.

Il disait : "Je ne suis pas un photographe, mais empailleur de la vie passée".

A un journaliste qui lui disait : "Il n’y a que vous pour prendre cette photo", il a répondu : "Non, mais il n’y a peut-être que moi pour la voir"

1974, c’est lui qui fut choisi pour faire la photographie officielle de Valéry Giscard d’Estaing et devint connu du grand public à cette époque.

Il photographie les débuts de l’aviation, les courses automobiles. Il aime le mouvement et ses photographies le prouvent.

 

     Lartigue Cote d'Azur.jpg     Lartigue Course Automobile.jpg

 Le mouvement : la côte d'azur jour de tempête                 les courses automobile

 

                               Lartigue double jeu peinture.jpg

                                           peinture et photo, ses 2 passions

 

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"Jacques Tati et les trente glorieuses"

cf. présenté par Yves Pédrono, Docteur en Sciences de l’Education,titulaire d’une maîtrise de philosophie, ancien Professeur de philosophie et auteur.

 

                     Les vacances de Monsieur Hulot de Jacques Tati.jpg Jacques Tati.jpg

 

                        Monsieur Hulot (en vacances - 1953 - ) et Jacques Tati, un seul homme.

 

M. Yves Pédrono a produit un ouvrage qui reprend le titre de la conférence - éd. Kimé 2017

 

                                                     Livre de Y Pedrono TATI et les 30 glorieuses.jpg

 

                     Jacques Tati (1907-1982) est classé au rang des grands burlesques (dans la lignée des Chaplin ou Keaton). C’est surtout le sens du gag dans toutes ses productions où la forme du mime prédomine : peu de dialogue, souvent inaudible chuchoté, crié ou inachevé. Le spectateur est simplement de passage dans l’univers de Tati, il prend des bribes de conversations, des flashs de situations, il est surtout témoin de l’évolution de la société française et de l'influence de l’américanisme.

                   J. Tati a été qualifié comme le plus grand réalisateur (du moins de 1947 à 1977), trouvant à chaque fois des techniques cinématographiques peu classiques, des cadrages exceptionnels, des mises en scène très étudiées, des bandes sonores originales, sans quitter son personnage fétiche, lui-même, M. Hulot, un homme sensible, poète, bienveillant et le public ne peut y rester insensible. Pourtant ce cinéma n'a pas toujours été compris à une époque où primaient les romances, les mélodrames, les films policiers, interprétés par de grands acteurs et actrices...

                 

                 Le propos de ce jour est de montrer l’oeuvre de Jacques Tati durant la période appelée par Jean Fourastié, sociologue,” les Trente Glorieuses” (1945-1975), période de pleine expansion économique et de progrès sociaux, de transformation du paysage, de l’habitat (les HLM), des réseaux, des transports et surtout le tout voiture ! 

 

  construction HLM mon oncle.jpg la voiture.jpg le tennis.jpg
                                     

            ...dans la vie quotidienne : le confort de la maison, le formica dans la cuisine, l’électroménager, la télévision… à l’extérieur : le sport, les loisirs et les vacances, avec l’allongement des congés payés à trois semaines, le caravane, le camping-car… 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Trente_Glorieuses

 

                   Tous ces thèmes ont été repris par Jacques Tati dans les 5 films, des longs métrages, présentés par des extraits au cours de la conférence.

 

- 1949 “Jour de fête”     jour de fête.jpg

- 1953 “Les vacances de M. Hulot”  les vacances m hulot.jpg

- 1958 “Mon oncle”      mon oncle.jpg

- 1967 Playtime          Playtime tati.jpg

- 1971 Trafic               trafic.jpg

voir présentation de ces films sur  http://www.ed-wood.net/jacques_tati.htm

 

                                                                  tati à Marc sur mer.jpg

 

                  La plage de Saint-Marc (Loire-Atlantique) est désormais appelée "plage de Monsieur Hulot" ; depuis 1999, elle est surplombée par "M. Hulot" statue réalisée par le sculpteur Emmanuel Debarre.

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"Renaissances, l’Hôtel de Ville de La Rochelle".

cf. le 24/01/2019 présenté par Richard Levesque, Historien d’art, spécialiste de la Renaissance, Enseignant en informatique.

 

             Comment retracer cinq siècles de l’évolution architecturale de l’Hôtel de ville de La Rochelle ? Comment se représenter les multiples destructions et ajouts qui ont façonné cette extraordinaire silhouette, en s’inspirant de sources prestigieuses et en grande partie pendant les Guerres de religion ?

 

                                           24 01 2019 Photo de synthèse de conf R Levesque.jpg

 

                    Richard Levesque est passionné de nouvelles technologies. Ses images de synthèse inédites en 3D nous plongent au cœur de cette histoire mouvementée méconnue.

 

                  Des renaissances (au pluriel) car il s’agit bien de la succession des transformations qu’a connu l’Hôtel de Ville de La Rochelle que l'on considère comme le plus ancien de France à avoir conservé sa vocation initiale (1298).

Il renaîtra en décembre 2019 après l’incendie qui a nécessité 6 ans de travaux.

                 L’originalité de la conception du bâtiment a pu être mise en évidence grâce aux connaissances de l’histoire de l’art, et au virtuel – images en 3D créées par R. Levesque – qui a permis une véritable approche du réel.

                Les représentants de la ville qui se sont succédé ont laissé traces de ce qu’ils ont voulu pour ce bâtiment central et pour la ville  - celle-ci s’est démarquée du pouvoir royal et on retient que le XVIe domine avec les édifications successives, les ornements architecturaux réalisés en s’inspirant de grands maîtres (Michel-Ange, par exemple avec les guirlandes de fruits sur les chapiteaux figurant au-dessus des colonnes très classiques qui respectent l’ordre dorique, ionique et corinthien, voir le Pavillon nord ; inspiration également de Philibert Delorme, architecte du roi Henri II qui a contribué à de nombreux châteaux.

 

                                        Hotel de Ville LR pavillon nord.jpgPavillon nord

               Des catalogues circulaient dans les villes proposant des modèles de construction ou d’ornements; A noter qu’au XVIème siècle, on dénombrait à La Rochelle deux imprimeries qui publiaient des traités d’architecture (notamment de Bernard Palissy) et évidement de nombreux ouvrages de protestantisme ; 24 librairies dans la ville où l’on trouvait gravures, traités, modèles architecturaux : niches, masques, cariatides ... ).

- XVème siècle : La ville protestante double ses remparts et construit beaucoup : Palais de Justice, le Temple, maisons de notables et commerces, la ville s’agrandit mais se protège : remparts et 7 bastions. 

Le “château” fortifié présente une architecture pseudo-militaire (1486-1492), symbole de la puissance de la ville, le bâtiment avait flambé et il resta en ruine jusqu’à l’arrivée de Jacques Lecomte (1485) qui fit construire une enceinte avec mâchicoulis et créneaux et deux tourelles d’angle.

 

 

                                  H De Ville avec enceinte.jpg

                   Un portail flamboyant fut créé et à l'intérieur, à gauche la tour fut détruite pour laisser place à une loggia et un escalier ; la loggia (avec couronnement en écaille) servant d’entrée mais aussi de tribune pour les discours fut transformée à plusieurs reprises jusqu’au XIXe siècle (avec Charles Fournier) ; l'escalier imposant avec une forte emprise sur la cour a été intégré au rempart, à gauche de la cour. La loggia menait au corps principal (partie droite du bâtiment) : salle d’honneur, bureau, etc.

 

                       H de Ville LR Salle d'honneur peinture d'Henri IV 001.jpgSalle d'honneur -

                                            peinture d'Henri IV sur la cheminée

 

 

- En 1605 avec Jacques Barbeau, la grande salle fut transformée ainsi que sa  façade trois hautes fenêtres séparés par des niches recevant trois statues représentant la justice, la force, la tempérance (une quatrième, la Prudence, sera rajoutée plus tard avec la modification de la loggia par l’architecte Juste Lisch). 

