Université du Temps Libre de Rochefort

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Documentation


Documentation - janv. à mars 2019

Si vous souhaitez approfondir les sujets abordés dans nos conférences,

cette rubrique vous apporte des éléments complémentaires, ils ne sont pas exhaustifs :

références d'ouvrages, d'essais, de bibliographies, de films, de cartes...

                                            

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  "Nègres littéraires, les confidences interdites"

cf. le 18/03/2019 présenté par Gérard Morel, Magistrat de l’ordre judiciaire, Romancier.        

 

         Gérard Morel se qualifie lui-même d'"auteur populaire". Il a longtemps été nègre littéraire pour les gens du spectacle ou de la politique qui désiraient publier un livre de mémoires avant de produire des romans historiques ou policiers signé de son nom.

 

 

                  "On ne nait pas nègre, on le devient" nous dit Gérard Morel. Pour lui, cela s’est fait naturellement à une époque où les mémoires de beaucoup de célébrités : hommes politiques, acteurs ou actrices, gens des médias étaient attendues par un public avide de biographies, de révélations, de confidences… cela a toujours été mais sous d’autres formes.

 

                  L’écrivain ne choisit pas la personne pour qui il va écrire, c’est l’éditeur ou par délégation, un "chasseur de tête" qui s’en chargera et la célébrité ne connait rien de son écrivain.                   Celui-ci exerce une profession occulte, doit faire preuve de discrétion et de psychologie. En très peu de temps, il doit s’identifier à la personne pour qui il va prendre la plume, comme un comédien qui se met dans la peau du personnage qu’il doit incarner, endosser son histoire, ses réussites, ses bonheurs mais aussi ses échecs, ses déceptions et parfois ses envies de prendre une revanche sur le passé....

                  Parfois l’idée du livre est abandonné, remettant trop de choses en cause, parfois le projet se poursuit avec l’acceptation qu’il faut travestir la vie, taire certains passages difficiles… et lorsque le projet d’écriture arrive à son terme et que le livre a du succès, le nègre devra accepter cette réussite qui n’est pas la sienne mais celle de la célébrité ! Si l’ouvrage ne retient pas le lecteur, c’est également une frustration car l’écrivain aura mis beaucoup d’investissement personnel à ce travail.  

 

                 Ceci n’a qu’un temps malgré l’enchaînement des contrats, les revenus et avantages qu’il en a tirés durant 15 années, Gérard Morel en garde quelques amitiés mais retient la non-reconnaissance et l’oubli des célébrités qui s’installent très vite.

 

                 A la suite, il a choisi d’écrire pour son propre compte et a axé son travail sur les récits historiques et policiers : voici quelques titres de sa production.

voir :  http://www.babelio.com/auteur/Gerard-Morel/83800

 

 

                  Depuis quelques années il a orienté vers ses activités vers la magistrature, qu’il exerce encore.

 

Si vous voulez en savoir plus sur l'histoire des "écrivains-fantômes" ou "porte-plumes" :

http://www.edilivre.com/tag/negres-celebres/

 

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 "Attrait des ailleurs : voyages au travers des océans du XVème au XXème siècle"

 

cf. le 4/03/2019 présenté par Martine Acerra, Professeur émérite de l’Université de Nantes ; elle a soutenue sa thèse sur "Rochefort et la construction navale française 1665-1815" ; ses travaux universitaire portent sur l'histoire maritime, elle est Présidente du CERMA.

                 Le cycle de conférences du Centre d'Etudes Rochefortaises Maritimes (CERMA) a lieu tous les ans fin septembre durant une semaine sur différents sites de Rochefort. 

 

                  Il donne lieu à une publication éditée par l'Université Francophone d'été 

 

                 publication CERMA 2000.jpg    cahier Cerma 001.jpg

 

 

                     L’histoire des conquérants, des grandes migrations, des navigateurs et explorateurs, l'évolution de la cartographie, les expéditions maritimes et terrestres, les récits de voyages, les témoignages nous montrent que l’homme a eu l’obligation ou le désir de dépasser son propre territoire, le désir de voir au-delà des terres, au-delà des mers.               

              Tenter l’aventure pour acquérir d’autres territoires, s’installer sur une terre plus accueillante, faire du commerce, échanger, acquérir des produits rares et précieux et au-delà élargir ses connaissances du monde au prix de naufrages, maladies, souffrances, confrontations avec les naturels et les animaux, disparition… mais continuer à découvrir ; la nature humaine étant déterminée, persévérante et adaptable.

voir sur le net l’histoire des grands déplacements et expéditions depuis l’Egypte ancienne jusqu’à la Renaissance (déplacements surtout vers l’Orient, l’Asie…) 

        http://histoirealacarte.com/Grandes-Decouvertes

mais n’oublions pas plus tard, les déplacements vers l’Occident notamment vers la Nouvelle France, et celui de l’Afrique avec la traite négrière, "un ailleurs obligé".

 

              Découvrir peut parfois déclencher un véritable enchantement pour les paysages, les habitants, le mode de vie, peut offrir une richesse des relations humaines et provoquer un désir de non-retour (conditions de voyage évidemment beaucoup plus sécurisantes dans notre XXIème !).

             Mme Acerra, tout en abordant son thème de prédilection, l’histoire maritime, a voulu aujourd’hui nous entraîner dans ce goût de l'exotisme en nous présentant un album très coloré et merveilleux fait de cartes, de personnages surprenants, d’habitations précaires dans une nature généreuse et luxuriante, des produits rares arrivés jusqu’à nous par les grandes compagnies commerciales (Compagnies des Indes orientales et aussi occidentales, entre autres) avec les porcelaines et soieries de Chine, les indiennes, des épices, les thés, le cacao...

Ici, quelques images évocatrices à partir desquelles vous poursuivrez vos recherches.

 

venise_le_port_.jpg              saint-louis du Sénégal.jpg

Venise du temps de Marco Polo - XIIIe         St-Louis du Sénégal - XVIIe Compagnie coloniale française 

 

Pondichéry compagnie des indes.jpg   lorient compagnie des indes.jpg

Pondichéry, comptoir français  XVIIe              Lorient du temps de la Compagnie des Indes

Compagnie des Indes orientales 

 

broderie chinoise.jpg  Plat porcelaine de Canton.jpg  indienne de coton.jpg

    soierie chinoise                     plat de porcelaine de Canton                                       indienne de coton 

 

Etant à Rochefort, on ne peut échapper à notre écrivain-voyageur, capitaine de vaisseau, photographe et dessinateur.

Premiers dessins (1872) à l'île Pâques, un véritable reportage sur cette terre si énigmatique.

(voir la revue "Historia" mars 2019 sur le sujet). 

 

les moais à l'ile de Paques Pierre Loti.jpg   livre des dessins de Pierre Loti.jpgplus de 500 croquis, dessins, aquarelles, témoignent de sa vision du monde 

    les monais

 

 

Un livre très documenté et illustré à offrir ou s'offrir :

"Atlas historique des grandes expéditions" de Karen Farrington.  

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"Jean-Daniel Coudein, Commandant du radeau de la Méduse"

 

cf. le 4/03/2019 présenté par Didier Jung, vient du monde de l’Entreprise, Auteur de nombreux romans, études historiques, biographiques (est déjà intervenu pour l'UTL pour présenter le peintre William Bouguereau, "les anarchistes de l île de Ré" et "Émile Arthur Thouar, de l île de Ré à la jungle bolivienne").

                                    Livre Didier Jung Jean-Daniel Coudein.jpg 

 

 (4ème de couverture - complétée)

                         Jean-Daniel Coudein, officier de marine de la première moitié du XIXe siècle, doit certainement sa notoriété à l’épisode du radeau de la Méduse, et à son génial metteur en scène, Géricault.

 

                 Il fit pourtant une carrière complète et honorable dans la Royale, commencée à l’âge de dix ans comme mousse, sous le Consulat, terminée au début du Second Empire, capitaine de vaisseau et major du port de Rochefort.

                L’auteur fait la part belle au pays qui l’a vu naître. La Tremblade, dans le pays d’Arvert, est un berceau de marins depuis des siècles, pour la pêche, le commerce, la marine de guerre, sans oublier la course. JD. Coudein a de nombreux officiers et commandants de bord parmi ses ancêtres dont son père, qui le prend avec lui comme mousse en 1803. Les Coudein sont également représentatifs de leur région car c’est une vieille famille de protestants.

 

                Profondément ancrée dans la Saintonge maritime, l’histoire de Jean-Daniel Coudein a rejoint l’histoire nationale par le destin qui le conduisit à commander (à l’âge de 23 ans, blessé et affaibli), le radeau de la Méduse dont le cauchemar dura 12 jours, 12 nuits (commandement assez bref entre celui de Duroy de Chaumareys et de Savigny, chirurgien, mais dans de terribles conditions). 

consulter  http://francearchives.fr/commemo/recueil-2016/39949 

 

                JD. Coudein, à son retour écrira un rapport de 7 pages (accessible aux Archives de la Marine de Rochefort) ; Henry de Savigny et Alexandre Correard, cartographe et géographe publient  "le récit de la Méduse" - détails des conditions extrêmes, actes de violences et d’anthropophagie.

 

              dupont radeau de la méduse.jpg  un autre témoignage, celui du Capitaine Dupont 

 

                JD. Coudein fera ensuite une belle carrière dans la Marine, participant de à nombreuses expéditions (sur toutes les mers du monde) et grimpant très progressivement les échelons avec tous les honneurs, sans en tirer gloire - il restera toujours affecté par l’épisode du radeau de la méduse tout en gardant cette souffrance pour lui-même. Il prendra sa retraite après 45 ans de service.

 

               D’autre part, affecté par de nombreux deuils familiaux, il se retirera, après avoir habité Rochefort puis La Tremblade où il meurt à 64 ans, il est enterré au cimetière protestant.

 

. n'hésitez pas à voir le radeau de la Méduse dans la cour du Musée de la Marine de Rochefort - reproduction presque à l'identique : 20m x 7m et faire la visite guidée assis sur les rondins, vous aurez l'impression de vivre un terrible moment !

 

                                    Radeau de la méduse Rochefort.jpg

 

 

et au musée Hèbre de St-Clément de Rochefort : la copie du tableau de Géricault, peinture "mise en scène", peinture de propagande. 

 

                                                          Théodore_Géricault_le_Radeau_de_la__Méduse_.jpg

 

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   "Le stoïcisme et l’épicurisme"

cf. le 13/02/2019 présenté par Dominique Josse, Professeur de philosophie, Directeur d’Etablissement à la retraite, auteur notamment de "l'Actualité de nos vieux philosophes grecs" ed. l'Harmattan, 2018.  

 

               Avant de présenter son sujet, Dominique Josse dressera un petit tableau de la philosophie antique dont le personnage principal est Socrate à partir duquel des périodes sont établies avec  “petits Socrate” IV ème au IIIe av J.-C. , “les grands Socrate”  : Platon et ses disciples (Aristote…) et "les post-Socrate" qui nous intéressent avec

 

le stoïcisme (vers 302 av. J.-C.) avec le fondateur, Zénon de Kition qui propose une doctrine qui se rapproche du christianisme : l’homme doit être un être de bien, il est dans un monde enchanté “la nature est un cosmos vivant”, tout ce qui arrive est voulu par l’ordre divin, il faut accepter cela et la souffrance embellit l’ensemble… L’homme se réfugie dans sa liberté intérieure ; tous sont égaux et unis par une sympathie universelle. Il ne peut agir sur ce qui n’est pas de son fait, pour le reste, il peut être dans l’action, mais avec réflexion et justice. L’homme veut vivre le moment présent, rejette le passé et ne se projette pas dans l’avenir.

 

Consulter :  http://histophilo.com/stoicisme.php

 

. Ouvrages sur des stoïciens :

 

“Sénèque ou la conscience de l'Empire” de Pierre Grimal, Fayard, 

“la Citadelle intérieure” (les Pensées de Marc Aurèle)  de Pierre Hadot, Fayard 1992

 

 

             L’épicurisme, venant d’Athènes, avec Epicure en 306 av. J.-C., c’est une école philosophique apportant des conseils sur un art de vivre à adopter, plus matérialiste, elle aura des prolongements sur l’histoire occidentale et encore de nos jours ; elle arrive à un moment où la situation politique et économique se dégrade, l’homme ne peut plus compter que sur lui-même.

 

            La doctrine est simple, basée sur la logique pour accéder à la vérité  “tout ce qui est plaisir est bon” mais néanmoins, une sagesse modérée dans la recherche des plaisirs  ; la physique : la vie est un agrégat d’atomes, la mort, sa désagrégation  ; il n’y a pas de Dieu donc pas de châtiments  ; et la morale : recherche de la sérénité, assouvir ses désirs mais tout en mesure, proscrire la fortune, la gloire…

 

Consulter :  http://histophilo.com/epicurisme.php

 

. Ouvrages sur l'épicurisme

 

“Périclès, la naissance de la démocratie” de Donald Kagan, Taillandier, 2008

"Epicure, un philosophe de combat" de Michel Onfray.

 

 

                    Epicure.jpg         Zénon de Kition stoicien.jpg
                          Epicure                        Zénon de Kition 

 

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 "Histoire de l’enregistrement sonore" 

cf. le 11/02/2019 par Jean-Pierre Fournier, ancien ingénieur SNECMA, Président de l’Université du Temps Libre de La Rochelle.

 

                Enregistrer est devenu enfantin avec les moyens modernes, mais cela n’a pas toujours été le cas. Jean-Pierre Fournier nous présente la quantité d’appareils en "graphe" ou en "phone" depuis le phonographe jusqu’au magnétophone.

Le petit chien Nipper figurant sur la publicité de "La voix de son maître" est bien entendu évoqué, son histoire méritant d’être contée.

                         

                        Des problèmes techniques au moment de la présentation de la conférence n’a pas permis à Jean-Pierre Fournier de faire écouter au public les extraits sonores enregistrés sur son ordinateur...

                       Mais les différentes étapes de histoire de l’enregistrement et de la diffusion du son ainsi que les appareils ayant vu le jour et utilisés ont été abordés en détail.

                      C’est une histoire qui remonte à la fin du XIXe siècle : voir les grands inventeurs (Charles Cros,Thomas Edison, Graham Bell, Emile Berliners, Henri Lioret, etc..) des enregistrements mécaniques et les diverses techniques perfectionnées au cours des ans :

voir www.gralon.net/articles/photo-et-video/hifi/article-le-phonographe---histoire-d-une-invention-1492.htm

 

     Eddison devant son invention.jpg Thomas Edison devant son cylindre recouvert d'étain

 

               Eddison Phonographe.jpg  Phonographe Thomas Edison 1889

 

                       Phonographe Lioret 1896.jpg Phonographe à poids d'Henri Lioret (horloger) 1896

 

 

               Au musée de l’Aventure et du Son à Saint-Fargeau (Yonne), vous verrez l’évolution des techniques et de très beaux appareils d'enregistrement.

http://dailymotion.com/video/x6sd2b2?playlist=x5pmy3  (présentation du musée)

http://dailymotion.com/video/x6sd4dk?playlist=x5pmy3  (musiques mécaniques)

 

             Concernant le chien Nipper et "la Voix de son maître, voir explications :

http://madparis.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/dossiers-thematiques/marques-et-personnages/pathe-marconi

 

                Gramophone la voix de son maître 1932.jpg Gramophone "la voix de son maître" 1932
           

               Dans l'histoire de l'enregistrement sur disque, une "bataille" a perduré, notamment avec Pathé, jusqu’aux années 60 : le sens de la lecture du disque : de l’intérieur vers l’extérieur ou le contraire ?

et le sens de la gravure ? on arriva à une gravure universelle : un seul sillon de chaque côté du disque.

La vitesse de rotation fut discutée dès 1884 et fut réduite par les Etats-Unis ; 80 tours/mn devint 78 ; 45 tours vit le jour en 1949 avec les juxe-box, 33 tours avec l’électrophone.

 

                    1957 Tourne disque Teppaz.jpg Grand succès du tourne-disque Teppaz 1957

 

              D’autres appareils ont été mis au point mais pour des durées variables :

- le Dictabelt est un cylindre souple d'usage répandu aux Etats-Unis comme dans certains autres pays, de la fin des années 1940 aux années 1970.

 

- ReVox est une marque déposée suisse de fabrication de matériel audio enregistrée par Studer le 27 mars 1951. Sous cette marque seront diffusés des équipements grand public ou semi-professionnels ;  la marque Studer sera réservée aux équipements professionnels.

 

                      Revox.jpg Un Revox, imposant 

 

- Nagra, petit magnétophone avec manivelle et malette utilisé par les radio-reporter (1951).

- Utilisation de disques enregistrables (Pyral), en aluminium, recouverts de couches sur les 2 faces de cellulose, utilisés par la radio pour documentaires, pièces de théâtres et ce de 1932 à 1980.

 

                 Nagra magnetophone-hifi-vintage.jpg le Nagra, transportable

 

- Enregistrement optique dès 1910 avec un chronophone à amplification pneumatique pour le cinéma  sonore.

- Enregistrement numérique : son et image sur une bande magnétique, le Walkman (Sony).

et

à présent sur le téléphone portable, le smartphone : une miniaturisation et un outil audio-visuel, présent partout dans le monde, à toute heure du jour et de la nuit …

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"Deux raffineries de sucre dans l’arrière-pays rochelais au XVIIIème siècle : 

 Saint-Jean d’Angély et Rochefort"

 cf. le 4/02/2019 présenté par Philippe Duprat, Président de la Société de Géographie de Rochefort.

 

            "Bien attesté à La Rochelle au XVIIIe siècle, le raffinage du sucre en provenance des Antilles ne semblait pas concerner l'arrière-pays charentais jusqu'à une date très récente où des découvertes majeures ont été faites à Saint-Jean d'Angély et à Rochefort : un éclairage nouveau sur cette activité industrielle particulièrement lucrative, mais aléatoire, pratiquée en plein centre ville"

   

                          Dès la fin du XVIIe siècle, la France importait du sucre raffiné (avec art – c’était en effet un produit de luxe) en provenance d’Europe du Nord, en particulier de la Hollande, à la fin du XVIIIe siècle, la France séduite  ce produit fait venir des ouvriers qualifiés en raffinage pour transmettre leur savoir-faire - ce qui fut une réussite - et parvient à satisfaire les besoins des consommateurs français.

                  La France reçut ensuite directement le sucre (après avoir subi sur place, une première cuisson nécessaire (cuisson du vesou, donnant un sucre brun), mais le sucre, pour plaire à la clientèle européenne, devait être cristallisé pour obtenir un sucre blanc, pur.

