Université du Temps Libre de Rochefort

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Documentation


Documentation - janv. à juin 2018

Si vous souhaitez approfondir les sujets abordés dans nos conférences,

cette rubrique vous apporte des éléments complémentaires, ils ne sont pas exhaustifs :

références d'ouvrages, d'essais, de bibliographies, de films, de cartes...

                                            

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Année universitaire 2017 - 2018

(Pour plus de facilité de lecture, les conférences vont de la plus récente à la plus ancienne)

 

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"Voltaire et l’Europe"

le 11/06/2018 conférence de Dominique Antérion, Chargé de Conservation du Patrimoine, Responsable des collections historiques de la Monnaie de Paris.

                  Notre conférencier se concentrera sur les relations de Voltaire avec l'Europe, pour le reste chacun pourra trouver une ample documentation au travers de Wikipedia et des ouvrages étudiés en secondaire qu'il a pu conserver.                   

                François-Marie Arouet (1694-1778) n'a adopté le nom de Voltaire qu'à l'âge de 24 ans. 

 

                        Philosophe, dramaturge, poète, historien, sociologue et pamphlétaire aussi mordant que brillant, Voltaire est devenu le symbole de l'esprit de la France du Siècle des Lumières, il a eu une grande influence sur l'opinion publique européenne en raison de ses idées, de sa défense des droits de l'homme et de son talent littéraire.

 

                   Voltaire, fervent défenseur de la tolérance "le fanatisme empêche les hommes de s’aimer comme frères", Il s’en prend aux guerres civiles, aux injustices (voir l’Affaire Calas)… défenseur de la liberté d'expression et de la séparation de l'Église et de l'État avant l’heure. Il n’a de cesse de rédiger des écrits militants contre l'irrationalisme, l'hypocrisie et le détournement de pouvoir. Rousseau, Descartes, Pascal ne sont pas ses amis et bien d’autres…   

 

                  Très tôt, il a le goût des voyages, l’envie de découvrir le monde, c’est un garçon bouillonnant et de génie (on qualifierait de surdoué aujourd’hui). D’autre part, ses parents veulent l’éloigner, il doit s’agir d’un garçon insupportable !

 

                  Son  parrain  l’aidera à quitter la France une première fois, il va progressivement découvrir l’Europe, celle du Nord et fréquentera surtout les Cours – notamment de 1744 à 1755) :  Cour de Versailles, de Lunéville, de Prusse…

 

1713 – 1er voyage aux Pays-Bas : profite de l’installation du frère de son parrain, le marquis de Châteauneuf, qui vient d’être nommé ambassadeur à La Haye pour partir et devenir son secrétaire privé. C’est un petit séjour mais il reviendra dans ce pays plus tard (durant son séjour à Cirey), il séjournera alors à Amsterdam, centre économique important, il apprécie ce pays de commerçants et aussi sa liberté de parole et d’écrit – ce qu’il ne trouve pas en France – il fréquente le milieu des imprimeurs, des libraires, protestants, réfugiés, et des éditeurs (qui produisent ce qui est censuré et interdit en France).

                  Voltaire par Nicolas_de_Largillière 1724.png peinture de Nicolas Largillière 1724 

 

1726 Voyage en Angleterre, cette "nation de philosophes", qui rend justice aux vraies grandeurs qui sont celles de l'esprit.

 

Après avoir été emprisonné à deux reprises à la Bastille, il va s’exiler en Angleterre. Il est reçu par Georges 1er, puis Georges II à Dawley House (environs de Londres). A Londres, il rencontre des écrivains, des philosophes, des savants (physiciens, mathématiciens, naturalistes) et s’initie à des domaines qu’il ignorait jusqu’ici. Il entre en relation avec Newton, apprend à le connaître et le fera connaître en France. Il commence à rédiger en anglais (langue acquise en très peu de temps) l’ouvrage "Les lettres philosophiques" où il expose ses observations sur l’Angleterre (éditées en 1733). "C’est le manifeste des lumières", polémique sur le retard de la France dans le domaine économique face à la modernité anglaise et l’archaïsme de ses institutions. L’ouvrage est condamné par les jansénistes et brûlé à Paris. Voltaire s’enfuit se réfugie à Cirey (Haute-Marne) dans la famille du Chatelet. Voltaire y résidera jusqu’à la mort de sa maîtresse Emilie du Châtelet, brillante mathématicienne, son alter ego..  

 

Voltaire fera découvrir Shakespeare à la France, car il le traduit.

  

1752- 1753 Voyage en Prusse : Il est invité par Fréderic II notamment à Posdam (Château du Sans-Souci où Voltaire obtient la construction d’un théâtre où il joue) et d’autres châteaux car Voltaire a été doté d’une rente importante mais Voltaire, qui admire le roi de Prusse, n’apprécie pas sa politique ; il déchantera lors des affrontements avec la Silésie.

 

A Berlin, Voltaire termine "le siècle de Louis XIV" (1751) et écrit les "Micromégas"sur la relativité universelle (1752)Les brouilles sont fréquentes avec le roi provoquées par les imprudences de Voltaire  qui rendent son séjour insoutenable à la fin.– Voltaire a été arrêté, le roi de Prusse voulant récupérer un livre de poésies écrit par lui et donné à Voltaire, dont il craint que ce dernier ne fasse mauvais usage. Voltaire, en compagnie de Mme Denis (sa nièce) venue le rejoindre, est séquestré. Enfin libéré, il peut quitter Francfort.

               Voltaire s'est aussi intéressé à la Russie et a correspondu avec "la grande Catherine" - à noter que toute la bibliothèque de Voltaire est au Musée de l'ermitage à St-Pétersbourg, acquise par Catherine II;. 

 

1758 Ferney, frontière suisse : Voltaire achète la maison des Délices. Il a 64 ans, il vit avec sa nièce, Mme Denis, qui est aussi sa maîtresse. 

Voltaire y mène grand train, donne en privé des pièces de théâtre (alors que le théâtre est interdit dans la ville de Calvin). Ferney est la période la plus active de la vie de Voltaire. Il va y résider vingt ans jusqu’à son retour à Paris. C’est à Ferney qu’il va devenir le champion de la justice et de l’humanité et livrer ses grandes batailles. 

Il encourage l'industrie locale, travaille sur le "Dictionnaire Philosophique", et parvient à écrire un certain nombre d'ouvrages comme "La Princesse de Babylone" et "Candide". 

Ferney est devenu le centre dynamique d'une foule d'admirateurs. Voltaire accueille des personnalités célèbres, s'amuse avec des pièces de théâtre - Voltaire et Mme Denis y jouent eux-mêmes leurs rôles préférés. Il correspond avec des écrivains, des savants et des chefs d'État.

 

              Le théâtre : "Rien n'anime plus la société, rien ne donne plus de grâce au corps et à l'esprit, rien ne forme plus le goût", dit-il.

 

             À l'occasion de la mise en scène d’ "Irène", Voltaire revient à Paris en triomphe en 1778, où il meurt quelques mois plus tard à l'âge de 84 ans. Une quinzaine d’années plus tard son corps est transféré au Panthéon.

            

Un conseil de lecture : 

"Voltaire à l’ouvrage" de Gillian Pink – 2018, un spécialiste de Voltaire.

Au cinéma voir

"l'affaire Calas" de Francis Reusser. 2009 avec Claude Rich dans le rôle de Voltaire 

"Si Versailles m'était conté" de Sacha Guitry, 1954 dans le rôle de Voltaire : Jacques de Féraudy

et tant et tant de pièces de théâtre... 

 

M. Anterion nous indique que cette année une médaille a été éditée  

consacrée à l’époque baroque de la fin du XVIIe siècle à la première moitié XVIIIe siècle. C’est Voltaire et le roi Louis XIV dansant qui sont à l’honneur !

                                    Voltaire-et-le-roi-Louis-XIV-monnaie-de-Paris-2018.jpg

 

     En 1994, une exposition sur Voltaire et l'Europe a été organisée par la 

 

Monnaie de Paris à l’occasion du tricentenaire de Voltaire   

 

 www.persee.fr/doc/dhs_0070-6760_1995_num_27_1_2075_t1_0544_0000_3

 

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"Les effets de l’activité physique sur la santé cérébrale"

le 7/05/2018 présenté par Michel Audiffren, Professeur en Sciences du Sport, spécialiste en neurosciences cognitives à l’Université de Poitiers.

 

 

                 C’est confirmé, toutes les études sur l’évolution des fonctions cognitives au cours de la vie montrent une diminution des performances en vieillissant ! Cependant, nous ne vieillissons pas à la même vitesse !

                Oui, il faut tenir compte des facteurs génétiques et des habitudes de vie (métiers pénibles, tabagisme, alcoolisme, mauvaise alimentation, sédentarité, etc…).

 

                D’autre part, selon les études : celui qui s’isole du monde n’utilise plus son cerveau, il verra ses fonctions cérébrales décliner puisqu’il ne sera plus stimulé. C’est la région frontale qui est la première concernée par ce processus de déclin. 

                Il a été mis en évidence que les fonctions qui vieillissent plus que les autres sont celles qui concernent :

 

        - la vitesse de traitement de l’information (réflexes en conduite automobile, par exemple), 

        - les inhibitions comportementales (s’empêcher d’agir ou n’avoir plus de volonté…), 

        - la planification (mettre au point un projet de voyage, faire des achats sans liste…,)

        - la permutation /alternance (passer d’un sujet à l’autre…), 

        - la mise à jour de la mémoire de travail (la mémoire immédiate) : effort nécessaire pour soutenir l’attention, 

        - la mémoire épisodique et mémoire spatiale dont le siège est l’hippocampe (c’est l’organe qui diminue en premier dans la maladie d’Alzheimer).

               Y-a-t-il des possibilités de rattrapage ? Oui, nous affirme Michel Audiffren par les effets de l’activité physique, soutenue et au long terme. A court terme, l’effet sera transitoire notamment sur l’humeur, un bien être passager, par exemple.

 

               Les études françaises montrent que l’activité physique diminue les risques de démence, de perte de mémoire, d’AVC et de rechute d’AVC.

 

               Des études américaines constatent une augmentation de la substance grise avec l’exercice physique intense et prolongé. Les zones du cerveau affectées par le vieillissement qui sont frontale, pariétale et temporale, bénéficient le plus des activités physiques. "L’exercice, c’est de la médecine" disent les américains.

 

               En neurosciences, on parle de la plasticité du cerveau. La stimulation influera sur la régénération des connexions (synapses), des capillaires sanguins, des neurones et ce à tout âge. Activité physique veut dire également oxygénation du système cardio-vasculaire.

 

             Devant les problèmes très sérieux d’obésité, de sédentarisation et de dégénérescence cérébrale, l’OMS a établi des préconisations : alimentation -  activité physique : voir http://www.who.int/dietphysicalactivity/factsheet_recommendations/fr/  

           Le mot d’ordre est d’éduquer les nouvelles générations en ce sens pour que cela devienne des habitudes de vie ; l’homme a été conçu pour bouger sous peine de voir se développer de nombreux dysfonctionnements.

          Pour progresser, il faut de l’effort ; continuer cet effort devient du plaisir.

             Voir interview de Michel Audiffren sur le sujet :  http://www.youtube.com/watch?v=Nq_kJbxICFE

 

              Voir également la revue mensuelle "Sciences et Avenir" -juin 2018 - n°856 dont le sujet principal est "La capacité du cerveau, chacun peut progresser". 

                    

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"Présentation des réalisations et des projets de l'A.R.C.E.F". - Association pour la Restauration du Centre et du Faubourg de Rochefort - 

le 4/06/2018 par Albert-Jean Millour, Président,

Hervé Valérian, Marie-Pierre Labregère, responsables de l'A.R.C.E.F.

 

                   Cette association a été créée en 1975 à Rochefort, consciente de l'héritage patrimonial (petit et grand) de sa ville, de la nécessité de sa préservation, sa mise en valeur et de sa restauration.

 

             Composée uniquement de bénévoles (non scientifiques), elle a pu par ses actions donner le goût et le respect du patrimoine pour rendre la ville plus attractive, faire des recherches historiques pour une meilleure compréhension de cet héritage, être acteur lors d'enjeux politiques, etc. 

 

             Une nouvelle direction a pris le relais depuis janvier 2017 en redéfinissant les objectifs, en s'ouvrant à des groupes de réflexion, en communiquant davantage avec le public (les habitants) et les édiles en place :

 

. Des premières rencontres sur le patrimoine ont eu lieu le 30/05/2018 "habiter le patrimoine, c'est construire une relation durable avec le temps"(avec projection d’un film sur un résumé de l’histoire de Rochefort ; une interview auprès de jeunes lycéens sur leur regard porté sur la ville ; un recensement des métiers du patrimoine en y associant les professions artisanales du bâtiment, etc… Ces rencontres seront renouvelées.  

 

. Deux conférences sont prévues pour les Journées du Patrimoine fixées les 15 et 16 septembre prochains.

 

            Les premiers chantiers de la nouvelle équipe portent sur la reprise du travail sur l‘alimentation en eau de Rochefort, ceci ayant fait l’objet d’une publication en 1992, réactualisée en 2002.

 

             MM. Hervé Valérian et Jean-François Favaud  apportent des compléments d’information (après un travail sur le terrain, photographies, plans) sur l’approvisionnement en eau de Rochefort venant du nord de Tonnay-Charente grâce à l’existence de nombreuses sources, captées (de petits édifices maçonnés en témoignent). Un travail très intéressant également sur la pompe à feu (1784) - qui est une pompe à eau fonctionnant à partir de l’énergie d’une chaudière - Située près de la Capitainerie, face au Quai aux vivres, elle a joué un rôle primordial pour l’alimentation en eau des Rochefortais. Elle alimentait le château d'eau de la Butte (qui va devenir une galerie d'art), à partir duquel partaient des canalisations circulant sous les rues de la ville.   

              Rappel est fait des fontaines les plus importantes de Rochefort – au moins trois restantes dont St-Charles, au bout de la rue Audry de Puyravault  qui pourrait être utilisée si elle était restaurée.

 

             Continuité du travail de restauration sur les puits-fontaines : actuellement 11 sur 12 ont été restaurés. D'autre part, 250 puits ont été creusés pour les propriétaires rochefortais - souvent à partager à deux ou à trois - 60 en centre-ville. A noter que du temps de l'Arsenal , la consommation de l'eau potable était de 6 litres/jour/habitant, elle est aujourd'hui de 176 litres/j/habitant. 

 

            logo ARCEF 001.jpg                          plaquette puits-fontaineS ARCEF 1992 001.jpg

Le puits-fontaine, préoccupation de longue               Histoire et recensement de ces édifices     

date de l'ARCEF, elle en a fait son logo                     datant de la moitié du XIXe siècle 

 

            

         Poursuite de l’intérêt pour le cimetière de Rochefort après l’installation par l'équipe précédante de plaques identifiant des personnalités importantes, continuité des visites.

 

          La Tour des Signaux (1728) est un lieu intéressant pour son histoire et pour l’immense panorama qu’il offre sur la région ; il mérite une restauration, la pose de pavillons – c’est sa destination – et peut-être des visites ultérieurement.

           et d'autres thèmes de réflexion... 

 

           Bref autant de sujets que chacun peut retrouver sur le site internet de l’ARCEF qui vient de démarrer : www.arcef.fr

également dans son bulletin n°29 que reçoivent les adhérents.

 

                                           brochure ARCEF rencontres patrimoines mai 2018.jpg                                        

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l"Iran : histoire et patrimoine artistique"

le 31/05/2018 conférence de Christine Darmagnac, Diplômée de l’Ecole du Louvre et de l’Institut d’Art et d’Archéologie (Sorbonne). 

 

                      Compte tenu de la densité de l’exposé de Mme Darmagnac qui connait parfaitement l’Iran en tant qu’historienne de l’art et aussi pour y avoir fait de nombreux séjours, il ne s'agit pas de retracer l'histoire de ce pays mais de montrer le patrimoine qu'il possède et dont les habitants sont fiers et s’efforcent de préserver aujourd'hui.

 

                carte de l'Iran 001.jpg

                

                Il importe de mettre en avant des exemples d’ingéniosité très anciens (irrigation pour l’agriculture, le ghanât, toujours utilisé de nos jours ; construction de glacières, les yakhchals, énormes tours en pisé, construction de bagdirs, des "climatisateurs", chassant l’air chaud ;  mais aussi des œuvres d’art : tablette proto-élamite (de l’Elam, 1ère peuplade) écriture faite de trous, non déchiffrée, avant la cunéïforme – 3ème millénaire av. J.-C. ;  sculptures, reliefs, céramiques, bijoux (cuivre, bronze), des richesses laissées par les différents peuples et dynasties qui ont fait l’histoire de ce pays lequel a toujours été entre deux civilisations celle de l’Indus et celle de l’Euphrate.

 

               Yakhchal.jpg        un bagdir à Kerman.jpg

                    Exemple de glacière                  Exemple de bagdir à Kerman 

   

                céramique Archer sous les achemenide.JPG                            spectre acheménide.jpg

céramique : Archer sous les Achéménides    Spectre sous le même empire (le 1er en Perse).

 

    Persépolis frise 001.jpg               Tombeau de Cyrus le Grand 001.jpg

  Défilé forgerons et cavaliers Apadana à Persépolis     Tombeau de Cyrus le Grand à Pasargades

 

                                     Intérieur dome mosquée Ispahan.jpg                                                                            

                               Intérieur d'un dôme de la grande mosquée d'Ispahan

 

jardin d'Hasht Behesht d'Ispahan.jpg              Tapis_persan.JPG

pas de jardin sans eau, ici à Ispahan      tapis persan (ils sont apparus dès l'âge de bronze)

 

                  Pour compléter les chefs-d'oeuvre de la Perse, il faut voir le musée du Louvre (salles des antiquités orientales) avec la mise en valeur des fouilles françaises :

http://www.teheran.ir/spip.php?article1307#gsc.tab=0    

                 En effet, la revue "Téhéran" de 2010 relate les relations et les échanges établis entre l’Iran et le Louvre depuis la fin du XIXe, interrompus pendant la révolution iranienne en 1979 et repris depuis.