 

                                         Façade H de Ville LR 20ème 001.jpg

           Pour la partie basse, rez-de-chaussée, on trouvera de multiples arches (notamment sculptures avec des trophées, mascarons – inspirés par Androuet du Cerceau, architecte, seconde partie du XVIème) – référence des pavillons du Louvre) et une galerie très large possédant un plafond avec caissons : suite de cercles et d’ovales.

 

                              H de Ville arc galerie.jpg H de Ville galerie rez de chaussé.jpg

Adjonction d’un bâtiment par l’arrière avec l’achat du Palais des Gentilhommes où sera situé le bureau du gouverneur et dont la partie haute ressemble fort au “château” d’un bateau – une belle sculpture représentant un galion figure au-dessus de la fenêtre centrale (visite de la rue des Gentilhommes).

 

Adjonction de logements au XIXème siècle en prolongement de la façade nord.

 

     H de Ville façade arrière porte gentilhommes.jpg   Hde Ville LR rue des Gentilhommes 20ème 001.jpg
    

                      Cette présentation est à compléter par la consultation du site / http://fr.wikipedia.org/wiki/Hôtel_de_ville_de_La_Rochelle

 

                       La reconstitution de l’Hôtel de Ville de La Rochelle par Richard Levesque pourra faire l’objet d’un ouvrage - éditions “Images du Patrimoine”.

 

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  "Carmen ou le prix de la liberté" 

  ..."Carmen, l’opéra français le plus célèbre, est une tragique histoire d’amour... et d’argent !" 

  cf. le 21/01/2019 présenté par Séverine Garnier, Journaliste spécialisée en musique classique.

 

                                        Carmen au MET fév 2019.jpg

 

 

                   Une œuvre qui est devenue un chef-d’œuvre... Carmen est incontournable, présente partout, aussi bien en littérature, sociologie, psychologie, art graphique, géographie avec l’Espagne (Séville 1820) dans toute ses traditions, qu’en musicologie, chorégraphie et évidemment opéra - celui, le plus joué dans le monde.

                  Un mythe avec cette cigarettière, sorcière, ensorceleuse et chanteuse qui proclame la liberté, la sienne, quitte à en mourir. Une œuvre interprétée un nombre incalculable de fois par une voix de mezzo-soprano pour Carmen, voix de ténor pour Don José - voir les personnages sur  http://fr.wikipedia.org/wiki/Carmen_(op%C3%A9ra)

 

                  La première en 1875 à l’Opéra-Comique à Paris (appelé alors «théâtre des familles)..., ce fut un four : public scandalisé par le personnage de Carmen, par cet opéra qui "n’était pas français", désertion d’un brigadier pour une femme, assassinat de cette femme sur scène…  des critiques virulentes hormis celles de grands musiciens comme Brahms, Saint-Saëns, Tchaïkowski qui dit alors «Carmen sera l'opéra le plus célèbre de toute la planète» …. cependant que Bizet ne s'en remit pas... 

http://www.francemusique.fr/opera/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-carmen-de-bizet-34978

 

                  Opéra-comique en 4 actes tiré d'une nouvelle de Prosper Mérimée (1803-1870) écrite en 1875 - Musique de Georges Bizet (1830-1875), Carmen fut sa dernière œuvre.

http://www.olyrix.com/artistes/1069/georges-bizet/biographie

Librettistes : Henri Meilhac et Ludovic Halévy.

                  Retrouver sur internet les extraits d’airs diffusés au cours de cette conférence, ce sont les plus célèbres :

. "Habanera" ("l’amour est un oiseau rebelle") par Julia Migenes – film de 1984 (voir la signification d'habanera :  http://www.opera-online.com/fr/articles/les-mots-de-lopera-habanera

 

. "Votre toast" par Ludovic Tezier aux Chorégies d’Orange de 2016

. "La fleur que tu m’avais donnée" par Jonas Kaufmann aux Chorégies de 2018 (repris par Roberto Alagna au MET 2019

. Final – Don José tue Carmen interprété par Roberto Alagna et Aleksandra Kurzak (mariés à la ville).

                                    affiche carmen MET 2019.jpg

                   Maintenant vous pouvez aller en toute connaissance de cause au spectacle retransmis du Metropolitan Opera de New-York au cinéma Apollo8 de Rochefort

le samedi 2 février à 18h 55 (tarif préférentiel de 18 euros pour les adhérents de l'U.T.L. sur présentation de la carte d'adhésion à jour). 

 

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"Arthritisme et autres maux - En comprendre l’origine pour mettre en place les moyens efficaces afin de vivre mieux et sans douleur" 

cf. le 17/01/2019 présenté par Jean-François Simonneau, Naturopathe, vitaliste, formateur et praticien massage.

 

             "Comprendre les mécanismes de notre physiologie et des lois naturelles qui la gouvernent permet de développer la connaissance de nos besoins fondamentaux, et d’œuvrer librement dans le prise en main de notre santé globale. C'est gagner en vitalité en dynamisant toutes les fonctions de notre corps... Naturellement !" 

 

           J.F. Simonneau, sans être médecin, consacre sa vie à la médecine alternative et plus particulièrement à la naturopathie qui relève du milieu naturel, de l’étude du terrain avant toute autre approche. Cette spécialité agit aussi bien sur le vital (d'où la spécialité de vitaliste), le physique que le mental et le spirituel, tout est imbriqué et l’homme doit être pris dans sa globalité. L’objectif est de développer ou de retrouver la force vitale présente en chacun de nous et à l'égard de laquelle, nous sommes les seuls acteurs et responsables. 

 

Le maître de la naturopathie fut Pierre-Valentin Marchesseau (1911-1994)

http://www.sensetsante.fr/naturopathie-quelles-sont-ses-origines/

 

 

                La naturopathie pourrait être synthétisée en trois points : désintoxication ou dèsencrassement des toxines (les humeurs) en pratiquant le jeun préconisé sur peu de jours et accompagné d’un spécialiste ;  

régénération ou revitalisation : par l’alimentation, l’activité physique, l’hydrothérapie, un accompagnement psychologique – qui peut-être complétée si besoin est par du magnétisme, des huiles essentielles, de la phytothérapie, la chiropraxie, la méditation ou relaxation, etc.

Enfin, stabilisation et équilibre avec continuation d’un suivi, si nécessaire.   

 

               Le site internet de Jean-François Simonneau est  http://www.jfsimonneau.com/index.asp

Il consulte à Rochefort et La Rochelle et organise depuis quelque temps des séminaires dont le prochain :

                         Séminaire Naturopathe JF Simonneau 2019.jpg

 

            Au mois de février, une conférence aura lieu sur le cholestérol puis l’hypertension (consulter son site internet le moment venu).

 

            Parallèlement M. Simonneau propose à certains de ses patients la méthode Niromathé adaptée à tous types de douleurs – voir le site http://www.niromathe.com/fr

 

 

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 "L’industrie aéronautique européenne : forces et défis"

cf. le 14/0/2019 présenté par Philippe Jarry, ancien Directeur marketing pour l’Airbus A380, retraité consultant aéronautique pour groupes industriels en France et au Canada.

 

                          avec Philippe Jarry.jpg

 

 

                   Philippe Jarry a consacré 40 ans de sa vie à l’aéronautique : SNECMA et Airbus, ancien Vice-Président Airbus, directeur de Marketing et aujourd’hui, il n’a pas lâché prise, puisse qu’en tant que retraité, il est impliqué pleinement dans l’association des anciens de l’aéronautique de Toulouse, avec le musée recevant des collections d’aéronefs divers : les “ailes  anciennes de Toulouse” – (plus précisément à Blagnac, voir  http://aatlse.org/?p=accueil

            Son intervention portera sur l’industrie aéronautique dans l’Europe, face aux Etats-Unis et aux “nouveaux venus” : Chine, Russie, Inde…

 

            L’aéronautique est une activité humaine considérable : 850 000 passagers circulent au moment où vous lisez ce texte – 4 milliards de passagers/an (doublent tous les 15 ans environ).