               Le document de référence fut celui de Duhamel du Monceau, un physicien de renom - L’art de raffiner le sucre”, 1784 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Louis_Duhamel_du_Monceau

 

et l’Encyclopdie d’Alembert, 1763, planches du traitement du sucre.

                                     

 

                           A partir des villes portuaires atlantiques  comme Nantes, La Rochelle, le sucre brun ou terré était acheminé vers des raffineries qui émergeaient en pays de Loire jusqu’à Orléans et en pays charentais jusqu’à Angoulême, par la Charente et la Boutonne (d’ou l’existence de raffinerie à Rochefort et St-Jean d’Angély) ; à La Rochelle, pas moins d’une quinzaine de raffineries étaient présentes en centre-ville, dont une citée dans les archives au 25 rue des Ducs (quartier St-Nicolas)

                  Depuis 2014, un travail a été réalisé autour de Sébastien Pauly avec des chercheurs de différentes institutions, et  sur des thématiques variées, relatives aussi bien à l’histoire des Antilles, au commerce transatlantique, qu’à la production.

Un Projet collectif de recherche portant sur les céramiques de raffinage du sucre – de canne, puis de betterave à l’aube du XIXs. retrace l’émergence, dès la fin du XVIsiècle, de l’ industrie sucrière, puis son essor sur la façade atlantique métropolitaine comme aux Antilles

http://craham.hypotheses.org/1166

 

                          Pour Rochefort et St-Jean-d’Angely, découverte début 2018, grâce aux archives départementales, des actes et croquis concernant les lieux de raffinages, les visites sur place n’ont pas eu lieu encore.

                    A Rochefort, il s’agit d’un bâtiment situé rue Audry de Puyravault, occupé aujourd’hui par la Société Générale, face à l’Eglise St-Louis. Il appartenait à l’un des plus grands négociants de la ville, Jean Girard et son fils, possesseur d’autres propriétés. Père et fils font la production et la vente (de 1752 à 1769) mais les événements internationaux, la Guerre de sept ans (1756-1763) entraînera d’énormes difficultés financières et des faillites dans les entreprises (ici en 1769).

                    A St-Jean d’Angély, en collaboration avec Sébastien Pauly, les archives départementales ont mis en évidence des actes notariés sur le bâtiment, propriété de la Ville, occupé par le Secours catholique,  sis à proximité du Jeu de paume – l’inventaire des pièces et du mobilier (luxueux) a été réalisé. En 1763, la raffinerie ayant appartenu à M. Dufresne, décédé, est mise en vente pour rembourser des dettes (là encore la situation désastreuse laissée par la Guerre). M. Lagaros, négociant, achète le bâtiment – il n’y avait plus trace de celui-ci depuis 1765 (“la Gazette des deux Charentes”).

 

 

citons le travail de Maud Villeret, en 2017

 

                            Le gout de l'or blanc Marc Villeret.jpg

voir : histoiredroitcolonies.fr/Maud-Villeret-Le-gout-de-l-or-blanc-Le-sucre-en-France-au-XVIIIe-siecle-PUR-2165.

 et "L’art délicat du raffinage du sucre : la discrète évolution des techniques" (France, fin XVII - fin XVIIIe siècle).  

 

                       Ne doutons pas que Ph. Duprat reviendra nous informer de la suite de ses recherches sur les deux lieux de raffinage évoqués ce jour.

 

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 "Capa, Doisneau, Lartigue, trois regards sur la France du XXème siècle"

par Yannick Levannier, passionné de photos, formateur durant 20 ans chez Kodak.

 

                   Ayant chacun sa propre vision de la photographie et des techniques de prise de vue, ces 3 photographes d'origines sociales différentes, ont su à leur manière fixer des moments de vie de la France et des français du siècle dernier. Reportage de guerre, vie familiale de tous les jours, début des transports ou manifestations sociales de toutes sortes, rien n'a échappé à leurs regards figeant pour toujours une époque déjà lointaine.                                                                                                                                                                                         Y. Levannier 

 

 

Robert Capa.jpg Robert Doisneau.jpg jacques-henri-lartigue-1981.jpg
         Robert Capa              Robert Doisneau      Jacques-Henri Lartigue

 

 

                                         Yannick Levannier, venu 23/01/2017 faire une conférence devant l'UTL sur "L’image, preuve ou mensonge au service de l’Histoire" revient pour présenter ces trois personnalités pré-citées et a eu l'amabilité de nous transmettre une synthèse de chacun d'eux. 

 

                            Pourquoi choisir ces trois photographes, ces trois regards ?

Ils ont couvert la deuxième moitié du XXème siècle et photographié la France des années 50 à 80. Ce sont trois visions complémentaires d’un même pays, trois choix de société, trois

techniques  photographiques.

 

Capa photographie l’événement et est surtout connu pour ces photos de guerre, Doisneau la vie publique et sociale, Lartigue la vie de famille.

 

Robert Capa (1913-1954), de son vrai nom Endre Friedmann, hongrois.

A 17 ans, il part à Berlin apprendre le journalisme. Pour payer ses cours il est apprenti développeur dans une agence photographique.

1932, il commence à faire des photos en  pour l’agence avec laquelle il faisait des petits travaux, on l'envoie à Copenhague photographier une manifestation de Trotski.

Il surprend par son style de prise de vue et affirme : le gros plan.

"Si vos photos ne sont pas assez bonnes, c’est que vous n’êtes pas assez près".

1934, Lisieux, il ne convainc pas.

Il considère que pour bien les prendre, il lui faut être dans l’action et commence ainsi à donner le style Capa. 

1933, étant juif, devant la montée du nazisme. Il s’installe à Paris.

Fait la connaissance de Gerda Taro, photographe et travaille avec elle.

Endre Friedmann a du mal à vendre ses photos ; Gerda lui fait changer de nom pour

Robert Capa nom plus américain. Ses photos connaissent alors un succès grandissant.

Sa compagne se rebaptise "Taro". Il photographie ensuite les Fronts Populaires.

Il part avec Taro couvrir la guerre d’Espagne. La photographie "Mort d’un soldat républicain" qui entraînera bien des controverses mais symbolisera la guerre d’Espagne.

 

        Mort guerre d'espagne 1936.jpg"Mort d'un soldat républicain" 1936

 

             Il rentre en France, Taro décide de rester en Espagne pour faire encore quelques photos. Elle décède écrasée par un char. Capa se culpabilise et aura beaucoup de mal à s’en remettre.

Début 38, le magazine Life l’envoie en Chine pour suivre la Seconde Guerre sino-japonaise.

1939, Paris Match et Paris Soir lui demande de faire des photos du tour de France.

 

                          R Capa 1939 en attente du tour de France.jpg  en attente du Tour de France 1939

Ses photos restent actuelles dans leur situation tout en appliquant le style Capa.

Pendant la guerre, il part aux États-Unis et obtient une accréditation pour accompagner les soldats américains lors du débarquement en France. Il fait ses prises de vue sur la plage d’Omaha Beach avec le premier régiment, photographie les vagues d’assaut. L’une de ses photos légèrement floue à cause d’une erreur de traitement est finalement publiée à sa demande et est devenue l’un des symboles du débarquement. Ensuite il accompagnera les soldats et couvrira toute la progression vers Paris.

                       R Capa le débarquement 1944.jpg Omaha Beach 1944

Avec ses amis David Seymour et Henri Cartier-Bresson, il fonde l’agence Magnum.

Grâce à Hemingway, il rencontre des stars dont il va faire le portrait et affirme son style, fait également des photos publicitaires.

 

           Robert Capa Affiche Ingrid Bergman pour Life.jpg

                    Pour Life, affiche publicitaire pour Ingrid Bergman 

 

Très temporairement on lui demande de remplacer un photographe en Indochine. En 1954, près du Tonkin, il saute sur une mine.

 

Robert Doisneau (1912-1994)

Il a obtenu son diplôme de graveur lithographe en 1929.

Il n’a jamais fait une photo sur le vif au sens où on l’entend aujourd’hui. Il observe et décide de reproduire à l’identique.

A été photographe publicitaire, puis photographe industriel avant la Seconde Guerre mondiale.

Grande rigueur de composition et utilisation du regard des personnages qu’il prend en photo pour guider le spectateur. 

             R Doisneau les 20 ans de Josette 1947.jpg la farandole "les 20 ans de Josette" 1947

 

Ses débuts sont lorsqu’une agence américaine lui demande de photographier Paris de manière à donner aux Américains l’envie d’y venir.

Il procède sous forme de thèmes : les amoureux, les enfants de la rue, la vie dans la rue, l’école, les parcs, les Halles de Paris, Bercy au temps des dépôts de vins, les animations, les fêtes, des auteurs, poètes comme Prévert etc…

                     

    R Doisneau L'école 1956.jpg   R Doisneau 1973 Bercy.jpg

                     l'école 1956                                 Au temps des entrepôts de Bercy 1973

 

                                         R Doisneau bassin du Trocadéro.jpg les bassins du Trocadéro

 

Jacques Henri Lartigue (1894-1986).

Il est par passion peintre mais utilise la photo pour aide-mémoire.

Il disait : "Je ne suis pas un photographe, mais empailleur de la vie passée".

A un journaliste qui lui disait : "Il n’y a que vous pour prendre cette photo", il a répondu : "Non, mais il n’y a peut-être que moi pour la voir"

1974, c’est lui qui fut choisi pour faire la photographie officielle de Valéry Giscard d’Estaing et devint connu du grand public à cette époque.

Il photographie les débuts de l’aviation, les courses automobiles. Il aime le mouvement et ses photographies le prouvent.

 

     Lartigue Cote d'Azur.jpg     Lartigue Course Automobile.jpg

 Le mouvement : la côte d'azur jour de tempête                 les courses automobile

 

                               Lartigue double jeu peinture.jpg

                                           peinture et photo, ses 2 passions

 

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"Jacques Tati et les trente glorieuses"

cf. présenté par Yves Pédrono, Docteur en Sciences de l’Education,titulaire d’une maîtrise de philosophie, ancien Professeur de philosophie et auteur.

 

                     Les vacances de Monsieur Hulot de Jacques Tati.jpg Jacques Tati.jpg

 

                        Monsieur Hulot (en vacances - 1953 - ) et Jacques Tati, un seul homme.

 

M. Yves Pédrono a produit un ouvrage qui reprend le titre de la conférence - éd. Kimé 2017

 

                                                     Livre de Y Pedrono TATI et les 30 glorieuses.jpg

 

                     Jacques Tati (1907-1982) est classé au rang des grands burlesques (dans la lignée des Chaplin ou Keaton). C’est surtout le sens du gag dans toutes ses productions où la forme du mime prédomine : peu de dialogue, souvent inaudible chuchoté, crié ou inachevé. Le spectateur est simplement de passage dans l’univers de Tati, il prend des bribes de conversations, des flashs de situations, il est surtout témoin de l’évolution de la société française et de l'influence de l’américanisme.

                   J. Tati a été qualifié comme le plus grand réalisateur (du moins de 1947 à 1977), trouvant à chaque fois des techniques cinématographiques peu classiques, des cadrages exceptionnels, des mises en scène très étudiées, des bandes sonores originales, sans quitter son personnage fétiche, lui-même, M. Hulot, un homme sensible, poète, bienveillant et le public ne peut y rester insensible. Pourtant ce cinéma n'a pas toujours été compris à une époque où primaient les romances, les mélodrames, les films policiers, interprétés par de grands acteurs et actrices...

                 

                 Le propos de ce jour est de montrer l’oeuvre de Jacques Tati durant la période appelée par Jean Fourastié, sociologue,” les Trente Glorieuses” (1945-1975), période de pleine expansion économique et de progrès sociaux, de transformation du paysage, de l’habitat (les HLM), des réseaux, des transports et surtout le tout voiture ! 

 

  construction HLM mon oncle.jpg la voiture.jpg le tennis.jpg
                                     

            ...dans la vie quotidienne : le confort de la maison, le formica dans la cuisine, l’électroménager, la télévision… à l’extérieur : le sport, les loisirs et les vacances, avec l’allongement des congés payés à trois semaines, le caravane, le camping-car… 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Trente_Glorieuses

 

                   Tous ces thèmes ont été repris par Jacques Tati dans les 5 films, des longs métrages, présentés par des extraits au cours de la conférence.

 

- 1949 “Jour de fête”     jour de fête.jpg

- 1953 “Les vacances de M. Hulot”  les vacances m hulot.jpg

- 1958 “Mon oncle”      mon oncle.jpg

- 1967 Playtime          Playtime tati.jpg

- 1971 Trafic               trafic.jpg

voir présentation de ces films sur  http://www.ed-wood.net/jacques_tati.htm

 

                                                                  tati à Marc sur mer.jpg

 

                  La plage de Saint-Marc (Loire-Atlantique) est désormais appelée "plage de Monsieur Hulot" ; depuis 1999, elle est surplombée par "M. Hulot" statue réalisée par le sculpteur Emmanuel Debarre.

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"Renaissances, l’Hôtel de Ville de La Rochelle".

cf. le 24/01/2019 présenté par Richard Levesque, Historien d’art, spécialiste de la Renaissance, Enseignant en informatique.

 

             Comment retracer cinq siècles de l’évolution architecturale de l’Hôtel de ville de La Rochelle ? Comment se représenter les multiples destructions et ajouts qui ont façonné cette extraordinaire silhouette, en s’inspirant de sources prestigieuses et en grande partie pendant les Guerres de religion ?

 

                                           24 01 2019 Photo de synthèse de conf R Levesque.jpg

 

                    Richard Levesque est passionné de nouvelles technologies. Ses images de synthèse inédites en 3D nous plongent au cœur de cette histoire mouvementée méconnue.

 

                  Des renaissances (au pluriel) car il s’agit bien de la succession des transformations qu’a connu l’Hôtel de Ville de La Rochelle que l'on considère comme le plus ancien de France à avoir conservé sa vocation initiale (1298).

Il renaîtra en décembre 2019 après l’incendie qui a nécessité 6 ans de travaux.

                 L’originalité de la conception du bâtiment a pu être mise en évidence grâce aux connaissances de l’histoire de l’art, et au virtuel – images en 3D créées par R. Levesque – qui a permis une véritable approche du réel.

                Les représentants de la ville qui se sont succédé ont laissé traces de ce qu’ils ont voulu pour ce bâtiment central et pour la ville  - celle-ci s’est démarquée du pouvoir royal et on retient que le XVIe domine avec les édifications successives, les ornements architecturaux réalisés en s’inspirant de grands maîtres (Michel-Ange, par exemple avec les guirlandes de fruits sur les chapiteaux figurant au-dessus des colonnes très classiques qui respectent l’ordre dorique, ionique et corinthien, voir le Pavillon nord ; inspiration également de Philibert Delorme, architecte du roi Henri II qui a contribué à de nombreux châteaux.

 

                                        Hotel de Ville LR pavillon nord.jpgPavillon nord

               Des catalogues circulaient dans les villes proposant des modèles de construction ou d’ornements; A noter qu’au XVIème siècle, on dénombrait à La Rochelle deux imprimeries qui publiaient des traités d’architecture (notamment de Bernard Palissy) et évidement de nombreux ouvrages de protestantisme ; 24 librairies dans la ville où l’on trouvait gravures, traités, modèles architecturaux : niches, masques, cariatides ... ).

- XVème siècle : La ville protestante double ses remparts et construit beaucoup : Palais de Justice, le Temple, maisons de notables et commerces, la ville s’agrandit mais se protège : remparts et 7 bastions. 

Le “château” fortifié présente une architecture pseudo-militaire (1486-1492), symbole de la puissance de la ville, le bâtiment avait flambé et il resta en ruine jusqu’à l’arrivée de Jacques Lecomte (1485) qui fit construire une enceinte avec mâchicoulis et créneaux et deux tourelles d’angle.

 

 

                                  H De Ville avec enceinte.jpg

                   Un portail flamboyant fut créé et à l'intérieur, à gauche la tour fut détruite pour laisser place à une loggia et un escalier ; la loggia (avec couronnement en écaille) servant d’entrée mais aussi de tribune pour les discours fut transformée à plusieurs reprises jusqu’au XIXe siècle (avec Charles Fournier) ; l'escalier imposant avec une forte emprise sur la cour a été intégré au rempart, à gauche de la cour. La loggia menait au corps principal (partie droite du bâtiment) : salle d’honneur, bureau, etc.

 

                       H de Ville LR Salle d'honneur peinture d'Henri IV 001.jpgSalle d'honneur -

                                            peinture d'Henri IV sur la cheminée

 

 

- En 1605 avec Jacques Barbeau, la grande salle fut transformée ainsi que sa  façade trois hautes fenêtres séparés par des niches recevant trois statues représentant la justice, la force, la tempérance (une quatrième, la Prudence, sera rajoutée plus tard avec la modification de la loggia par l’architecte Juste Lisch). 

 

                                         Façade H de Ville LR 20ème 001.jpg

           Pour la partie basse, rez-de-chaussée, on trouvera de multiples arches (notamment sculptures avec des trophées, mascarons – inspirés par Androuet du Cerceau, architecte, seconde partie du XVIème) – référence des pavillons du Louvre) et une galerie très large possédant un plafond avec caissons : suite de cercles et d’ovales.

 

                              H de Ville arc galerie.jpg H de Ville galerie rez de chaussé.jpg

Adjonction d’un bâtiment par l’arrière avec l’achat du Palais des Gentilhommes où sera situé le bureau du gouverneur et dont la partie haute ressemble fort au “château” d’un bateau – une belle sculpture représentant un galion figure au-dessus de la fenêtre centrale (visite de la rue des Gentilhommes).

 

Adjonction de logements au XIXème siècle en prolongement de la façade nord.

 

     H de Ville façade arrière porte gentilhommes.jpg   Hde Ville LR rue des Gentilhommes 20ème 001.jpg
    

                      Cette présentation est à compléter par la consultation du site / http://fr.wikipedia.org/wiki/Hôtel_de_ville_de_La_Rochelle

 

                       La reconstitution de l’Hôtel de Ville de La Rochelle par Richard Levesque pourra faire l’objet d’un ouvrage - éditions “Images du Patrimoine”.

 

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  "Carmen ou le prix de la liberté" 

  ..."Carmen, l’opéra français le plus célèbre, est une tragique histoire d’amour... et d’argent !" 

  cf. le 21/01/2019 présenté par Séverine Garnier, Journaliste spécialisée en musique classique.