 

                 A noter que le mot Iran, vient du nom persan Arian. Il a été adopté en 1935 par le Shah Reza Pahlavi II, dernier monarque de la dynastie des Pahlavi, auparavant on parlait de la Perse. La langue officielle est le persan.

 

                   C’est aujourd’hui un pays de 80 millions d’habitants (31 provinces) sous régime théocratique avec depuis 2013, Hassan Rohani, président de la république islamique.

 

 

Pour suivre la chronologie des empires qui ont fait l'histoire du pays :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Perse

 

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 "Quelles agricultures pour nourrir correctement l’humanité tout entière ?" 

  par Marc Dufumier, ingénieur agronome, professeur émérite en agriculture  comparée et développement agricole à l’AgroParisTech.

  Expert auprès de la FAO et de la Banque mondiale.

 

               1 ouvrage Dufumier.jpg  Famine-au-Sud-malbouffe-au-Nord.jpg

             L'auteur dénonce les folies de l'agriculture mondiale et montre qu'une alternative crédible est déjà à l'oeuvre : l'agriculture biologique...            

 

 

                     D’emblée notre conférencier pose la question sans détours :

 

           Pourra-t-on nourrir correctement et durablement l’humanité ? La réponse est oui et il s’en explique tout au long de son intervention ; comment une révolution pourrait être possible en agriculture devenue exagérément spécialisée, mécanisée et conduite par des politiques successives ignorant beaucoup de la nature, lui-même reconnait avoir commis des erreurs par le passé.

  

           Quelques notions à prendre en compte pour conduire ces changements : 

 

. Une population mondiale sans cesse croissante (9 milliards et demi attendus) et parallèlement,  il faut produire au plus bas coût pour nourrir le tiers-monde.

 

 

. Une qualité des produits qu’il faut préserver ; elle fait appel en premier lieu  à la notion de goût, mais bien évidemment aux notions sanitaires (La salmonellose en récurrence, les antibiotiques dans la nourriture animale, les pesticides dans les fruits et légumes, etc.. ), intoxications à court terme mais aussi à long terme avec des perturbateurs endoctriniens qui induisent les cancers, les maladies dégénératives que nous voyons de plus en plus se développer autour de nous, de même la diminution de  l’espérance de vie de 10 ans pour les générations actuelles – à noter qu’à l’égard du glyphosate, il faut attendre 50 ans pour affirmer que c’est un produit cancérigène avéré (statistiquement) !.

 

. Une disparité concernant la qualité : le Nord demande de moins en moins de protéines animales, de produits laitiers avec les courants de végétarisme, végétalisme, végan et autres ; dans les pays du Sud et de l’Asie, il y a un désir de consommer davantage de viandes et de laitages !. Faut-il répondre à cette demande ?

 

 

. Le réchauffement climatique global (ce qui signifie des écosystèmes perturbés) induisant l’alternance de gelées, pluies violentes, tornades, canicules, etc…   devra amener les agriculteurs, viticulteurs, éleveurs à s’adapter à revoir toutes leurs pratiques et à diversifier les cultures car là où il y a uniformité, les écosystèmes sont fragiles : pas d’abeilles, pas de papillons, beaucoup moins d'oiseaux, etc… .

 

 

           Notre conférencier plaide pour une agriculture avec des rendements à l’hectare mais à moindre coût. Pour lui l’avenir est l’agro-écologie qui tient compte des interactions complexes entre tous les éléments qui composent les milieux et une agro-écologie capable de nourrir les populations sainement. Actuellement 8% des agriculteurs pratiquent le "bio".

 

        La gestion de l’eau de pluie est également très importante, remettre des haies pour éviter le ruissellement, éviter les excès de labour pour avoir des sols poreux et utilisation de la paille (humus) pour couvrir les sols.

 

         Un autre cheval de bataille : le soleil qui est gratuit : "Pas un rayon de soleil ne doit tomber par terre" ; ainsi avec une couverture végétale totale : le soleil mûrit les blés mais aussi les plantes que l’on a pu mettre sur d’autres rangées – des lentilles, des salades, des fourragères : luzerne, lotier, sainfoin, trèfle blanc (apports azotés), etc....

 

       On peut  profiter au maximum et multiplier des rendements sur un temps plus long que celui d’une simple culture, ceci rejoint l’agriculture durable ou permanente, c’est-à-dire des méthodes préconisées depuis nombreuses années, et pour lesquelles les médias tournent enfin leurs micros et projecteurs en direction de cette approche laquelle permet la conservation des terres, la restitution de la matière organique et des nutriments du sol, des moyens de lutter contre les ravageurs.

           Il s’agit de la permaculture : voir les travaux de Pierre Rabhi, Marie-Monique Robin, Miguel Altieri qui fait référence à René Dumont, premier candidat écologiste à la Présidence de la République, et bien d’autres. voir.

 

voir / http://fr.wikipedia.org/wiki/Permaculture.

voir également sur le blog Utlrochefort – rubrique Marche, puis Environnement, quelques réflexions sur le sujet.

 

          Une révolution de doux rêveurs, de doux dingues, non des gens réalistes pour les générations futures. 

 

           Marc Dufumier, quarante ans d’expérience et en marge de ses nombreuses participations dans les colloques internationaux, a écrit beaucoup d’ouvrages sur l’agriculture, l’agro-écologie et l’alimentation, c'est le combat d'une vie ! :

 

           "Famine au sud, malbouffe au nord" comment le bio peut nous sauver - ed. Nil, 2012

           "Agriculture biologique : espoir ou chimère ?" ed. le Muscadier, 2013

           "50 idées reçues sur l’Agriculture et l’alimentation" Poche, 2015

et bien d'autres... 

 

 

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"Alexandrie la rayonnante ! la décadente … la renaissante ?" 

cf. le 30/04/2018, conférence de Marc Blanchard, Ancien Inspecteur d'Académie, épris de l'Egypte.

 

             Notre conférencier, vient pour la quatrième fois nous exposer brillamment un sujet touchant l’Egypte, pays qu’il connait très bien pour y avoir été attaché culturel il y a quelques années. Son propos concernant Alexandrie s'organisera autour de ces différentes périodes - vaste et déclin, incertitude...

              

         Alexandrie est liée à l’arrivée en Egypte d’Alexandre le Grand, venu de Grèce et parti pour multiplier les conquêtes, avec le rêve d’unir l’Orient à l’Europe (il constitue un des plus grands empires de l’Egypte à l’Indus… Il est âgé alors de 25 ans et règne depuis 5 ans en Macédoine.

 

                 Alexandre le Grand Mosaïque 001.jpg 

Alexandre le Grand, détail d'une mosaïque retrouvée à Pompéi, évoquant la bataille d'Issos

 

                 Après de nombreuses victoires et de l’argent amassé, il arrive en libérateur en Egypte (elle était sous la domination perse), en 332 av. J.-C. Il a décidé de fonder une ville sur le delta du Nil, une zone désertique mais en bordure de la méditerranée et face à l’île de Pharos.

                 Priorité, il faut un phare face à la ville, utile, mais aussi signe de puissance de l'Egypte, et plus particulièrement d'Alexandrie. Ce phare a servi à propager le nom d'Alexandrie dans la Monde. L'île de Pharos, à l'origine du mot "Pharus" en latin, est devenu "Phare" en français. Toutes les langues latines ont le même mot pour désigner cet édifice.

 

                                https://static.blog4ever.com/2013/11/756396/artfichier_756396_7638606_201803245050501.jpg

 

                        Début des travaux en 297 pour 17 ans de chantier, ce phare est l’une des 7 merveilles du monde, il mesure 135m de haut - visibilité de 50 km, Construit durant le IIIe siècle avant J.-C., il fut démoli définitivement durant le XIVe siècle, une époque où la région subit des tremblements de terre importants. 

 

                     Alexandrie-et Pharos.jpg

 

                Jean-Yves Empereur, archéologue, et son équipe de plongeurs sont venus pour étudier les fonds entourant le site, fouilles continuées au sol et sous-sol. Depuis 1994, plus de 3 000 blocs, dont plus des deux tiers sont des blocs architecturaux, ont été recensés ; ces études continuent.

 

                    Alexandre le Grand fit construire par son architecte Dinocrates de Rhodes une ville portuaire, se préoccupera de faire venir de l’eau douce et potable (construction du canal appelé aujourd’hui Mahmoudieh - qui a favorisé le trafic des bateaux de la mer rouge à la méditerranée) et la création de citernes – ceci a permis le développement de l’agriculture, puis un réseau d’eaux usées (1ère ville à posséder des égouts) et à concevoir une ville en damier avec une voie principale canotique (30 m de large !).

 

                            Carte d'Alexandrie.JPG

              Alexandre le Grand ne reste que quatre mois en Egypte et poursuit ses conquêtes jusqu’à sa mort, à l’âge de 33 ans à – 323 av. J.-C.

 

                            Empire d'Alexandre  villes fondées 001.jpg

               Il laisse donc tous ses projets en cours ou en construction à son successeur Ptolomée 1er Sôter. Il était le général macédonien d’Alexandre. Il est roi d’Egypte, fondateur de la dynastie de Ptolomée ou Lagide  qui règne sur l'Égypte jusqu'à la conquête romaine en 30 av. J.-C. Tous les successeurs s’appelleront Ptolomée.

 

                  Alexandrie devient la plus grande ville du monde grec au monde, Ptomémée 1er veut augmenter la population, accueille des propriétaires, militaires, juifs et arabes, syriens, éthiopiens, etc... Alexandrie devient riche par ses commerces, ses échanges et les impôts et taxes ! La ville se veut culturelle et intellectuelle (y sont présents les grands personnages de la littérature, des sciences, des mathématiques, de l’astronomie, de la médecine, de l’architecture). La ville se couvre d'édifices dont le but est de marquer la puissance du royaume.    

 

                          Il fait construire un chantier naval pour les birèmes et trirèmes, installe des industries avec de l’exportation : la verrerie, des mosaïques pour les villas, des tissages et bien entendu, il fait émettre une monnaie (à son effigie).

 

                   Il décide avec Démétrios de Phalère, tyran d’Athènes, de créer un musée abritant une université, une académie et une bibliothèque  - 400 000 ouvrages au départ (achats de documents sous forme de rouleaux, détournements, ruse, etc…).

 

                           bibliothèque antique Alexandrie.jpeg

 

Voir le site de la bibliothèque d’Alexandrie 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Biblioth%C3%A8que_d%27Alexandrie

 

                   C’est en 51 av. J.-C, à Alexandrie- sous Ptolémée XIV qu’est couronnée Cléopâtre macédonienne (mariage avec César qui a conquis Alexandrie pour elle) Cléopâtre, dernière reine d’Egypte avant l’ère romaine, entre 51 et 30 avant J.-C.

 

               Au IIIe siècle, l'ancienne écriture hiéroglyphique n’est plus enseignée.

Entre 330 et 640, plusieurs séismes et tsunamis déciment la population et celui de 365, peut-être responsable de la destruction du phare d’Alexandrie.

Puis il y a eu concurrence avec Constantinople (pour le blé)

              À la dernière division de l'Empire romain en 395, la ville fait partie de l'Empire romain d'Orient. 

 

           À la fin du IVe siècle, persécutions des païens. Temples et statues sont détruits dans tout l'Empire, les rites païens sont interdits et punissables de mort (mesure qui ne sera jamais appliquée), les écoles de philosophie sont fermées. En 391, Théodose 1er donne l'ordre de détruire les temples ou de les transformer en églises.

           Le patriarche Théophile s'attelle à cette tâche. Hypatie, brillante mathématicienne et philosophe, est tuée en 415 par des chrétiens fanatiques.               

           Ces événements marquent le déclin de l'école d'Alexandrie, qui se déplace vers Constantinople qui devient à son tour le centre des sciences et de la culture.

 

            Alexandrie devient Perse en 616 par Khosro II, roi de Perse.

 La ville est récupérée par l'empire vers 630.

             642, Alexandrie, évacuée par les Grecs, est livrée par le patriarche Cyrus aux troupes de ‘Amr’ ibn el-As, le général d'Omar (successeur de Mohamet) s'empare de la ville. En 645, la ville est désormais sous domination arabe. 

            Avec les Arabes disparaît pratiquement l'ancienne langue égyptienne, ainsi que le savoir antique amassé dans la cité, en particulier à la bibliothèque d'Alexandrie.  

 

         Autre période de l'histoire, autre événement d’importance : La campagne d'Egypte, expédition militaire menée par Bonaparte de 1798 à 1801, afin de s'emparer de l'Égypte et de l'Orient, dans le cadre de la lutte contre les anglais. 

          Elle se double d'une expédition scientifique, de nombreux historiens, botanistes, et dessinateurs accompagnant l'armée afin de redécouvrir les richesses de l'Égypte. 

 

         Au XIXe siècle, lors de la domination ottomane, l'Egypte s'ouvre à nouveau aux étrangers : Italiens, Grecs, Français, Arméniens ou Syro-Libanais, dont de nombreux Juifs. Alexandrie resplendit.

 

          Mais retournement au XXe siècle avec la nationalisation du canal de Suez et la crise internationale de 1956, et avec Nasser, la confiscation des biens étrangers et l'expulsion des juifs présents depuis des siècles, accusés d'être des ennemis de l'Etat quand l’armée israélienne occupaient le Sinaï égyptien.

 

          Aujourd’hui, Alexandrie est la deuxième  ville  du pays après le Caire, avec plus de dix millions d'habitants (Alexandrie élargie), bâtie pratiquement au-dessus de l’ancienne Alexandrie (d’où la difficulté de poursuivre les recherches), le modernisme côtoie le monde traditionnel. Ville arabe, elle oscille entre nostalgie et désire de développement mais de nombreux freins existent (politique, religieux – église copte, financiers)

Voir réalisations http://www.passion-egyptienne.fr/Alexandrie.htm

  

Et la Bibliotheca Alexandrina bâtie de 1995 à 2002

 

BibliothecaAlexandrina.01.jpg

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bibliotheca_Alexandrina

  

 

Notre conférencier nous conseille quelques lectures : 

  • Alexandrie la Grande, André Bernand (Fayard)

  • Alexandrie, histoire d'un mythe, André Claudel (Ellipses)

  • Le sémaphore d'Alexandrie, Robert Solé (Le seuil) roman

En matière cinématographique, il y a eu de nombreuses productions, voir

Wikipédia. 

Citons entre autres :

"Agora" de Alejandro Amenabar, 2009 (vie d'Hypatie).

"César et Cléopâtre", film anglais de Gabriel Pascal, 1945.

"Alexandre"d’Oliver Stone, 2004.

"Alexandre Le Grand" de Richard Russen, 1956.

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"Socrate, l’inventeur de la réflexion philosophique : "Homme connais-toi toi-même"

cf. le 26/04/2018, conférence de Dominique Josse, Professeur de Philosophie, directeur d’Etablissement à la retraite.

 

            ... "Loin d'être dépassés, les philosophes grecs sont plus que jamais d'actualité. Ils nous appellent à porter un regard critique sur notre monde post-moderne individualiste, consumériste et hédoniste. Socrate nous invite à retrouver dans notre intériorité et notre conscience notre véritable nature, notre destinée". (4ème de couverture de l'ouvrage "L'actualité de nos vieux philosophes" de Dominique Josse, ed. Harmattan, 2015).

 

                                   Ouvrage de Dominique Josse sur les philosophes.jpg

 

           En présentant Socrate (qui a vécu près d'Athènes de 470 av. J.-C. à 399) comme le père de la philosophie, notre conférencier veut d'emblée mettre l'accent sur la signification du mot philosophie : phil : "amour", "amitié" ou "avoir le goût pour" et sophia : "la sagesse", soit l'art de bien mener sa vie. Dans la vie quotidienne c'est également une façon de réfléchir sur tout ce qui concerne l'homme en général, et plus précisément l'amener de la réalité au spirituel, à la réflexion sur lui-même ; on parle pour Socrate de "la maïeutique", l'art d'accoucher les esprits (à noter que sa mère était sage-femme).

              La philosophie permet de se libérer des opinions, des idées imposées, de prendre de la distance afin d'analyser ce qu'il y a en chacun de nous, comme ressource personnelle, comme connaissance vraie ; il s'agit d'avoir une autonomie de pensée car l'homme est maître de lui-même. 

 

                                       UTL buste de Socrate.jpg

          Socrate n'a laissé aucun écrit, son savoir, sa pensée ont  été transmis oralement à ses disciples qui eux ont laissé des traces : Platon (avec ses dialogues : Apologie de Socrate, Phédon, le Banquet) et Xénéphon (Les Mémorables) et d'autres encore moins célèbres.

 

           Socrate a voulu vivre pauvrement au plus près du peuple. Jeune, il a été tailleur de pierre comme son père, puis soldat et a participé à la guerre du Péloponnèse contre Sparte. Il s'est marié (a eu deux femmes (?) et a eu trois enfants. 

           Il s'est intéressé très tôt à la dialectique, l'art de s'exprimer mais se détournait du sophisme, il voulait parler vrai.  Il a consacré son énergie à enseigner gratuitement sa philosophie dans les lieux publics. Il prétend avoir reçu comme mission (rôle des oracles, des divinations) d'éduquer les hommes et pense que l'ignorance est la source de l'injustice. Il était surtout en quête de savoir auprès des autres en les interrogeant, les provoquant pour obtenir une discussion ; il amènait les autres à prendre conscience de leurs erreurs de jugement et c'est là que l'on peut placer "sa devise" "Connais-toi toi-même", mais qu'il faut comprendre comme "Attention, connais tes limites, tu ne sais pas tout, tu ne peux pas tout, tu n'es pas omniscient". 

              Tout cela n'est pas sans évoquer une auto-analyse et les prémices de la psychanalyse bien avant qu'elle ne s'impose dans le monde moderne. 