Elle est un instrument de pouvoir : avions transportant les grands de ce monde à leur nom ou leur effigie…

Elle est le marqueur de la capacité technique, du développement technologique, économique, financière d’un pays et les” émergents” en rêvent !

 

                   chiffres Airbus.png

                                     doc. émanant de la présentation de Ph. Jarry le 14/01/2019

 

              Airbus a gagné sa première place en Europe dans le duopole avec les américains et leur Boeing. Voir fr.wikipedia.org/wiki/Airbus_(groupe)

et le paragraphe sur les Sites les plus importants de construction.

 

               On soulignera évidemment le site de Rochefort avec Stelia Aerospace (filiale d’Airbus) et la fabrication des sièges pilotes et fauteuils passagers pour les 1ère classes et classes Affaires. 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Stelia_Aerospace

 

                                               Sièges passagers Stelia.jpg
 

                Pour Airbus, il s'agit de toujours être les meilleurs, posséder une très bonne culture d’entreprise, se projeter au long et très long terme, se tenir à une gamme complète toujours en évolution pour faire face à la compétitivité de plus en plus forte. Cependant il s'est agi pour le constructeur de ne pas s’isoler de ceux qui savent faire comme les canadiens avec Bombardier et les brésiliens avec Embraer avec lesquels une bonne coopération a pu être réalisée. D'autre part, les accords avec la Chine remontent à 2009 avec des assemblages d'avions sur place, puis des commandes de 180 A380 et des projets de mise en service en 2021 d’un A379.

              Sachant qu'il faut toujours avoir un coup d’avance, Airbus projette de continuer avec l’A320 Néo et poursuivre la gamme, miser sur la commande de vol électrique, adapter des ailes laminaires pour réaliser des économies de carburant, etc…  

 

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"La corruption parlementaire, un vieux débat toujours d’actualité" 

cf. le 10/01/2019 présenté par Jean-Yves Mollier, Professeur émérite d’Histoire contemporaine, Centre d’Histoire culturelle des Sociétés contemporaines, Université de Versailles -St-Quentin en Yvelines.

 

                   10 01 2019 L'âge d'or de la corruption parlementaire - C.jpg

 

                Jean-Yves Mollier a présenté en avril 2017 à l’UTL son ouvrage "Edition, presse et pouvoir en France au XXème siècle" ed. Fayard, 2008. Est-il nécessaire de préciser que J-Y Mollier est passionné d’histoire sociale, ses publications portent plus particulièrement sur celle de l’édition, du livre et de la lecture.

 

           La presse côtoyant très intimement le monde politique depuis toujours, notre auteur révèle nombre de relations compromettantes et dangereuses non sans en avoir auparavant exploré toutes les facettes – son temps est consacré à des recherches approfondies dans tous les services d’archives existants des partis et des organisations et également à confronter ses points de vue, analyser, rencontrer les protagonistes ou leurs descendants avant de se plonger dans l’écriture et d’être éditer :  c’est alors le temps de la révélation - compte tenu de tout ce travail en amont, elle ne concerne pas encore le XIXème siècle -.   http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Yves_Mollier

 

 

Publication sur le "Trust Hachette et plus récemment sur les Messageries Hachette" :

"L'Argent et les Lettres : histoire du capitalisme d'édition,  Louis Hachette (1800-1864), le fondateur d'un empire"  

 

et “le Géant aux ailes brisées” éd. de l’Atelier, 2015

http://www.acrimed.org/Lire-Hachette-le-geant-aux-ailes-brisees-de-Jean-Yves-Mollier

 

d’autres sujets lui tiennent à cœur : "le scandale du Canal de Panama" éd Fayard, 1991 - avec ses nombreux et longs prolongements ; l'affaire Dreyfus, Stawinsky, etc...

voir l’ensemble de ses publications :  http://lpcm.hypotheses.org/6175

 

 

Le ton est donné en 4ème de couverture de son livre "La corruption parlementaire, un vieux débat toujours d’actualité"

 

                 Aussi vieille que le régime d'assemblée qui la sous-tend, la corruption parlementaire a fait parler d'elle bien avant que la République ne s'impose définitivement en France en septembre 1870.Toutefois, c'est avec le développement extraordinaire de la presse écrite, entre 1880 et 1960, que l'information a trouvé les ressources qui lui manquaient pour ne plus dépendre du seul bon vouloir des régimes et des pouvoirs en place.

 

                Avec l'apparition, à la veille de la Première Guerre mondiale puis dans l'entre-deux-guerres, de journaux populaires dont le tirage dépasse un ou deux millions d'exemplaires, la diffusion de l'information passe entre les mains d'une poignée d'hommes, que caressent les politiques et qui sont en mesure de faire tomber un gouvernement ou de dicter la composition du suivant. Ce pouvoir d'influence, loin de s'estomper au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, demeure si important que la bataille pour empêcher la nationalisation des messageries de la presse, bras armé du "trust Hachette ", sera considérée comme le plus important des combats à mener dans la France libérée. 
             Mais alors pourquoi les forces unies sous l'autorité du général de Gaulle jusqu'en janvier 1946 puis dans le tripartisme, jusqu'en mai 1947, ne sont-elles pas parvenues à étendre au domaine de la presse leur volonté de doter le pays d'institutions qui garantiraient véritablement la liberté des citoyens ? C'est à répondre à cette question que s'emploie Jean-Yves Mollier dans ce livre novateur et fascinant dont les sources renouvellent notre connaissance de la période. 



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"L’Elysée au féminin de la IIème à la Vème République"

cf. le 7/01/2019 présenté par Joëlle Chevé, Journaliste, Historienne.

 

                                  ouvrage Joelle Chevé femme de pouvoir.jpg

 

 

"Entre devoir, pouvoir et désespoir, publié en octobre 2017 (Éditions du Rocher), l'auteure présente son ouvrage et propose, à travers une trentaine de portraits, une réflexion sur la place et le rôle des Premières dames en France, entre nostalgie monarchique, égalitarisme républicain, traditions sexistes, féminisme et violence médiatique".       

              Depuis plus de deux cent ans, dans une république entourée jusqu’à nos jours de monarchies, une trentaine de femmes ont accompagné leur mari dans l’exercice de la magistrature suprême.  Au-delà de leur statut d’épouse, peu d'évolution est à constater malgré l'émancipation de la femme, malgré les professions que ces épouses peuvent avoir avant d'entrer à l'Elysée ou malgré leur statut d'élue obtenu durant le mandat de leur époux (Bernadette Chirac).

        Un Président ne peut pas être célibataire, il se doit d'être en couple ; cependant sa femme doit être son ombre. En France, les épouses n'ont pas de parole politique, pas de statut défini, pas de budget, sauf de représentation. 

         Il leur est accordé un rôle pour l'intendance dans la plupart des cas... Elle doit tenir la maison, certes, celle de la République ! 

          Certaines peuvent influencer leur époux mais l'influence n'est pas le pouvoir. 

          Mais qu'attendent les Français à l'égard de la Première Dame : accepteraient-ils qu'elle s'exprime librement, qu'elle reçoive une rétribution pour des missions qui lui seraient confiées ?   

          Autant de questions, et beaucoup d’autres, auxquelles chacune, de Thérésa Tallien (sous Napoléon et Joséphine) à Brigitte Macron, en passant par Élise Thiers, Élisabeth de Mac Mahon, Henriette Poincaré, Germaine Coty, Yvonne de Gaulle, Claude Pompidou, Danielle Mitterrand ou Carla Bruni, a tenté de répondre à sa façon et sous le contrôle de la presse et de l’opinion. 

           Une "charte de transparence du statut de l'épouse du Président" a été établie en juillet 2018 selon le vœu de Brigitte Macron et suite aux promesses de campagne de son époux. Mais le résultat a été de "changer... pour que rien ne change"....

 

Pour en savoir plus sur l'histoire du lieu de pouvoir des Présidents français :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_de_l%27Élysée 

 

Hotel d'Evreux Elysée 1760 001.jpg Hôtel d'Evreux en 1760

Demeure du Comte d'Evreux puis celle de Mme de Pompadour ; elle est celle des Présidents de la République en 1873.               