 

                                        Carmen au MET fév 2019.jpg

 

 

                   Une œuvre qui est devenue un chef-d’œuvre... Carmen est incontournable, présente partout, aussi bien en littérature, sociologie, psychologie, art graphique, géographie avec l’Espagne (Séville 1820) dans toute ses traditions, qu’en musicologie, chorégraphie et évidemment opéra - celui, le plus joué dans le monde.

                  Un mythe avec cette cigarettière, sorcière, ensorceleuse et chanteuse qui proclame la liberté, la sienne, quitte à en mourir. Une œuvre interprétée un nombre incalculable de fois par une voix de mezzo-soprano pour Carmen, voix de ténor pour Don José - voir les personnages sur  http://fr.wikipedia.org/wiki/Carmen_(op%C3%A9ra)

 

                  La première en 1875 à l’Opéra-Comique à Paris (appelé alors «théâtre des familles)..., ce fut un four : public scandalisé par le personnage de Carmen, par cet opéra qui "n’était pas français", désertion d’un brigadier pour une femme, assassinat de cette femme sur scène…  des critiques virulentes hormis celles de grands musiciens comme Brahms, Saint-Saëns, Tchaïkowski qui dit alors «Carmen sera l'opéra le plus célèbre de toute la planète» …. cependant que Bizet ne s'en remit pas... 

http://www.francemusique.fr/opera/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-carmen-de-bizet-34978

 

                  Opéra-comique en 4 actes tiré d'une nouvelle de Prosper Mérimée (1803-1870) écrite en 1875 - Musique de Georges Bizet (1830-1875), Carmen fut sa dernière œuvre.

http://www.olyrix.com/artistes/1069/georges-bizet/biographie

Librettistes : Henri Meilhac et Ludovic Halévy.

                  Retrouver sur internet les extraits d’airs diffusés au cours de cette conférence, ce sont les plus célèbres :

. "Habanera" ("l’amour est un oiseau rebelle") par Julia Migenes – film de 1984 (voir la signification d'habanera :  http://www.opera-online.com/fr/articles/les-mots-de-lopera-habanera

 

. "Votre toast" par Ludovic Tezier aux Chorégies d’Orange de 2016

. "La fleur que tu m’avais donnée" par Jonas Kaufmann aux Chorégies de 2018 (repris par Roberto Alagna au MET 2019

. Final – Don José tue Carmen interprété par Roberto Alagna et Aleksandra Kurzak (mariés à la ville).

                                    affiche carmen MET 2019.jpg

                   Maintenant vous pouvez aller en toute connaissance de cause au spectacle retransmis du Metropolitan Opera de New-York au cinéma Apollo8 de Rochefort

le samedi 2 février à 18h 55 (tarif préférentiel de 18 euros pour les adhérents de l'U.T.L. sur présentation de la carte d'adhésion à jour). 

 

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"Arthritisme et autres maux - En comprendre l’origine pour mettre en place les moyens efficaces afin de vivre mieux et sans douleur" 

cf. le 17/01/2019 présenté par Jean-François Simonneau, Naturopathe, vitaliste, formateur et praticien massage.

 

             "Comprendre les mécanismes de notre physiologie et des lois naturelles qui la gouvernent permet de développer la connaissance de nos besoins fondamentaux, et d’œuvrer librement dans le prise en main de notre santé globale. C'est gagner en vitalité en dynamisant toutes les fonctions de notre corps... Naturellement !" 

 

           J.F. Simonneau, sans être médecin, consacre sa vie à la médecine alternative et plus particulièrement à la naturopathie qui relève du milieu naturel, de l’étude du terrain avant toute autre approche. Cette spécialité agit aussi bien sur le vital (d'où la spécialité de vitaliste), le physique que le mental et le spirituel, tout est imbriqué et l’homme doit être pris dans sa globalité. L’objectif est de développer ou de retrouver la force vitale présente en chacun de nous et à l'égard de laquelle, nous sommes les seuls acteurs et responsables. 

 

Le maître de la naturopathie fut Pierre-Valentin Marchesseau (1911-1994)

http://www.sensetsante.fr/naturopathie-quelles-sont-ses-origines/

 

 

                La naturopathie pourrait être synthétisée en trois points : désintoxication ou dèsencrassement des toxines (les humeurs) en pratiquant le jeun préconisé sur peu de jours et accompagné d’un spécialiste ;  

régénération ou revitalisation : par l’alimentation, l’activité physique, l’hydrothérapie, un accompagnement psychologique – qui peut-être complétée si besoin est par du magnétisme, des huiles essentielles, de la phytothérapie, la chiropraxie, la méditation ou relaxation, etc.

Enfin, stabilisation et équilibre avec continuation d’un suivi, si nécessaire.   

 

               Le site internet de Jean-François Simonneau est  http://www.jfsimonneau.com/index.asp

Il consulte à Rochefort et La Rochelle et organise depuis quelque temps des séminaires dont le prochain :

                         Séminaire Naturopathe JF Simonneau 2019.jpg

 

            Au mois de février, une conférence aura lieu sur le cholestérol puis l’hypertension (consulter son site internet le moment venu).

 

            Parallèlement M. Simonneau propose à certains de ses patients la méthode Niromathé adaptée à tous types de douleurs – voir le site http://www.niromathe.com/fr

 

 

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 "L’industrie aéronautique européenne : forces et défis"

cf. le 14/0/2019 présenté par Philippe Jarry, ancien Directeur marketing pour l’Airbus A380, retraité consultant aéronautique pour groupes industriels en France et au Canada.

 

                          avec Philippe Jarry.jpg

 

 

                   Philippe Jarry a consacré 40 ans de sa vie à l’aéronautique : SNECMA et Airbus, ancien Vice-Président Airbus, directeur de Marketing et aujourd’hui, il n’a pas lâché prise, puisse qu’en tant que retraité, il est impliqué pleinement dans l’association des anciens de l’aéronautique de Toulouse, avec le musée recevant des collections d’aéronefs divers : les “ailes  anciennes de Toulouse” – (plus précisément à Blagnac, voir  http://aatlse.org/?p=accueil

            Son intervention portera sur l’industrie aéronautique dans l’Europe, face aux Etats-Unis et aux “nouveaux venus” : Chine, Russie, Inde…

 

            L’aéronautique est une activité humaine considérable : 850 000 passagers circulent au moment où vous lisez ce texte – 4 milliards de passagers/an (doublent tous les 15 ans environ).

Elle est un instrument de pouvoir : avions transportant les grands de ce monde à leur nom ou leur effigie…

Elle est le marqueur de la capacité technique, du développement technologique, économique, financière d’un pays et les” émergents” en rêvent !

 

                   chiffres Airbus.png

                                     doc. émanant de la présentation de Ph. Jarry le 14/01/2019

 

              Airbus a gagné sa première place en Europe dans le duopole avec les américains et leur Boeing. Voir fr.wikipedia.org/wiki/Airbus_(groupe)

et le paragraphe sur les Sites les plus importants de construction.

 

               On soulignera évidemment le site de Rochefort avec Stelia Aerospace (filiale d’Airbus) et la fabrication des sièges pilotes et fauteuils passagers pour les 1ère classes et classes Affaires. 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Stelia_Aerospace

 

                                               Sièges passagers Stelia.jpg
 

                Pour Airbus, il s'agit de toujours être les meilleurs, posséder une très bonne culture d’entreprise, se projeter au long et très long terme, se tenir à une gamme complète toujours en évolution pour faire face à la compétitivité de plus en plus forte. Cependant il s'est agi pour le constructeur de ne pas s’isoler de ceux qui savent faire comme les canadiens avec Bombardier et les brésiliens avec Embraer avec lesquels une bonne coopération a pu être réalisée. D'autre part, les accords avec la Chine remontent à 2009 avec des assemblages d'avions sur place, puis des commandes de 180 A380 et des projets de mise en service en 2021 d’un A379.

              Sachant qu'il faut toujours avoir un coup d’avance, Airbus projette de continuer avec l’A320 Néo et poursuivre la gamme, miser sur la commande de vol électrique, adapter des ailes laminaires pour réaliser des économies de carburant, etc…  

 

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"La corruption parlementaire, un vieux débat toujours d’actualité" 

cf. le 10/01/2019 présenté par Jean-Yves Mollier, Professeur émérite d’Histoire contemporaine, Centre d’Histoire culturelle des Sociétés contemporaines, Université de Versailles -St-Quentin en Yvelines.

 

                   10 01 2019 L'âge d'or de la corruption parlementaire - C.jpg

 

                Jean-Yves Mollier a présenté en avril 2017 à l’UTL son ouvrage "Edition, presse et pouvoir en France au XXème siècle" ed. Fayard, 2008. Est-il nécessaire de préciser que J-Y Mollier est passionné d’histoire sociale, ses publications portent plus particulièrement sur celle de l’édition, du livre et de la lecture.

 

           La presse côtoyant très intimement le monde politique depuis toujours, notre auteur révèle nombre de relations compromettantes et dangereuses non sans en avoir auparavant exploré toutes les facettes – son temps est consacré à des recherches approfondies dans tous les services d’archives existants des partis et des organisations et également à confronter ses points de vue, analyser, rencontrer les protagonistes ou leurs descendants avant de se plonger dans l’écriture et d’être éditer :  c’est alors le temps de la révélation - compte tenu de tout ce travail en amont, elle ne concerne pas encore le XIXème siècle -.   http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Yves_Mollier

 

 

Publication sur le "Trust Hachette et plus récemment sur les Messageries Hachette" :

"L'Argent et les Lettres : histoire du capitalisme d'édition,  Louis Hachette (1800-1864), le fondateur d'un empire"  

 

et “le Géant aux ailes brisées” éd. de l’Atelier, 2015

http://www.acrimed.org/Lire-Hachette-le-geant-aux-ailes-brisees-de-Jean-Yves-Mollier

 

d’autres sujets lui tiennent à cœur : "le scandale du Canal de Panama" éd Fayard, 1991 - avec ses nombreux et longs prolongements ; l'affaire Dreyfus, Stawinsky, etc...

voir l’ensemble de ses publications :  http://lpcm.hypotheses.org/6175

 

 

Le ton est donné en 4ème de couverture de son livre "La corruption parlementaire, un vieux débat toujours d’actualité"

 

                 Aussi vieille que le régime d'assemblée qui la sous-tend, la corruption parlementaire a fait parler d'elle bien avant que la République ne s'impose définitivement en France en septembre 1870.Toutefois, c'est avec le développement extraordinaire de la presse écrite, entre 1880 et 1960, que l'information a trouvé les ressources qui lui manquaient pour ne plus dépendre du seul bon vouloir des régimes et des pouvoirs en place.

 

                Avec l'apparition, à la veille de la Première Guerre mondiale puis dans l'entre-deux-guerres, de journaux populaires dont le tirage dépasse un ou deux millions d'exemplaires, la diffusion de l'information passe entre les mains d'une poignée d'hommes, que caressent les politiques et qui sont en mesure de faire tomber un gouvernement ou de dicter la composition du suivant. Ce pouvoir d'influence, loin de s'estomper au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, demeure si important que la bataille pour empêcher la nationalisation des messageries de la presse, bras armé du "trust Hachette ", sera considérée comme le plus important des combats à mener dans la France libérée. 
             Mais alors pourquoi les forces unies sous l'autorité du général de Gaulle jusqu'en janvier 1946 puis dans le tripartisme, jusqu'en mai 1947, ne sont-elles pas parvenues à étendre au domaine de la presse leur volonté de doter le pays d'institutions qui garantiraient véritablement la liberté des citoyens ? C'est à répondre à cette question que s'emploie Jean-Yves Mollier dans ce livre novateur et fascinant dont les sources renouvellent notre connaissance de la période. 



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"L’Elysée au féminin de la IIème à la Vème République"

cf. le 7/01/2019 présenté par Joëlle Chevé, Journaliste, Historienne.

 

                                  ouvrage Joelle Chevé femme de pouvoir.jpg

 

 

"Entre devoir, pouvoir et désespoir, publié en octobre 2017 (Éditions du Rocher), l'auteure présente son ouvrage et propose, à travers une trentaine de portraits, une réflexion sur la place et le rôle des Premières dames en France, entre nostalgie monarchique, égalitarisme républicain, traditions sexistes, féminisme et violence médiatique".       

              Depuis plus de deux cent ans, dans une république entourée jusqu’à nos jours de monarchies, une trentaine de femmes ont accompagné leur mari dans l’exercice de la magistrature suprême.  Au-delà de leur statut d’épouse, peu d'évolution est à constater malgré l'émancipation de la femme, malgré les professions que ces épouses peuvent avoir avant d'entrer à l'Elysée ou malgré leur statut d'élue obtenu durant le mandat de leur époux (Bernadette Chirac).

        Un Président ne peut pas être célibataire, il se doit d'être en couple ; cependant sa femme doit être son ombre. En France, les épouses n'ont pas de parole politique, pas de statut défini, pas de budget, sauf de représentation. 

         Il leur est accordé un rôle pour l'intendance dans la plupart des cas... Elle doit tenir la maison, certes, celle de la République ! 

          Certaines peuvent influencer leur époux mais l'influence n'est pas le pouvoir. 

          Mais qu'attendent les Français à l'égard de la Première Dame : accepteraient-ils qu'elle s'exprime librement, qu'elle reçoive une rétribution pour des missions qui lui seraient confiées ?   

          Autant de questions, et beaucoup d’autres, auxquelles chacune, de Thérésa Tallien (sous Napoléon et Joséphine) à Brigitte Macron, en passant par Élise Thiers, Élisabeth de Mac Mahon, Henriette Poincaré, Germaine Coty, Yvonne de Gaulle, Claude Pompidou, Danielle Mitterrand ou Carla Bruni, a tenté de répondre à sa façon et sous le contrôle de la presse et de l’opinion. 

           Une "charte de transparence du statut de l'épouse du Président" a été établie en juillet 2018 selon le vœu de Brigitte Macron et suite aux promesses de campagne de son époux. Mais le résultat a été de "changer... pour que rien ne change"....

 

Pour en savoir plus sur l'histoire du lieu de pouvoir des Présidents français :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_de_l%27Élysée 

 

Hotel d'Evreux Elysée 1760 001.jpg Hôtel d'Evreux en 1760

Demeure du Comte d'Evreux puis celle de Mme de Pompadour ; elle est celle des Présidents de la République en 1873.               

Pour en savoir plus sur les Premières dames : 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Première_dame       

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"La corruption parlementaire, un vieux débat toujours d’actualité"

cf. le 10/01/2018 présenté par Jean-Yves Mollier, Professeur émérite d’Histoire contemporaine, Centre d'Histoire culturelle des Sociétés contemporaines, Université de Versailles - St-Quentin en Yvelines -.

        

                             10 01 2019 L'âge d'or de la corruption parlementaire - C.jpg
Entre collusion et corruption, les liaisons dangereuses de la presse, de la finance et du monde politique au XXe siècle.

 

 

Mise en ligne en cours 

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09/01/2019
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Documentation oct. à déc. 2018

Si vous souhaitez approfondir les sujets abordés dans nos conférences,

cette rubrique vous apporte des éléments complémentaires, ils ne sont pas exhaustifs :

références d'ouvrages, d'essais, de bibliographies, de films, de cartes...

                                            

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Année universitaire 2018 - 2019

(Pour plus de facilité de lecture, les conférences vont de la plus récente à la plus ancienne)

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  "L’Ethiopie du bout de mon pinceau, voyage en Abyssinie et Harar"

par Philippe Bichon - Globe-croqueur (carnets de notes – bruts de voyages),

Prix Pierre Loti 2015 (à Hendaye), un autre écrivain-voyageur et dessinateur. 

 

                                   Ethiopie carnet de voyage Philippe Bichon.jpg

 

                          Philippe Bichon, écrivain, aquarelliste, globecroqueur, ancien collaborateur d’architecte, a visité depuis ces dernières années : l’Egypte, la Jordanie, le Mali, l’Inde, la Birmanie, l”Iran, Le Yémen, l'Ethiopie, le Maroc, l’Asie centrale… voyages ayant donné lieu à la réalisation de 9 carnets de route publiés chez BleuEditions, Société créée par son épouse qui conçoit également la reliure des feuillets et couverture en cuir.  

 

                 Aujourd’hui, l’Ethiopie, où Ph. Bichon a séjourné 7 semaines en 2011, à partir de la capitale, Addis Abeba, et a fait un circuit principalement sur les hauts-plateaux : Harrar, la ville sainte de l’Islam, Dire-Dawa, Lalibela, Tigré, Aksoum, lac de Tana avec le Nil bleu) c'est-à-dire nord-est et nord du pays avec de nombreuses diversités ethniques et religieuses. 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Religion_en_Éthiopie 

 

                       montage_diaporamoud_ethiopie_.jpg   croquis ethiopie Philippe Bichon.jpg

       

                                                    carte Ethiopie.jpg

 

             Sa présentation au public est un diaporamoud, mêlant reportages-photos, croquis, aquarelles, agrémentée de musique avec un oud (un luth arabe) qu'il ne pourra malheureusement utiliser ce jour puisqu'il a été endommagé après une chute lors de son trajet vers Rochefort. 

                                    UTL Philippe Bichon ETHIOPIE 17 12 2018.jpg

 

                  "L'intérêt dans le voyage, c'est l'imprévu" et c’est tous les jours, à tout moment aussi bien sur les sites historiques et religieux, dans les moyens de transport, lors d’hébergement – chez l’habitant  le plus souvent – les repas, basés sur les céréales, le tef, principalement) ou l'invitation pour le café (moka), avec tout le cérémonial qui lui est consacré... de riches rencontres.  

 

                  Il a choisi de voyager seul, l’approche des gens est ainsi plus aisée, les croquis et peintures font le reste (le dessin est universel, dit-il), installé sommairement partout où il passe pour reproduire ce qu’il voit ; il s’entoure très vite des enfants et adultes avec qui le contact s’instaure rapidement en Amharic (avec un alphabet ancien qu’il a reproduit dans ses carnets) parlé par 80% des éthiopiens, qu'il a appris progressivement, mêlé d’arabe. Cela n’a pas été un obstacle, la population est plutôt avenante, souriante, accueillante, les photos en témoignent.