              Cela dit, Socrate a été très loin dans ses prises de position, accusé de corrupteur de la morale publique (sans être engagé politiquement), il sera condamné à mort pour impiété (ne pas croire en Dieu ou aux dieux d'Athènes ?), entre le bannissement et la mort, il choisit la mort par empoisonnement par la ciguë.

              Sa pensée ne s'éteint pas ainsi puisqu'à notre époque que l'on qualifie de post-moderne, il est toujours le philosophe de référence.

  

 

           Consulter très utilement le site Hérodote et toutes les périodes de l'Histoire et de ses grands hommes :  http://www.herodote.net/index.php

          

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   "Une biographie de Talleyrand (1754/1838)"

cf. le 23/04/2018 présentée par Françoise Aubret–Ehnert, Ancienne Présidente puis Administrateur de l’Association  des Amis de Talleyrand.

              Cette association a été créée en 1998 pour entretenir et approfondir les connaissances historiques sur Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, perpétuer son souvenir en créant des liens entre auteurs, chercheurs et collectionneurs (ils sont nombreux) afin de mettre en commun le fruit de leurs travaux et recherches. 

http://www.amis-talleyrand.org

              Il s'agit là d'un vaste programme et d'une grande ambition à l'égard d'un personnage qui n'en avait pas moins ! 

              En effet, l'homme a été tout au long de sa vie - 84 ans - sur le devant de la scène religieuse (évêque d'Autun -1788- puis chef du clergé constitutionnel sous la Révolution) puis scène politique française (député dès 1789), traversant les périodes de l'ancien Régime jusqu'à la Monarchie de Juillet en passant par le Directoire, le Consulat et le Premier Empire et la Restauration. 

 

                            Talleyrand peinture de prud'on val.jpg   tALLEYRAND.jpg
                                               deux étapes de sa vie

             Prince de Talleyrand, diplomate, appelé "le Prince des négociateurs", (avec surtout le Congrès de Vienne 1814-1815), il a été également au centre des questions économiques, institutionnelles et sociales. Signataire de nombreux traités engageant la France - son pays, toujours défendu -, décoré, titré, honoré, gratifié, etc... le palmarès est édifiant !

          Héritier de la philosophie des Lumières, il a été constant sur au moins une chose (inconstant surtout à l'égard de Napoléon), la doctrine libérale, dans le sens de liberté qu'elle avait à l'époque.

          Inutile de réécrire sa vie publique et privée (elle aussi très remplie !), de nombreux historiens s'en sont bien chargés, voir la rubrique publications du site des Amis de Talleyrand.  http://www.amis-talleyrand.org/index.html  

 

Il a été lui-même auteur de nombreux écrits : mémoires, récits, correspondances, sans oublier ses citations fameuses qui dénotent le personnage :

"je ne suis jamais pressé, mais je suis toujours arrivé à temps".

"la parole a été donnée à l'homme pour déguiser sa pensée".

"Il n'y a qu'une façon de dire oui, c'est «oui», toutes les autres veulent dire non".

"Il y a une arme plus terrible que la calomnie, c’est la vérité".

"Les hommes sont comme les statues  il faut les voir en place".

"Si cela va sans dire, ça ira encore mieux en le disant".

"J’ai toujours porté malheur aux gouvernements qui me négligent". 

 

           Mettons en exergue quelques ouvrages remarquables :

"Talleyrand, le prince immobile" d’Emmanuel de Waresquiel, 2015 

"Talleyrand : dernières nouvelles du Diable", d’Emmanuel de Waresquiel, CNRS 2011 

"Le Sphinx incompris" de Jean Orieux, ed. Flammarion, 1998 

"Talleyrand ou le cynisme" d’André Castelot, ed. Perrin, 1997. 

 

Quelques films sur Talleyrand, mais retenons l'inoubliable : 

"Le Diable Boiteux" (1948), adapté de la pièce "Talleyrand" de Sacha Guitry

(traduisant sa relation très "virvoltante" avec Napoléon....).

 

Une pièce de théatre célèbre :

"Le Souper" – un duo entre Talleyrand (Claude Rich) et Fouché (Claude Brasseur) écrite par Jean-Claude Brisville (1989), repris au cinéma en 1993 - il s'agit de décider du régime à donner à la France...

 

Exposition à Autun 2005 : catalogue de l'exposition Emmanuel de Waresquiel, Talleyrand ou le miroir trompeur

 

Affiche expo Talleyrant Autun.jpg   Caricature de Talleyrand s'opposant à Napoleon .jpg  Talleyrand Gravure anglaise 1814.jpg
et maints caricaturistes l'ont pris pour cible... français et anglais...

 

Nombreux domaines lui ont appartenu :

Sa résidence principale à Paris 1er (de 1812-1838 à sa mort), l'Hôtel de la rue St-Florentin (à côté de l'Hôtel de la Marine). il avait acquis précédemment l'Hôtel de Matignon qu'il revendit. 

                                        Hotel rue St-FLORENTIN.jpg

 

                  On s'attardera surtout sur le Château de Valençay (Indre) dont il aura l'usufruit durant 35 ans, et que certains de nos adhérents ont visité lors du Voyage en Brenne (octobre 2017) et admiré les salons et le bureau de Talleyrand - son corps repose dans la chapelle.

       salon bleu et tableau de Talleyrand          Son bureau style empire

          https://static.blog4ever.com/2013/11/756396/artfichier_756396_7429574_201711043823324.jpg    https://static.blog4ever.com/2013/11/756396/artfichier_756396_7434545_20171105174165.jpg

                              Statue à Valençay où

                                         Talleyrand a été Maire

                                statue Talleyrand à Valençay.jpg

Voir rubrique "quelques reportages".

                  Acquisition également du domaine de Rochecotte en Indre et Loire (près de Langeais) où vivra Dorothée, Dino avec ses enfants.

                   Tout ceci est très bien décrit et illustré sur le site de l'Association des amis de Talleyrand - ainsi que les femmes (épouses, compagnes, amies) qu'il a fréquenté toute au long de sa longue vie.

 

1ère femme, 1802                  Dino

Catherine Grand Worlée       sa nièce bien-aimée

 catherine GRAND Wouet 1ere femme de Talleyrand.jpg              Dino Dorothée.jpg

 

         Impossible d'être bref avec une telle personnalité ! 

 

 

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"L‘autisme : les relations d’attachement pour les personnes atteintes de ce trouble"

cf. le 26/03/2018, présentation de Maryse Maligne, Professeur de psychopathologie, formatrice d'éducateurs spécialisés (La Rochelle)

et de Christophe, qu'elle suit depuis quelques années pour des Troubles du Spectre Autistique (de type Asperger) - les TSA, référence d'Autisme-France, association créée en 1989

voir site internet très étayé http://www.autisme-france.fr/.

        Christophe, salarié à Pons, est "qualifié" d'"autiste de haut niveau" car inséré dans la société. Comme il se plait à le dire, il est passé au travers de tous les barrages qui auraient pu faire de lui un être marginalisé, il n'a pas été "repéré" par les services sociaux, les médecins scolaires... Il a rencontré une femme, s'est marié (aujourd'hui divorcé), a eu deux enfants (nous leur devons la discrétion). 

       Il décrit très aisément avec ses mots les problèmes de communication puisque l'autisme porte en priorité sur la relation aux autres. Avant d'être aidé, Christophe ne comprenait du monde dans lequel il vivait : "l'autiste est comme un terrien sur Mars" dit-il. 

       On sait qu'il y a déficit de raisonnement ou de la théorie de l'esprit, de structuration dans l'espace et dans le temps, présence de stéréotypies - mouvements répétitifs cachant l'angoisse, activités rituelles (absence de créativité), exacerbation de certains sens, absence de conceptualisation du bien et du mal, absence d'empathie (pas d'amis ; à l'opposé une bonne relation et attirance pour le monde animal)...

Tous ces troubles sont évidemment variables d'un individu à l'autre.

       Quelques chiffres pour la France :

- 1 naissance sur 100 touchée par les TSA (Troubles du Spectre Autistique),

- 650 000 personnes atteintes en France, selon les prévalences reconnues au niveau international,

- Les TSA touchent 3 garçons pour 1 fille.

   

       Nous savons aujourd'hui que les troubles sont neuro-développementaux et génétiques - plusieurs gènes en cause - (les recherches toujours en cours) et également environnementaux. 

       On voit que l'approche psychanalytique longtemps prônée et la référence à Freud et ses disciples (relation pathologique mère-enfant) sont abandonnées. 

       Les apprentissages, l'occupation quasi-constante pour éviter les crises d'angoisses, voire des conditionnements quotidiens. Les méthodes éducatives et cognitives priment sur les traitements médicamenteux et psychiatriques.

        A noter que certains vont exceller dans le domaine scientifique et mathématique (la logique prévaut). 

       Evidemment il y a une grande souffrance parentale d'autant qu'il peut y avoir absence d'informations au moment des orientations à prendre et des insuffisances concernant les structures spécialisées à tout âge.

 

       Mme Maligne, en tant que référente Autisme-France, conseille des consultations spécialisées :

. Autisme Poitou-Charentes : urafc@autisme-poitoucharentes.fr 
Mme Bastier ou Mme Jousserand.

. Centre d'expertise à Niort, à Poitiers, à Bègues. 

. Le SERFA, une structure d'urgence à Limoges. 

. La Maison pour l'autisme à St-Martin les Melle (79)

  Maison d'Accueil spécialisé  - Mme Gaboriau.

 

                et quelques ouvrages de référence :

 

"Stratégies éducatives de l'autisme et des autres troubles du développement"

Eric Schopler (ed. Masson coll. Médecine et psychothérapie, 2000). 

 

"Dans le cerveau des autistes"

Temple Grandin (autiste) et Richard Panek (ed. Odile Jacob, 2014);

  

"Le syndrome d'Asperger et l'autisme de haut niveau"

 Tony Attwood (ed. Dunod, 2003).

 

 

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"les Phares en Charente-Maritime, lumières du patrimoine"

cf. le 22/03/2018 présenté par Alexandre De Lussac, photographe, infographiste, écrivain.

"Origine, histoire, fonctionnement, témoignages de gardiens ;  près d'une vingtaine de phares depuis les Baleines jusqu'à Cordouan sont présentés, tous différents". 

 

                  Alexandre De Lussac, attiré par les phares depuis toujours et passionné par la photo - il possède 15 000 photos de phares de Charente-maritime - présente aujourd'hui son livre-cadeau (une belle présentation), mais aussi livre pédagogique qui met en lumière (c’est le véritable sujet) ce patrimoine auquel chacun est très attaché "Dix-sept de ces "maisons de lumière" ont été inventoriées qui invite à un voyage dans le temps et sur l’espace littoral", c’est ainsi que cet ouvrage est présenté par les médias de notre région.

 

      Alexandre de Lusssac les Phares.jpg

        éditions La Grange de Mercure, 2016

 

                                      Un voyage dans le temps, c'est certain, car l'histoire des phares est très ancienne, avec notamment celui de la Tour de Pharos ou d'Alexandrie (parmi les 7 merveilles du monde) - qui donna son nom aux tours à feu, 3 siècles avant notre ère, commanditée par Alexandre le Grand.

Plus ancien, en Corrogne, la Tour Mercure.

 

                 Phare de Pharos 001.jpg

 

Evolution 

 Lampes à réfrecteur(appareil captotique)

 gravure de 1871                           Lampes dotées de lentille Augustin Fresnel

 ancêtre du phare 2 001.jpg                                lampe de Fresnel 001.jpg
                                                            installées en 1820 à Cordouan

                                              avant d'être étendues à tous les phares de France,

                                              technique toujours utilisée et étendue à l'Europe

 

voir le site  http://fr.wikipedia.org/wiki/Lentille_de_Fresnel

 

                              Il y a une classification des phares en fonction de leur hauteur et leur portée lumineuse.

                    Ils indiquent également par leur couleur de lumière une navigation à suivre ou un danger - rochers, zone sablonneuse par exemple (en rouge). 

                   A l'occasion d'une visite de l'UTL, l'an dernier, à la Direction des Phares et Balises de La Rochelle-La Pallice, il a été montré la diversité des feux utilisés (principalement aujourd'hui le led).

                   A l'île d'Aix : deux phares séparés de 15 m. L'un qui porte le feu, l'autre avec un écran rouge permet aux navires de savoir exactement où ils se trouvent par rapport à la terre.

 

                   Classifcation également relative à leur implantation :

en mer : appelé l'enfer (Cordouan, Phare du Bout du monde, La Rochelle)

en terre : le paradis (phare, quai Valin à La Rochelle),

sur les îles : le purgatoire (Ré, Oléron, Aix). 

 

                   Les phares ont été gérés à partir de 1806 par l'Administration des Phares et Balises et étaient gardiennés jusqu'à la moitié du XXème siècle. Les gardiens bénéficiaient de petites maisons à la base du phare occupées à tour de rôle ou de pièce de vie à l'intérieur du phare lui-même (voir les pièces très ornementées à Cordouan).               

       Chapelle royale Cordouan 

https://static.blog4ever.com/2013/11/756396/artfichier_756396_6357642_201610205852627.jpg

 

voir le site http://fr.wikipedia.org/wiki/Service_des_phares_et_balises 

 

                                  A l'entrée des phares qui ont été gardiennés, figure un emblème des Phares et Balises : un rameau avec 5 branches. Solidarité très forte entre gardiens pour affronter tous les aléas et les fureurs de la mer au risque de leur vie, Alexandre de Lussac a recueilli de nombreux témoignages tous très émouvants des moments de vie passés ensemble (collègues ou familles).

Voir une littérature et filmographie importante (quelques exemples) :

Le Phare du bout du monde, de Jules Verne,

Gardiens de phare (1929), de Jean Grémillon, ou 

L'Équipier (2004), de Philippe Lioret, avec Philippe Toreton

sur la vie des gardiens de phares ou de feux, leur isolement, leur folie...

 

                       Un programme d'automatisation des phares, entamé dans les années 1990 s'est achevé en 2004, avec la fin du gardiennage.

 

Pour l'Europe :                           

Un très beau livre documenté "Phares Ouest" de P. et G. Plisson - les phares majeurs de l'arc atlantique - (du nord de l'Ecosse au sud du Portugal) ed. du Chêne 1999.

  

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"Il y a 20 ans, le Norway, notre ancien paquebot France venait au Verdon "

cf. le 19/03/2018, présentation de Bernard Gaillard, Réalisateur, Président du Festival du Film Naval de Bordeaux.

 

        B. Gaillard nous présentera deux films qu'il a réalisés :

l'un est un extrait d'un reportage relatif au Norway dans le port du Verdon (estuaire de la Gironde) 1998 : voir  http:/www.youtube.com/watch?v=wmS2HEp6EUQ  

 

 

             En effet, le Norway, fit escale au Verdon après une croisière en mer des Caraïbes avant de rejoindre le Havre . Il eut tellement de succès à cette escale que l'armateur décida de commercialiser la croisière en France dans les années suivantes. C'est ainsi qu'il vint en 1998 et 2001 au terminal portuaire de Bordeaux/Le Verdon.

 

       Le second film (complet) relate la croisière organisée en 1998 de Bordeaux/Le Verdon à Lisbonne montrant toutes les transformations et aménagements réalisés depuis le rachat du "France" par les norvégiens.

 

                          le NORWAY.jpg

 

       Inauguré en 1960 à Saint-Nazaire par le Général de Gaulle, notre "France" représentait le symbole de la technologie, "le plus gros paquebot du monde" avec ses 315 m de long et 33 m de large, vitesse : 31 noeuds...  et fierté nationale : un personnel essentiellement français.

 

                            france.jpg

                                         Voyage inaugural 1962, arrivée à New York 

 

       Il a navigué durant 13 ans, désarmé en 1974, vendu en 1977 à un milliardaire saoudien, puis en 1979 à un norvégien. Baptisé "Norway", il navigua jusqu'en 2003, puis démantelé en 2005 en Inde. Le nez du bateau a été sauvé - un lieu d'installation en France est à l'étude. 

 

 

       Vous pouvez voir toutes les étapes et péripéties du France devenu Norway sur une quarantaine d'années  

 

http://paquebot.france-norway.pagesperso-orange.fr/histoire/histoireIndex.html

 

            

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"Chant grégorien : de la parole au chant" 

cf. le 12/03/2018 présenté par Manolo Gonzalez, Pianiste, Compositeur, Chef d’Orchestre, Chercheur pédagogue. 

 

               Il s’agit de se familiariser avec le Chant grégorien, sa genèse, son histoire, sa notation, ses diverses formes ; on y découvre les divers chants de la messe : Kyrie, Sanctus, Agnus Dei, ... et ceux des offices Laudes, Vêpres, Complies, avec les Antiennes, les Psaumes, les Répons, … ainsi que le répertoire des Hymnes et des Séquences. 

                La présentation de Manolo Gonzales sera suivie de chants enregistrés dont il nous fera bénéficier.

 

                Le chant grégorien est d'origine liturgique, officiel de l'Église catholique d'après le rite romain. "C'est un chant d'unité, il réalise la fusion des âmes comme des voix".

Il correspond au calendrier des fêtes religieuses : temps de Epiphanie, suivi du mardi gras, et du Carême, puis temps pascal et temps de la Pentecôte, temps de l'Avent, puis de Noël . Ces temps sont entrecoupés de temps ordinaires ; chaque chant correspondant à ces différentes périodes. 

                Par ailleurs, chaque région possède ses saints, dans les temps ordinaires, on chante des chants grégoriens tirés de la Bible ou de la Genèse. 

                Quelques repères historiques : 

- durant les 3 premiers siècles : on n'entend que des psaumes et les antiennes,

- au 4ème siècle : il est rajouté des hymnes,

- au 5, 6 et 7ème siècle : c'est l'âge d'or du grégorien,

- au 9ème siècle : création de la Schola Cantorum (école de formation des chantres du Pape),

   L'écriture musicale apparait avec Charlemagne. 

- au 10 et 11ème siècle : création des temps ordinaires (5 chants qui ne changent jamais),

- au 12ème siècle : renaissance du grégorien -création de poèmes lyriques ou para-lyriques,

- au 17ème siècle : chaque région décide de ses chants liturgiques.