Pour en savoir plus sur les Premières dames : 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Première_dame       

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"La corruption parlementaire, un vieux débat toujours d’actualité"

cf. le 10/01/2018 présenté par Jean-Yves Mollier, Professeur émérite d’Histoire contemporaine, Centre d'Histoire culturelle des Sociétés contemporaines, Université de Versailles - St-Quentin en Yvelines -.

        

                             10 01 2019 L'âge d'or de la corruption parlementaire - C.jpg
Entre collusion et corruption, les liaisons dangereuses de la presse, de la finance et du monde politique au XXe siècle.

 

 

Mise en ligne en cours 

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09/01/2019
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Reportages 2018

 

de la plus récente à la plus ancienne

 

VISITE GUIDEE DE L'ATELIER DE BRODERIE DE ROCHEFORT 

"LE BEGONIA D’OR"

 

Vendredi 16 Novembre 2018

 

(autres dates de visites : 7/12/2018 - 7/02/2019)

 

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          Un peu à l'écart du centre-ville, en bordure du Cours d'Ablois, les adhérents qui ont eu la belle idée de s'inscrire à cette visite vont entrer dans un lieu d'artisanat d'art exceptionnel perpétuant la tradition de la broderie débutée avec l'arrivée de la Marine à Rochefort.

 

Voir l'historique de la broderie d'or  http://www.patriciamarini.com/le-fil-dor-de-rochefort/

 

 

 

                Un lieu de calme, de concentration, de précision ; la réussite se mesure à quelques millimètres près, le temps ne compte plus... surtout quand la commande vient d'une grande maison de luxe : Hermès, Guerlain, Dior, Versace, Chanel, Vuitton ou d'un designer réputé Starck, par exemple ! 

 

voir le site de l'atelier :  http://www.broderieor.com/?fond=index

 

 

 

                 Trois personnes sont permanents : Sylvie Deschamps, brodeuse d'art, directrice de l'atelier ayant reçu en 2010 le titre de Maître d'art, Thierry, brodeur (une reconversion professionnelle), responsable des stagiaires car l'atelier, seul existant en France en broderie or, reçoit tout au long de l'année des étudiants ou toute autre personne intéressée ; Marlène, 1ère d'atelier qui montre ce jour la variété des travaux exécutés, évidemment tous à la main : spécialité broderie or mais aussi linge de maison, broderie Lunéville et fantaisie (art contemporain, décoration d'intérieur, broderie militaire, liturgique, héraldique, haute couture, prêt-à-porter...), restauration de broderies et aussi confection de bijoux : bracelets notamment.                

 

                  Découvrez à votre tour ces oeuvres d'art, ce n'est que l'aperçu d'un lieu exceptionnel ; et vous, également messieurs, n'y serez pas insensibles. Merci à Patrick pour le reportage photo.  

 

 

 

                                

 

 

 

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SORTIE  "CROISIERE COMMENTEE des 5 ports de La Rochelle

 

Vendredi 9 Novembre 2018

 

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           Départ pour La Rochelle – à 15h embarquement à bord de la vedette inter-Iles pour une croisière commentée des 5 ports de La Rochelle : le vieux port, le port de plaisance, port neuf où étaient fabriqués des hydravions, port de pêche de Chef de Baie et le grand port de commerce de La Pallice.

 

                  Vue  aussi sur la tour Richelieu, le Phare du Bout du Monde (face aux Minimes),  les Phares de Lavardin (La Pallice) et de Chauveau (face à Rivedoux, Ré), le Pont de l’Ile de Ré et passage au plus près des alvéoles de la Base Sous-Marine de 1941.

 

 

 

                             Carte des ports de La Rochelle 001.jpg

 

 

 

          Organisée et guidée par Patrick, 116 personnes ont participé (sur les 127 inscrites) à cette sortie montrant les diverses activités des ports et en même temps la richesse du patrimoine maritime.  

 

          Nuances de gris pour le ciel et la mer... mais pas de pluie pour brouiller l’horizon. A l’intérieur comme à l’extérieur de la vedette, les croisiéristes ont apprécié cette sortie  (avec commentaires enregistrés)  présentant un grand intérêt.

 

          Remercions le "service d’ordre U.T.L.", les personnes organisatrices Dany et Patrick et les photographes.

 

   

 

                   

  

 

quelques lectures en complément :

 

 

 

"La Rochelle - Les Minimes : Un port, une histoire" 

 

de Marie Dussier  – éd. le Croix vif, 2011;

 

 

 

"La Rochelle, l'histoire d'un port" - du Moyen-Age à nos jours, une approche inédite de l'histoire d port de La Rochelle (une BD). 

 

de Frédéric Barrault - 

 

Benjamin Lefort et Lionel Tarchala, illustrateurs.

 

  

 

"La Rochelle, il y a 100 ans", en cartes postales anciennes

 

Jean-Luc Labour, éd. Patrimoines médias 2005

 

(beau livre à offrir)  

 

 

 

"Mémoires de la Société de Construction Aéro-Navale, les hydravions de Port-Neuf", récits et recueil de témoignages recueillis par le Comité de Quartier du Port-Neuf, publié en juin 2002. (demande à faire au contact du blog UTL).

 

 

 

Blog sur les hydravions de la SCAN Port-Neuf

 

http://aerophile.over-blog.com/article-l-hydravion-scan-20-104259777.html

 

 

 

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SORTIE "EGLISES ROMANES DU PAYS" 

 

Vendredi 5 octobre 2018

 

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           La visite guidée de ce jour : 7 églises romanes du Pays d’Aunis, est réalisée par M. Drouet (que l'U.T.L. remercie), adhérent à notre association, ancien guide de la ville de Surgères. Avec M. Drouet, Patrick et Marie-Hélène ont participé à la préparation du circuit (choix des églises, reconnaissance du parcours pour les pilotes, etc...). 

 

 

 

          Il s'agit des églises de Forges – Le Cher – Landrais – Genouillé – Vandré – Breuil la Réorte – Puyrolland. 

 

 

 

                           carte églises Aunis OCT 2018JPG.jpg

 

                   

 

              Pascal guide le groupe de 44 personnes inscrites à ce beau circuit situé au sud de Surgères, circuit qui met en évidence la spécificité de l'art roman (la période s'étend du début du Xème à la seconde moitié du XIIème siècle), style architectural caractéristique de notre région (voir le plus élaboré à Aulnay-de-Saintonge avec l'église St-Pierre - art roman poitevin). 

 

                                 

 

                      

 

 

    

 

Ces photos sont complétées par un travail de documentation réalisé par Patrick.

 

7-Eglises-romanes-documentation.pdf

 

  

 

Poursuivre avec des lectures : 

 

Christian Gensbeitel "Promenades romanes en Charente, Geste éditions, 2010

 

Rémy Prin "l'Abécédaire de l'art roman en Poitou-Charentes", Geste éditions, 2014 

 

Frédérique Barbut, Gérard Nourry "Les chemins de l'art roman en Poitou-Charentes", Ouest-France, 2011.        

 

 

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APRES-MIDI à Pont-l'Abbé-d'Arnoult

Jeudi 17 Mai 2018

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               Sortie en co-voiturage en direction du centre de Pont-l'Abbé où une visite guidée est organisée pour le groupe. 

                       Quelques précisions concernant la situation de cette bourgade : la vallée de l'Arnoult formait un estuaire marin qui a fait place progressivement à des marais ; cette rivière, affluent de la Charente, a été canalisée en 1812. Il y a trace d'occupation paléo-chrétienne sous l'église actuelle (souterrain-refuge).

                         Le village a été fortifié au XIIe siècle, assiégé par les anglais en 1345.

                         Henri de Navarre y a séjourné en 1569 (Pont-l'Abbé, centre de ralliement protestant) et Louis XIII en 1652. 

                         Durant la Révolution, Pont-l'Abbé est devenu Pont-Libre... 

 

                         L'église St-Pierre, qui date du XIIe possède une belle façade et un tympan très décoré de sculptures, un chevet à modillons, des voûtes en ogives, un clocher du XVe.