 

    croqueur_Dire-Dawa.jpg   09_Lalibela_visage.JPG  croqueur_Harar_237.jpg
 

                 Philippe Bichon a croqué plus d’un personnage. Croqué également les maisons peintes de couleurs très vives, les paysages :  désert et montagnes verdoyantes et rocheuses… plus besoin de commentaires…

 

         lecture d'une bible de 800 ans.jpg  harar_porte_EP.jpg  harar aquerelle marché.jpg
 

                      Il se peut qu’il revienne pour nous montrer un autre pays, en attendant. vous pouvez voir son site internet http://globecroqueur.com/

 

et un clin d'œil à l'écrivain-voyageur Arthur Rimbaud (séjour à Harrar).

 

 

 

                expo rimbaud sur etiopie.jpg   harar_rimbaud.jpg

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"Que sont devenus les Huguenots français exilés après la révocation de l’Edit de Nantes"

cf. le 10/12/2018 présenté par Mickaël Augeron, Professeur à l'Université de La Rochelle.

 

            Le contexte politique et religieux :

1598, promulgation de l’Edit de Nantes par Henri IV, et dans notre région, La Rochelle devient majoritairement huguenote dès 1562 ; les conflits n'éclatent qu'à partir de 1568 avec l’alliance avec Condé. Déjà, la communauté huguenote commence à quitter la région ou le pays. 

 

1685, révocation de cet Edit par Louis XIV, entraînant la fermeture des temples, l'interdiction de circuler dans les villes, de pratiquer certaines professions, puis dragonnades et persécutions dominent pour obtenir des conversions ou des départs vers les pays du "Refuge".

Visiter le temple et le musée du protestantisme à La Rochelle pour les éléments historiques.

 

                   Temple protestant La Rochelle.jpg             Musée Protestant La Rochelle.jpg 

 

 

 

                                                  jean Guiton.jpg

      

Voir également sur la place de l'Hôtel de Ville, la statue de Jean Guiton, maire, résistant pendant le Grand Siège (1628).

Les panneaux protégeant les travaux de l'Hôtel de Ville retracent toute cette période de l'histoire.                

          Entre le XVI et XVIIe siècle, un quart des Huguenots, 200 000 environ (protestants français) partent vers des pays avec lesquels la France entretient de bonnes relations, commerciales, maritimes et colonialistes. En Europe (Allemagne, Pays-Bas, Espagne), au Brésil, en Amérique du Nord (notamment dans 13 colonies britanniques) en Afrique du Sud (Franchhoek – vignobles, région devenue presque française aujourd’hui), les huguenots se sont intégrés et ont marqué de leur empreinte ces territoires, laissant des traces patrimoniales durables, dans les paysages et dans les mémoires.

voir  http://www.museeprotestant.org/notice/le-refuge-huguenot/

 

             Actuellement, monuments historiques, sites touristiques, archives ou musées, plaques commémoratives, patronymes, recettes culinaires, noms d’écoles, de localités ou de rues, contribuent à rappeler une histoire commune à travers de l’espace et du temps.

 

             Citons les derniers ouvrages de M. Augeron écrit sur le sujet, un spécialiste de la question huguenote. 

"Les huguenots et l'Atlantique" volume 1 : Pour Dieu, la cause ou les affaires. 

"Les huguenots et l'Atlantique" volume 2 : Fidélités, racines et mémoires. 

de Mickaël Augeron, Didier Poton, Bertrand Van Ruymbeke, éd. Indes savantes, 2009

 

"Terres huguenotes (1/2) : Le Refuge huguenot

"Terres huguenotes (2/2) : Les huguenots et l'Atlantique 

  - Les hommes aux semelles de vent - Mickaël Augeron, 2016.

 

Un petit livre, bien documenté : 

"Guide du protestantisme charentais" 15 balades en pays charentais

Collectif, Geste éditions

 

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"Wikipédia : comment des bénévoles du monde entier ont construit la plus grande source de connaissances du XXIe siècle" 

cf. le 6 12 2018 présenté par Sylvain Machefert, Informaticien en bibliothèque universitaire, contributeur de Wikipédia depuis plus de 10 ans. 

 

             Une fourmilière insoupçonnable pour notre savoir : créée en 2001, alimentée chaque jour par plus de cent mille contributeurs à travers le monde, visitée chaque mois par près de 500 millions de personnes  avec plus de 30 millions d'articles dans plus de 280 langues ; plus de 25 000 articles créés par jour sur les différentes versions linguistiques de Wikipédia et plus de 10 millions de modifications par mois. 

 

                        Une encyclopédie participative, libre, créée, alimentée et modifiée par tout un chacun, sans justifier d'une compétence, d'un dîplome, d'une spécialité particulière. Ce sont les contributeurs ou wikipédiens comme l'est notre conférencier aujourd'hui, depuis 2007, consacrant beaucoup de temps, en tant que bénévole à ce système mondial venu des Etats-Unis (2001) et toujours géré par lui au travers d'une Fondation Wikipédia qui a la responsabilité des serveurs, possède des administrateurs, des professionnels du juridique et des contrôleurs entraînant évidemment un coût qui nécessite de faire appel aux dons régulièrement (aux sociétés et aux particuliers). 

                           Formidable machine en évolution perpétuelle  (aujourd'hui 2 062 476 sujets ont été traités et il en reste... à créer ou à compléter.

                          Alors vous pouvez-vous vous y atteler si vous le souhaitez. Cependant il faudra connaître les règles sévères des contributeurs : créer en sachant que Wikipédia n'est pas un annuaire ou une synthèse de tout ce qui existe... l'information doit être vérifiable, pertinente, de notoriété et surtout traitée avec neutralité, le savoir-vivre est de mise. 

voir chapitre : Présentation  

http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal

 

             Toute modification est donc possible sur un article (index - menu horizontal sur la page de l'article), elle apparaîtra immédiatement  mais elle pourra éventuellement être corrigée dans le temps par un autre contributeur.... 

             Il semble que grâce à l'ensemble des acteurs en présence, un équilibre est préservé, Wikipédia ne cesse d'être consulté et a donc bien acquis la confiance de chacun... mais il est toujours possible de compléter sa consultation par un dictionnaire ou une encyclopédie papier que vous aurez à proximité de vous ! 

 

Un résumé de l'actualité dans le monde tous les jours 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail

 

Et pour savoir à quelle association vous avez adhéré : le site des universités du temps libre ... à vous de continuer votre recherche !  

http://fr.wikipedia.org/wiki/Université_du_temps_libre

 

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"Chine, Cambodge, Vendée, le roman vrai d’une formidable intégration  réussie"

cf. le 29 11 2018 présenté par Yves Viollier, Romancier, critique, Professeur de français latin, appelée "Le Vendéen de l’école de Brive". 

 

                        le marié de la St-jean Yves Viollier.jpg 

                      éd. Presse de la Cité 

 

     Visite à Angkor (seule photo de la mère, Zhida, avec ses lunettes à gauche,

     Zhiqiang à droite , Zhicheng, le plus jeune) 

 

         

Quatrième de couverture –  1977. Le mariage de Zhida se prépare à la se prépare à la Gallifrère, la belle ferme de ses futurs beaux-parents, près de Luçon. Zhida, jeune Chinois du Cambodge, Français "banane" comme il dit –  jaune à l’extérieur – a dû partir, seul, pour la France à l’âge de huit ans avec son petit frère, Zhiqiang, et aller en pension à Romilly (Zhicheng, 3ème fils arrivera plus tard e France). Son père, tout juste arrivé de Hong Kong, et son oncle Chu, qui a pu échapper aux Khmers rouges et émigrer en France (Paris 13ème arrondissement), seront là pour son mariage. Au cœur des trois nuits étouffantes de plein été qui précèdent la fête, Zhida revit l’histoire de sa merveilleuse rencontre avec la rousse Gabrielle, qui l’a choisi sur les bancs du lycée. S’invitent aussi dans ses souvenirs l’enfance, que l’exil a rendue douloureuse, l’adolescence et la jeunesse précaires. Et c’est à sa mère, la grande absente, disparue dans les ténèbres de la barbarie, que ses pensées reviennent, elle dont le sourire fragile va l’accompagner jusqu’à l’autel.

          

          Yves Voillier a présenté à l'U.T.L. en décembre 2016 son roman "Y avez-vous dansé, Toinou ?", 2016, un roman du terroir (périgourdin et charentais) écrit avec beaucoup de tendresse tout comme lorsqu’il narre les histoires avec un petit h qui rencontrent parfois l’Histoire avec un grand H ; il aime les personnages qu’il choisit sur les chemins de sa vie, il lui est nécessaire de se rendre où ont vécu ces hommes ou femmes (ainsi il est allé avec Zhida au Cambodge), comprendre leur généalogie, s'imprégner de l'environnement, des us et coutumes, avant de s’atteler à l’écriture qu’il peaufine jusqu’à l’extrême.

              Il dit pratiquer le "mentir-vrai", c’est-à-dire respecter le personnage mais lui apporter de la chair et çà, il sait faire avec toute sa sensibilité et le don de donner du romanesque à son écriture.

Lire sa biographie et les prix obtenus  http://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Viollier

Son dernier roman "La nuit d'après" éd. Presse de la Ccité, 2018.  

 

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"Narcisse Pelletier, la vraie histoire du sauvage blanc"

cf. le 29/11/2018 présenté par Thomas Duranteau, Artiste, Auteur, illustrateur, Historien de formation. 

 

                  Narcisse Pelletier ouvrage.jpg ed. Elytis 2016

 

                                    L’auteur  revient sur l’incroyable destin de Narcisse Pelletier (1844-1894), jeune mousse vendéen de 12 ans qui, à la fin du XIXe siècle et à la suite d’un naufrage, vécu dix-sept années au sein d’une tribu aborigène, avant de revenir au pays en héros.

 

 

             L'ouvrage "Narcisse Pelletier, la vraie histoire du sauvage blanc", reprend l'intégralité du "Chez les Sauvages" publié en 1876, par Constant Merland, docteur et savant nantais, qui avait recueilli le témoignage de Narcisse Pelletier avec beaucoup de détails sur sa vie quotidienne, les rites, la langue, avec les populations aborigènes qu’il a côtoyées pendant 17 ans. Ceci a été considéré comme un rare document ethnographique pour l’époque et cette partie du monde.

 

voir son histoire sur   fr.wikipedia.org/wiki/Narcisse_Pelletier

et regarder un reportage TV Vendée 2017 "Chemins de traverse" http://www.youtube.com/watch?v=9V4M0DsPBEY

 

  UTL Narcisse Pelletier  ancienne carte postale St Gilles Croix de vie.jpg             Narcisse Pelletier mise en scène à  Nantes.jpg

Petit port sardinier, point de départ et de retour

St-Gilles-sur-Vie devenu St-Gilles-Croix-deVie         photo à son retour en France

                                                                                  en aborigène (mise en scène)

 

          Narcisse Pelletier gardien de phare Aiguillon près St-Nazaire.jpg             

Gardien de Phare, c'est ce qu'il demanda à

son retour, lieu de travail à l'Aiguillon près de St-Nazaire

et lieu de vie avec sa femme

     

Il restera pour l’homme une souffrance, ne se retrouvant pas face à une double identité, une double personnalité, prix à payer pour sa survie.   

 

 

             Notre conférencier Thomas Duranteau, a complété largement ce texte par une belle iconographie, des articles de presse de l’époque, des extraits de journaux de bord et des illustrations, aidé dans ce travail par Xavier Porteau.

 

            Thomas Duranteau, graphiste et peintre, a trouvé inspiration dans cette histoire qui le touche de près, vivant lui-même à St-Gilles Croix de Vie, son grand-père ayant été présent lors du retour de Narcisse au pays  ; il présente dans l’ouvrage son travail sur bois, sur cuir, carton… avec toujours une référence à l’art aborigène.

 

Ce livre a reçu le prix Mémoire de la mer en 2017, décerné au Centre international de la mer de Rochefort et l’Association Hermione-Lafayette.

 

 

 

   Peinture de Tthomas Duranteau Narcisse reflet cuir.jpg       Narcisse travail de Thomas Duranteau Bois flotté.jpg    peinture sur bois Thomas Duranteau littoral rocher BD.jpg

 

   travail sur cuir                   sur bois flotté                          sur carton                      

Narcisse, sa double vie          visage aborigène                      rochers sur le littoral        

 

 

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  "Le Mont Athos

cf. le 26/11/2018 conférence d'André Paléologue, Docteur en Histoire, Expert consultant auprès du Centre du Patrimoine mondial (UNESCO).

  

                 Le Mont-Athos, "la Sainte Montagne " se situe sur une péninsule au nord-est de la Grèce, en Chalcidique, bordée par la mer Egée et dominée par le Mont-Athos 2033m ;  cette péninsule occupée préalablement par le pastoralisme, abrite depuis plus de mille ans une vingtaine de monastères orthodoxes dont les moines qui se sont succédé sont d’origine différente : bulgare, roumaine, russe, serbe, etc...  Ces moines (3000 environ) sont hébergés par l’Etat grec à qui ils doivent rendre compte moralement et financièrement. Il s’agit d’une République monastique – sous l’autorité spirituelle du Patriarche de Constantinople. 

voir l'historique de l'arrivée des ermites sur ce territoire.

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_monastique_du_Mont-Athos

 

   Mont-Athos Monastere de Roussikon 26 11 2018.jpg   Mont-Athos Monastère Dionisiou 26 11 2018.jpg

         Monastère de Roussikon                          Monastère de Dionisiou

 

                        

   Mont-Athos monastere de Simonos petra 26 11 2018.jpg     Mont-Athos intérieur Monastère d'Iviron 26 11 2018.jpg

             Monastère de Simonopetra                Intérieur du Monastère d'Iviron 

 

                Depuis plus de mille ans, la prière ne s’est pas arrêtée sur cette terre protégée de tous conflits. Pourquoi ce lieu intrigue-t-il ?  L’art byzantin rayonne avec une multitude d'icônes dans les monastères, c'est un lieu de vie spirituelle qui prône l’éternité, c'est un lieu de vie culturelle, hors du monde et de toutes tentations : exclusion des femmes, des eunuques, des impubères et animaux femelles… datant d’un décret de 1046…. confirmée en 2013 – et les hommes doivent obtenir une autorisation pour poser le pied sur la montagne sacrée.

 

                                         Mont-Athos groupe de moines 26 11 2018.jpg

 

                    Une grande exposition a eu lieu au Petit Palais à  Paris (avril à juillet 2009),

voir l'affiche ci-contre et une présentation de l'art byzantin au cours de l'exposition  http://www.orient-mediterranee.com/spip.php?article1077

 

                                        Mont-Athos Expo Petit Palais Paris 2009 26 11 2018.jpg


                                Mont-Athos Icônes IC CANTAC VATOPEDI.jpg

 

Bibliographie de notre conférencier : 

Citons un grand spécialiste de l'art byzantin : Gabriel Millet (1867-1953)

 

. "Petite philocalie (amour de la perfection) de la pierre du cœur" de Jean Grouillard, ed. poche

. "L’échelle sainte" (une échelle dressée jusqu'au paradis) de Saint Jean Climaque.

d'autre part :

. "La Presqu'île interdite" d'Alain Durel éd. Albin Michel 2010

 

et André Paléologue présente son ouvrage éd. Gallimard 1997.

 

                        athos couv (2).jpg

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  "Les écoles de Poitou Charentes de Jules Ferry à nos jours"  

cf. 22/11/2018 conférence de Frédéric Chasseboeuf, Guide Conférencier, Service du Patrimoine de Rochefort.

 

 

                                       Frederic Chasseboeuf Ecoles Juls Ferry.jpg

 

 

            Frédéric Chasseboeuf, spécialiste des questions d'urbanisme et d'architecture, présente cette publication réalisée par le réseau régional des Villes et Pays d'Art et d'Histoire, en collaboration avec la DRAC Nouvelle-Aquitaine et le soutien de la Région.

 

      C'est un travail collectif avec Esterina Carpenito, Nathalie Gaillard, Muriel Perrin et Fréderic Chasseboeuf qui porte sur les écoles primaires (Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres et Vienne) construites dans les Villes labellisées d’Art et d’Histoire en Poitou-Charentes – avant l’intégration de cette région dans la Nouvelle-Aquitaine.

 

 

          Au regard des images diffusées, on verra l'évolution architecturale en fonction des périodes traversées et influencée souvent par le choix des politiques (culture de l'image) : Mairie-école (la Mairie imposante au milieu des bâtiments scolaires en rez-de-chaussée, situés de part et d'autre du bâtiment municipal

 

                   
             Mairie école Villejesus Charente près Angoulème 1905.jpg

            Exemple, hors publication, 1905  à Villejesus, Charente 


                   Ancienne_mairie devenue école Périgny La Rochelle.jpg

        à Périgny près La Rochelle, ancienne Mairie devenue école  

 

Quelques exemples d'architecture dans la publication

- avec Jules Ferry et jusqu’à la guerre de 1914 

- les écoles de la reconstruction : 4000 classes à reconstruire, début des écoles de plein air 

- années 50 : période de l'architecte Jean Prouvé  - il faut construire pas cher et vite 

- années 70 : constructions expérimentales, ouvertes sur la vie.

voir http://inventaire.poitou-charentes.fr/evenements/1079-publication-les-ecoles-en-poitou-charentes-de-jules-ferry-a-nos-jours

 

 

et écouter les interviews des participants à ce travail collectif  :

Emission RCF "Parlons patrimoine"

sur le même site cliquer sur "les écoles étudiées dans le cadre d'opérations d'inventaire..."

https://inventaire.poitou-charentes.fr/evenements/1079-publication-les-ecoles-en-poitou-charentes-de-jules-ferry-a-nos-jours

 

 

   ecole émile zola rochefort.jpg                   Ecole Guerineau .jpg

    Rochefort école Emile Zola                                  Rochefort Ecole Guerineau, anciennement du Breuil

 1931-1932 Léon et René Lavoine, architectes          1956  béton -armé

 Nombreux éléments Art déco

 

 

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 "1938, la fin du Front Populaire à Rochefort"

cf. le 19/11/2018 présentation d'Alain Dalençon, Vice-Président de la Société de Géographie de Rochefort, Lauréat de l’Académie de Saintonge 2015.

           "De l'été 1936 à l'automne 1938, comment est-on passé progressivement de l'espérance à la désillusion puis à la réprobation, en essayant de faire confiance le plus longtemps possible au nouveau pouvoir de la gauche rassemblée ? "

  

 

           Le Front populaire, coalition de partis de gauche a gouverné la France d’avril 1936 à avril 1938. Léon Blum est à la tête du Front. 