- au 19ème siècle : Dom Guéranger à l'Abbaye de Solesmes (Sarthe) commence à rénover le chant grégorien en rassemblant les chants les plus anciens (araméens, hébreux, grecs...).

Découvrir l'Abbaye et son histoire  http://www.abbayedesolesmes.fr/ 

 

                Dans les chants diffusés en fin de conférence, on note que la musique des hymnes sont toujours sur le même rythme, seules les paroles diffèrent. 

                 Les séquences comprennent 10 musiques différentes sur 20 strophes soit un changement toutes les deux strophes. 

                 Ecouter des extraits de chants grégoriens sur Youtube et repérer les prochaines dates de concerts. Ainsi à Aulnay-de-Saintonge, le Festival des Chants Grégoriens, fixé au samedi 2 juin 2018  http://aulnay.wixsite.com/aulnay  

       ... et à Rochefort, à la Vielle Paroisse, tous les ans pour la fête de la musique, 21 juin, un concert de chants grégoriens, chorale Daniel Fosier.    

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  Autour du livre "Une étrange rencontre : Juifs, Grecs et Romains" 

  cf. le 8/03/2018 conférence de Nathalie Cohen, agrégée de lettres classiques. 

 

Nathalie Cohen une étrange rencontre conf mars 2018.jpg 

           Ed. Le Cerf 2017

                                                "La rencontre entre les Juifs et les Grecs à la fin du IVème siècle avant J.-C, puis la traduction de la Torah en grec, au IIIème siècle, à Alexandrie ont eu des conséquences incroyables sur les quelques 2000 ans qui suivirent. 

Notre civilisation est encore maintenant le produit de cette rencontre.

L'auteur insiste sur la nécessité de connaître l' histoire des religions, de savoir d'où l' on vient pour mieux savoir qui l'on est".

 

                                   A la suite du brillant et dense exposé de Nathalie Cohen, difficilement retranscriptible si l'on n'est pas spécialiste de l'histoire des religions, cette dernière nous invite à lire son ouvrage où l'on trouvera aisément l'essentiel de la présentation faite aujourd'hui. 

                                   La 4ème de couverture livre la raison de son travail de réflexion, recherche, et écriture ainsi que ses messages de partage et d'ouverture aux autres.

 

                     Comment Jérusalem, Athènes et Rome se sont-elles rencontrées dans cette Antiquité qui a décidé de la culture européenne ? Pourquoi une fille de juifs tunisiens immigrés en France se met-elle en quête de ses racines en devenant helléniste ? Ces deux questions n’en font qu’une pour Nathalie Cohen qui tisse ici son histoire personnelle dans l’histoire des idées. C’est à un voyage vers Alexandrie, la cité de celui qui le premier se rêva empereur du monde, que nous invite cet essai intimiste et érudit. Une ville hantée par la confrontation de Moïse et de Platon, où le sacré se rêva néanmoins un temps métissé.
                    Convoquant la Torah, le Talmud et les Évangiles aussi bien que les rabbins de Palestine et les rédacteurs de la Septante, les polémistes païens et les apologètes hellénistiques ou romains, Philon d’Alexandrie et Flavius Josèphe, sans oublier Paul de Tarse, ce livre interroge les sources pour mieux questionner la mode actuelle du "judéo-christianisme".
                     Et si ce fastueux passé incitait à redécouvrir que le dialogue n’a d’autre vrai fondement que la reconnaissance des différences ? Que l’enseignement des religions n’est pas un tribut à hier mais un gage pour demain ?

                   Il est précisé : 

                 Agrégée des lettres classiques, Nathalie Cohen a effectué des recherches en judaïsme hellénistique et en patristique grecque, sans cesser de se pencher sur le monde séfarade dont elle est issue.

 

 

                  Son ouvrage a suscité quelques interviews et explications, notamment :

http://larchemag.fr/2017/02/24/3065/une-etrange-rencontre-entre-jerusalem-rome-et-athenes/
 

Elle nous conseille, d'autre part, la lecture de l'ouvrage d'Olivier Merle - un roman -

"Urbi et Orbi" ed. de Fallois 2016

l'auteur raconte l'histoire mouvementée de la première génération de chrétiens après la crucifixion de Jésus. Paul est le personnage emblématique de cette époque.

 

D'autres titres venant de sa part :

 

Juifs et Grecs :" Les Juifs d Egypte de Ramses II à Hadrien"
de Joseph Mélèze-Mordjeski (vient d être réédité en poche)

 

 

 

Juifs et Romains : " Rome, la Judée et les Juifs"
de Mireille Hadas-Lebel ( Ed. Picard)

 

 

 

Sur les deux : "Textes d'auteurs grecs et romains relatifs au judaïsme",
anthologie réunie par Théodore Reinach, et revue par Claude Haziza
(Ed. Les Belles Lettres).

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"Nos ancêtres les Gaulois : la fabrication d’un mythe au 19e siècle"

cf. le 5/03/2018 conférence de Laurence Tranoy, Maître de conférence en Histoire ancienne.

 

  .... "Au XIXe siècle, c'est une évocation de la Gaule indépendante d'il y a vingt siècles, une expression typique du "roman national", elle sous-tendait notamment le récit de l'histoire de France dans les manuels scolaires de la Troisième république. L’ascendance gauloise, culturelle ou génétique, est un sujet récurrent"

 

                     "Nos ancêtres les gaulois", cette affirmation n’est pas une évidence sans doute parce que les gaulois ont été ignorés pratiquement jusqu’au  XVIIIe siècle. Dans l’histoire de la France on évoquait la monarchie avec Clovis, certains ont pu lire Jules César avec ses sept livres de "La guerre des Gaules", acteur du conflit qui a duré 8 ans, document «le plus ancien et le plus important sur les origines de la France, la Belgique, la Suisse, l'Allemagne rhénane et la Grande-Bretagne".

                                               420px-Peuples_gaulois.jpg

 

             Egalement, ce n’est pas une évidence car il est difficile pour chacun d’intégrer le fait que l’histoire de la France repose sur une défaite, celle de Vercingétorix en 52 av. J.-C. Symboliquement, une civilisation repose sur une victoire.

 

             La conférence reposera essentiellement sur la question de cette expression-interprétation, ce mythe qui a traversé les siècles et subsiste encore aujourd’hui. Le monde gaulois n’est fait que de généralités pour beaucoup d'entre nous, ressassées dans les livres scolaires, reprises par des représentations artistiques purement imaginaires : gravures, peintures,

 

                                   La-charge-guerriers-gaulois-dans-Alpes-Illustration-Giuseppe-Rava-2002_0_730_399.jpg

                                    Charge de gaulois dans les Alpes de G. Rava

opéra comme "Norma" de Bellini en 1835, avec l’apparition d’une druidesse, images et livres pour enfants "LeTour de France par deux enfants", 1877 (plaidoyer pour le Devoir et la Patrie) ; la publicité touchant aussi bien le domaine de l’entreprise, le monde sportif ou politique.

N’oublions pas l’emblème français, présent dans tous les villages, le coq gaulois,

voir le site  http://fr.wikipedia.org/wiki/Symbolisme_du_coq

 

 

En matière de symbole, lire l'ouvrage de Ludivine Pechoux

"Les gaulois et leur représentation" présenté sur le site :  http://www.arbre-celtique.com/encyclopedie/gaulois-et-leurs-representations-l-pechoux-2943.htm

 

 

                    Des historiens du XIXème siècle ont grandement participé au "roman national" : Amédée et Auguste Thierry avec "Histoire de France" en 1820 (du point de vue de la contrée, de la terre natale et non pas du peuple franc) ; Henri Martin, donne la parole aux vaincus, aux opprimés de la Gaule ; Jules Michelet, plus classique avec son "Histoire de France" 1833, sujet qui l’occupera durant de nombreuses années ; Ernest Lavisse, historien et universitaire qui produit de nombreux manuels (très orientés : "Tu dois aimer la France, parce que la Nature l'a faite belle, et parce que l'Histoire l'a faite grande"), avant même, Chateaubriand avec "les martyrs" en 1809. 

 

 

                      C’est surtout Napoléon III, féru d’histoire, qui s’est penché sur Guerre des Gaules.

 

En 1862, il fait ouvrir le Musée des Antiquités nationales à St-Germain en Laye

                                   Château de St-Germain en Laye 

                              chateau-de-Saint-Germain-en-Laye.jpg


et ériger une statue de Vercingétorix au Mont-Auxois. A titre personnel, il finance plus de 8 millions de francs en recherches archéologiques, études expérimentales et travaux cartographiques et fait réaliser des fouilles à Alise Ste-Reine (Côte d'Or), identifiée comme étant le site d'Alésia, qu'il visite en 1861, avant celui de Gergovie (sud de Clermont-Ferrand), ainsi qu'à Bibracte (Mont-Beuvray).

 

               Oppidium d'Alésia.jpg              Vercingetorix à Alise Ste-Reine.jpg
                    l'Oppidium d'Alésia                            Vercingétorix dominant le site à 7m de hauteur

 

et ouverture depuis quelques années du MuseoParc à Alise : site  http://www.alesia.com

 

 

               L’Histoire est un enjeu, Napoléon III écrit "Histoire de Jules César" 1865 et 1866.  Plus tard, l'ouvrage reçoit la reconnaissance et la caution scientifique des historiens Claude Nicolet et Christian Gaudineau, spécialistes de l'histoire romaine et de la Gaule.

 

               Il fait des recherches sur l'artillerie romaine, Napoléon III joue un rôle important dans la mise en œuvre d'une véritable archéologie nationale. En 1858, il constitue une commission topographique chargée de dresser une carte de la Gaule. Il met en place des chaires d'antiquité à l'école normale, à l'école des Chartes et au Collège de France.

 

 

                L’archéologie est en route. Elle a permis d'apporter un regard nouveau sur les gaulois. En effet, ils avaient mis en place une vie économique et sociale importante – forêts cultivées, artisanat développé, voies de communication créées, existence d’une vie politique… beaucoup de découvertes restent à faire avec l'apport des nouvelles technologies .

             Ces connaissances pourront faire l’objet d’une seconde conférence, comme le propose notre conférencière, Laurence Tranoy.             

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 "Les explorations du Rétais Emile Arthur Thouar en Bolivie, à la fin du XIXe siècle"

cf. le 26/02/2018, conférence de Didier Jung, auteur – historien, édité au Croît-Vif pour ce récit. 

 

                 M. Jung est venu à deux reprises pour nous présenter des personnages de la région : les anarchistes de l'île de Ré en décembre 2014 et d'autre part, le peintre William Bouguereau, mars 2016. Ceci a fait l'objet d'édition au Croît-Vif ainsi que d'autres biographies (le couple Cognacq et Jay notamment) et histoires de la région principalement de l'île de Ré où il réside.  

 

Ouvrage Emile Thouar.jpg

             

                 Didier Jung nous fera un récit très détaillé des nombreux voyages d'Emile Thouar (1853-1920/21 ?) vers l'Amérique du Sud, notamment Bolivie, Paraguay, Venezuela, Argentine, pour des missions demandées par la Société de Géographie de Paris (Ferdinand de Lesseps) qui à l'époque (fin du XIXe siècle) souhaitait connaître les possibilités de développement économique et commercial de ces pays difficilement pénétrables. 

                  On notera qu'Emile Thouar n'était pas scientifique mais il est poussé par un désir d'aventure (dans la mouvance de l'époque) et peut-être aussi a-t-il voulu fuir la France après sa séparation d'avec sa femme et le décès d'un jeune enfant.

                  Il va entre autres, se consacrer, pendant près de quinze ans, à l’exploration du Grand Chaco bolivien, une région désertique, infestée d’Indiens coupeurs de têtes, manquant à plusieurs reprises d’y laisser la vie. 

 

                  On peut souligner succinctement trois missions importantes ayant fait l'objet d'écrits ou de conférences dans la région atlantique et à Paris, auprès de la Sté de Géographie de Paris et de Rochefort :

- 1883, il est à Santiago du Chili où le consul de France le sollicite pour retrouver d'éventuels survivants de la mission du Dr Jules Crevaux, médecin de la marine, passionné d’anthropologie, massacrés en mars 1882 par les indiens Toba et ramener en France les dépouilles des victimes, et d'éventuels résultats de leurs recherches. Il découvre le Gran Chaco, immense désert, et quelques vestiges de la mission du Dr Crevaux (une rue porte son nom à Paris 16ème) mais il n’y a aucun survivant du massacre.

- Il profite de cette mission pour étudier la navigabilité du Rio Pilcomayo (de Sucre à Buenos Aires, 1600 km) qui permettrait d'offrir à la Bolivie un débouché économique sur l'océan atlantique. Il rapporte de nombreuses observations, expériences. Cependant, il indique que le fleuve est praticable sur toute sa longueur, or ceci s’avérera inexact.

Mais en 1884, après son retour en France, il est reçu par le président du Conseil Jules Ferry. Ferdinand de Lesseps lui remet la médaille de la Sté de Géographie de Paris et le décore des palmes académiques.

 

- 1886, il est à Buenos-Aires, le président bolivien informé de l'expédition nouvelle conduite par Thouar, va confier à ce dernier le projet de la construction d'une route terrestre reliant la Bolivie (Sucre) au Paraguay (Ponta Pora), cette mission manque de se terminer tragiquement en 1887 (épuisement, déshydratation, etc... avec ses deux compagnons).  

 

. Il écrit en dernière partie de sa vie, le seul ouvrage "Explorations dans l'Amérique du Sud" en 1891. 

 

 Explorations_dans_l'Amérique_du_Sud_(1891).pdf.jpg   Thouar en tenue d'explorateur.JPG
                           
 

 (photos aimablement transmises par Didier Jung)                       

  Camp des explorateurs.jpg
    Emile Thouar                                              Camp des explorateurs

 

 Marche de la colonne Thouar dans les marais.jpg        Thouar (couché) et ses deux camarades Valverde et Novis.jpg

Marche de l'équipe Thouar dans les marais    

                                                                          Thouar, allongé ; à gauche Remijio Valverde ;

                                                                     à droite Théophile Novis, ses compagnons

  

 

             Il ne laisse pas d'autres traces de ses expéditions (dans les musées ou ailleurs) et il reste un mystère concernant sa mort (quelques emplois et travaux divers avant sa disparition, pas de précision de date, ni de lieu - peut-être en Argentine). 

 

           "Personnalité énigmatique", c’est ainsi que le Dictionnaire illustré des explorateurs et grands voyageurs du XIXe siècle qualifie Émile Arthur Thouar. 

  

 

. Si vous souhaitez découvrir les activités de la Société géographique de Paris, elle est l’une des plus anciennes Sociétés savantes françaises, fondée en 1821 et reconnue d’utilité publique depuis 1827 et est la doyenne des Sociétés de Géographie au monde. 

voir le site http://socgeo.com/

voir l'expédition Crevaux en Guyane, notamment.

 

. blog Manioc de Guyane 

site http://blog.manioc.org/2016/10/lexplorateur-emile-arthur-thouar.html  

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 "L’histoire de la chirurgie de la cataracte de l’antiquité à nos jours"

cf. le 8/02/2018, présentation de Gilles Denis, Ophtalmologiste -  Neurologue. 

      

                           L’opération de la cataracte est la plus pratiquée dans le monde ; sa progression sur 4 ans est de 3,6 % aux Etats-Unis avec près de 4 millions d’actes chirurgicaux par an ! 

                           Oui cet envolée est bien liée en premier lieu au vieillissement de nos sociétés – puisque le cristallin, lentille principale de l’oeil, devient opaque avec le temps (à partir de 55 ans) et ne focalise plus l’image sur la rétine. La société de l’image qui s’est fortement installée partout dans le monde met bien ces lacunes visuelles en évidence ; notre vue est devenue beaucoup plus indispensable à notre vie que par le passé.

 

                          Mais dès l’antiquité, les interventions sur le cristallin étaient pratiquées - nécessaires devant la cécité complète ou quasi-complète des individus - par les grecs, égyptiens, chinois, indous, romains.. De grands médecins, chirurgiens :  Hippocrate IVème siècle avant J.-C. ; Imohtep en Egypte 3ème millénaire avant notre ère ; Galien, grec, IIème siècle venu exercer en Italie, Avicenne, arabe, Xème siècle, etc…   se sont distingués dans de nombreuses spécialités et notamment en ophtalmologie

http://www.cairn.info/revue-societes-et-representations-2009-2-page-153.htm     

         

Le papyrus Ebers (XVIème siècle avant notre ère), plus ancien traité de médecine conservé, décrit notamment l'ophtalmologie parmi les différentes disciplines médicales.

Des hiéroglyphes (écriture figurative) montrent des interventions oculaires... 

Au Moyen-Age, les moines traduisent des textes anciens de médecins empreints d'humanisme. 

 

                 Plus tard, vers 1510, Léonard de Vinci s'intéresse à l'anatomie à partir de dissections, reproduit dans le détail ce qu'il observe - il a laissé ainsi plus de 220 planches dont quelques unes - étude de l'oeil et du cristallin. 

 

                                                   Anatomie oeil léonard de vinci 001.jpg

 

                 Cependant, la méthode d’intervention sur la cataracte a été pratiquement identique au cours des siècles et ce jusqu'au 17ème siècle. Il s'agissait de faire basculer dans le vitré, le cristallin opaque, au moyen d'instruments pointus (aiguille d'argent) qu'on introduisait sans anesthésie dans le globe oculaire (technique de l’abaissement).

 

                             Oeil avec cristallin.png

                 Avec Jacques Daviel, XVIIe siècle, ophtamologue, une nouvelle étape est franchie, des progrès dans l’intervention permettent d’abaisser le cristallin puis de l’extraire (cependant qu’il n’y avait rien en remplacement). Parallèlement, les connaissances anatomiques se développent, l’asepsie et l’anesthésie également. La  technique de l’extraction capsulaire sera utilisée jusqu’en 1970 et ce sera en 1977 que les premiers implants en matière souple (maintenant en polyméthacrylate de méthyle) seront mis en place pour obtenir une vision pratiquement normale – les troubles de l’acuité peuvent être en partie traités.