Large présentation de notre guide de cet édifice roman, classé

 

                      UTL Eglise de Pont l'Abbé1.jpg    

UTL Eglise Pont l'abbé tympan2 17 05 2018.jpgUTL Eglise Pont l'abbé tympan1 17 05 2018.jpg

              


                                            UTL Eglise Pont l'abbé intérieur 17 05 2018.jpg

 

 

                         UTL Prieuré Pont l'Abbé2.jpg
                                                           le prieuré 

 

                       Le village ancien,  s'est construit autour du prieuré de bénédictins fondé au XIe siècle ; le porche voisin de l'église donne accès à la cour de ce prieur qui possède sa porte d'entrée et une tour de guet, mais le bâtiment aujourd'hui est assez dégradé. 

 

                      En sortant de cet espace religieux, on ne peut éviter les halles (début du XXème siècle, après l'existence d'halles en bois), qui mériteraient une grande restauration (onéreuse pour la commune), elles sont fermées. 

                     

                                    UTL Pont l'Abbé les halles.jpg

 

                    Dès que l'on sort du centre, les pas conduisent à un paysage assez particulier dans cette vallée de l'Arnoult puisqu'il s'agit en premier lieu des douves bordées de hauts murs (anciens remparts) puis de falaises dites des Cadorettes sur le chemin du même nom, lequel mène à un lavoir puis aux bois, balade bien connue de nos marcheurs.

                              les douves                                                    falaises des Cadorettes

UTL Pont l'Abbé Falaises chemin des Cadorettes2.jpgUTL Pont l'Abbé Falaises chemin des Cadorettes1.jpg 

                      En contre-bas des falaises, de grandes étendues de cultures maraîchères. En effet toute cette région arrosée par l'Arnoult (qui va se jeter dans le canal de la Charente à la Seudre) bénéficie depuis longtemps d'une grande production de légumes dont les fameux haricots blancs, les mojhettes (fêtées tous les ans vers le 15 août).

 

                   UTL  Pont l'Abbé l'Arnoult 17 05 2018.jpg   l'Arnoult

 

                      Plus loin, au cimetière de la commune, voir la tombe de René Caillé, explorateur, né à Mauzé- sur-le-Mignon, premier français à entrer dans Tombouctou, alors ville musulmane (1828). 

 

                      Encore une découverte d'une petite partie de notre département, à quelques kilomètres de Rochefort, une sortie pleine d'intérêt avec la visite guidée faite par un maître de conférence de l'université de Bordeaux. 

                      Merci aux organisateurs.    

                             (appel aux photographes pour obtenir une photo de la porte de la ville).  

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JOURNEE en Saintonge Dorée

Saint-Savinien, Jardin de Gabriel à Nantillé

Jeudi 3 Mai 2018

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                     31 personnes étaient bien au rendez-vous pour un petit voyage d’une journée en Saintonge dorée pour un point d’accueil : information des pilotes et  organisation du co-voiturage. 

                 9h, départ de Rochefort pour St-Savinien : 32 km soit 40 mn, direction de Royan. Arrivés au Mung, face à Saint-Savinien et les rives de la Charente, nous attend le guide de l’Office du Tourisme qui nous accompagne toute cette journée.

 

                 L’ îlot sur lequel démarre notre visite est appelé "la Grenouillette". Y est installé une base de loisirs ouverte en été et les enfants (les grands également) verront  avec plaisir un port miniature et pourront même piloter le bateau de leur choix. Non loin, piscine, tables de pique-nique, guinguette, camping, etc…  Cependant aujourd’hui nous nous dirigeons sur la rive droite pour visiter le village de St-Savinien juché sur des rochers.

 

                    

               Cette petite ville de 2300 habitants est très calme, elle a pourtant été un port de commerce important à partir du XIIIe siècle et jusqu’à l’arrivée du chemin de fer : transport en gabarre sur la Charente du bois, céréales, vin, cognac et pierres de taille. 

 

          Les gabarres étaient acheminées jusqu’à Tonnay-Charente et Rochefort pour un départ vers d’autres ports français ou l’étranger – Angleterre, la Hollande, notamment.

 

               En longeant le quai et les belles maisons construites avec les pierres taillées du lieu, sont installées quelques sculptures d’Eric Hennion (1) et la "fausse boutique" de Lizette, faisant office de publicité pour le Musée des Trésors de Lizette d’Archingeay.

 

               Nous découvrons ensuite à l’ouest de la bourgade, la falaises sur laquelle s’adossent de nombreuses maisons et garages puis l’entrée des galeries en bordure de rue et le lieu de travail des ouvriers (maison ouverte). L'extraction en sous-sol de la pierre et la taille se faisaient sur place et utilisaient de nombreux ouvriers, l'activité s’est arrêtée après la 1ère guerre mondiale, les galeries ont servi ensuite pour un temps de champignonnières. 

 

               Le groupe se dirige ensuite vers le centre en  empruntant des ruelles fleuries pour arriver à  l’Eglise Saint-Savinien, un édifice de style roman bâti entre les XIIe et XIVe siècles, la chapelle constituée de nombreuses statues en pierre possède St-Savinien et St-Eutrope, entre autres. Le parvis est orné de sculptures d’Eric Hennion représentant chacun des apôtres. 

 

              A quelques mètres, le Château de la Cave, dont les origines remontent au Xe siècle, (contre les Normands) fut la principale forteresse de la ville. Construit sur un promontoire, il domine la Charente, il conserve une tour avec sa poivrière, trois tours découronnées et une échauguette. 

               Nous arrivons à une plate-forme aménagée pour dominer l'ancien port fluvial et de construction naval montrant l'importance de cette activité, devenu des parcelles de maraîchages. 

 

             Le cimetière protestant de Saint-Savinien est réputé être une des plus grandes nécropoles protestantes de la région. 

             Nous terminons la visite de la ville par le port fluvial et des maisons qui ont conservé leurs appontements qui étaient nécessaires pour le commerce. 

 

 

             Retour vers les voitures pour se rendre à Saint-Hilaire de Villefranche : 14 km soit 20 mn où se situe le restaurant qui a été réservé "le Centre" à Saint-Hilaire de Villefranche. Bonne cuisine servie généreusement et bon accueil : faisons saliver ceux qui n’ont pu être présents !  Cocktail maison citron vert gingembre, terrine de joue de porc confite au foie gras, médaillon de lotte, fromages salade, moelleux au chocolat, café. 

 

            Pas le temps de se reposer surtout que le soleil est enfin présent - direction Cognac, Brizambourg, Matha, au lieu-dit "Chez Audebert", 7 km soit 10 mn. 

 

 

           Puis visite du jardin de Gabriel à  Nantillié, à l’angle des routes de La Ferme et de Saintes. A peine arrivés, apparaissent une multitude de statues en extérieur, statues dégradées depuis leur abandon, en cours de restauration depuis novembre 2017. Depuis quelques jours, les artisans restaurateurs ont quitté le chantier. 388 statues, la maison et le jardin sont inscrits aux titre des monuments historiques en 2011. La région Nouvelle-Aquitaine est propriétaire de l'ensemble depuis 2014. 

 

           Une belle visite guidée est faite par un spécialiste du service du patrimoine de Poitou-Charentes, très motivé, et très imprégné du lieu et de la vie de Gabriel Albert (1904-2000) simple agriculteur qui est resté pratiquement toute sa vie sur ce même lieu. Il a commencé après son mariage et l’arrivée d’un enfant, par construire sa maison de plain-pied que nous visitons, ses meubles, puis a démarré ses sculptures à base de béton, ciment, avec ajout de moulage ou modelage, et pour la plupart une teinture faite de pigment pour colorer certaines parties des sculptures…   Inspiré par les revues de l’époque qu’il consultait, les récits, des peintures, la télévision qui arrivait dans les foyers, les hommes politiques, des femmes élégantes, des danseuses, mais aussi des animaux : chiens et chats… Puis visite de l’atelier, véritable lieu de vie de Gabriel Albert et laissé en l’état… prêt pour redémarrer de nouvelles œuvres.  