           Il a réuni les trois principaux partis de la gauche : SFIO, parti radical-socialiste et le parti communiste. Il est né en réaction à la poussée fasciste et autoritaire en Europe avec l'arrivée au pouvoir d’Hitler en 1933, le rapprochement entre ce dernier et Mussolini et la montée des dictatures en Europe centrale, orientale et des pays balkaniques.

 

          Le gouvernement de Front populaire a été le premier de la IIIe République dirigé par les socialistes. Il décida de nombreuses réformes sociales importantes, des références pour les partis de Gauche : les congés payés (2 semaines), la réduction du temps de travail avec la semaine qui passe de 48 à 40 h et l'établissement des conventions collectives.

 

                                         manifestation 1er mai 1936 rochefort 001.jpg

                            Rochefort - 1er mai 1936, au fond, la Vieille Paroisse, siège de la Bourse du Travail

 

         Mais Léon Blum n’arrive pas à mettre en place une politique de grandes réformes financières, il démissionne à la suite de son échec dans l’obtention des moyens et est remplacé par Edouard Daladier en 1938 à la présidence du Conseil... un an plus tard, c'est la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, septembre 1939. 

 

       Aujourd’hui, Alain Dalançon évoque cette expérience démocratique, économique et sociale à Rochefort, petite ville de province qui a connu une mobilisation de sa population, compte sur les nouveaux élus socialistes pour une amélioration de son existence ; la ville est peu développée au niveau des entreprises, des infrastructures, des transports, des logements, des loisirs, etc...

 

       Beaucoup de promesses mais peu de réalisations – il faudra attendre les années 60.

La population subit des déceptions : la vie est chère, le pouvoir d’achat se dégrade, des grèves s'organisent dans les usines, c’est un mécontentement général. 

 

        Tout ceci a fait l’objet d’un travail de recherche et d’écriture de la part d’Alain Dalançon. Vous trouverez dans la revue Roccafortis à laquelle il collabore son article très étayé sur la fin du Front Populaire – n°60 de septembre 2017 –

Il avait déjà produit un article sur le Front Populaire à Rochefort, revue Roccafortis – n° 57 - septembre 2016.

 

Les revues sont en vente à la Société de Géographie – Vieille Paroisse, siège du Musée archéologique, ouvert au public les mercredis après-midi. 

Les publications sont en ligne et les articles accessibles - après demande d'un code - sur le site socgeo-rochefort.fr 

 

                         Roccafortis n° 58 Le Front populaire 1936 001.jpg       Roccafortis n°60 La fin du Front Populaire 1938 001.jpg 

 

                      plaquette sté de géographie 2018 p1 001.jpg    plaquette Sté de géographie 2018 p2 001.jpg

                       Plaquette de la Société de Géographie - 2018

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"Napoléon par les peintres"

cf. le 15/11/2018 conférence de  David Chanteranne, Journaliste, diplômé de Paris-Sorbonne, Administrateur de l’Institut Napoléon. 

                 En complément on précisera que notre conférencier est historien et historien de l'art, rédacteur en chef des magazines "Napoléon Ier", "Napoléon III" et de la "Revue du souvenir napoléonien". Elève de Jean Tulard, il est l'auteur de nombreux livres et articles sur la période du Consulat et de l'Empire.

                 D. Chanteranne basera essentiellement sa conférence sur la présentation et l'analyse des peintures (et de ses auteurs) qui ont jalonnés la carrière de Napoléon ; ils ont forgé pour une grande part la légende napoléonienne. 

                 Ces oeuvres délivrent des messages, ce sont des "éléments de langage" (expression très usité aujourd'hui), de communication pour montrer la puissance de l'homme et de son action ; réalité et imagination se mêlent constamment pour évoquer aussi bien les péripéties du Consulat et de l'Empire, les batailles et les traités de paix, mais aussi la vie de la famille, le quotidien de la Cour, les institutions.

                  Ce sont des commandes d'Etat, réalisées parfois des années après les faits par des artistes devenus très célèbres notamment après le Sacre, ils deviennent artistes officiels de la cour impériale : ainsi Jacques-Louis David est chargé des grandes peintures d'apparat, Antoine-Jean Gros et Louis-François Lejeune sont assignés aux batailles napoléoniennes, François Gérard et Robert Lefèvre font les portraits des membres de la cour. Dominique Vivant Denon, directeur des arts, nommé par Napoléon, décide des commandes et choisit les artistes qui les réalisent.

voir le site  http://www.histoire-image.org/fr/etudes/baron-dominique-vivant-denon

 

           Bonaparte au pont d'Arcole par Antoine Grose.jpg                                    Napoleon de François Gérard.jpg

         
Bonaparte au Pont d'Arcole (1796) -                      1806 de François Gérard "le peintre des rois"

      on sait que le pont ne sera pas franchi.                      Napoléon dans toute sa magnificence.

           par Antoine-Jean Gros  

  

                                          Le sacre de Napoléon -Jacques-Louis David.jpg

                                     le sacre de Napoléon et de Joséphine à Notre-Dame de Paris

                                   oeuvre de Jacques-Louis David (1806-1807)  -10m x 6m-

                                               une peinture à analyser sur toute son étendue ! 

                                                               Musée du Louvre

 

      Bataille d'eylau de Joseph Meissonnier.png       Bataille de la Moskova.jpg

         Bataille d'Eylau (1807) de Joseph Meissonnier      Bataille de la Moscova (1817) d'Adolphe Northen 

 

          Nombre des peintures monumentales relatives à ces batailles sont regroupées au musée de l'Histoire, galerie des batailles à Versailles.

         La plupart figurent principalement au musée du Louvre, au musée de la Malmaison, au musée de l'Armée aux Invalides, dans les musées de Beaux-Arts des grandes villes en France  ou de grands musées à l'étranger. 

 

                                      Galerie des batailles à Versailles.jpg           

                                                               Galerie des Batailles à Versailles

 

           Impossible de répertorier l'ensemble des iconographies (voir les sites internet par événement ou artiste) ayant trait à l'Empereur mais il eut été dommage de ne pas en trouver une sur son départ de Fouras (plage sud) pour l'île d'Aix avant son exil à Sainte-Hélène.

 

                                    Départ de l'empereur pour Fouras 1815.jpg

 

                  Encore beaucoup de représentations à Sainte-Hélène avant celle ultime de la chambre mortuaire, l'Empereur entouré de ses compagnons les plus fidèles. 

 

                                                      Mort de Napoléon Ste Hélène de Charles Steuben 1821.jpg

 

                                                       1821  - peinture de Charles Steuden 

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Pour compléter, les derniers ouvrages de David Chanteranne  :

"L'insulaire" éd. du Cerf, 2015 

"Napoléon et les grandes cérémonies impériales" éd. Cabédita, 2018 

 

et de beaux livres à offrir à des passionnés.  

 

                                    Tulard-Jean-L-histoire-De-Napoleon-Par-La-Peinture.jpg   Napoléon et les peintres de Chanteranne et Casali.jpg

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 "Les jeux dans la Grèce antique"

          par Stéphane Gustave - Guide Archéologue (centre archéologique du Fâ).

  

                       Ces jeux sont créés au cours du VIIIᵉ siècle av. J.-C. dans le cadre d'un festival religieux en l'honneur de Zeus Olympien et perdurent pendant plus de mille ans.

 

                               représenattion de Zeus Olympien_ou_l'art_de_la_sculpture_antique.jpg

                       Représentation de la statue de Zeus du sculpteur Phidias,

                       une chryséléphantine (or et ivoire) qui figurait sur le site sacré d’Olympie

                       (une des 7 merveilles du monde).

 

 

fr.wikipedia.org/wiki/Statue_chrys%C3%A9l%C3%A9phantine_de_Zeus_%C3%A0_Olympie

 

            Ils se déroulent essentiellement sur quatre villes : Olympie (honneur à Zeus), Delphes (Apollon), Némée (Héraclès), Corinthe (Posseidon). Ce sont des compétitions annuelles tournant sur ces villes tous les 4 ans – dispositif repris en 1896 par Pierre de Coubertin, initiateur de nos jeux modernes, avec la célébration de la première olympiade à Athènes à cette date.

 

 

          Vous trouverez tous les détails des jeux antiques et la préparation des athlètes qui se présentaient - ceux qui allaient réellement devenir des dieux (traités ainsi une fois revenus dans leur ville ou village, après avoir été couronnés de laurier), l'expression "les dieux du stade" utilisée souvent pas nos commentateurs sportifs actuels est historique !

 

http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Jeux_Olympiques_de_la_Grèce_antique/185462

  

         Deux catégories d’épreuves sont imposées : épreuves gymniques et hippiques : les musées d’Olympie, de Delphes et d’Athènes présentent des exemples de jeux sous forme de sculptures en bas ou haut-relief, poteries, mosaïques, etc…

 

                                  l'Aurige de Delphes.jpg

                         l'Aurige de Delphes - conducteur de char 

                                                  Tyran  de  Gela (Sicile) 

 

         jeux antique saut en longueur.jpg                           jeux antique la lutte.jpg

   

Urne funéraire recueillant les cendres d'un athlète                          bas-relief : La lutte

pratiquant le saut en longueur, sans élan et avec                                                    

     des poids en pierre dans les mains ! 

 

                                  athètes couronnés  mosaique Musée archéo d'Olympie.jpg

                                      Les athlètes couronnés - mosaïque (Olympie)

 

 

 

. Une bibliographie proposée par Stéphane Gustave : 

- "La joie des jeux. Les origines du sport olympique" d’ André Bernand - ed. Periplus, 2003
- "1000 ans de jeux olympiques" Moses Finley - Paris – ed. Perrin, 2004
- Les dossiers de l'archéologie (revue), n°294 - Juin 2004 - "Les jeux olympiques en Grèce".‌     Revue à trouver en kiosque - voir les parutions  http://www.dossiers-archeologie.com         

 

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"L’Odyssée de l’or de la Banque de France en 1940 : Afrique, Amérique, Martinique"

cf. le 8/11/2018 présentation de Jean-Claude Vacher, ancien préfet, Directeur de publication et producteur radiophonique, familier de la Martinique.

 

                           Banque de France.jpg

 

               Un périple incroyable effectué entre le 17 mai et le 23 juin 1940, l'un des faits les plus méconnus de l'Histoire de la Seconde Guerre mondiale, mais qualifié de belle victoire pour la France, notre conférencier a porté son propos principalement sur l’évacuation de l’or de la Banque de France en lieu sûr - dans le contexte d’une désorganisation nationale (bombardements  et exode) - de Brest vers Halifax (Canada) puis vers Fort-de-France au fort de Desaix, destination finale où 254 tonnes d’or sont restées stockées jusqu’à la fin de la fin de la guerre – et ce malgré les convoitises de tous ceux - alliés anglais et américains, mais aussi simples voleurs attirés par cet or.

 

               Appel est fait au croiseur "Emile Bertin" pour réaliser cette vaste opération  ; il sera accompagné du croiseur "la Jeanne d'Arc". 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Émile_Bertin_(croiseur)

 

                       Croiseur Emile Bertin.jpg

                   Croiseur "Emile Bertin", 40,5 noeuds aux essais, faisant de lui le croiseur le plus rapide du monde.

 

Hommage à Emile Bertin qui fût nommé en 1891 à la Direction des constructions navales de Rochefort après Toulon. 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Émile_Bertin

 

              A Fort-de-France, un protagoniste de qualité qui n'a pas cédé devant les pressions de ceux qui voulaient s'emparer de l'or, l'Amiral Robert, haut commissaire de France aux Antilles - voir son histoire :

http://www.martinique.portailoutremer.com/index.php/son-histoire/personnages/historique/872-lamiral-robert

 

 

                                  fort Desaix Fort de France.jpg
                          
Fort Desaix, dans les casemates souterraines,

                          lieu choisi pour entreposer les précieux lingots

 

          Autre destination de l'or de Paris (avec celui confié par la Pologne,Tchécoslovaquie et Roumanie), l'Afrique du nord et l'Afrique noire à partir de Toulon.  

http://www.tresordupatrimoine.fr/content/121-736-tonnes-dor 

  

 

Des ouvrages sur le sujet : 

"Sauvez l’or de la Banque de France, l’incroyable périple (1940-1945)" de Tristan Gaston-Breton - ed. Le Cherche-Midi 2002.

 

" El Kantara et la division de fer", histoire de la 1ère Division de croiseurs auxiliaires de Christian Bernadac  (l'or vers Dakar).

 

une BD 2 tomes "L’or de la France" de Jean-Pierre Pécau, Denis Lefebvre,

Tibéry, illustrateur - ed. Le Lombard 2011 – 2012. 

1 : "La croisière de l’Emile Bertin" 

2 : "12 milliards sous les Tropiques"

  

"L’or de Vichy" Arnaud Manas – ed. Vendémaire 2016

  

et des informations sur fr.wikipedia.org/wiki/Sabine_Andrivon-Milton

spécialiste de l’histoire militaire en Martinique – dont un ouvrage "Fort Desaix"

 

et si vous voulez tout savoir sur la Banque de France

http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_de_France 

 

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"Mapuche et fier de l’être"

cf. le 5/11/2018 présentation de Claude Vautrin  - Grand reporter, Ecrivain.

 

                                   https://static.blog4ever.com/2013/11/756396/artfichier_756396_7922444_201810203317542.jpg 

 

Les mapuches, littéralement : "Peuples de la terre" en mapudungun sont les communautés aborigènes de la zone centre-sud du Chili et de l’Argentine, connues également sous le nom de "Araucans". 

 

 

 

               Grand reporter et écrivain, Claude Vautrin va là où les autres ne s’aventurent pas, là où les caméras ou micros ne sont pas braqués pour rendre compte au monde.

 

           Ainsi à l’occasion de longues grèves de la faim des prisonniers politiques (1998) des Mapuches, Claude Vautrin s’est intéressé à cette peuplade en vivant avec elle, les Mapuches = Mapu : la terre dans sa globalité, Che : homme (1 million d’habitants environ).

 

                            Claude Vautrin avec un mapuche.jpg

 

           Il a voulu comprendre ses hommes ayant une histoire ancienne, ayant résisté aux Incas et aux Conquistadors. Il parle du combat incessant d'un peuple qui protège ses forêts, ses rivières, sa terre, élément auquel il est viscéralement attaché et régulièrement en lutte contre les gouvernements qui veulent l’en priver et souvent de manière violente. Ils revendiquent avant tout le dialogue et leur liberté.

 

           Ces hommes sont majoritaires établis dans la région de l’Araucania (nom venant du pin l’araucania qui les a nourris avec ses graines-pignons qu’ils honorent) ; Leur langue, le mapudungun, est maintenant reconnue et même enseignée dans les écoles… quelques avancées mais à quel prix !

 

voir le site très documenté de  fr.wikipedia.org/wiki/Mapuches

  

à lire notamment :

Jules Verne "Les enfants du capitaine Grant" (description de la région). 

  

Antoine Tounens,  périgourdin s’est proclamé fondateur de l'éphémère royaume d'Araucanie et de Patagonie : 

 

Jean Raspail "Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie", Albin Michel, coll. "Romans français", 1981

 

Marc Blancpain, "Orllie Antoine Ier : roi d'Araucanie et de Patagonie", P. Fanlac, 1970

 

 

un reportage concernant des finistériens à la rencontre des mapuches – 2015 

http://www.onpartalaventure.wordpress.com/a-la-rencontre-des-indiens-mapuches-du-chili-en-lutte-pour-recuperer-leurs-terres/

             

                                                   volcan Llaima foret araucarias.jpg

 

Pour les amateurs en botanique : 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Araucaria_du_Chili 

 

et voir le site de Claude Vautrin avec les ouvrages qu’il a produits. 

http://www.imaginales.fr/invites/vautrin-claude/ 

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"La question de nos origines – entre Histoire et histoires : l’écriture de notre vie"

cf. le 18/102018 exposé de Michel Dousset, Docteur en Sciences Humaines – Psychologue chargé de cours membre de l’unité de recherches en littérature de l’Université de Sfax (Tunisie).

 

                Que faisons-nous de notre histoire familiale, de nos racines, de celles et ceux qui nous ont précédés et qui ont rendu possible notre propre histoire de vie ? 

                La littérature a souvent permis de sauver de l'effacement une époque, un mode de vie et des êtres (Patrick Modiano, Annie Ernaux, JMG Le Clézio…).

De fait, l'histoire avant d'être l'Histoire est d'abord l'histoire de gens humbles et modestes, qui souvent nous ressemblent (et nous rassemblent). 

Là, la littérature nous propose d'infinis miroirs, rendant plus sensible et intime un questionnement socio-psychanalytique. 

                Je propose donc d'explorer cette question de nos origines avec des envies de partage : envie de s'entendre raconter une histoire, envie de se souvenir encore et encore d'un temps intime, familial, social qui passe mais qui demeure. La vie va ! ".  M. Dousset

 

               Vous retrouverez ici quelques ouvrages cités par Michel Dousset au cours de sa conférence sur les origines ; petite histoire et grande Histoire. 

 

 

                1- Des récits de filiation, vrais, basés sur la généalogie ou ceux imaginés, "le roman familial", une famille idéalisée et très différente de la nôtre, construite par l’enfant à l’âge œdipien au moment des premières frustrations, décrit en premier par 

Sigmund Freud dans “Le roman familial des névrosés“. Petite bibliothèque Payot. 

C’est aussi la base de l’ouvrage (en 1988) de Marthe Robert dans “Roman des origines et origines du roman ». Ed Grasset.

  

Et qu’en-est-il des souvenirs que nous gardons en nous ? Reconnaissance, déception, souffrance, réconciliation ou renoncement  : bref, tout ce qui fait ce que nous sommes…

  

Littérature 

Juliet Charles 

- L’année de l’éveil. Ed Folio. 

- Lambeaux. Ed Folio.

 

Sarraute Nathalie 

- Enfance. Ed Folio.

 

Modiano Patrick 

- Un pedigree. Ed Gallimard. 

- Livret de famille

- Souvenirs dormants. Ed Gallimard.

 

Ernaux Annie 

- La Place. Ed Folio. 

- Une femme. Ed Folio.

 

Camus Albert 

- Le premier homme. Ed Folio.

 

Carrère Emmanuel 

- Un roman russe. Ed. P.O.L.

  

Le Clézio JMG 

- L'Africain. Ed. Folio

 

Sebbar Leïla 

- Je ne parle pas la langue de mon père. Ed. Bleu autour

 

Mabanckou Alain 

- Les cigognes sont immortelles. Ed. du Seuil.