 

                        Implant intraoculaire.jpg

 

                 Notre conférencier exerçant en clinique depuis 1976 a connu de grands changements dans sa  pratique de chirurgien avec l’arrivée des nouvelles technologies : robotisation, miniaturisation des instruments, micro-incision : 1,8 mm, anesthésie par injection supprimée (utilisation de collyres), pas de perte sanguine, tout ceci favorisant une sortie instantanée du patient et la récupération de sa vision très rapidement.  

 

                    Faut-il compter encore sur des avancées ? : des implants liquides ? , le recours au laser ? …

 

                    Le Docteur Gilles Didier se garde bien d’un monde sans limites, donc sans règle.

Dans l’immédiat il rassure les auditeurs, lesquels montrent par leurs très nombreuses questions leurs inquiétudes avant cette intervention pourtant devenue banale !   

 

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"Les séismes, prédiction, prévention" - La sismologie de la Charente Maritime.
cf. le 5/02/2018 présentation de Daniel Girard, ancien professeur de Sciences de la Vie et de la Terre au Lycée Merleau-Ponty de Rochefort. 

                 ... Les séismes sont parmi toutes les catastrophes naturelles, celles qui font le plus de morts sur la Terre. Mais quelle est l'origine de ces séismes ? Peut-on les prévoir ? Peut-on limiter les pertes humaines et matérielles ? Enfin pourquoi la Charente-Maritime est-elle régulièrement secouée par des séismes ?

 

                     On estime que la terre fait l'objet de plus d'un million de secousses sismiques chaque année mais la plupart sont trop faibles pour être décelées.

                    Le séisme est provoqué par une accumulation d'énergie au niveau de roches fragilisées par une faille, la libération de cette énergie déclenche des ondes de choc à des vitesses variables et des trajectoires elles aussi, variables. 

                  Le foyer du séisme est l'hypocentre (moins de 100 km de la surface pour les séismes superficiels, de 300 à 700 km pour les plus violents), l'épicentre est le point de la surface à la verticale du foyer.

                  Les zones de séismes (volcanisme également) se trouvent en bordure des plaques tectoniques : quand deux plaques s'écartent, le séisme est superficiel, lorsqu'elles rentrent en collision, le résultat peut être catastrophique. 

 

       carte des plaques tectoniques 001.jpg

 

 

Voir les séismes historiques répertoriés  http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_s%C3%A9ismes_historiques

L'Echelle de Charles Richter (de 1 à + 9), mise au point en 1935, permet de mesurer la magnitude d'un séisme, c'est à dire l'importance de la secousse d'un tremblement de terre. La mesure de la magnitude est calculée à partir du signal enregistré sur un appareil appelé sismographe.

               Malgré toutes les données enregistrées de par le monde, les instruments de mesure de plus en plus pointus, l'expérience des séismes très différents les uns des autres, l'imprévisibilité est réelle et les experts ne s'en cachent pas. Ils peuvent cependant avancer l'hypothèse que là où il y a eu un séisme important, il y en aura d'autres, mais quand ?

Là où vient de se produire un tremblement de terre, il y aura des répliques peu de temps après.

                  Des mesures de prévention sont pratiquées depuis de longues années qui touchent prioritairement la construction des bâtiments et des infrastructures ainsi que l'étude des sols pour préserver les populations locales. 

 

                 Pour la Charente-Maritime, bien que déjà touchée par des secousses sismiques au cours des dernières années (5,2 à l'échelle de Richter, en 2016) et surtout en 1703, un tremblement de terre qui a fait beaucoup de dégâts, il s'agit de séismes modérés.

  

Le centre SisFrance a répertorié les séismes pour la Métropole  :

 

http://www.sisfrance.net/contexte.asp 

http://www.sisfrance.net/donnees_seisme.asp?DPT=17

 

 

                Cependant notre conférencier précise que notre région peut connaître une poussée des plaques tectoniques, au nord, avec le massif armoricain ancien, et au sud, une poussée au niveau de la chaîne des Pyrénées....  En attendant, continuons de vivre !  

 

 

                Ci-dessous article dans Sud-Ouest paru le lendemain de la conférence :  installation d'une sonde sur l'île d'Oléron pour mesurer l'activité sismique -

Principe de précaution, on vous dit ! 

 

 

        Sud ouest fév 2018 surveillance séismes en 17 001.jpg
 

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"Une histoire archéologique du littoral charentais" 

cf. le 01/02/2018 conférence de Philippe Duprat, Président de la Société de Géographie de Rochefort.

             Brève présentation de la Société de Géographie de Rochefort installée dans la Vieille Paroisse car première église de Rochefort (lieu de l'Eglise Notre-Dame construite au XIIe siècle).

La SGR a la gestion depuis 1979 du Musée archéologique (voir affiche pour les visites - tous les mercredis 14h 45 - 18h). 

site internet : http://socgeo-rochefort.fr

 

fiche société de géographie.jpg   Plaquette Société de géographie 001.jpg
Informations pratiques            Brochure 2017  - une histoire du littoral -

                                                    Complément du n°59 de Roccafortis 

 

        La SGR produit des documents principalement d'histoire et de géographie et un bulletin "Roccafortis" (abonnement ou en vente à l'entrée du Musée). 

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            Fidèle à cette rubrique, il ne s'agit pas de refaire la conférence surtout lorsque celle-ci a été très dense et brillante et nous a fait faire en 2 heures de séance un saut de 15 000 ans avant J.-C. (époque de Lascaux) jusqu'à nos jours ! 

            Nous verrez donc seulement quelques cartes émanant de la brochure présentée plus haut et quelques précisions issues de l'article "la transgression flandrienne" paru dans le n° 58 (sept. 2016) de Roccafortis. Ceci permet de comprendre l'évolution du paysage et l'occupation humaine sur le littoral charentais.

            Cette transgression flandrienne  est l'élévation progressive du niveau marin après la fonte des glaciers qui recouvraient alors toute l'Europe du nord.

 

UTL carte des niveaux marins côte atlantique 001.jpg    UTL Sites néolithiques 001.jpg
                                   Vers 5300 av J.-C., début du néolithique qui a duré 4000 ans : niveau de la mer à -7m

                                                 Puis, les golfes se comblent en sédiments vaseux, le bri. 

                                                 Les hommes se sédentarisent, une civilisation agro-pastorale se développe

 

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Epoque gauloise (800 à 50 av. J.-C.)

évolution sociale - échanges culturels et commerciaux 

En bordure de marais se développent des sites sauniers

On fabrique des pains de sel qui seront en 1er lieu commercialisés

vers l'intérieur des terres, Limoges ou Angoulême...

 

                                UTL les sites à sel 001.jpg
  

A partir de 52 av. J.-C., Saintes devient la capitale de la civitas Santonum - les habitants de ce territoire sont les Santons. Sous l'empereur Octave, la via Aggripa est tracée en 37 av. J.-C. reliant Saintes à Lyon et Lyon avec le nord et l'est de la France. La richesse du pays santons a certainement favorisé ce rattachement...

De même, au début de la guerre des Gaules, une grande migration des Helvètes a lieu vers les Santons.

 

 

             UTL arte des civitae du Centre-Ouest 001.jpg

Cependant la richesse venant du sel se termine avec l'époque romaine et ce jusqu'au début du Moyen-Age au profit des céréales et de la vigne.

Voir l'évolution de la place du golfe de Broue, la place de Brouage, puis de La Rochelle - au Musée archéologique de la Vieille Paroisse mais aussi à l'écomusée de la Tour de Broue, Saint-Sornin, voir information  http://www.brouage.fr/maison-de-broue/

Concernant la naissance de Rochefort - présence d'un château, selon un manuscrit retrouvé en 1030 - reportez-vous au Musée archéologique mais aussi au Musée Hèbre de St-Clément qui vous apporteront toutes précisions sur l'évolution de la ville au cours de siècles. 

 

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"Le jeu et les joueurs"

cf. le 29/01/2018, conférence de Jean-Albert Meynard, médecin-psychiatre à La Rochelle.         

 

          "Je me souviens nettement que je fus soudain, sans aucune incitation de l’amour-propre, possédé par la soif du risque. Peut-être qu’après avoir passé par un si grand nombre de sensations l’âme ne peut s’en rassasier mais seulement s’en irriter et exige des sensations nouvelles, de plus en plus violentes, jusqu’à l’épuisement total"           

Fiodor Dostoïevski, Le joueur

 

 

 

                 Jouer a toujours été un besoin nécessaire chez l’homme : il y exprime son plaisir, sa joie de vivre, son désir de liberté, de s’évader de l'existence dans le temps et dans l’espace. Le joueur

a peur de l’ennui, des habitudes. Il peut ainsi appartenir à une communauté et satisfaire son désir de s’égaler aux autres, de se confronter et être attiré par la toute-puissance ! Quand l’attrait de l’argent s’ajoute à ce besoin nécessaire, il n’y a plus de limites …

         Le Dr Meynard nous présente l'histoire des jeux et tout au long de celle-ci, nous voyons des fluctuations dans les mesures prises soit pour des raisons religieuses, culturelles, ou économiques, etc... consistant soit à condamner les jeux d’argent ou de hasard, soit à les canaliser, à les réduire à un espace bien limité (voir les tripots italiens, petites maisons appelées casini qui deviendront casinos) : 

          En 1638, Marco Dandolo transforma son palais en maison de jeu. Ce fut le premier casino d'Europe. Les joueurs ne pouvaient y entrer que masqués. Il fut fermé en 1774. Anciennement, il n'était ouvert que pendant les festivités du carnaval.
Le Ridotto à Venise  http://fr.wikipedia.org/wiki/Ridotto  

 

soit assouplir les lois, soit les contourner  (Napoléon III avec les casinos sur les lieux de cure thermale, hors des grandes villes…), ou individuellement : prohiber les loteries en 1836, réglementer les courses de chevaux et les paris hippiques en 1891, les casinos en 1907, puis créer le Pari Mutuel Urbain (PMU) en 1930 et la Loterie nationale en 1933.

           Actuellement la Française des Jeux, entreprise publique française (née en 1976), détenue à 72 % par l'État français, s’attache à rendre les joueurs de plus en plus "addicts" en accélérant le rythme des jeux chaque semaine et proposant une nouvelle forme : les jeux en ligne – sans sortir de chez soi -  (qui pour l’instant n’attirent que 5% des joueurs – par comparaison, ils sont 24% au casino).

         Les casinos, également, se soucient bien de leurs clients et surtout de leur dépendance aux jeux. Voir un exemple de questionnaire qu’ils peuvent trouver sur les lieux mêmes  :

 http://www.casino-bowling-merslesbains.fr/casino-machines-sous-mers/questionnaire-de-dependance-au-jeu/

 

A noter qu'en 2016, le chiffre d’affaires, tous jeux confondus étaient de 70 Milliards d’euros.

 

                Distinctions doivent être faites entre joueur occasionnel, joueur professionnel (disposant d'une intelligence de stratégie : il est capable de vivre uniquement des revenus de ses jeux... avec des hauts et des bas pour lui-même et sa famille !), joueur pathologique qui est une véritable maladie qui doit être traitée comme telle.

Ce dernier type de jouer ne contrôle plus ses impulsions avec des conséquences graves : dépression, désespoir, entraînant alcoolisme, délinquance…

Ce comportement n'étant que l’illusion de la maitrîse, rien ne va pouvoir l’arrêter. L’arrêt du jeu,  signifie le vide, donc la mort.

                Il y aurait des facteurs de prédispositions mais actuellement les professionnels orientent plutôt leurs recherches vers les neurosciences afin d'apporter des compléments ou des modifications de traitement pour les joueurs pathologiques. La sérotonine (neurotransmetteur), pourrait être une voie à approfondir pour aider ces patients, mais il semble qu’il soit encore prématuré pour en parler plus avant.

 

Citons un bel ouvrage retraçant de façon très détaillée l'histoire des jeux : 

"Les jeux de l'humanité, 5000 ans d'histoire culturelle des jeux de société".

d'Ulrich Schadler,  ed. Slatkine 2008.

 

            histoire des jeux.jpg

 

  

"De François 1er au pari en ligne - Histoire du jeu en France"  par Jean-Louis Harouel 

Article dans la revue "

http://www.cairn.info/revue-pouvoirs-2011-4-page-5.htm

 

N'oublions pas les écrivains classiques qui se sont emparés de ce sujet : le joueur, tantôt un héros, tantôt un être faible... 

 

Fédor Dostoïevsky "Le joueur", 1866, repris en édition de poche, 1972.

Stéphane Sweig, "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme", Bibliothèque cosmopolite Stock, 1993.

Michel Le Tourneur , "Les plus beaux textes sur les jeux, le hasard et la chance", Le Cherche Midi, Paris, 1982.

Pouchkine, "La dame de pique", 1833, repris en édition poche, 1986.   

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Le 22/01/2018 40ème anniversaire de l'UTL (voir rubrique Documentation)

                        

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"Le quartier du Marais à travers les arts, la littérature et la musique"

cf. le 22/01/2018 présentation de Grégoire Ichou, ténor, guide-conférencier, diplômé de la Sorbonne et de l'Ecole du Louvre en histoire de l'art.

     ...Une balade dans ce quartier historique de Paris jalonnée d'extraits littéraires, d'œuvres plastiques et de morceaux musicaux interprétés par une belle voix de ténor. 

 (voir rubrique Documentation 40ème anniversaire de l'UTL).

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"La Tosca, entre amour et sacrifice"  

Tosca, un rôle mythique dans lequel brilla Maria Callas (Opéra de Giacomo Puccini). 

 

(cf. le 15/01/2018 présentation de Séverine Garnier, journaliste et critique musicale : Le Sud Ouest, Le Parisien et France Musique.

D'autre part elle tient un blog qu'elle a créé pour les mélomanes désirant se tenir informés de l'actualité musicale http://www.classiquemaispashasbeen.fr

Elle était venue nous présenter "la Traviata" le 6/03/2017 avant une retransmission en direct du MET au Ciné8 Apollo de Rochefort.

          Pour la retransmission de "la Tosca", ce sera le samedi 27 janvier à 18h 55 avec pour les trois rôles principaux : Kristine Opolais sera Tosca, Vittorio Grigolo sera Mario Caravadossi, Bryn Terfel, Scarpia.

 

 

          Cet opéra en trois actes a été écrit par Giacomo Puccicini (1858-1924) en 1898, inspiré par la pièce de Victorien Sardou, jouée à Paris au théâtre de la Porte Saint-Martin par Sarah Bernardht. Elle sera raccourcie et après arrangements, jouée pour la première fois à Rome en 1900 puis à la Scala et à Coven Garden, la même année...   C'est une pièce dramatique. L'amour, la jalousie et la politique (Italie en 1800) en sont les composantes. 

 

            La belle cantatrice Tosca - soprano - (représente la mort) est l'objet du chantage du policier corrompu Scarpia - baryton - (la violence) : il tient prisonnier son amant le peintre Mario Cavaradossi - ténor - (le chevalier, la liberté) . Si elle ne se donne pas à Scarpia, Cavaradossi sera mené sur le champ à l'échafaud.... 

L'action se déroule au Palais Farnèse et au Château Saint-Ange à Rome. 

 

     Séverine Garnier nous fera entendre différents extraits de la Tosca :

 

"Recondita armonia" interprété par Luciano Pavarotti, reprenant le rôle de Mario Cavaradossi,

.  L'ouverture de "la Tosca" par Angela Gheorghiu, au Royal Opera House de Londres sous la direction d'Antonio Pappano,

. Un Te Deum avec Ludovic Tézier interprétant Scapia à l'Opéra de Paris,

. "Mario", "Mario"... interprété par Roberto Alagna et Angela Gheorghiu au Royal Opera House de Londres sous la direction d'Antonio Pappano,

. E lucevan le stelle – par Jonas Kaufmann dans le rôle de Mario Cavaradossi, Munich en 2012,

. et Maria Callas, cantatrice de Tosca de nombreuses fois, cette fois-ci la dernière, en 1964 à Coven Garden, un an avant sa mort ; reste le seul film vidéo de Maria Callas, nous en voyons ce jour un court extrait. 

 

        A noter la sortie actuellement au cinéma de  "Maria by Callas", un documentaire sur la personnalité de Maria Callas réalisé par Tom Wolf. 

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    "Albert Camus, fils d’Alger" (1913-1960)  

(cf. le 11/01/2018 présentation d'Alain Vircondelet, Universitaire, écrivain et biographe (Marguerite Duras, Saint-Exupéry, Balthus, Pascal, Rimbaud, etc).

 

 ...."sa terre natale, l'Algérie, sa ville tant aimée, Alger, sans lesquelles, disait-il, il ne pouvait pas vivre... L'Algérie est l'espace tout entier de son imaginaire et de son engagement"... 

 

photo albert camus.jpg   l'amirauté d'Alger.jpg  affiche Alger et ses peintres.jpg
                                   Baie d'Alger de Francisque Noailly 

 

                       Il sera grandement question de cette "ville fondatrice"  appelée ainsi par Alain Vircondelet tout au cours  de sa conférence, il sait de quoi il parle puisque lui-même natif d'Alger, il a connu les mêmes quartiers, le même tramway qui longe la mer, les mêmes paysages - surtout la baie toujours lumineuse dominée par le cône éclatant de la casbah si bien représentée en peinture un modèle de beauté - et la mer (cf. la nouvelle "la mer au plus près" a été le déclic pour démarrer un travail d'écriture qu'Albert Camus n'abandonnera jamais.  

                      Les propos d'Alain Vircondelet révèlent une réelle symbiose avec l'écrivain qui a tant aimé Alger "son exil et son royaume" (aussi le titre d'un recueil de nouvelles en 1957), telle une terre sacrée, une terre des apparitions, du merveilleux... baignée d'une lumière divine) car les écrits d'Albert Camus sont empreints de spiritualité - il avait fréquenté le Père Bruckberger et les dominicains, avait rédigé une thèse sur Saint-Augustin - paradoxalement aux idées de gauche que prônait cet intellectuel, écrivain philosophe, journaliste engagé, directeur de journal, homme de théâtre - ce qui l'a le plus passionné -.