 

             Art brut ? Art naïf ? Gabriel ne voulait pas que ces sculptures soient étiquetées, il ne souhaitait pas faire partie de la communauté des artistes. Menuisier-ébéniste, c'est ainsi qu'il se présenta toute sa vie ; il a néanmoins reçu la visite de journalistes de la presse locale mais aussi de l’ethnologue Michel Valière qui a contribué à la protection et à la sauvegarde des sculptures et il eut un entretien avec  Jacques Lacarrière et Jacques Verroust pour produire "Les Inspirés du bord des routes".

             Pour l'instant pas d'ouverture au public - exception faite pour l'UTL ! ainsi que pour la journée des jardins (3 juin) et les journées du patrimoine en septembre prochain. 

 

                         

Plus de renseignements : http://www.inventaire.poitou-charentes.fr/le-jardin-sculpte-de-gabriel-albert

                    

 

              Ce n'est pas terminé ! - direction Matha, à 15 km soit 20 mn, pour une visite guidée de l’église Saint-Pierre du Marestay, avec son abside romane semi-circulaire, un clocher carré avec des faisceaux de colonnes. 

             Le groupe se dirige ensuite vers le Jardin de Paix, rue des Champs de Foire à  Matha : c’est un lieu public, très arboré qui sert depuis 2002 pour des artistes français et étrangers à présenter leurs œuvres sur un thème défini chaque année. Ces œuvres symbolisent les valeurs humaines et les droits de l’homme.

 

            La journée – sans relâche – se termine après avoir fait une belle découverte de la Saintonge dorée – par ses paysages vallonnés, ses vignes, ses maisons de belles pierres et sa douceur de vivre.

 

           Merci aux guides pour ces découvertes et nos responsables de l'organisation. .

 

 

(1) Sculptures à St-Savinien

 

http://www.sudouest.fr/2012/10/25/12-apotres-entre-les-mains-de-cedric-hennion-860489-1593.php                                             

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JOURNEE SURPRISE

Jeudi 5 avril 2018

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              RV 8h. Le point de départ de nos cars est fixé désormais face à l’Office du Tourisme, le long du parking Roy-Bry – qu’on se le dise ! -

             Le voyage s’effectue avec 82 personnes réparties en deux cars soit deux groupes pour des visites alternées en matinée et en après-midi, seul un petit temps au moment de l’apéritif et pour reprendre les cars a permis à l’ensemble de se retrouver.

 

             Pas de surprise en tout cas pour les habitués de ces sorties puisque nous n’avons pu échapper dans le car au jeu de photos à légender proposé par Evelyne, responsable avec Patrick des sorties et voyages, jeu permettant de découvrir la destination de l’escapade du jour … (finalement, trop de bonnes réponses à départager !)

           Aujourd’hui direction : sud de notre département, Jonzac, une bourgade de 3400 habitants ayant beaucoup d’attraits ; nous le découvrirons au cours des visites dans divers domaines, entrecoupées de petites marches dans la nature, favorisées par une météo plutôt clémente.

       Un programme millimétré – nous en avons l’habitude – qui nous a fait sillonner une grande partie sur le territoire communal : 

 

. Visite de la Maison de l’Energie : la géothermie – une ressource énergétique pour la Ville ayant permis son développement depuis 1979 (date du 1er forage à 1850 m de profondeur - au lieu d'Heurtebize - avec la découverte d’une eau à 65° qui débouche dans les années suivantes sur l’installation d’un chauffage urbain (la géothermie), en priorité pour les bâtiments municipaux, hôpital et lycée. Le réseau s’étend sur près de 20 km – canalisation en résine. Pour le reste, la Ville est chauffée au bois  -bois de récupération- et n'oublions pas l'utilisation de l'énergie solaire . 

            Cette eau issue du forage est étudiée par la faculté de médecine de Bordeaux et s’avère avoir de nombreuses propriétés, proches de celle de la Bourboule.

            Le temps s’est écoulé évidemment avant la décision de créer (1995) une station thermale avec trois spécialités : rhumatologie, phlébologie et les voies respiratoires, eau entre 26 et 36°. Puis l’ouverture (2002) du parc aquatique "les Antilles"comportant une piscine à 29°, un espace forme et un institut de beauté  + un restaurant qui nous recevra le midi.

 

. Les jardins de la station thermale que nous longeons pour sortir de la Maison de l’Energie, contournons les bassins dans lesquels poussent de grandes plantes. A proximité des carrières de pierres de taille (ayant servie pour la Ville) avec lesquelles a été bâtie la station thermale, carrières qui ont servi également d’abris troglodytiques et de caches d’armes et explosifs durant la Dernière Guerre – voir l’histoire des deux jeunes Ruibet et Gatineau qui y ont péri en juin 1944.

 

. Chez Bret, le moulin à eau (sur un des bras de la Seugne) et à huile (noix), un bâtiment du XVe siècle, restauré en 2006 - en aval relié par un bief, le moulin à vent de Cluzeret, restauré en 2001. Ils travaillent ensemble et se relaient en fonction du vent et du niveau de la Seugne.   

     

                

 

. Le parc aquatique "les Antilles" et restauration : un univers exotique de 11 500 m2 sous un immense vélum, un jardin tropical. Si cet air chaud et humide convient particulièrement aux plantes il n’en ait pas de même pour les humains (de l'UTL) qui passeront le temps du déjeuner sur les lieux – une partie du groupe à proximité des bassins et de l’odeur javellisée ! En fait, suite à l’annulation d’un restaurant gastronomique de Jonzac, il n’a pas été possible de trouver un autre lieu pouvant accueillir les 82 personnes.

 

. La visite de la ville avec une guide de l’Office du tourisme : Château de Jonzac (XVI et XVIIe siècle) qui appartient de longue date à la famille Gautrey (Pineau), partagé plus récemment avec la Préfecture et la Mairie. Les armes de la Ville figurent au-dessus de la porte d'entrée du Château et la devise gravée dans la pierre indique : "Après les guerres, les loisirs de la paix".

              Visite de la salle des mariages et du Conseil municipal, du petit théâtre Napoléon III, (anciennes écuries du Château) qui possède 230 places et accueille des spectacles très variés. 

               Puis visite du quartier médiéval avec ses ruelles (rue de Champagnac, la plus étroite), étroites et même un tunnel. Ces passages faisaient partie du chemin de ronde du vieux château et jouaient un rôle défensif.

 

. L’église St-Gervais et Saint-Protais du 12ème, agrandie au 16ème siècle, possède une façade romane très large et un clocher avec 3 abat-sons. Son parvis caractéristique est marqué par des dalles cernées d'acier représentant des sarcophages – les fouilles ont mis en évidence un très important  cimetière mérovingien.

 

. Le marché de style Baltard (1889)– une ancienne halle en bois figurait auparavant face au château, supprimée, remplacée par une belle statue hommage à la République.

 

. Le circuit nous permet de contempler de belles maisons de pierre très ouvragées (Belle-Epoque) avec et commerces ouverts, son cloître transformé en Centre culturel  (nous visitons une petite expo sur les tapisseries d’Aubusson).

             L’eau n’est jamais très loin, avec la rivière Seugne, 82 km de long, qui s'étend avec ses nombreux bras sur tout le territoire de Jonzac ;  outre la meunerie, elle a servi également pour la tannerie.

            Jonzac a imaginé des cheminements et des liaisons douces, de son pont ancien mais aussi de traverses modernes afin que chacun profite du patrimoine et de la nature.

            Au retour en centre-ville, chacun de nous se voit remettre à l'Office du tourisme, par notre guide, un sac comprenant de la documentation et quelques produits issus de la station thermale. 

 

           Bref, ceux qui n’étaient pas présents à cette journée, préparez-vous aux beaux jours à prendre la direction de Jonzac car vous avez dû comprendre que ça vaut vraiment  le détour !