 

Boltanski Christophe 

- Le guetteur. Ed. Stock

 

Fottorino Eric 

- Dix-sept ans. Ed. Gallimard.

 

Sattouf Riad 

- L’arabe du futur. Ed Allary.

 

Michon Pierre 

- Vies minuscules. Ed. Folio.

 

BrochHermann 

- Les somnambules. Ed. L’imaginaire Gallimard.

 

 

des ouvrages théoriques

 

Kaes René (sous la direction de) 

- Transmission de la vie psychique entre générations. Ed. Dunod.

 

De Gaulejac Vincent 

- L'histoire en héritage. Roman familial et trajectoire sociale.

   Ed. Desclée de Brouwer. 

- La névrose de classe. Ed. HG.

 

 

               2 - En face du "roman familial", histoire personnelle, on trouve l’Histoire, réelle ou racontée : le "roman national" expression du XIXe siècle retenue par les historiens et retenue par Pierre Nora.

Elle désigne le récit patriotique, construit à la louange de la nation. Elle prône la grandeur du pays, ses grands événements et édulcore ou omet les passages délicats ou sombres.

Patriotisme et religion (l’éternité) induisent une grande destinée : voire Vercingétorix, Jeanne d’Arc, l’épopée napoléonienne, nombre de peintures et sculptures idéalisant ou éreintant des personnages ou des faits, etc…

 

Boucheron Patrick (collectif, sous la direction de)

- Histoire mondiale de la France. Ed. du Seuil.

Petitfils Jean-Christian

- Histoire de la France. Le vrai roman national. Ed. Fayard.

Eribon Didier

- Retour à Reims. Ed. Champs-essai.

 

L’héritage des mécanismes culturels : domination et transmission des privilèges et des inégalités 

Bourdieu Pierre

- La reproduction. Ed. de Minuit.

- La misère du monde. Ed. du Seuil.

 

L'acceptation d’un héritage modeste

Sansot Pierre

- Les gens de peu. PUF.

 

   .... vous en découvrirez à votre tour car il y a profusion. 

 

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"1918 ou comment est née la gendarmerie contemporaine ?"

cf. le 15/10/2018, conférence de Louis Napoléon Panel, Docteur en Histoire, Capitaine de Réserve, Conservateur des Monuments Historiques.

(en présence du Commandant des Ecoles de Gendarmerie, Général Thibault Morterol, en poste à Rochefort depuis octobre 2017).

                   

            Parallèlement à cette conférence  vous pouvez voir l'exposition au Service historique de la Défense à Rochefort du 2 au 23 octobre 2018 ; elle montre notamment les missions souvent méconnues des gendarmes pendant la Grande Guerre. 

 

            gendarmerie dans la grande guerre 2 au 23 oct 2018.jpg
                 

                 Avant le conflit, la gendarmerie avait connu une réorganisation en 1803 (gendarmerie prévôtale) après des dispositifs anciens remontant à Napoléon III. 

                 En août 1913, bien qu'inexpérimentée, elle a largement pris part aux opérations de mobilisation dès l'appel, encadrant les départs des hommes pour les conduire jusqu'au lieu de leur affectation.

 

                              mobilisation de soldats aout 1914.JPG

                                            

(A noter que 350 gendarmes seront versés dans les unités combattantes). 

Les gendarmes ont également accompagné les populations lors de leur exode (du nord et est de la France ainsi que la Belgique). Elle a été également efficace à l'égard des nombreux déserteurs.

 

Des changements importants interviennent avec l'émergence en 1917 de Joseph Plique nommé par Clemenceau en 1918, directeur de la Gendarmerie au sein du Ministère de la guerre. http://www.gendcom.gendarmerie.interieur.gouv.fr/Loisirs/Histoire/Le-general-Joseph-Plique-premier-directeur-de-la-gendarmerie

 

            Progressivement après avoir renouvelé les effectifs suite aux pertes liées à la guerre, les moyens matériels évoluent : motorisation après les vélos et chevaux - téléphones installés dans les casernes, les salaires augmentent, des compléments de formation aux sous-officiers susceptibles d'accéder au corps des officiers sont proposés avec la création à Paris d'une école d'officiers de gendarmerie nationale.

           Cette Ecole s'installe ensuite à Versailles en 1918, revient sur Paris pendant la seconde Guerre Mondiale avant de se fixer à Melun jusqu'en 1945.

 

             Le Commandement des Ecoles de Gendarmerie (créé en 1959 à Maison-Alfort) est installé à l'Hôtel de la marine à Rochefort depuis 2004. 

 

                                Commandement  de gendarmerie.jpg

 

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Commandement_des_%C3%A9coles_de_la_Gendarmerie_nationale

            Chaque année, lors des Journées nationales du Patrimoine, le Commandement est ouvert à la visite. 

 

           L'Ecole de Gendarmerie de Rochefort est une des nombreuses émanations de ce Commandement - voir ses missions :            

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_de_gendarmerie_de_Rochefort

 

                       Logo_de_la_Gendarmerie_nationale_française_2015.png               Ecole de gendarmerie Rochefort.jpg

 

 


                                                           
 

Un Monument de la Gendarmerie à Versailles (place de la Loi) a été érigé en 1935 en hommage à l’action des gendarmes.

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/le-monument-national-de-la-gendarmerie

 

                              Versailles monument de la gendarmerie.jpg

 

 

un Musée de la Gendarmerie nationale est installé à Melun

http://fr.wikipedia.org/wiki/Musée_de_la_Gendarmerie_nationale_de_Melun

 

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"La grande aventure des Cap-Horniers" 

cf. le 11/10/2018 conférence d'Olivier Mignon - Historien d'art.

 

 

         "Au XIXe siècle, trois, quatre et cinq mâts quittent la Grande-Bretagne leurs cales pleines d’une dangereuse cargaison de charbon à destination du Chili. Véritables cathédrales de voiles, ces navires confiés à de jeunes équipages de 30 à 40 hommes prennent alors la direction de l’Atlantique sud pour doubler le cap Horn au prix d’efforts parfois désespérés.  Après avoir affronté des vents contraires d’une rare violence, des lames hautes comme des montagnes et même des icebergs, ces navires déchargeaient leur charbon aussitôt remplacé par des sacs de nitrate à destination de l’Europe.

 

                      Dunkerque trois mats dans les jetees.jpg

                       Dunkerque, grand port cap-hornier, ici un 3 mâts

 

5 mats cp horniers.jpg

Cap-Hornier, 5 mâts

La France II, construit dans les chantiers de Gironde (1913)

 

sur-les-traces-de-nantes-port-cap-hornier.jpg                                  équipage du maréchal Davout.jpg

Nantes, construction des cap-horniers à partir de 1881.    Equipage du "Maréchal-Davout", 3 mâts barque, 3110                                                                                                           tonneaux, 1898 Cie René Guillon et René Fleury

                    Nantes rue de cap-honiers près quai de la Fosse.jpgà Nantes, tout près du quai de la Fosse 

 

                   cap horniers ventres-sur-vergues-lacroix-tragc3a9dies-de-la-mer-x.jpg

                           "Ventre sur vergue" 

Le dur travail des équipages sur la route du sud par des temps épouvantables et sans protection. 

 

 

            Il sont peu à peu remplacés par des vapeurs empruntant le canal de Panama inauguré en 1914, ces voiliers cesseront définitivement leur activité après la Grande Guerre. C’est à la rencontre de ces marins et de ces navires d’exception que nous  sommes conviés à travers l’évocation de leur périple autour du promontoire mythique autrefois surnommé le "cap dur". 

 

         Paul Guimard, écrivain-voyageur, marin en a parlé ainsi  "Le cap Horn aurait pu n’être jamais que ce qu’il est : un point sur la carte du monde. Les hommes en ont fait une épopée."

          Un point minuscule sur la planisphère, situé sur les 50èmes hurlants (latitude : 50ème parallèle de l'hémisphère sud), là où l'on trouve les vents les plus violents car aucune terre ne les arrête et où se rencontrent Océan atlantique et Océan Pacifique. 

 

         carte cap horn.png    cap-horn.jpg
                                                          Cap Horn vue du Sud

          Aujourd'hui, très peu de passages à cet endroit périlleux en dehors des voiliers faisant le tour du du monde tel que le "Vendée Globe", en solitaire et sans escale... 

 

                                     Monument pour les cap-horniers péris en mer 1992.jpg

   Monument érigé par les chiliens, en 1992, à la mémoire des cap-horniens péris en mer

 

             L’origine du nom "Kaap Hoorn" est néerlandaise (le cap ayant été baptisé ainsi en l’honneur de la ville de Hoorn, par le marchand hollandais Jacob Le Maire accompagné du navigateur Willem Schouten, qui doublent la pointe extrême de l'Amérique en 1616.

                            Hoorn le port pays-bas 2013.jpg le port d'Hoorn (Pays-Bas)

 

Cabo de Hornos en espagnol, que l’on peut traduire par "le cap des fours", ou "cape Horn" en anglais. Les marins en parlent souvent comme étant "le Horn".

 

        Ferdinand de Magellan en 1520, (portugais dont l'expédition a été financée par l'Espagne) découvre le passage "les canaux de Patagonie" pour faire passer son escadre, ce qui lui permettra d’accomplir son premier tour du monde, un passage qui portera son nom ; Il remarque des fumées, ce sont certainement des foyers allumés par des indiens ; l’endroit fut appelé Terre des fumées, aujourd’hui Terre de feu. 

(lire le passionnant ouvrage de Stephan Sweig, écrit en 1938 "Magellan").

                                      Magellan livvre de Stephen Sweig.jpg

 

          Encore plus au Sud, par la mer libre, Francis Drake, navigateur anglais, corsaire, en 1578 découvre un large détroit qui portera son nom. 

      Mais il ne faut évidemment pas faire l'impasse de la grande découverte de Christophe Colomb en 1492 mettant le pied sur l'île du continent américain (qu'il nomme San Salvador dans l'archipel des Bahamas) voir  http://fr.wikipedia.org/wiki/Christophe_Colomb#Le_deuxième_voyage_(1493-1496)

 

            Le propos est qu'au XVème siècle, les deux puissances maritimes de l’époque sont le Portugal et l’Espagne. Afin d'éviter que les deux royaumes chrétiens ne s'entre-déchirent dans leur quête commerciale (notamment, les épices), le pape prend appui sur l'existence de deux routes vers les Indes pour les répartir entre les deux pays : la route de l'est pour les Portugais, la route de l'ouest pour les Espagnols. C'est le traité de Tordesillas qui divise le monde en deux dès 1494... ceci ne sera pas vraiment respecté par la suite. 

 

                                             Ligne de partage espagnols portuguais.png

                Lignes de partage entre le Royaume de Castille et le Portugal aux 15ème et 16ème

 

 

Quelques titres de livres :

"Hommes et navires du Cap Horn" de Jean Randier, préface Paul Guimard, ed. Hachette littérature 1990

"Cap Horn, une vie, un mythe" de Brigitte et Yvonnick Le Coat,  ed. Galodé, 2008,

"Cap Horn" de Francisco Coloane, ed. Le Seuil, 1997

"Le phare du bout du monde" de Jules Verne (réplique à La Rochelle), roman, 1905

"le Cap Horn" de François Pedron, Albin Michel, 1990

 

 

                     

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"L’Académie Française : voyage au Pays des Immortels"  

cf. le 8/10/2018 présentation de Michel Barbaux, Administrateur de l’Armée de l’Air puis magistrat au Tribunal d’Instance  de Paris. 

 

            "La vénérable "Dame du Quai de Conti" (fondée en 1635 par Richelieu) dispose d’un prestige considérable. Aux yeux de bon nombre d’hommes de lettres, de savants ou même d’hommes politiques, l’Académie constitue un ultime objet d’ambition, une consécration suprême.  

Que fait l’Académie et quels sont les académiciens ? 

            Après un rappel sur les origines de l’Académie française, Michel Barbaux nous explique comment la "Compagnie" a su résister, à travers les siècles, aux turbulences de l’Histoire. Il montre que cette institution, en dehors de ses missions propres comme l’élaboration du Dictionnaire, ne se prive pas d’intervenir dans le débat public. Il nous donne quelques informations sur son organisation et son fonctionnement interne et évoque les grandes figures d’Immortels d’hier et d’aujourd’hui ainsi que quelques grands "oubliés" de l’histoire académique".    

M. Barbaux livre ses propres convictions et ne raconte pas seulement la grande histoire de l’institution mais aussi …. des petites histoires. 

 

                                 Institut de France  Académie française.jpg

 

              Notre conférencier n'est pas du sérail mais il s'est passionné depuis l'âge de 12 ans pour ce "temple du savoir et des grands hommes" et à force d'obstination il en a  appris le fonctionnement, suivi les travaux et engager des relations amicales avec quelques académiciens dont il est très fier. Son exposé est loin d'être rébarbatif et son humour à l'égard des immortels, nous fait rendre cette institution plus plaisante qu'on ne l'imagine. De nombreuses caricatures ont fleuri au cours des siècles et des bons mots sur les académiciens sont restés célèbres. Chahutée, ébranlée, elle reste toujours la garante de la langue française (9ème édition du Dictionnaire en cours), joue un grand rôle de mécène et d'attribution de prix littéraires.

 

     caricature Académie française 001.jpg  Caricature académie française2 001.jpg

"l'Académie est un chef d'oeuvre de puérilité sénile" Victor Hugo (a dû se présenter 5 fois pour être élu !).

"l'Académie a un grand malheur, c'est d'être la seule corporation un peu durable qui n'ait jamais cessé d'être ridicule" Alfred de Vigny. 

 

                 Loin d'être touché par des défaillances intellectuelles : René de Obaldia fêtera ses 100 ans l'an prochain et participe toujours aux travaux de l'institution - il y en a eu d'autres par le passé -. 

 

                  Retrouvez le contenu de la conférence de ce jour et bien davantage sur le site internet de l'Académie française très documenté ; il  répondra certainement à votre curiosité, prenez le temps de l'étudier :

http://www.academie-francaise.fr/linstitution/lhistoire

                 

               A noter que Bonaparte, comme tous les hommes d'Etat français aura le titre de Protecteur de l'Académie, il avait été préalablement élu en 1797 à la section "Art et Mécanique".

                               Bonaparte à l'Académie française 001.jpg

 

                 En ce qui concerne les femmes (impensables à l'Académie jusqu'en 1980 !), elles sont 6 aujourd'hui. La première, Marguerite Yourcenar, grâce à l'appui de Jean d'Ormesson (mais dès son discours d'élection, elle indique qu'elle ne pourra participer aux travaux s'étant fixée aux Etats-Unis depuis 1958).

 

                                  Marguerite Yourcenar à l'Académie 001.jpg

 

                  L'UTL de Rochefort ne peut faire l'impasse du célèbre écrivain local, capitaine de vaisseau, Pierre Loti, élu académicien en 1891 à l'âge de 41 ans.  
                          

                        Pierre_Loti_en_académicien.jpg    RERS Bégonia d'or habit d'académicien.jpg  

                             au moment de l'élection      habit d'académicien au "Bégonia d'or" de Rochefort

                                                                             actuellement en exposition au musée Hèbre  

 

Quelques titres d'ouvrages à retenir : 

Hélène Carrère d’Encausse "Des siècles d’immortalité. L’Académie française 1635-.... " ed. Fayard, 2011

Amin Maalouf  "Un fauteuil sur la Seine" ed. Grasset, 2016 – histoire du fauteuil 29 au cours des siècles.

Antoine Marès  "l'Institut de France, le parlement des savants" Gallimard découvertes – mémoire des lieux 1995

 

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"Promenade littéraire au Quartier Latin"

Cf. le 4/10/2018 présentation par Jean Aubry, Professeur de Lettres, ancien responsable de l’Université Inter-Age de St-Nazaire.

 

            M. Aubry nous fera voyager (rive gauche de la Seine) entre le 5ème et 6ème arrondissements de Paris. Bien limité, le Quartier latin occupe le nord de ce territoire avec une concentration de lieux d'instruction et d'éducation tenus par des religieux dont la langue a été essentiellement le latin dès le haut Moyen Age jusqu'au XVIIe siècle environ : au début étude (en théologie) dans la rue, puis écoles, collèges (dans le sens d'internat), université (communauté d'enseignants religieux et d'élèves et non pas établissement). On retrouve aisément le tracé des rues et ruelles du Moyen-Age, une grande partie n'ayant pas été touchée par les travaux décidés par Napoléon III et l'urbaniste Haussmann.

 

rue de la Huchette 001.jpg

rue de la Huchette, début du XXe - pas de transformation notable hormis les commerces -restaurants cosmopolites-

    

Difficile de citer tous les établissements anciens existant encore aujourd'hui et d'un grand renom  : Lycée Louis le Grand (anciennement de Clermont), Saint-Louis, Montaigne, Henri IV avec son cloître du XIIe, reste de l'abbaye St-Geneviève... 

 

             Paris 2 lycée Henri IV sept 2013.jpg
                  Lycée Henri IV, rue Clovis, à proximité de Panthéon 

 

Inévitable de passer à côté de la Sorbonne, haut lieu de l'enseignement littéraire, créé en 1257 par Robert de Sorbon, développée plus tard par Richelieu... depuis : 21 000 m2  entre la rue des Ecoles et la rue Cujas... et de multiples unités sur Paris et en banlieue. 

 

Cour de l'ancienne Sorbonne par E. Lansyer 1886.jpg             quartier latin Sorbonne 001.jpg 

Cour de la Sorbonne  

1886 peinture de E. Lansyer 

 

 

Actuel : La Sorbonne et sa chapelle (tombeau de Richelieu) et ses bâtiments d'études implantés sur tout le quartier

 

Citons également une institution d'importance : le Collège de France créé par François 1er (1540) et surtout son conseiller, Guillaume Budé, un savant qu'il faut connaître : http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Bud%C3%A9

A noter qu'il n'est pas nécessaire de posséder de diplôme pour suivre les cours et que les études ne sont pas diplômantes.  