                     Personnage iconique, légendaire mais homme usant beaucoup du mensonge, souffrant, humilié (durant sa prime jeunesse et vie d'adulte surtout par l'intelligentsia parisienne puis par les événements politiques en Algérie), dé-lié de son histoire personnelle - entre l'Algérie et la France, entre sa femme et ses multiples maîtresses ; impossibilité de se fixer, impossibilité d'aimer ; il a trouvé dans l'écriture qu'il n'a pas cessé de pratiquer le moyen de pouvoir re-lier son histoire et également de pouvoir utiliser le langage dont il a tant manqué étant enfant.                     

                     Il avait une vision de ce qu'il allait écrire au long de sa vie et qu'il avait organisé en trois parties, en trois périodes appelées "l'absurde, "la révolte" et "l'amour" acceptée par Malraux et les éditions Gallimard, que l'on retrouvera au cours de ses essais, nouvelles, romans... et puis ce prix Nobel de littérature (1957) qui consacrera l'ensemble de son oeuvre (à 44 ans), inespéré pour l'enfant qu'il a été.   

                    

                  Chacun peut trouver des éléments biographiques et toute l'oeuvre d'Albert Camus sur internet, cependant il faut mettre à l'honneur l'ouvrage d'Alain Vircondelet (ed. Fayard 2010)

 

                 Albert Camus fils d'Alger A Vircondelet.jpg

 

D'autre part : Catherine Camus, sa fille, a publié un album de photos et de souvenirs "

"Albert Camus, solitaire, solidaire" (Michel Lafon, 2009).

et un tout récent ouvrage : la correspondance entre A. Camus et Maria Casarès de 1944 de 1959

(ed. Gallimard). 

 

Parmi les nombreux ouvrages sur Albert Camus, citons deux biographies :

celle d'Olivier Todd (Gallimard, 1996) - paru en livre de poche. 

celle d'Herbert R. Lottman, journaliste américain (Le Seuil, 1978). 

 

A noter au cinéma "Le premier homme" (2011) film dramatique franco-italien de Gianni Amelio adapté du roman éponyme inachevé mais paru grâce à Catherine Camus en 1994, Jacques Gamblin interprète Albert Camus qui retrouve sa mère à Alger et ses souvenirs d'enfance. 

 

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13/02/2016
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Documentation - oct. à déc. 2017

Si vous souhaitez approfondir les sujets abordés dans nos conférences,

 

cette rubrique vous apporte des éléments complémentaires, ils ne sont pas exhaustifs :

 

références d'ouvrages, d'essais, de bibliographies, de films, de cartes..                                            

 

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Année universitaire 2017 - 2018

 

(Pour plus de facilité de lecture, les conférences vont de la plus récente à la plus ancienne)

 "De l’Ile de la Réunion à Rochefort – Journal du voyage en mer de Julie Desgravelles-Bérar - avril – août 1828" 

cf. au 18/12/2017 présentation de Monique Le Hénaff, historienne agrégée et docteur en histoire. Elle est l'auteur d une thèse de démographie historique sur Rochefort de 1680 à 1820. Ses recherches portent essentiellement sur Rochefort. 

 

                     C’est au cours de recherches aux Archives départementales de Charente-Maritime que, Mme Le Hénaff  trouve par hasard le manuscrit (150 pages) d’un journal de voyage rédigé par Julie Bérar, née Desgravelles. Cette dernière avait fait le voyage de l’île de la Réunion (île Bourbon) au Havre sur un trois-mâts marchand, La Pallas, du 16 avril au 31 août 1828, accompagnée de son mari originaire de Rochefort, officier de marine, muté à Rochefort et de leur fils de 2 ans. Il faut ajouter leur chienne et une perruche… Deux autres couples quittant l’île Bourbon, étaient du voyage.

                                     carte ile Bourbon.jpg

 

            Le journal est destiné aux parents de Julie qu’elle a laissés, elle pense que la séparation sera ainsi moins pénible. Elle n’a que 22 ans, issue d’une famille bourgeoise disposant de serviteurs (l’esclavagisme existe à Bourbon) ; on comprend que les conditions de vie à bord vont lui être insupportables.

 

           Ce manuscrit est un éclairage sur les conditions matérielles du voyage, une vie en vase clos d’un peu plus de quatre mois dans un espace confiné étroit et insalubre, une alimentation plus que réduite et très endommagée au fil du parcours….  Elle note les tempêtes et les avaries, les accidents et maladies. Elle décrit les oiseaux rencontrés, les requins tués pour être consommés ainsi que le quotidien de l’équipage (20 personnes). Une escale d’une semaine est nécessaire à l’île de Sainte-Hélène ; le groupe est logé, la vie est très chère et peu de distraction pour l’occuper ; il fait la visite au tombeau de Napoléon, mort 7 ans auparavant, puis à Longwood - la maison habitée par Napoléon est transformée en écurie…

 

            Enfin, après les réparations et le ravitaillement nécessaires, embarquement sur La Pallas pour le Havre avec encore des péripéties. A partir du Havre, le voyage se poursuit par la route jusqu’à Rochefort .

            Le couple et l’enfant vivront à Rochefort, Julie décédera à l’âge de 70 ans, en 1876, son mari deux ans plus tôt.

 

           Mme Le Hénaff collabore à la revue de la Société de géographie de Rochefort "Rocafortis" où elle a publié divers articles : "Les enfants trouvés à Rochefort au XVIIIe siècle", "Épidémies de la seconde moitié du XVIIIe siècle dans la généralité de La Rochelle", "Le destin d’Anne Dufaur de Chatelars", "L’affaire Jean-Baptiste François, esclave noir d’Honoré Le Moyne de Sérigny".

 

                    le manuscrit publié aux éditions La Geste, 2017

                                  livre de Mme Le Hénaff.jpg

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"Les secrets du Chevalier d’Eon" 1728 (Tonnerre, Yonne) - 1810 (Londres).

cf. au 14/12/2017, conférence de Gérard Morel, magistrat de l’Ordre Judiciaire, Romancier.

              ... agent secret de Louis XV et personnage mystérieux et ambigu, tantôt homme, tantôt femme...

 

                 C’est en mission en Russie en tant que magistrat et pendant plusieurs semaines de désœuvrement que G. Morel a découvert ce personnage insolite qu’a été d’Eon (en réalité Charles-Genevièvre Déon de Beaumont) au travers de manuscrits (en français) appartenant à la tsarine Elisabeth (fille de Pierre le Grand), manuscrits dont il a eu accès à la bibliothèque de l’Université de Moscou. 

           Eon rencontra la tsarine, en 1756, à la demande du roi Louis XV pour favoriser une alliance avec la France... Il se travestit et fut sa lectrice-confidente sous le nom de Lya de Beaumont... Ce n'est qu'un premier épisode des missions de la longue vie du Chevalier ou de la Chevalière Eon !

           Il faut noter que ce personnage sera habillé quarante-neuf ans en homme et trente-deux en femme.  

          Jusqu’à lors G. Morel avait produit des ouvrages historiques et également écrit pour les autres mais là, il découvrait un personnage exceptionnel aux multiples facettes... une personnalité complexe utilisant son intelligence et son habileté à côtoyer les plus grands de l'époque de Louis XV à Napoléon 1er...  Des Cours de Russie, d'Angleterre (il est notamment chargé par le roi d'étudier la possibilité d'un débarquement dans ce pays), de France, ayant une formation d'avocat, lieutenant aux dragons, secrétaire d'ambassade, chevalier de l'Ordre de St-Louis... il a reçu de nombreuses confidences, réflexions, mais aussi projets et actes meurtriers, fantasmes ... Plus de 200 manuscrits ont été retrouvés chez lui et conservés maintenant au British Museum. 

           Bref, impossible de développer une telle vie faite de grandeur mais aussi de déceptions (il n'a jamais eu le titre d'ambassadeur dont il rêvait), de souffrance intérieure (liée à son sexe qui était masculin mais seule la mort put le dire), beaucoup d'écrivains se sont emparés de cette existence exceptionnelle et vous pouvez consulter sa biographie complète sur internet. 

            

Les ouvrages de Gérard Morel : 

"Les Secrets du Chevalier d'Eon",  Éd. du Nouveau Monde 

  • "L’espion du roi", 2010 (réédité en édition de poche chez J'ai Lu)
  • "Les trois crimes de l'ambassadeur", 2013

Projet de Gérard Morel d'un film pour la télévision sur le sujet (2018)

 

. Voir l'émission en intégralité de Franck Ferrand "L'ombre d'un doute" diffusé en 2017

   recopier l'adresse : https://www.youtube.com/watch?v=8Y3qUdPbjD0

 

. Un film de 1959 "le Secret du Chevalier d'Eon" de Jacqueline Audry 

 

. Une visite : le Musée de la maison d'enfance du chevalier D'Eon

rue du Pont à Tonnerre dans l'Yonne.

  

     eon jeune homme.jpg    Melle Eon.jpg             peinture de Thomas Stewart Chevalier d'Eon.jpg   

    Eon, jeune homme ou Melle de Beaumont    et habillé en femme, 60 ans

 

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"Ortograf’ ou Orthographe ?" "Histoire et structure de l’orthographe française" 

cf. le 11/12/2017 conférence de Philippe Caron, professeur de linguistique Française à l’Université de Poitiers.

             M. Caron, linguiste, s'est surtout intéressé au français classique qui couvre la période allant d'Henri IV jusqu'à la Révolution (en fait aux alentours de 1762 correspondant à la 4ème édition du Dictionnaire de l'Académie Française), "période où se rôde notre orthographe jusqu'à notre époque contemporaine". 

 

                 C'est à partir du XIIIe siècle qu'interviennent de grands changements dans l'orthographe avec l'abandon de l'ancien français. Elle n'est plus uniquement phonétique mais devient "idéographique" ou symbolique. 

         En 1533, Geoffroy Tory, imprimeur de François ler, propose des lettres avec accents é,è,ê, la cédille, le tréma, le i devient un j... , une grande évolution de l'orthographe. 

 

         En 1539, François 1er édicte l'ordonnance de Villers-Cotterêts qui remplace le latin par le français comme langue officielle des documents juridiques et administratifs. Ce texte est "l'ordonnance du Roi sur le fait de justice". François Ier contribuera encore à l'établissement de la langue écrite par la création de l'Imprimerie nationale, du dépôt légal, du futur Collège de France.             

         En 1549, retour à l'orthographe ancienne avec le grand lexicographe, Robert d'Estienne, qui impose une graphie docte, une orthographe plus savante.  Il créé un dictionnaire qui n'existait pas français-latin. 

         Il faut dire qu'à cette époque de la Renaissance, la langue de prestige est le latin, utilisé dans tous les domaines de la vie : histoire, droit, art, médecine, etc...

        L'italien arrive en 1ère langue vernaculaire au XVIe siècle, cependant, il est temps de valoriser le français qui doit circuler, d'autant que l'imprimerie existe depuis 1450.

          Nouvelle avancée, en 1635, le cardinal de Richelieu crée l’Académie française pour normaliser et perfectionner la langue française. A partir de ce moment, l’Académie décidera des règles de la langue écrite officielle mais aussi savante. Elle rédigera un Dictionnaire - première édition en 1694. 

Consulter le site très intéressant de l'Académie française http://www.academie-francaise.fr/

N'oublions pas nos célèbres encyclopédistes Diderot, d'Alembert et au XIXe siècle, Pierre Larousse.

          Au XIXe siècle, c'est l'étymologie qui prévaut et non pas la phonétique - contrairement aux pays romans.

           Le développement du système scolaire tout au long du XIXe et XXe siècle figera quelque peu l'orthographe et le français. 

           Les intellectuels, linguistes, écrivains, journalistes, politiques de sexe masculin et féminin, les jeunes se chargent de faire évoluer le français en ce XXIe siècle ; la course après le temps et les nouvelles technologies contribuent également à sa transformation, cependant qu'existent toujours des "garde-fous", des institutions, des règles qui apportent un nécessaire équilibre. 

voir la position de l'Académie dans le débat actuel sur l'orthographe inclusive

http://www.academie-francaise.fr/actualites/declaration-de-lacademie-francaise-sur-lecriture-dite-inclusive

 

Un fascicule Que sais-je ? (ed. PUF 2011) récapitule l'histoire de l'orthographe :

                                  Que sais-je l'orthographe de Nina Catach 2011 PUF.jpg               

 

Un conseil de tout défenseur du français : avoir toujours près de soi, hormis un dictionnaire :

Le-francais-correct Maurice Grévisse 2009.jpg  Dictionnaire-etymologique Larousse 2014.jpg 

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"Une synthèse sur l’art roman en Poitou-Charentes" 

 cf. le 7/10/2017 exposé de Christian Gensbeitel, Maître de conférences en Histoire de l’art médiéval à l’Université Bordeaux-Montaigne.

 

     ... une thèse en Histoire de l'art et Archéologie médiévales, soutenue en 2004 "L'architecture religieuse du XIe siècle dans les pays charentais et son évolution à l'aube du XIIe siècle", Christian Gensbeitel est devenu depuis une référence en matière d'art roman.

 

         L’art roman présent en majorité dans l’architecture religieuse est apparu, avec les Comtes de Poitiers, autour de l’an mil et s'étendait jusqu'au Limousin. C'était l'Aquitaine médiévale devenue aujourd'hui Nouvelle Aquitaine. Cependant le terme "roman" n'est apparu qu'au XIXe siècle avec les scientifiques et les archéologues pour caractériser les églises des Xe, XI et XIIe siècles (succédant à l'art romain).

          Ch. Gensbeitel, grâce à ses photos : baptistère, prieuré, abbaye, chapelle, cathédrale, etc..., nous présente surtout le nord de cette région particulièrement riche en style roman, délimitée aujourd'hui par les diocèses de Poitiers, Luçon, Maillezerais, Saintes, Angoulême. 

           On retiendra surtout l'évolution architecturale plutôt qu'une chronologie dans l'apparition de cet art, avec des exemples dans l'élévation des murs : utilisation de pierres de taille plutôt que du moellon ou bien les deux matériaux en même temps ; le voûtement de la nef, des chapelles, des ouvertures ; l'apparition de chevets avec déambulatoire et chapelles rayonnantes, des construction de tours-porches et le développement de sculptures monumentales sur les chapiteaux illustrant maints personnages bibliques ou non ainsi que des bestiaires, d'autres symbolisant les vices et les vertus, les travaux des mois, les signes zodiacaux ou simplement géométriques (notamment l'Eglise St-Pierre d'Aulnay-de-Saintonge et l'Eglise Notre-Dame de Surgères). Cet art va atteindre son summum autour de l'an 1100 (voir la Collégiale St-Hilaire la Grande à Poitiers, l'Abbatiale Ste-Croix à Charroux, St-Savin avec ses fresques remarquables, Ste-Radegonde à Poitiers, St-Savinien à Melle, St-Eutrope à Saintes, etc...).

              A vous de partir à la découverte de cet immense patrimoine. 

              Ch. Gensbeitel nous ouvre des pistes avec entre autres une exposition virtuelle sur le site de Charente-Maritime : http://exposvirtuelles.charente-maritime.fr/ puis cliquer sur expo - tous les détails sur l’art roman.

              Citons deux de ses ouvrages :

"l'Abbaye au Dames de Saintes", ed. du Croix Vif, 2009.

 8 circuits "promenades romanes en Charente" ed. Gestes, 2010.

              D'autres spécialistes :

Marie-Thérèse Camus : "Sculptures romanes du Poitou - le temps des chefs-d'oeuvre", 2009.

Frédérique Barbut : "Chemins de l'art roman en Poitou-Charentes" ed. Ouest-France, 2011.

 

               Enfin, notre conférencier prépare pour le 28/04/2018 "les rencontres médiévales de Trizay " ouvertes au public, sur le thème des arts funéraires dans les monastères - 6 conférences ;

    et d'autre part, il informe que se déroulera le prochain Congrès de la Société d'Archéologie Française en Charente du 7 au 11/0/2018 - circuits sur le terrain : Saintes, St-Jean d'Angély...  

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"L'astrologie, pour une meilleure connaissance de soi" 

cf. le 4/12/2017 présentée par Véronique Katell, enseignante en astrologie.          

             "Oui, une meilleure connaissance de soi car à travers votre destinée, elle vous révèle ce qui est déjà là en vous, en potentiel, pour vous donner envie de l'agir ! Dans la vie, il y a des rendez-vous et des chances à saisir. Elle vous éclaire pour prendre confiance en vous, faire vos choix en toute liberté pour créer votre vie selon votre vision".

               C'est ce que nous dit Véronique Katell, installée à Rochefort depuis 8 ans ; elle donne des consultations pour aider ses patients à faire des choix de vie à aider chacun à trouver son chemin, certes à partir du langage des astres, mais d'une manière ouverte, non contraignante, en toute liberté. En effet l'astrologie ancienne a été souvent associée à la voyance : "c'est écrit et l'on ne peut rien y faire... " - ce sont pour elle des pratiques trop rigides, orientées et qui ne peuvent qu'entraîner des blocages chez les personnes qui consultent. 

                     Au contraire l'astrologie moderne (non pas celle médiatisée, popularisée) respecte l'humain, l'aide à mieux se comprendre et comprendre les autres, c'est l'école de la tolérance. Le sujet a une prise de conscience sur lui-même et peut mieux agir en conséquence. 

                Le langage des astres est plein de symboles qu'il s'agit de décoder. L'astrologue devra avoir une vision holistique, globale, de la vie et de la personnalité de son consultant. Cet art, car s'en est un du point de vue de Véronique Katell, le questionne sur le pourquoi de son existence et son devenir. 