 

               

          Félicitations à Patrick et Evelyne qui ont mené les deux groupes et organisé un beau programme pour cette journée. On ne retiendra pas le bain de vapeur aux "Antilles" 

tout le monde en est sorti sans malaise ! 

 

         Merci aux photographes qui ont contribué à ce petit reportage.  

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Sortie à ESNANDES et MARANS

Jeudi 15 mars 2018 

               

                  Le rendez-vous est fixé à 8h, Cours Roy-Bry pour 36 personnes, qui voyagent en co-voiturage. Destination Esnandes (à 10 km au nord de La Rochelle, en bordure de la baie de l'Aiguillon et sud du marais poitevin). C'est un village de pêcheurs (notamment avec la culture des moules depuis le Moyen-Age qui connaissait déjà les bouchots), tout comme pour le village voisin, Charron.

                  L'organisation de la journée comporte une visite guidée de l’église Saint-Martin, église romane du XIIe siècle, fortifiée au XIVème siècle à cause de la menace anglaise - un chemin de ronde permettait de surveiller tout le marais comme le constate le groupe.

 

    Eglise d'Esnandes, un bâtiment défensif                              la façade     

UTL Esnandes Eglise 15 03 2018.jpgUTL Eglise Esnandes parvis.JPG

 

  arrêt sur des explications portant sur une Fabrique 1772 (gestion des revenus de l'église et prêts d'argent)

UTL Eglise Esnandes places attitrées et louées.jpg UTL Esnandes explication la Fabrique 15 03 2018.jpg

                                                       

                               Vue du chemin de ronde sur le marais

                              UTL Esnandes vue sur le marais 15 03 2018.jpg

 

                 Cette visite est en alternance avec la Maison de la Baie de l'Aiguillon (écomusée proposant des informations sur la mytiliculture, métier et environnement).

 

                 présentation et projection  

                                            UTL Esnandes accueil à la Maison de la Baie 15 03 2018.jpg 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UTL Esnandes Maison de la Baie les moules de bouchots 15 03 2018.jpgUTL Esnandes Maison de la Baie ostéiculture 15 03 2018.jpg

les bouchots (méthode moderne)                             utilisation de la plate (méthode ancienne)

 

               Un déjeuner attend le groupe dans un lieu original : "La ferme de  Laurette", ferme pédagogique sur la commune de Marsilly, à quelques kilomètres de là.

 

      préparation des repas en coulisse                          présentation de la ferme par Laurette pendant qu'il pleut dehors UTl Elevage Autruches  production viande 15 03 2018.jpgUTl Elevage Autruches restauration chez Laurette 15 03 2018.jpg

               Repas basé essentiellement sur l'autruche, surtout ne demandez pas autre chose : terrine et rillettes d'autruche, boudin, pavé.... , arrosé d'un vin charentais.

               Une visite de la ferme suit l'absorption de ces bons produits.

Autruches, certes mais il y a d'autres oiseaux coureurs (nandous, émeus), la visite s'étend de la reproduction à l'abattage ainsi que des produits de la ferme : viande fraîche d'autruche au détail et sur commande (tournedos, filet, pavés, ...), terrines, plats cuisinés en conserves, produits dérivés (oeuf, cuir, maroquinerie, plumes, savons, cosmétiques à bases d'huile d'autruche... tout est bon dans l'autruche !).

 

     un mâle et femelles                                              un intrus ? non, l'ancêtre de l'autruche

UTl Elevage Autruches 15 03 2018.jpg    UTl Elevage Autruches décor 15 03 2018.jpg

UTl Elevage Autruches  production d'oeufs 15 03 2018.jpg

modèle d'œuf pour activités enfants  

 

 

      UTl Elevage Autruches plumes pour spectacles 15 03 2018.jpg      UTl Elevage Autruches  maroquinerie 15 03 2018.jpg

        plumes pour grand spectacle !                             et belle maroquinerie

 

               Les personnes reprennent les voitures pour Marans à 18 km (extrémité nord de la Charente-maritime, en bordure du marais poitevin - le marais mouillé).

              Une visite guidée de la vieille ville attend le groupe avec un guide de l'Office du Tourisme. La Sèvre niortaise ainsi que le canal maritime de Marans à la mer et le canal de Marans à La Rochelle ont fait de cette petite ville - quoique très étendue - un port fluvial et maritime très actif avec de nombreux échanges commerciaux - aujourd'hui il s'agit plutôt d'un port de plaisance, il reste quelques belles maisons montrant la richesse de la ville XVII et XVIIIème siècle. Il existait un château en bois (Xème siècle) remplacé par un château de pierre (XIIe), puis a été rasé . 

 

           ancienne église St-Etienne de Marans (XIIe) et le cimetière

                  UTL Marans ancien chateau 15 03 2018.jpg

           Visite de l'Eglise Notre-Dame de l'Assomption du XIXe siècle, avec un clocher octogonal très particulier, rajouté ultérieurement ; les halles avec celle au poisson . les quais, agréables l'été avec ses restaurants à proximité du pont sur lequel passe la fameuse N 137 (qui a tant enlaidi le centre-ville)... 

 

Eglise Notre-Dame de l'Assomption

UTL Marans église 15 03 2018.jpgUTL Marans intérieur église 15 03 2018.jpg
UTL Marans les Halles bâtiment classé 15 03 2018.jpg
    ancienne halle (1882), style Baltard

à côté se trouve une halle aux poissons 

                                           

UTL Marans beau bâtiment 19ème 15 03 2018.jpg       UTL Marans symbole Union 19ème 15 03 2018.jpg
Au 19ème siècle, nombreuses sociétés mutualistes en Poitou-Charentes

                                      décor de façade - solidarité et mouvement mutualiste

 

UTL Marans le port sur la sèvre niortaise 15 03 2018.jpg    UTL Marans belle coiffe marandaise 15 03 2018.jpg

      le canal maritime de Marans           la belle coiffe marandaise

 

              Cette journée a été très intéressante malgré la grisaille du ciel ; elle a permis de découvrir quelques aspects particuliers du nord de notre département, ce qui l'on a appelé le golfe des pictons. 

            Merci aux organisateurs pour la variété des visites.  

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 Visite de la Ferme du Gaty

Fremailloux à Hiers-Brouage 

Jeudi 1er mars 2018

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                   Plus de 35 personnes ont participé à cette sympathique et intéressante sortie en plein marais de Brouage. 

                La ferme du Gaty (3 grands bâtiments) est tenue par M. et Mme Oudin, éleveurs de races bovines : maraîchines (de notre région), armoricaines, bordelaises, béarnaises etc.., mais aussi de races menacées : maraîchines et les écossaises : Highland Cattle. Ils participent ainsi à la préservation d'un patrimoine vivant exclusif sur notre département, de même en élevant quelques baudets et des chevaux de trait poitevins.

                Le couple prône des pratiques naturelles, un élevage respectueux des animaux, de leur naissance à leur abattage. Cet élevage s'inscrit dans la mise en valeur de l'environnement : le marais des prairies, des claires et de prés salés. A noter que le marais de Brouage a été retenu avec celui du Cotentin et de la Baie de Somme pour la préservation et le développement de l'élevage exclusif en zone humide, comme site expérimental (détails, article de Sud-Ouest du 24/02/2018).

 

                Des bêtes de qualité qui ne vont pas à l'abattoir (sauf cas exceptionnels) et destinées à la vente directe de viande effectuée par le couple : la meilleure (l'écossaise), pièces à poêler ou à rôtir mais aussi à cuire en pot-au-feu, bourguignons, etc...  idem pour la maraîchine, d'autre part, pièces de veau et des abats.

Voir conditions :  http://vente-viande-boeuf.com/index.html# 

                 Une belle visite chez des gens courageux qui se consacrent à leurs bêtes comme faisant partie de leur famille. 