 

                                college de france avec budé.jpg

                                 Collège de France - statue de G. Budé                                                

 

Sur la montagne Ste-Geneviève, face à la rue Soufflot donnant sur le jardin du Luxembourg, Le Panthéon, église néo-classique, honore depuis la Révolution les Grands Hommes - voir  http://fr.wikipedia.org/wiki/Panth%C3%A9on_(Paris)

 

                            pantheon-portique-150x150.jpg le Panthéon

 

Au coeur des quartiers ponctués par ces monuments fourmille quotidiennement une population estudiantine aujourd'hui mêlée à celle des touristes. De nombreuses échoppes et librairies ont été transformées en boutiques de prêt-à-porter, de téléphonie ou de restauration rapide... Les nombreuses personnalités qui ont vécu ou fréquenté ce quartier, bohème, artistique y seraient étrangères : les Villon, Sade, Rabelais, Verlaine, Baudelaire, Rimbaud, Hemingway, Neruda, Prévert.... mais aussi Beaumarchais, Diderot, Voltaire, Corneille, Molière (rue de l'Ancienne Comédie, un jeu de paume devenu siège durant un temps de la Comédie Française) ; les cafés lieux de rencontres, de discussions littéraires et politiques ont tenu un grand rôle avec en tête le Café Procope

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Caf%C3%A9_Procope,

... d'autres plus modestes ainsi que de véritables bouges respirant la mélancolie et le désespoir..  

Quelques lectures :

"La Montagne Ste-Geneviève et le Quartier latin" d'Alexandre Gady, Editions Hoëbeke, 1998

"Connaissance du Vieux Paris" Jacques Hillairet, Le Club Français du Livre, 1969

"Guide historique des rues de Paris " de Charles Braibant, Albert Mirot, ed. bibliothèque des Guides Bleus Paris, 1965.

  

Bref, si vos pas vous y conduisent, prenez le temps d'explorer le Quartier latin car vous trouverez immanquablement trace du passé... et quel passé ! 

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05/10/2018
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Documentation - janv. à juin 2018

Si vous souhaitez approfondir les sujets abordés dans nos conférences,

cette rubrique vous apporte des éléments complémentaires, ils ne sont pas exhaustifs :

références d'ouvrages, d'essais, de bibliographies, de films, de cartes...

                                            

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Année universitaire 2017 - 2018

(Pour plus de facilité de lecture, les conférences vont de la plus récente à la plus ancienne)

 

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"Voltaire et l’Europe"

le 11/06/2018 conférence de Dominique Antérion, Chargé de Conservation du Patrimoine, Responsable des collections historiques de la Monnaie de Paris.

                  Notre conférencier se concentrera sur les relations de Voltaire avec l'Europe, pour le reste chacun pourra trouver une ample documentation au travers de Wikipedia et des ouvrages étudiés en secondaire qu'il a pu conserver.                   

                François-Marie Arouet (1694-1778) n'a adopté le nom de Voltaire qu'à l'âge de 24 ans. 

 

                        Philosophe, dramaturge, poète, historien, sociologue et pamphlétaire aussi mordant que brillant, Voltaire est devenu le symbole de l'esprit de la France du Siècle des Lumières, il a eu une grande influence sur l'opinion publique européenne en raison de ses idées, de sa défense des droits de l'homme et de son talent littéraire.

 

                   Voltaire, fervent défenseur de la tolérance "le fanatisme empêche les hommes de s’aimer comme frères", Il s’en prend aux guerres civiles, aux injustices (voir l’Affaire Calas)… défenseur de la liberté d'expression et de la séparation de l'Église et de l'État avant l’heure. Il n’a de cesse de rédiger des écrits militants contre l'irrationalisme, l'hypocrisie et le détournement de pouvoir. Rousseau, Descartes, Pascal ne sont pas ses amis et bien d’autres…   

 

                  Très tôt, il a le goût des voyages, l’envie de découvrir le monde, c’est un garçon bouillonnant et de génie (on qualifierait de surdoué aujourd’hui). D’autre part, ses parents veulent l’éloigner, il doit s’agir d’un garçon insupportable !

 

                  Son  parrain  l’aidera à quitter la France une première fois, il va progressivement découvrir l’Europe, celle du Nord et fréquentera surtout les Cours – notamment de 1744 à 1755) :  Cour de Versailles, de Lunéville, de Prusse…

 

1713 – 1er voyage aux Pays-Bas : profite de l’installation du frère de son parrain, le marquis de Châteauneuf, qui vient d’être nommé ambassadeur à La Haye pour partir et devenir son secrétaire privé. C’est un petit séjour mais il reviendra dans ce pays plus tard (durant son séjour à Cirey), il séjournera alors à Amsterdam, centre économique important, il apprécie ce pays de commerçants et aussi sa liberté de parole et d’écrit – ce qu’il ne trouve pas en France – il fréquente le milieu des imprimeurs, des libraires, protestants, réfugiés, et des éditeurs (qui produisent ce qui est censuré et interdit en France).

                  Voltaire par Nicolas_de_Largillière 1724.png peinture de Nicolas Largillière 1724 

 

1726 Voyage en Angleterre, cette "nation de philosophes", qui rend justice aux vraies grandeurs qui sont celles de l'esprit.

 

Après avoir été emprisonné à deux reprises à la Bastille, il va s’exiler en Angleterre. Il est reçu par Georges 1er, puis Georges II à Dawley House (environs de Londres). A Londres, il rencontre des écrivains, des philosophes, des savants (physiciens, mathématiciens, naturalistes) et s’initie à des domaines qu’il ignorait jusqu’ici. Il entre en relation avec Newton, apprend à le connaître et le fera connaître en France. Il commence à rédiger en anglais (langue acquise en très peu de temps) l’ouvrage "Les lettres philosophiques" où il expose ses observations sur l’Angleterre (éditées en 1733). "C’est le manifeste des lumières", polémique sur le retard de la France dans le domaine économique face à la modernité anglaise et l’archaïsme de ses institutions. L’ouvrage est condamné par les jansénistes et brûlé à Paris. Voltaire s’enfuit se réfugie à Cirey (Haute-Marne) dans la famille du Chatelet. Voltaire y résidera jusqu’à la mort de sa maîtresse Emilie du Châtelet, brillante mathématicienne, son alter ego..  

 

Voltaire fera découvrir Shakespeare à la France, car il le traduit.

  

1752- 1753 Voyage en Prusse : Il est invité par Fréderic II notamment à Posdam (Château du Sans-Souci où Voltaire obtient la construction d’un théâtre où il joue) et d’autres châteaux car Voltaire a été doté d’une rente importante mais Voltaire, qui admire le roi de Prusse, n’apprécie pas sa politique ; il déchantera lors des affrontements avec la Silésie.

 

A Berlin, Voltaire termine "le siècle de Louis XIV" (1751) et écrit les "Micromégas"sur la relativité universelle (1752)Les brouilles sont fréquentes avec le roi provoquées par les imprudences de Voltaire  qui rendent son séjour insoutenable à la fin.– Voltaire a été arrêté, le roi de Prusse voulant récupérer un livre de poésies écrit par lui et donné à Voltaire, dont il craint que ce dernier ne fasse mauvais usage. Voltaire, en compagnie de Mme Denis (sa nièce) venue le rejoindre, est séquestré. Enfin libéré, il peut quitter Francfort.

               Voltaire s'est aussi intéressé à la Russie et a correspondu avec "la grande Catherine" - à noter que toute la bibliothèque de Voltaire est au Musée de l'ermitage à St-Pétersbourg, acquise par Catherine II;. 

 

1758 Ferney, frontière suisse : Voltaire achète la maison des Délices. Il a 64 ans, il vit avec sa nièce, Mme Denis, qui est aussi sa maîtresse. 

Voltaire y mène grand train, donne en privé des pièces de théâtre (alors que le théâtre est interdit dans la ville de Calvin). Ferney est la période la plus active de la vie de Voltaire. Il va y résider vingt ans jusqu’à son retour à Paris. C’est à Ferney qu’il va devenir le champion de la justice et de l’humanité et livrer ses grandes batailles. 

Il encourage l'industrie locale, travaille sur le "Dictionnaire Philosophique", et parvient à écrire un certain nombre d'ouvrages comme "La Princesse de Babylone" et "Candide". 

Ferney est devenu le centre dynamique d'une foule d'admirateurs. Voltaire accueille des personnalités célèbres, s'amuse avec des pièces de théâtre - Voltaire et Mme Denis y jouent eux-mêmes leurs rôles préférés. Il correspond avec des écrivains, des savants et des chefs d'État.

 

              Le théâtre : "Rien n'anime plus la société, rien ne donne plus de grâce au corps et à l'esprit, rien ne forme plus le goût", dit-il.

 

             À l'occasion de la mise en scène d’ "Irène", Voltaire revient à Paris en triomphe en 1778, où il meurt quelques mois plus tard à l'âge de 84 ans. Une quinzaine d’années plus tard son corps est transféré au Panthéon.

            

Un conseil de lecture : 

"Voltaire à l’ouvrage" de Gillian Pink – 2018, un spécialiste de Voltaire.

Au cinéma voir

"l'affaire Calas" de Francis Reusser. 2009 avec Claude Rich dans le rôle de Voltaire 

"Si Versailles m'était conté" de Sacha Guitry, 1954 dans le rôle de Voltaire : Jacques de Féraudy

et tant et tant de pièces de théâtre... 

 

M. Anterion nous indique que cette année une médaille a été éditée  

consacrée à l’époque baroque de la fin du XVIIe siècle à la première moitié XVIIIe siècle. C’est Voltaire et le roi Louis XIV dansant qui sont à l’honneur !

                                    Voltaire-et-le-roi-Louis-XIV-monnaie-de-Paris-2018.jpg

 

     En 1994, une exposition sur Voltaire et l'Europe a été organisée par la 

 

Monnaie de Paris à l’occasion du tricentenaire de Voltaire   

 

 www.persee.fr/doc/dhs_0070-6760_1995_num_27_1_2075_t1_0544_0000_3

 

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"Les effets de l’activité physique sur la santé cérébrale"

le 7/05/2018 présenté par Michel Audiffren, Professeur en Sciences du Sport, spécialiste en neurosciences cognitives à l’Université de Poitiers.

 

 

                 C’est confirmé, toutes les études sur l’évolution des fonctions cognitives au cours de la vie montrent une diminution des performances en vieillissant ! Cependant, nous ne vieillissons pas à la même vitesse !

                Oui, il faut tenir compte des facteurs génétiques et des habitudes de vie (métiers pénibles, tabagisme, alcoolisme, mauvaise alimentation, sédentarité, etc…).

 

                D’autre part, selon les études : celui qui s’isole du monde n’utilise plus son cerveau, il verra ses fonctions cérébrales décliner puisqu’il ne sera plus stimulé. C’est la région frontale qui est la première concernée par ce processus de déclin. 

                Il a été mis en évidence que les fonctions qui vieillissent plus que les autres sont celles qui concernent :

 

        - la vitesse de traitement de l’information (réflexes en conduite automobile, par exemple), 

        - les inhibitions comportementales (s’empêcher d’agir ou n’avoir plus de volonté…), 

        - la planification (mettre au point un projet de voyage, faire des achats sans liste…,)

        - la permutation /alternance (passer d’un sujet à l’autre…), 

        - la mise à jour de la mémoire de travail (la mémoire immédiate) : effort nécessaire pour soutenir l’attention, 

        - la mémoire épisodique et mémoire spatiale dont le siège est l’hippocampe (c’est l’organe qui diminue en premier dans la maladie d’Alzheimer).

               Y-a-t-il des possibilités de rattrapage ? Oui, nous affirme Michel Audiffren par les effets de l’activité physique, soutenue et au long terme. A court terme, l’effet sera transitoire notamment sur l’humeur, un bien être passager, par exemple.

 

               Les études françaises montrent que l’activité physique diminue les risques de démence, de perte de mémoire, d’AVC et de rechute d’AVC.

 

               Des études américaines constatent une augmentation de la substance grise avec l’exercice physique intense et prolongé. Les zones du cerveau affectées par le vieillissement qui sont frontale, pariétale et temporale, bénéficient le plus des activités physiques. "L’exercice, c’est de la médecine" disent les américains.

 

               En neurosciences, on parle de la plasticité du cerveau. La stimulation influera sur la régénération des connexions (synapses), des capillaires sanguins, des neurones et ce à tout âge. Activité physique veut dire également oxygénation du système cardio-vasculaire.

 

             Devant les problèmes très sérieux d’obésité, de sédentarisation et de dégénérescence cérébrale, l’OMS a établi des préconisations : alimentation -  activité physique : voir http://www.who.int/dietphysicalactivity/factsheet_recommendations/fr/  

           Le mot d’ordre est d’éduquer les nouvelles générations en ce sens pour que cela devienne des habitudes de vie ; l’homme a été conçu pour bouger sous peine de voir se développer de nombreux dysfonctionnements.

          Pour progresser, il faut de l’effort ; continuer cet effort devient du plaisir.

             Voir interview de Michel Audiffren sur le sujet :  http://www.youtube.com/watch?v=Nq_kJbxICFE

 

              Voir également la revue mensuelle "Sciences et Avenir" -juin 2018 - n°856 dont le sujet principal est "La capacité du cerveau, chacun peut progresser". 

                    

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"Présentation des réalisations et des projets de l'A.R.C.E.F". - Association pour la Restauration du Centre et du Faubourg de Rochefort - 

le 4/06/2018 par Albert-Jean Millour, Président,

Hervé Valérian, Marie-Pierre Labregère, responsables de l'A.R.C.E.F.

 

                   Cette association a été créée en 1975 à Rochefort, consciente de l'héritage patrimonial (petit et grand) de sa ville, de la nécessité de sa préservation, sa mise en valeur et de sa restauration.

 

             Composée uniquement de bénévoles (non scientifiques), elle a pu par ses actions donner le goût et le respect du patrimoine pour rendre la ville plus attractive, faire des recherches historiques pour une meilleure compréhension de cet héritage, être acteur lors d'enjeux politiques, etc. 

 

             Une nouvelle direction a pris le relais depuis janvier 2017 en redéfinissant les objectifs, en s'ouvrant à des groupes de réflexion, en communiquant davantage avec le public (les habitants) et les édiles en place :

 

. Des premières rencontres sur le patrimoine ont eu lieu le 30/05/2018 "habiter le patrimoine, c'est construire une relation durable avec le temps"(avec projection d’un film sur un résumé de l’histoire de Rochefort ; une interview auprès de jeunes lycéens sur leur regard porté sur la ville ; un recensement des métiers du patrimoine en y associant les professions artisanales du bâtiment, etc… Ces rencontres seront renouvelées.  

 

. Deux conférences sont prévues pour les Journées du Patrimoine fixées les 15 et 16 septembre prochains.

 

            Les premiers chantiers de la nouvelle équipe portent sur la reprise du travail sur l‘alimentation en eau de Rochefort, ceci ayant fait l’objet d’une publication en 1992, réactualisée en 2002.

 

             MM. Hervé Valérian et Jean-François Favaud  apportent des compléments d’information (après un travail sur le terrain, photographies, plans) sur l’approvisionnement en eau de Rochefort venant du nord de Tonnay-Charente grâce à l’existence de nombreuses sources, captées (de petits édifices maçonnés en témoignent). Un travail très intéressant également sur la pompe à feu (1784) - qui est une pompe à eau fonctionnant à partir de l’énergie d’une chaudière - Située près de la Capitainerie, face au Quai aux vivres, elle a joué un rôle primordial pour l’alimentation en eau des Rochefortais. Elle alimentait le château d'eau de la Butte (qui va devenir une galerie d'art), à partir duquel partaient des canalisations circulant sous les rues de la ville.   

              Rappel est fait des fontaines les plus importantes de Rochefort – au moins trois restantes dont St-Charles, au bout de la rue Audry de Puyravault  qui pourrait être utilisée si elle était restaurée.

 

             Continuité du travail de restauration sur les puits-fontaines : actuellement 11 sur 12 ont été restaurés. D'autre part, 250 puits ont été creusés pour les propriétaires rochefortais - souvent à partager à deux ou à trois - 60 en centre-ville. A noter que du temps de l'Arsenal , la consommation de l'eau potable était de 6 litres/jour/habitant, elle est aujourd'hui de 176 litres/j/habitant. 

 

            logo ARCEF 001.jpg                          plaquette puits-fontaineS ARCEF 1992 001.jpg

Le puits-fontaine, préoccupation de longue               Histoire et recensement de ces édifices     

date de l'ARCEF, elle en a fait son logo                     datant de la moitié du XIXe siècle 

 

            

         Poursuite de l’intérêt pour le cimetière de Rochefort après l’installation par l'équipe précédante de plaques identifiant des personnalités importantes, continuité des visites.

 

          La Tour des Signaux (1728) est un lieu intéressant pour son histoire et pour l’immense panorama qu’il offre sur la région ; il mérite une restauration, la pose de pavillons – c’est sa destination – et peut-être des visites ultérieurement.

           et d'autres thèmes de réflexion... 

 

           Bref autant de sujets que chacun peut retrouver sur le site internet de l’ARCEF qui vient de démarrer : www.arcef.fr

également dans son bulletin n°29 que reçoivent les adhérents.

 

                                           brochure ARCEF rencontres patrimoines mai 2018.jpg                                        

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l"Iran : histoire et patrimoine artistique"

le 31/05/2018 conférence de Christine Darmagnac, Diplômée de l’Ecole du Louvre et de l’Institut d’Art et d’Archéologie (Sorbonne). 

 

                      Compte tenu de la densité de l’exposé de Mme Darmagnac qui connait parfaitement l’Iran en tant qu’historienne de l’art et aussi pour y avoir fait de nombreux séjours, il ne s'agit pas de retracer l'histoire de ce pays mais de montrer le patrimoine qu'il possède et dont les habitants sont fiers et s’efforcent de préserver aujourd'hui.

 

                carte de l'Iran 001.jpg

                

                Il importe de mettre en avant des exemples d’ingéniosité très anciens (irrigation pour l’agriculture, le ghanât, toujours utilisé de nos jours ; construction de glacières, les yakhchals, énormes tours en pisé, construction de bagdirs, des "climatisateurs", chassant l’air chaud ;  mais aussi des œuvres d’art : tablette proto-élamite (de l’Elam, 1ère peuplade) écriture faite de trous, non déchiffrée, avant la cunéïforme – 3ème millénaire av. J.-C. ;  sculptures, reliefs, céramiques, bijoux (cuivre, bronze), des richesses laissées par les différents peuples et dynasties qui ont fait l’histoire de ce pays lequel a toujours été entre deux civilisations celle de l’Indus et celle de l’Euphrate.

 

               Yakhchal.jpg        un bagdir à Kerman.jpg

                    Exemple de glacière                  Exemple de bagdir à Kerman 

   

                céramique Archer sous les achemenide.JPG                            spectre acheménide.jpg

céramique : Archer sous les Achéménides    Spectre sous le même empire (le 1er en Perse).