                L'astrologie permet d'avoir une image instantanée du monde de la naissance de l'individu par la position des signes zodiacaux (12) et des planètes (10)  - configuration céleste et terrestre ;  l'interaction entre le ciel et la terre détermine le thème astral par le jour de naissance, l'heure exacte et le lieu.  A partir de cela de très nombreuses combinaisons sont à prendre en compte - ainsi chacun des signes correspond à un des quatre éléments terrestres : terre, eau, air, feu. Ces éléments induisent un caractère soit féminin, soit masculin... L'ascendant peut varier en fonction de l'exactitude de la date de naissance.

Voir  http://fr.wikipedia.org/wiki/Ascendant_(astrologie)

 

                       roue-thème-astral-.jpg

                                           

                  Ce sont les éléments basiques et vous consulterez utilement le site de notre conférencière pour en savoir plus : http://www.katell-astrologie.com

                    L'idée selon laquelle le mouvement céleste du soleil, de la lune et des planètes influence nos existences remonte à des millénaires  - connue déjà en Mésopotamie, chez les Grecs et les Romains, a servi à orienter les peuples (voir en France, par exemple, en 1550 les premières prophéties de Nostradamus... ) et non pas des individus, comme c'est le cas aujourd'hui.

                 En seconde partie d'intervention, Véronique Katell montre son talent artistique en peinture dont elle a été détournée plus jeune. Elle a récemment repris l'aquarelle qu'elle utilise pour illustrer les douze signes du zodiaque : nous les découvrons un par un avec un petit texte indiquant les caractères principaux de chacun des signes où chacun peut s'y retrouver... 

                 Elle a illustré de la même manière un agenda 2018 qu'elle propose aujourd'hui et... peut-être développera-t-elle la peinture qu'elle a toujours voulu pratiquer... un nouveau chemin qui s'ouvre à elle et qu'elle peut prendre, si elle le désire. 

                 Un conseil de lecture (aussi pour les débutants) de Véronique Katell :

"Astrologie sophianique" Pierre Lasalle, 2014.   

 

                                   Pierre Lasalle astrologie.jpg

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 "L'hypnothérapie"

cf. le 27/11/2017 exposé de Jean-Luc Roquet, hypnothérapeute, formateur en hypnose ericksonienne, auteur d'ouvrages sur le sujet. 

            L'hypnose est un état particulier de conscience, naturel, sans sommeil, proche de la rêverie.  L'homme s'est toujours accordé des temps de rêveries, de représentations d'images mentales, de contemplation, d'"égarements" ou même de transes, perdant ainsi la notion de temps et de l'espace, pour revenir rapidement à la réalité, ce sont des états hypnotiques.

            Ceux-ci  peuvent être utilisés à des fins thérapeutiques. En effet, le thérapeute par des suggestions verbales au cours d'une séance peut intervenir sur les forces inconscientes, les ressources intérieures du patient - lequel doit être motivé et désireux d'être aidé pour résoudre ses problèmes.

           Jean-Luc Roquet nous indique que l'inconscient est protecteur, l'hypnose est bienveillante. Sa pratique relève de l'école ericksonienne (Milton Erickson, psychiatre américain - 1901-1980)

Au cours des siècles de nombreux médecins (ou non-médecins) ont voulu faire part de leurs expériences thérapeutiques en pratiquant le magnétisme ou différentes formes d'hypnose ouvrant la voie à différents mouvements ou écoles : voir les plus célèbres dont Freud (qui abandonnera l'hypnose au profit de l'analyse) : 

http://hypnose-ericksonienne.com/fr/sinformer/lhypnose/

 

            Ainsi l'hypnothérapie aide, apaise, accompagne : douleurs, stress, phobies, perte de sommeil, concentration, sevrage tabagique, perte de confiance, recherche de performance, etc..

L'hypnose médicale est reconnue pour l'anesthésie et la chirurgie. 

            L'hypnose est de plus en plus tournée vers les neurosciences, c'est un grand champ thérapeutique qui s'ouvre à l'avenir. 

 

            Au-delà de la relation avec un thérapeute, chacun peut pratiquer l'auto-hypnose. Celle-ci  permet d'apprendre à se connaître, de reprendre du pourvoir sur soi, de créer des ancrages d'images, de représentations positives. 

              Voir le site internet de notre conférencier-thérapeute et formateur

ainsi que les ouvrages qu'il a écrit sur le sujet  http://jeanluc-roquet.fr

http://www.jeanluc-roquet.fr/livres 

  

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"La bataille de Castillon - 1453 - qui clôt la Guerre de Cent Ans"

cf. le 27/11/2017 conférence du Général André Cousine, un érudit attaché au devoir de mémoire. 

         Un bref rappel historique : la victoire du roi de France, Charles VII, le 17 juillet 1453, sur les anglais commandés pas le comte Talbot - qui trouve la mort - chasse les anglais de Guyenne et met fin à la Guerre de Cent Ans.  

 

          Il n'est nullement question de reprendre tous les épisodes de cette Guerre qualifiée de "Cent Ans" par les historiens du XIXème siècle.

          En réalité, elle s'est étalée de 1337 (au moment où Philippe VI de Valois, prononce la confiscation de Bordeaux et du duché de Guyenne) à  1453 (Bataille de Castillon et sa victoire)  ; un peu plus d'un siècle avec une succession de dynasties tant françaises (Philippe VI et Jean II, Charles V, Charles VI, et Charles VII), qu'anglaises (Edouard III, Charles V et ses frères, Henri V, Henri VI), émaillé de périodes de paix, de traités, de rapprochement entre les régions françaises pour un Etat plus fort, mais aussi émaillé de combats très durs et de défaites : Crécy, Poitiers, Azincourt. 

             Après la reconquête de la Normandie, le roi Charles VII espère la reconquête de la Guyenne (dernière région appartenant aux Anglais), cependant les exigences ne conviennent pas à ces derniers. Le roi d'Angleterre Henri VI envoie une armée, commandée par John Talbot, nommé lieutenant général de Guyenne. Les bordelais voudraient continuer leur commerce florissant avec l'Angleterre mais le reste de la province se rebelle contre le roi de France qui envoie à son tour une armée pour reprendre la Guyenne.

             Talbot installe son camp à Libourne, puis à Castillon (1/2 lieue du bourg, à proximité de la Dordogne, sur son affluent la Lidoire, en plaine de Colle ; un camp français s'établira juste en face. 

 

             Vous aurez tous les détails sur la Bataille de Castillon  http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Castillon   qui mettra fin à la Guerre de Cent Ans, le 17 juillet 1453 avec la mort de John Talbot, le retour des Anglais dans leur pays et le renoncement des Plantagenêts pour les possessions françaises. Une nouvelle ère va s'installer avec la Renaissance. 

                      

             Bataille de Castillon Galerie des Batailles Versailles.jpg  

       Galerie des Batailles  au Château de Versailles

        Mort de Jean Talbot à Castillon par C.P. Larivière (1839)

 

           A noter l'existence d'une "lettre sur la bataille de Castillon en Périgord, 19 juillet 1453", Bibliothèque de l'école des Chartes à Paris.   Côté anglais il n'y aurait pas d'écrits à ce sujet. 

           L'historien Jean Favier a écrit un livre très documenté : "la Guerre de Cents Ans" ed. Fayard, 1980.

       Plus facile, à voir, un DVD, film de Régis Prévot, toujours sur la même guerre.

       Et à entendre, l'émission radio journalière "Au coeur de l'Histoire" réalisée par Franck Ferrand, celle de juillet 2016 consacrée à la Guerre de Cent Ans :

http://www.europe1.fr/emissions/au-coeur-de-l-histoire/la-bataille-de-castillon-2792758 

avec les fêtes de reconstitution des événements données chaque année grâce à des bénévoles :            

                                               7763513385_chaque-ete-plus-de-300-benevoles-rejouent-la-bataille-de-castillon.jpg

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 "Sur les traces d'Alcide d'Orbigny (1802-1857) et à la découverte de la richesse paléontologique du Poitou-Charentes" 

cf. le 23/11/2017 exposé de Pierre Miramand, professeur à l'Université de La Rochelle,

suivi d'un film réalisé par Pierre Miramand et Eric Dupré, relatif aux recherches fossilifères sur la côte atlantique : fossiles de végétation (conifères), restes (débris) de dinosaures, de tortues, de crocodiles, etc... particulière sur les falaises : région d'Esnandes ; pointe du Chay, au sud de La Rochelle ; rocher d'Yves, etc... - On peut dater ce patrimoine à 100/150 millions d'années.

             Dans cette région qu'il a pratiquée puisqu'il s'était installé à La Rochelle avec sa famille, Alcide d'Orbigny (en seconde partie de sa vie) a grandement participé pour le Muséum de Paris à l'étude, la collecte, l'identification, la classification des céphalopodes (mollusques) et créé l’ordre des foraminifères. Alcide d'Orbigny devint le plus grand paléontologue de l'époque et fondateur de la micropaléontologie, inventeur de la stratigraphie : étude des étages sédimentaires utilisée encore aujourd'hui dans le monde entier.

Voir le site de paléontologie des deux Charentes :  http://www.ouest-paleo.net/nos-articles/les-naturalistes-locaux/alcide-dessalines-d-orbigny/

 

         Ces recherches incessantes et épuisantes interviennent après son voyage en Amérique méridionale durant sept ans avec de nombreuses péripéties, expédition en partie financée par le Muséum d'Histoire naturelle de Paris et soutenue par les savants : Cuvier, St-Hilaire, Brogniard, notamment. 

 

       Rappelons que naturaliste (en partie formé par son père qui était chirurgien de marine issu de l'Ecole de médecine de Rochefort),  explorateur, il fera parvenir au Muséum des collections immenses de minéraux, roches, oiseaux, de palmiers... avec multitudes de descriptions et de fiches d'observations, car il était un bon dessinateur et observateur.  Il s'attellera en fin de vie (mort à 55 ans) à l'écriture - publications très volumineuses sur ses découvertes et collections.

Darwin, son contemporain, le qualifiera de "monument". 

                    Pour connaître davantage ce personnage d'exception, vous pouvez visiter 

le Muséum d'Histoire naturelle de La Rochelle - présentation des collections de ses expéditions - 28 rue Albert 1er.

 

         Muséum histoire naturelle La Rochelle 001.jpg

 

               A noter que le premier Muséum de La Rochelle a été créé (1791) par le père de Alcide d'Orbigny et le père de Benjamin Fleuriau, naturaliste et aussi grâce au legs Lafaille (toujours exposé).                   

              Visiter également les galeries de paléontologie du

Muséum d'Histoire naturelle de Paris  36 rue Geoffroy-Saint-Hilaire (5ème) et voir ci-contre l'exposition temporaire tenue en 2002.

http://expo-orbigny.mnhn.fr/index/index1.htm  

 

              Un beau livre consacré à ce savant sur qui prennent appui de nombreux chercheurs aujourd'hui. 

"Un voyageur naturaliste : Alcide d'Orbigny" de Philippe Taquet, paléontologue  

 ed. Nathan. 2002

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 "Le Mont-Saint-Michel : à la découverte de ses secrets" 

 cf. le 20/11/2017 conférence d'Olivier Mignon, historien d'art, ancien élève de l'Ecole du Louvre, guide-conférencier du Mont-St-Michel...  

 

         Que connait-t-on exactement de ce site naturel d’exception, ce haut lieu de l’histoire française, ce chef-d’œuvre de l’art médiéval, ce site le plus visité au monde… vous en saurez un peu plus après la venue d’Olivier Mignon, sur ses mystères, ses légendes, ses miracles, ses drames… 

 

               Pouvait-on espérer un exposé plus complet de "la Merveille de l’Occident", que celui présenté en 1h30 de temps par Olivier Mignon balayant tous ses aspects, des origines (du temps de Mons Tumba - Mont-Tombe, rocher sur lequel sera bâtie une première église en 709 devenant déjà un lieu de pèlerinage), jusqu'à nos jours (après les travaux réalisés pour y accéder et après que le Mont soit redevenu une île). 

              Impossible de retransmettre tous les détails donnés par notre conférencier, vous les retrouverez aisément dans les deux ouvrages qu'il a produit :

"Le Mont-St-Michel dévoilé" co-écrit avec Henri Decaëns, Collection Carnets du Guide Bleu 2017,

"Guide secret du Mont-Saint-Michel" Editions Ouest-France  2013- illustrations sépia.

 

                Les-carnets-des-Guides-Bleus-Le-Mont-Saint-Michel-devoile.jpg        Guide secret du Mt St-Michel O Mignon.jpg

 

           Citons également un beau livre d'art qui pourrait être un cadeau pour les fêtes 

"Ordres et Monastères" Art et civilisation de l'Antiquité au Moyen-Age

de Kristina Krüger, ed. de Noyelles, 2011.

         Vous pouvez trouver au musée d'Avranches, le Scriptorial ; il s'agit des manuscrits, d'une valeur inestimable, du Mont-Saint-Michel

  

         Plus d'un million de visiteurs au Mont-Saint-Michel par an, mais il faut compter les pèlerins car il est toujours lieu de pèlerinage pratiqué par les miquelots qui peuvent emprunter les chemins de paradis menant à l'abbaye pour sauver leurs âmes...  

Pour plus de détails :  http://www.lescheminsdumontsaintmichel.com/spip/spip.php?article9&lang=

  

             Site classé au patrimoine mondial par l'Unesco, troisième monument le plus visité de France, le tourisme de masse est devenu très préoccupant ainsi que le phénomène de l'ensablement des lieux. Vingt ans d’études et de travaux (2005-2015) ont été nécessaires pour que le Mont-St-Michel redevienne une île . Il a fallu la destruction de l’ancienne digue-route et l'installation d'un barrage permettant de réguler les eaux du Couesnon et de la mer, de chasser les sédiments vers le large. 

Une longue jetée, "pont-passerelle", permet aux visiteurs de venir à pied à partir d'une navette démarrant du parking - 350 m reste à faire à pied pour être au bas des remparts. 

 

Mont st Michel pont passerelle.jpg

                                                 

Mont st Michel redevenue une île.jpg

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"Les Anglais dans la caricature française et… vice versa (1814 – 1904)"

cf. le 16/11/2017 présentation de Jean-Pierre Navailles, agrégé d’anglais, docteur es lettres, professeur honoraire des Universités (Paris XI), membre de l’Académie d’Orléans.   

            "Regards croisés par le biais de la caricature ou comment les dessinateurs français ont raillé les Britanniques et réciproquement. La période de référence s'inscrit entre deux dates cruciales dans les relations franco-britanniques : la chute de l'Empire et la signature de l'Entente cordiale.

Panorama d'une entente (pas toujours) cordiale, puisé dans la presse satirique de l'époque : le Charivari, Punch, l'Assiette au beurre, le Rire, etc... " 

 

             L'exposé qui a nécessité de nombreuses recherches de la part de M. Navailles portera  donc essentiellement sur les caricatures grandement publiées à l'époque : fin de l'empire napoléonien -1814- et les efforts de rapprochement franco-britanniques avec la Reine Victoria, concrétisés par le traité de l'entente cordiale signé en 1904.

              Ces caricatures très prisées, éditées dans de nombreux journaux tant français (le Charivari, le Rire, le Sourire, l'Assiette au Beurre... ) que britanniques (surtout le Punch qui a sévi très longtemps, le Judy, le Penny Illustrated Paper), représentent les stéréotypes des uns et des autres, objet de moquerie et d'ironie, un plaisir apprécié par ces lectures en famille ou entre amis.  

             L'Angleterre apparaît très souvent avec son personnage fétiche John Bull et Marianne, évidemment pour la France. De grands dessinateurs français se sont distingués en la matière : Gustave Doré, Honoré Daumier, Paul Gavarni, Georges Lafosse, etc ... leur attaques portent sur le comportement de l'anglais : plutôt lourd, mufle presque goujat, aimant l'argent, les femmes et le vin sans discernement !

             Comportement général, son mode de vie, mais aussi sa politique intérieure et extérieure (colonialisme) et les événements qui ont précédé la première Guerre Mondiale.

             Les anglais à leur tour, n'épargnent pas les français montrés souvent le corps émacié, barbus, révolutionnaires (notamment pendant la Commune), Louis-Philippe et Napoléon III abonderont dans cette presse caricaturale. 

            Au fil des années, des conflits qui ont conduit aux rapprochements des deux peuples, le développement du tourisme, de l'enseignement linguistique, etc... les stéréotypes se sont certes estompés mais le français, dans la presse anglaise, apparaît toujours avec sa baguette sous le bras et l'anglais, dans la presse française, porte encore un costume écossais !

 

UTL caricatures 1814 Les Anglais en Bourgogne 16 11 2017.jpg      UTL caricatures anglaises Journal le Rire 16 11 2017.jpg    UTL caricatures anglaises Journal le Sourire 16 11 2017.jpg

  1814 les anglais en Bourgogne                 Couverture 1902                            1904

 

 

1900 Charivari John Bull dans la mélasse pendant la guerre des Boers.jpg               UTL caricatures anglaises lassiette au beurre 1903.jpg          

  1900 Charivari                    1903 l'Assiette au Beurre                                                                     

John Bull dans la mélasse         Les anglais chez nous par Sancha                                                                           

avec les revers subis                 "Un monsieur qui gêne les autres chez lui                                                               dans la guerre de Boers           et qui ne se gêne pas chez les autres ! "    

                                              

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 1969 dans le Punch, le temps a passé mais

la caricature est encore présente

  

 Merci à M. Navailles pour les dessins transmis très aimablement à l'issue de sa conférence. 

              A signaler deux ouvrages qu'il a écrits relatifs à la période évoquée. 

       

                      UTL ouvrages de M. Navailles.jpg

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"Histoire de la couleur bleue : quand les caravelles du bleu croisent l’histoire des hommes"

cf. le 13/11/2017 exposé de Daniel Bernard, passionné par l’histoire de la couleur comme élément du patrimoine, auteur, poète, romancier.  

        "La couleur est une appétence universelle qui unit les gens, elle provoque l'émerveillement car on peut s'approprier toutes les nuances offertes par la nature. 