 

                      Entrée du groupe et présentation par Patricia Oudin, éleveuse

  UTL ferme du Gaty entrée 01 03 2018.jpg   UTL ferme du Gaty Présentation Patricia 01 03 2018.jpg


   UTL ferme du Gaty Vaches écossaises 01 03 2018.jpg    UTL Ferme du Gaty Ecosaise 1 3 2018.JPG

                                    race  Highland Cattle

 

 UTL ferme du Gaty Vaches françaises tranquilles 01 03 2018.jpg UTL ferme du Gaty Vaches cornues 01 03 2018.jpg

                       les Maraîchines                                       Variété de maraîchines

  

 UTL ferme du Gaty taureaux 01 03 2018.jpg

                  deux vaches et un taureau

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Sortie à La Rochelle "Ecole des Douanes"

Jeudi 18 et Jeudi 25 janvier 2018

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Deux groupes de 20 personnes avec un transport en co-voiturage (2euros) à partir du parking Roy-Bry.

 

               Les photos sur les lieux de la visite sont interdites. Vous trouverez ci-dessous le programme de cette visite avec quelques explications complémentaires et photos scannées de la plaquette remise aux participants.

              Aujourd’hui, le colonel, dirigeant l’Ecole, propose en premier lieu une conférence plénière pour informer le public des missions et de l’organisation des douanes, suivie de questions-réponses.

 

              UTL missions Douanes 001.jpg       UTL Formation Douanes 001.jpg

              Puis, le groupe est scindé en deux pour effectuer en alternance une démonstration du travail des chiens détecteurs de drogues avec mise en situation (valises sur un tapis roulant, l’une d’elle contient de la drogue).

UTL Chiens des Douanes 001.jpg

et dans un atelier regroupant des véhicules divers récupérés, la fouille d’un véhicule à la recherche de caches contenant des produits illicites : drogues, billets de banque, etc…

            

             Sur les lieux, on trouve également des bâtiments qui servent à entreposer les motos, nombreuses, rutilantes et alignées au cordeau - montré lors de la visite préparatoire -. Tout près, sur une place goudronnée, les motards peuvent s'entraîner à piloter les motos pour faire face à toutes les situations. Evidemment, l'entrainement des motards peut continuer aussi à l'extérieur de l'école.  Ceci pourra faire l’objet d’une autre visite. 

             La visite se termine avec l’invitation à partager un verre avec une tartelette, ce qui a permis de discuter plus librement et de continuer les échanges d’informations qui ont été nombreux.

            Trois heures et plus si l'on veut continuer les échanges ; visite très intéressante, instructive, qui plus est dans une ambiance fort sympathique.

 

(1) La seconde Ecole nationale des Douanes est située à Tourcoing

 

           Direction-regionale-des-douanes-et-droits-indirects.jpg                      UTL Organisation Douanes.jpg   

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17/09/2019
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Grand voyage sept. 2019 La Toscane

 

VOYAGE EN TOSCANE

du Lundi 9 au Lundi 16 Septembre 2019

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         39 personnes ont embarqué pour cette destination qui dans l'inconscient de la plupart invite au rêve, destination au pays de l'art et des arts dans toute leur magnificence, au pays de la culture qui fait la synthèse de l'ensemble de l'histoire italienne, antiquité et Renaissance en majeur, au pays dont les paysages riches en ressources naturelles, verdoyants et dotés de belles lumières comme ceux représentés au second plan des peintures des grands maîtres, une douceur et une joie de vivre que beaucoup envient et une gastronomie qui ne demande qu'à être goûtée dans les restaurants ou à se montrer derrière les vitrines des charcutiers, épiciers, fromagers, marchands de vins, spiritueux, et glaciers évidemment...            

 

                 Il n'est pas surprenant que cette région soit tant visitée, il n'est pas exagéré de dire que le monde entier y afflue, vous le verrez tout au long des reportages qui concernent les sites les plus connus de la Toscane.

 

                 Ce fut un beau voyage, réussi. il faut applaudir les organisateurs, sans oublier les photographes, Patrick D. et Pascal C. qui ont laissé de belles prises de vues afin que chacun en profite. Textes et mise en page d'Annie R.  

 

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                  La Ligurie - Cinq terres                       La Toscane

 

 

Rappel du programme pour suivre les reportages 

Lundi 09 septembre –  envol pour Pise (Italie)   

Transfert, accueil et installation à l’hôtel dans la région de Montecatini Terme    

Dîner et logement.   

 

Mardi 10 septembre –  

Petit-déjeuner et départ en direction de Lucques pour une visite guidée de la ville. De Porte Sainte Anna, on arrive à la maison natale de Giacome Puccini (extérieur), la façade de l'église de Saint Michele. On poursuit par la place Napoléon (où se trouve le palais de la province), le Théâtre communal, la statue de Garibaldi. On arrive sur la Place du Dôme et on visite la Cathédrale de Saint Martino (extérieur). On traverse Via Fillungo,  comme la rue principale avec tous les magasins et on arrive à la place de l'Amphithéâtre;  

Déjeuner et départ pour Carrare, visite guidée de la ville du marbre.  

Retour à l’hôtel - dîner et logement.

 

                      

 

  

Mercredi 11 septembre – Départ pour la Spezia à destination des "Cinq Terres" : 5 petits villages construits à l’abri de la côte rocheuse, coin de  Ligurie où les générations ont travaillé pur créer des étagements à pic sur la mer et des cultures de vignes fines frôlant les vagues... 

Reconnues en 1997 comme patrimoine mondial par l'Unesco, c'est aujourd'hui un Parc national et une aire marine protégée pour la sauvegarde de ce grand héritage naturel. 

Arrêt à Manarola, visite du village puis Monterosso al mare où est prévu le déjeuner, seul bourg avec une grande plage et une promenade sur la mer. Après-midi, visite de l’ancien village de Monterosso et temps libre. En fin d’après-midi, départ en bateau vers Portovenere.  

Retour à la Spezia puis à l’hôtel- dîner et logement.  

 

                      

 

  

Jeudi 12 septembre – Départ pour Sienne.   

Matinée dédiée à la visite guidée de la ville : en partant de San Domenico, visite à l'intérieur des reliques de Sante Caterina, on traverse la rue principale avec les palais aristocratiques. Visite de la façade du Dôme (extérieur) , du Dôme moderne (extérieur) et fin de visite sur la place du Campo 

 

Déjeuner – Après-midi San Gimignano, ville médiévale où l’on peut admirer de nombreuses tours aux splendides dômes.  

Retour à l’hôtel- dîner et logement.   

 

                         

 

Vendredi 13 septembre – Départ en train pour Florence. Visite guidée de la ville : en partant de Piazzale Michelangelo on arrive à la place du Dôme, visite de la Cathédrale Santa Maria in Fiore. A l'extérieur, visite de la  Tour de Giotto (extérieur), le baptistère (extérieur), puis le quartier médiéval : Place de la Signoria avec ses magnifiques statues, Palazzo Vecchio (extérieur), le musée des Offices (extérieur), la visite se termine par Ponte Vecchia, "la rue des bijoutiers".   

Déjeuner – après-midi visite libre des jardins Boboli. 

Retour à l’hôtel- dîner et logement. 

 

 Reportage des deux journées à Florence.

 

                   

   

Samedi 14 septembre – Excursion de la journée dans le Chianti - Arrêts à Castellina et Greve in Chianti.  

Dégustation et déjeuner au château d'Albola.  

Retour à l’hôtel - dîner et logement.

 

              

   

 

Dimanche 15 septembre – Départ pour Florence : en matinée visite guidée du musée des Offices avec tous les chefs-d’œuvre de l’art florentin du Moyen-Age à la Renaissance, de l'art européen du XVII siècle : Giotto, Cimabue, Piero della Francesca, Durer, etc...  

Déjeuner au restaurant. Temps libre. 

En fin d'après-midi, retour à l’Hôtel - dîner et logement.

 

  

Lundi 16 septembre – Petit-déjeuner et départ en direction de Pise. Matinée dédiée à la visite guidée de la ville : la Place des Miracles avec son Dôme, son cimetière communale, son baptistère(entrées incluses) et la très connue Tour penchée (visite intérieure à régler uniquement sur place). 

Déjeuner au restaurant. 

Transfert à l’aéroport de Pise - retour en France. 

 

                   

 


10/01/2020
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