        ".... sur l'antique route de la soie, le bleu cobalt des dômes et des mosquées de Samarkand, les faïences de la Perse, les bulbes des églises de Moscou, l'Afrique, l'Amérique du Sud, l'Inde...  quelle est cette fascination pour cette étrange couleur, le bleu.  

        Plus près de nous, avant le début de la chimie, au début du 19ème siècle, nous verrons à quel point le pigment bleu fut à l'origine de croyances d'aventures, de métiers, de passions, plus qu'une autre couleur". 

 

       Il est bien difficile de résumer le sujet de prédilection de M. Bernard qui traverse l'espace et le temps. En effet, le bleu, peu présent dans la nature, serait d'origine divine... Mais il est aussi bien présent dans l'art pariétal que dans notre monde contemporain et que dans les civilisations Mayas, en Chine (chez les Han), en Egypte (les pharaons)... 

        Devant l'étendue de l'usage du bleu, notre conférencier veut distinguer :

les bleus pour peindre : les premiers issus des pierres précieuses comme le lapis-lazuli (en extrayant de celles-ci une poudre mélangée avec du sable et du cuivre puis cuite dans des petits fours), le résultat était un bleu égyptien qui faisait partie des bleus de feu, des bleus sacrés car permettant de s'élever vers le ciel bleu des dieux. 

        Avec du sable et du cobalt, on obtiendra le bleu cobalt des Perses, utilisé pour les dômes religieux, les azulejos portugais, les vitraux de nos cathédrales (bleu demandé au Moyen-âge par Suger, réformateur de St-Denis, au Pape pour répondre au vert de l'Islam), les mosaïques de verre de Murano près de Venise... 

 

Et les bleus à teindre : grâce à la nature qui produit des plantes tinctoriales : feuilles d'arbres, plantes : surtout le pastel connu en France notamment dans le sud-ouest : Albi, Toulouse, Carcassonne (le pays de Cocagne très riche avec ce pastel malaxé, mis en boule - ou coque - et séché, vendu aux fabricants de teinture aboutissant à un commerce important avec l'Angleterre et le nord de l'Europe au XVIIe siècle en passant par Bordeaux.  http://lauragais-patrimoine.fr/PATRIMOINE/PASTEL/PASTEL01.htm

Cependant, existait depuis longtemps le bleu indigo (l'anil) plante très présente en Inde et prisée sur toute l'Asie - voir route de la soie - mais voir aussi en Afrique le bleu des Touaregs - la chèche bleue peut déteindre sur le visage de l'homme...

         Il faut bien mettre des limites et la vastitude du sujet.... aussi un renvoi sur l'ouvrage produit par Daniel Bernard est nécessaire : "la route de l'or bleu"  ed. La Découvrance 2016. 

 

                              la-route-de-l-or-bleu.jpg

 

    et voir le site de notre conférencier, un artiste :  http://www.danielbernard.fr 

Autres idées de lecture  :

"Bleu, histoire d'une couleur" coll. Points Histoire 2014

de Michel Pastoureau, historien, spécialiste des couleurs.

  

                               Bleu-histoire-d-une-couleur.jpg

 

et d'autres : 

"Le bleu" Annie Mollard-Desfour ed.CNRS, 2013. 
"Une histoire de bleu" Jean-Michel Maulpoix, ed. Gallimard poésie, 2000 .
 

           .... avec tous ces bleus, nous n'avons pas eu de détails sur le bleu qui envahit notre univers contemporain, le bleu denim ; voir son histoire :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeans

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"La représentation des volcans et des glaciers dans l’art"

cf. le 6/11/2017 conférence d'Alexis Drahos, historien de l’art à Paris IV Sorbonne, spécialisé dans les rapports arts/sciences. 

 

          "La géologie connaît à partir de la fin du XVIIIème siècle un véritable essor dont les conséquences ne tarderont pas à apparaître dans la peinture de paysage de l’époque. Délaissant désormais les cabinets d’histoire naturelle, les naturalistes se mettent à chercher sur le terrain des indices pour comprendre le passé de notre terre et notamment son extrême ancienneté. Les artistes imitent leur démarche en se passionnant à leur tour aux phénomènes naturels comme les volcans, les glaciers ou tout simplement les falaises. Sous le prisme des découvertes effectuées en géosciences, il s’agit de déterminer l’influence de certaines théories scientifiques sur la peinture de paysage". 

                   

                M. Drahos connaît bien le sujet puisqu'il a soutenu en 2003 sa thèse à la Sorbonne en histoire de l'art : "Théories scientifiques et représentation du paysage dans l'art occidental de la première moitié du 19ème siècle".

Il a produit deux livres dont "Orages et tempêtes volcans et glaciers" ed. Fernand Hazan, 2014. 

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                   Pour illustrer son propos et mettre en évidence les différentes approches des observateurs-artistes au cours des siècles à l'égard de l'évolution de la terre, de ses manifestations les plus spectaculaires comme les volcans et glaciers, M. Drahos présente une série de peintures imaginées, mythologiques, symboliques pour les plus anciennes et figuratives, surtout à partir du XVIIIe siècle. Quelques exemples, Empedocle, philosophe grec, étudia l'Etna et disparut dans le cratère : légende ou réalité... 

Pline l'ancien, en l'an 79, observa les éruptions du Vésuve...

A la suite de nombreux récits de voyages surtout en Europe décrivent les éruptions (avec de nombreuses oeuvres picturales) de ce volcan si meurtrier mais qui se révélera au XVIIIe siècle bienfaiteur avec sa lave fertilisante.

Il existe déjà au XVIème siècle une représentation du volcan, Hekla en Islande d'A. Orthelius.

                  Observations et études s'étendent progressivement avec les expéditions scientifiques des anglo-saxons, allemands, italiens et français.

Citons quelques noms d'artistes véritables témoins des phénomènes terrestres :

Pierre Jacques Volaire, élève de Joseph Vernet (les Ports de France) spécialistes des volcans, visibles dans de nombreux musées de France,

Jean-Pierre Houël, le Stromboli en 1775,

William Turner, éruption de la Soufrière en 1812,

Frederich Church, les Andes, 

Alexandre de Humboldt, explorateur, Aimé Bonpland, botaniste, découvrent l'Amérique latine,  étudient près de Quito, le volcan Chimborazo et ramènent dessins et gravures, etc...         

           En fin du XIXe siècle, se développe un intérêt pour les glaciers (représentés à la Renaissance par les dragons)... 

Pour la France, nombreuses représentations du Mont-Blanc et de la Mer de Glace :

Carl Gustav Carlus, 1825, 

William Turner, 1802 et Jean-Antoine Linck, Ferdinand Holder....

 

 

   Volaire 1771 Eruption du Vésuve

                                                             W. Turner 1817  Eruption du Vésuve

     Volaire 1771 Eruption Vésuve.jpg                   Turner 1817  Eruption du Vésuve.jpg

 

 

 

         Carl Carlus 1824 Montenvers          peinture de Viollet le Duc -

                                                                 glacier des Bois   Mont-Blanc - 1874 

      Carl Carus 1824 Montenvers Mont-Blanc 001.jpg           Violet le Duc Glacier des Bois 1874 001.jpg

           Il ne vous reste plus qu'à visiter les musées des beaux-arts et à observer - peut-être avec un regard nouveau - combien ces artistes ont eu une curiosité pour les sciences de la terre !                              

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"Limiter la prédation : la cohabitation  des chats et des oiseaux dans les jardins"

(cf. le 12/10/2017 présenté par Anne-Laure Dugué, responsable du programme  "oiseaux en détresse" à la L.P.O.

        Une étude de la Ligue pour la Protection des Oiseaux a été réalisée en 2016 sur la prédation des chats domestiques (animal préféré des français, près de 13 millions) envers les oiseaux et la petite faune venant à proximité des habitations. Il faut savoir que la L.P.O. accueillent dans ses refuges 8 à 10% de petits animaux (fouines, écureuils, loirs, chauve-souris, reptiles, etc... blessés par le chat) -  à noter les chats errants - libres mais nourris par l'homme - sont estimés entre 8 et 10 millions).  

       Cette étude visait une quarantaine de propriétaires de jardins, volontaires pour quelques tests (notamment mesurer l'impact d'un dispositif à ultrasons "Catwatch" - à utiliser avec précaution - ou installer des aménagements pour empêcher ou réduire l'accès de certaines zones aux chats). 

        Il ressort qu'il n'y a pas de moyens efficaces à 100% mais c'est toute une série de mesures qui permettront de réduire la prédation des chats domestiques ou non.

         En premier lieu, faire stériliser son chat et lui faire porter une puce d'identification.    

        Apprendre à connaître son chat et repérer ses moments d'agressivité ; jouer avec lui pour détourner son attention ; le garder à l'intérieur de la maison dans les périodes susceptibles de nuire aux jeunes oiseaux ou après de fortes pluies ou de froid ; lui mettre un collier avec clochettes pour prévenir les petits mammifères ; limiter son territoire  en utilisant des dispositifs comme de "stop minou" (mini-herse mobile, réglable pour support vertical) ; empêcher le chat de creuser la terre ou protéger un potager par des tapis à trous (hérissés de picots plastique) ; utiliser des répulsifs naturels comme le coleus canina, plante à disposer sur des zones sensibles ou composer un répulsif à base d'eau, jus de citron et huile essentielle d'eucalyptus, à vaporiser autour d'une zone restreinte.

       Les mangeoires et nichoirs devront être placés hors de portée des chats (plus de 2 m).

         Un travail de communication a été effectué par la L.P.O. avec la réalisation d'affiches présentant toutes ces mesures destinées aux vétérinaires pour diffusion. 

         Des panneaux d'exposition ainsi que des fiches techniques "Oiseaux et chats" ont été confectionnés sur le sujet, installés à la Librairie de la L.P.O. 

   

        Logo LPO.jpg

         D'autre part, des informations sont données sur le site internet :

http://www.lpo.fr/les-causes-de-detresse/predation-du-chat-domestique-dp3 

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"Un protestant charentais : Elie Neau (1663-1722)" 

(cf. le 9/10/2017 conférence de Didier Poton de Xaintrailles, Professeur émérite d’Histoire à l’Université de La Rochelle.

 

        "Quand le jeune matelot Elie Neau de Moëze embarque vraisemblablement en 1679 à La Rochelle sur un navire qui doit rallier Saint-Domingue, il ne s'imaginait pas qu'il ne reverrait plus son pays natal sinon comme galérien à Marseille. Cette expérience au château d'If le conduit après sa libération en 1698 à changer radicalement de vie à son retour auprès de sa famille à New York. Il est une des personnalités les plus marquantes de la communauté huguenote réfugiée dans les colonies anglaises d'Amérique sous le règne de Louis XIV".

 

             Notre conférencier retracera en effet la vie, à la dimension atlantique, de Neau, enfant de Moëze, de famille de sauniers et de marins, famille protestante comme en majorité dans la région du sud-Charente (estuaire de la Seudre, la Tremblade, Arvert, St-Sulpice-de-Royan, Royan, Saujon, etc... où subsistent dans chacune de ces communes des temples, parfois des maisons d'oraison - qui ont servies de lieux de culte).

            L'histoire d'Elie Neau a été révélée par les écrits du pasteur de Moëze, Jean Morin, avec lequel notre marin charentais a correspondu au cours des années de galères (condamnation à l'occasion de la vente à St-Malo de son navire de commerce La Jamaïque-New-York).

            A noter qu'à Moëze, le culte réforme y fut interdit en 1684 et le temple démoli l'année suivante, Jean Marin a trouvé refuge en Hollande. 

            Les lettres échangées avec Elie Neau ont fait l'objet d'un ouvrage écrit par Didier Poton de Xaintrailles et Bertrand Van Ruymbeke.

 

                       Elie-Neau-des-galeres-de-Louis-XIV-a-New-York.jpg

  

. Autre livre écrit par notre conférencier avec Michaël Augeron : 

"les hugenots de l'atlantique" ed. des Indes savantes 2005, disponible à la médiathèque de Rochefort (2 tomes).

. Pour en savoir davantage sur le sujet dans notre région :

"Guide du protestantisme charentais", un guide de balades pour découvrir un patrimoine et des lieux de mémoire" geste éditions, 2006.

. Visiter le Musée Rochelais d'Histoire protestante installé 2, rue St-Michel organisé en trois thèmes marquant la chronologie des événements : "La Rochelle protestante", "le temps du Désert 1685-1787", "hier et aujourd'hui"  (visite faite par l'UTL voir sorties et voyages 15/10/2015). 

http://www.museeprotestant.org/notice/musee-rochelais-dhistoire-protestante

  

 . Lire la biographie très complète de Jean Calvin sur le net : 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Calvin 

 

. Voir au cinéma l'affaire Calas :

"Voltaire et l'affaire Calas" (1761 et 1762 Toulouse) réalisé en 2007 par Francis Reusser avec Claude Rich (Voltaire).

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 "George Sand (1804–1877) "Les habits d’une vie"

(cf. le 5/10/2017 conférence de Nicole Pellegrin, historienne et anthropologue chargée de recherche honoraire au C.N.R.S. 

          "George Sand (1804-1876) est un-e auteur-e majeur-e du XIXe siècle mais n’est souvent connue que de façon superficielle ou condescendante.

           Chercher et comprendre la place qu’elle accorde aux vêtements et aux travaux d’aiguille dans sa propre vie et dans les aventures de ses héroïnes romanesques est un moyen inédit de ressusciter des œuvres comme l’Histoire de ma vie, Gabriel ou Nanon, et d’inviter à relire de près Indiana, Consuelo, La Mare au Diable et sa très riche correspondance".

    

            Mme Pellegrin nous indique modestement qu'elle n'est pas une spécialiste de George Sand mais plutôt une historienne des femmes et plus particulièrement une historienne des genres homme/femme et des caractères identitaires, en l'occurrence des tenues vestimentaires, de la mode, de la couture et de tous les attributs qui peuvent s'y rattacher.

             L'habit permet de se construire, de se montrer, de s'opposer, de s'imposer, ce fut le cas pour George Sand durant toute sa vie, d'où le titre de la conférence retenu par Mme Pellegrin "les habits d'une vie". 

Notons d'autre part quelques uns de ses écrits : 

"Les vêtements de la Liberté: Abécédaire des Pratiques en France de vestimentaires 1780 à 1800 (Collection "Femmes et Révolution") (édition française) – 1989

"Femmes travesties, un mauvais genre, Clio" n°10 Broché – 1999 Collectif.

 

              Si George Sand a été un écrivain majeur ("une femme qui écrit" ! lui disait-on avec ironie) cela n'a pas été sans souffrance et sans mal être face aux controverses (voire injures) de toutes parts (très nombreuses caricatures dans la presse).

       Cependant son honnêteté, sa droiture, l'adaptation au temps qu'elle a traversé, sa faculté de création ont été reconnus ainsi que son attention pour les plus démunis, ceux qui n'avaient pas reçu d'instruction, le monde paysan, alors qu'elle avait des origines aristocratiques par son père (grand-père, Maurice de Saxe). 

       Son désir de liberté, son avant-gardisme lui ont permis de fréquenter, un grand nombre de personnalités qui l'admiraient : Chateaubriand, Flaubert, Proust, Delacroix, Rossini, Gounod, Tourgueniev, Dickens....  (hormis ceux qu'elle a connu plus intimement : Musset, Chopin, Delacroix...).

        Notons à son actif : 70 romans ; 150 contes, récits, nouvelles ; une centaine de pièces de théâtre, mises en scène et costumes compris, puis avec son fils Maurice, la création de marionnettes sculptées et de spectacles dans leur petit théâtre (réalisé à Nohant),

 

                                                Theatre-Nohant12.jpg

 

et en dernière partie de vie la peinture sur cartons et sur éventails (technique de la dendrite). N'oublions pas les très nombreux articles qu'elle a publiés dans la presse (savante ou non).

        Pour Mme Pellegrin, les plus beaux textes sont dans "Histoire d'une vie"  écrits à la moitié de sa vie (parus dans la Pléiade, 1970) qui nous fait comprendre l'ambiguïté dans laquelle elle s'est trouvée tout au long de son existence - son histoire familiale, son nom d'écrivaine (le choix d'un "matronyme", George), ses vêtements tantôt féminins, tantôt masculins, la pipe ou le cigare, une carrière d'homme mais un attrait pour les tâches ménagères : couture, broderie, confection des confiture, l'art de recevoir... 

              en habit d'homme, dessin anonyme

                       Musée Carnavalet  - Paris

                   george Sand dessin.jpg

        Pour toutes précisions biographiques, les nombreux sites internet vous renseigneront parfaitement. 

         En dehors de l'immersion prévue en pays de Brenne fin octobre avec l'UTL, vous pouvez découvrir à Paris, un lieu exceptionnel qui recèle de nombreux objets, mobiliers, tableaux qui  appartenaient à George Sand, légués par sa petite-fille Aurore.

       Il s'agit du Musée de la Vie Romantique (propriété de la Ville de Paris) établi dans 

l'Hôtel Renan-Scheffer, 16, rue Chaptal, 9ème arrondissement.  Ce musée situé dans un endroit très bucolique malgré les immeubles qui l'entourent est implanté dans l'ancien quartier de la Nouvelle-Athènes, habité alors par le monde des écrivains, peintres, musiciens que George Sans a fréquenté lorsqu'elle était avec Chopin. Voir le Musée

http://museevieromantique.paris.fr/fr/le-mus%C3%A9e-de-la-vie-romantique/visite-virtuelle/le-cabinet-des-bijoux

 

Citons quelques lectures :

Martine Ried "Signer Sand" 2003 ed. Belin

Béatrice Didier "Masculin/Féminin chez George Sand", collection Itinéraires, 2011

Henry James "George Sand" ed. Mercure de France

 

Un beau film réalisé pour la télévision avec Ariane Ascaride, exceptionnelle dans le rôle de George Sand :  "George et Fanchette" (2 parties) en  2010. 

et d'autres films pour le cinéma...  

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02/05/2018
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