 

    Persépolis frise 001.jpg               Tombeau de Cyrus le Grand 001.jpg

  Défilé forgerons et cavaliers Apadana à Persépolis     Tombeau de Cyrus le Grand à Pasargades

 

                                     Intérieur dome mosquée Ispahan.jpg                                                                            

                               Intérieur d'un dôme de la grande mosquée d'Ispahan

 

jardin d'Hasht Behesht d'Ispahan.jpg              Tapis_persan.JPG

pas de jardin sans eau, ici à Ispahan      tapis persan (ils sont apparus dès l'âge de bronze)

 

                  Pour compléter les chefs-d'oeuvre de la Perse, il faut voir le musée du Louvre (salles des antiquités orientales) avec la mise en valeur des fouilles françaises :

http://www.teheran.ir/spip.php?article1307#gsc.tab=0    

                 En effet, la revue "Téhéran" de 2010 relate les relations et les échanges établis entre l’Iran et le Louvre depuis la fin du XIXe, interrompus pendant la révolution iranienne en 1979 et repris depuis.

 

                 A noter que le mot Iran, vient du nom persan Arian. Il a été adopté en 1935 par le Shah Reza Pahlavi II, dernier monarque de la dynastie des Pahlavi, auparavant on parlait de la Perse. La langue officielle est le persan.

 

                   C’est aujourd’hui un pays de 80 millions d’habitants (31 provinces) sous régime théocratique avec depuis 2013, Hassan Rohani, président de la république islamique.

 

 

Pour suivre la chronologie des empires qui ont fait l'histoire du pays :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Perse

 

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 "Quelles agricultures pour nourrir correctement l’humanité tout entière ?" 

  par Marc Dufumier, ingénieur agronome, professeur émérite en agriculture  comparée et développement agricole à l’AgroParisTech.

  Expert auprès de la FAO et de la Banque mondiale.

 

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             L'auteur dénonce les folies de l'agriculture mondiale et montre qu'une alternative crédible est déjà à l'oeuvre : l'agriculture biologique...            

 

 

                     D’emblée notre conférencier pose la question sans détours :

 

           Pourra-t-on nourrir correctement et durablement l’humanité ? La réponse est oui et il s’en explique tout au long de son intervention ; comment une révolution pourrait être possible en agriculture devenue exagérément spécialisée, mécanisée et conduite par des politiques successives ignorant beaucoup de la nature, lui-même reconnait avoir commis des erreurs par le passé.

  

           Quelques notions à prendre en compte pour conduire ces changements : 

 

. Une population mondiale sans cesse croissante (9 milliards et demi attendus) et parallèlement,  il faut produire au plus bas coût pour nourrir le tiers-monde.

 

 

. Une qualité des produits qu’il faut préserver ; elle fait appel en premier lieu  à la notion de goût, mais bien évidemment aux notions sanitaires (La salmonellose en récurrence, les antibiotiques dans la nourriture animale, les pesticides dans les fruits et légumes, etc.. ), intoxications à court terme mais aussi à long terme avec des perturbateurs endoctriniens qui induisent les cancers, les maladies dégénératives que nous voyons de plus en plus se développer autour de nous, de même la diminution de  l’espérance de vie de 10 ans pour les générations actuelles – à noter qu’à l’égard du glyphosate, il faut attendre 50 ans pour affirmer que c’est un produit cancérigène avéré (statistiquement) !.

 

. Une disparité concernant la qualité : le Nord demande de moins en moins de protéines animales, de produits laitiers avec les courants de végétarisme, végétalisme, végan et autres ; dans les pays du Sud et de l’Asie, il y a un désir de consommer davantage de viandes et de laitages !. Faut-il répondre à cette demande ?

 

 

. Le réchauffement climatique global (ce qui signifie des écosystèmes perturbés) induisant l’alternance de gelées, pluies violentes, tornades, canicules, etc…   devra amener les agriculteurs, viticulteurs, éleveurs à s’adapter à revoir toutes leurs pratiques et à diversifier les cultures car là où il y a uniformité, les écosystèmes sont fragiles : pas d’abeilles, pas de papillons, beaucoup moins d'oiseaux, etc… .

 

 

           Notre conférencier plaide pour une agriculture avec des rendements à l’hectare mais à moindre coût. Pour lui l’avenir est l’agro-écologie qui tient compte des interactions complexes entre tous les éléments qui composent les milieux et une agro-écologie capable de nourrir les populations sainement. Actuellement 8% des agriculteurs pratiquent le "bio".

 

        La gestion de l’eau de pluie est également très importante, remettre des haies pour éviter le ruissellement, éviter les excès de labour pour avoir des sols poreux et utilisation de la paille (humus) pour couvrir les sols.

 

         Un autre cheval de bataille : le soleil qui est gratuit : "Pas un rayon de soleil ne doit tomber par terre" ; ainsi avec une couverture végétale totale : le soleil mûrit les blés mais aussi les plantes que l’on a pu mettre sur d’autres rangées – des lentilles, des salades, des fourragères : luzerne, lotier, sainfoin, trèfle blanc (apports azotés), etc....

 

       On peut  profiter au maximum et multiplier des rendements sur un temps plus long que celui d’une simple culture, ceci rejoint l’agriculture durable ou permanente, c’est-à-dire des méthodes préconisées depuis nombreuses années, et pour lesquelles les médias tournent enfin leurs micros et projecteurs en direction de cette approche laquelle permet la conservation des terres, la restitution de la matière organique et des nutriments du sol, des moyens de lutter contre les ravageurs.

           Il s’agit de la permaculture : voir les travaux de Pierre Rabhi, Marie-Monique Robin, Miguel Altieri qui fait référence à René Dumont, premier candidat écologiste à la Présidence de la République, et bien d’autres. voir.

 

voir / http://fr.wikipedia.org/wiki/Permaculture.

voir également sur le blog Utlrochefort – rubrique Marche, puis Environnement, quelques réflexions sur le sujet.

 

          Une révolution de doux rêveurs, de doux dingues, non des gens réalistes pour les générations futures. 

 

           Marc Dufumier, quarante ans d’expérience et en marge de ses nombreuses participations dans les colloques internationaux, a écrit beaucoup d’ouvrages sur l’agriculture, l’agro-écologie et l’alimentation, c'est le combat d'une vie ! :

 

           "Famine au sud, malbouffe au nord" comment le bio peut nous sauver - ed. Nil, 2012

           "Agriculture biologique : espoir ou chimère ?" ed. le Muscadier, 2013

           "50 idées reçues sur l’Agriculture et l’alimentation" Poche, 2015

et bien d'autres... 

 

 

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"Alexandrie la rayonnante ! la décadente … la renaissante ?" 

cf. le 30/04/2018, conférence de Marc Blanchard, Ancien Inspecteur d'Académie, épris de l'Egypte.

 

             Notre conférencier, vient pour la quatrième fois nous exposer brillamment un sujet touchant l’Egypte, pays qu’il connait très bien pour y avoir été attaché culturel il y a quelques années. Son propos concernant Alexandrie s'organisera autour de ces différentes périodes - vaste et déclin, incertitude...

              

         Alexandrie est liée à l’arrivée en Egypte d’Alexandre le Grand, venu de Grèce et parti pour multiplier les conquêtes, avec le rêve d’unir l’Orient à l’Europe (il constitue un des plus grands empires de l’Egypte à l’Indus… Il est âgé alors de 25 ans et règne depuis 5 ans en Macédoine.

 

                 Alexandre le Grand Mosaïque 001.jpg 

Alexandre le Grand, détail d'une mosaïque retrouvée à Pompéi, évoquant la bataille d'Issos

 

                 Après de nombreuses victoires et de l’argent amassé, il arrive en libérateur en Egypte (elle était sous la domination perse), en 332 av. J.-C. Il a décidé de fonder une ville sur le delta du Nil, une zone désertique mais en bordure de la méditerranée et face à l’île de Pharos.

                 Priorité, il faut un phare face à la ville, utile, mais aussi signe de puissance de l'Egypte, et plus particulièrement d'Alexandrie. Ce phare a servi à propager le nom d'Alexandrie dans la Monde. L'île de Pharos, à l'origine du mot "Pharus" en latin, est devenu "Phare" en français. Toutes les langues latines ont le même mot pour désigner cet édifice.

 

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                        Début des travaux en 297 pour 17 ans de chantier, ce phare est l’une des 7 merveilles du monde, il mesure 135m de haut - visibilité de 50 km, Construit durant le IIIe siècle avant J.-C., il fut démoli définitivement durant le XIVe siècle, une époque où la région subit des tremblements de terre importants. 

 

                     Alexandrie-et Pharos.jpg

 

                Jean-Yves Empereur, archéologue, et son équipe de plongeurs sont venus pour étudier les fonds entourant le site, fouilles continuées au sol et sous-sol. Depuis 1994, plus de 3 000 blocs, dont plus des deux tiers sont des blocs architecturaux, ont été recensés ; ces études continuent.

 

                    Alexandre le Grand fit construire par son architecte Dinocrates de Rhodes une ville portuaire, se préoccupera de faire venir de l’eau douce et potable (construction du canal appelé aujourd’hui Mahmoudieh - qui a favorisé le trafic des bateaux de la mer rouge à la méditerranée) et la création de citernes – ceci a permis le développement de l’agriculture, puis un réseau d’eaux usées (1ère ville à posséder des égouts) et à concevoir une ville en damier avec une voie principale canotique (30 m de large !).

 

                            Carte d'Alexandrie.JPG

              Alexandre le Grand ne reste que quatre mois en Egypte et poursuit ses conquêtes jusqu’à sa mort, à l’âge de 33 ans à – 323 av. J.-C.

 

                            Empire d'Alexandre  villes fondées 001.jpg

               Il laisse donc tous ses projets en cours ou en construction à son successeur Ptolomée 1er Sôter. Il était le général macédonien d’Alexandre. Il est roi d’Egypte, fondateur de la dynastie de Ptolomée ou Lagide  qui règne sur l'Égypte jusqu'à la conquête romaine en 30 av. J.-C. Tous les successeurs s’appelleront Ptolomée.

 

                  Alexandrie devient la plus grande ville du monde grec au monde, Ptomémée 1er veut augmenter la population, accueille des propriétaires, militaires, juifs et arabes, syriens, éthiopiens, etc... Alexandrie devient riche par ses commerces, ses échanges et les impôts et taxes ! La ville se veut culturelle et intellectuelle (y sont présents les grands personnages de la littérature, des sciences, des mathématiques, de l’astronomie, de la médecine, de l’architecture). La ville se couvre d'édifices dont le but est de marquer la puissance du royaume.    

 

                          Il fait construire un chantier naval pour les birèmes et trirèmes, installe des industries avec de l’exportation : la verrerie, des mosaïques pour les villas, des tissages et bien entendu, il fait émettre une monnaie (à son effigie).

 

                   Il décide avec Démétrios de Phalère, tyran d’Athènes, de créer un musée abritant une université, une académie et une bibliothèque  - 400 000 ouvrages au départ (achats de documents sous forme de rouleaux, détournements, ruse, etc…).

 

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Voir le site de la bibliothèque d’Alexandrie 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Biblioth%C3%A8que_d%27Alexandrie

 

                   C’est en 51 av. J.-C, à Alexandrie- sous Ptolémée XIV qu’est couronnée Cléopâtre macédonienne (mariage avec César qui a conquis Alexandrie pour elle) Cléopâtre, dernière reine d’Egypte avant l’ère romaine, entre 51 et 30 avant J.-C.

 

               Au IIIe siècle, l'ancienne écriture hiéroglyphique n’est plus enseignée.

Entre 330 et 640, plusieurs séismes et tsunamis déciment la population et celui de 365, peut-être responsable de la destruction du phare d’Alexandrie.

Puis il y a eu concurrence avec Constantinople (pour le blé)

              À la dernière division de l'Empire romain en 395, la ville fait partie de l'Empire romain d'Orient. 

 

           À la fin du IVe siècle, persécutions des païens. Temples et statues sont détruits dans tout l'Empire, les rites païens sont interdits et punissables de mort (mesure qui ne sera jamais appliquée), les écoles de philosophie sont fermées. En 391, Théodose 1er donne l'ordre de détruire les temples ou de les transformer en églises.

           Le patriarche Théophile s'attelle à cette tâche. Hypatie, brillante mathématicienne et philosophe, est tuée en 415 par des chrétiens fanatiques.               

           Ces événements marquent le déclin de l'école d'Alexandrie, qui se déplace vers Constantinople qui devient à son tour le centre des sciences et de la culture.

 

            Alexandrie devient Perse en 616 par Khosro II, roi de Perse.

 La ville est récupérée par l'empire vers 630.

             642, Alexandrie, évacuée par les Grecs, est livrée par le patriarche Cyrus aux troupes de ‘Amr’ ibn el-As, le général d'Omar (successeur de Mohamet) s'empare de la ville. En 645, la ville est désormais sous domination arabe. 

            Avec les Arabes disparaît pratiquement l'ancienne langue égyptienne, ainsi que le savoir antique amassé dans la cité, en particulier à la bibliothèque d'Alexandrie.  

 

         Autre période de l'histoire, autre événement d’importance : La campagne d'Egypte, expédition militaire menée par Bonaparte de 1798 à 1801, afin de s'emparer de l'Égypte et de l'Orient, dans le cadre de la lutte contre les anglais. 

          Elle se double d'une expédition scientifique, de nombreux historiens, botanistes, et dessinateurs accompagnant l'armée afin de redécouvrir les richesses de l'Égypte. 

 

         Au XIXe siècle, lors de la domination ottomane, l'Egypte s'ouvre à nouveau aux étrangers : Italiens, Grecs, Français, Arméniens ou Syro-Libanais, dont de nombreux Juifs. Alexandrie resplendit.

 

          Mais retournement au XXe siècle avec la nationalisation du canal de Suez et la crise internationale de 1956, et avec Nasser, la confiscation des biens étrangers et l'expulsion des juifs présents depuis des siècles, accusés d'être des ennemis de l'Etat quand l’armée israélienne occupaient le Sinaï égyptien.

 

          Aujourd’hui, Alexandrie est la deuxième  ville  du pays après le Caire, avec plus de dix millions d'habitants (Alexandrie élargie), bâtie pratiquement au-dessus de l’ancienne Alexandrie (d’où la difficulté de poursuivre les recherches), le modernisme côtoie le monde traditionnel. Ville arabe, elle oscille entre nostalgie et désire de développement mais de nombreux freins existent (politique, religieux – église copte, financiers)

Voir réalisations http://www.passion-egyptienne.fr/Alexandrie.htm

  

Et la Bibliotheca Alexandrina bâtie de 1995 à 2002

 

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Bibliotheca_Alexandrina

  

 

Notre conférencier nous conseille quelques lectures : 

  • Alexandrie la Grande, André Bernand (Fayard)

  • Alexandrie, histoire d'un mythe, André Claudel (Ellipses)

  • Le sémaphore d'Alexandrie, Robert Solé (Le seuil) roman

En matière cinématographique, il y a eu de nombreuses productions, voir

Wikipédia. 

Citons entre autres :

"Agora" de Alejandro Amenabar, 2009 (vie d'Hypatie).

"César et Cléopâtre", film anglais de Gabriel Pascal, 1945.

"Alexandre"d’Oliver Stone, 2004.

"Alexandre Le Grand" de Richard Russen, 1956.

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"Socrate, l’inventeur de la réflexion philosophique : "Homme connais-toi toi-même"

cf. le 26/04/2018, conférence de Dominique Josse, Professeur de Philosophie, directeur d’Etablissement à la retraite.

 

            ... "Loin d'être dépassés, les philosophes grecs sont plus que jamais d'actualité. Ils nous appellent à porter un regard critique sur notre monde post-moderne individualiste, consumériste et hédoniste. Socrate nous invite à retrouver dans notre intériorité et notre conscience notre véritable nature, notre destinée". (4ème de couverture de l'ouvrage "L'actualité de nos vieux philosophes" de Dominique Josse, ed. Harmattan, 2015).

 

                                   Ouvrage de Dominique Josse sur les philosophes.jpg

 

           En présentant Socrate (qui a vécu près d'Athènes de 470 av. J.-C. à 399) comme le père de la philosophie, notre conférencier veut d'emblée mettre l'accent sur la signification du mot philosophie : phil : "amour", "amitié" ou "avoir le goût pour" et sophia : "la sagesse", soit l'art de bien mener sa vie. Dans la vie quotidienne c'est également une façon de réfléchir sur tout ce qui concerne l'homme en général, et plus précisément l'amener de la réalité au spirituel, à la réflexion sur lui-même ; on parle pour Socrate de "la maïeutique", l'art d'accoucher les esprits (à noter que sa mère était sage-femme).

              La philosophie permet de se libérer des opinions, des idées imposées, de prendre de la distance afin d'analyser ce qu'il y a en chacun de nous, comme ressource personnelle, comme connaissance vraie ; il s'agit d'avoir une autonomie de pensée car l'homme est maître de lui-même. 

 

                                       UTL buste de Socrate.jpg

          Socrate n'a laissé aucun écrit, son savoir, sa pensée ont  été transmis oralement à ses disciples qui eux ont laissé des traces : Platon (avec ses dialogues : Apologie de Socrate, Phédon, le Banquet) et Xénéphon (Les Mémorables) et d'autres encore moins célèbres.

 

           Socrate a voulu vivre pauvrement au plus près du peuple. Jeune, il a été tailleur de pierre comme son père, puis soldat et a participé à la guerre du Péloponnèse contre Sparte. Il s'est marié (a eu deux femmes (?) et a eu trois enfants. 

           Il s'est intéressé très tôt à la dialectique, l'art de s'exprimer mais se détournait du sophisme, il voulait parler vrai.  Il a consacré son énergie à enseigner gratuitement sa philosophie dans les lieux publics. Il prétend avoir reçu comme mission (rôle des oracles, des divinations) d'éduquer les hommes et pense que l'ignorance est la source de l'injustice. Il était surtout en quête de savoir auprès des autres en les interrogeant, les provoquant pour obtenir une discussion ; il amènait les autres à prendre conscience de leurs erreurs de jugement et c'est là que l'on peut placer "sa devise" "Connais-toi toi-même", mais qu'il faut comprendre comme "Attention, connais tes limites, tu ne sais pas tout, tu ne peux pas tout, tu n'es pas omniscient". 

              Tout cela n'est pas sans évoquer une auto-analyse et les prémices de la psychanalyse bien avant qu'elle ne s'impose dans le monde moderne. 

              Cela dit, Socrate a été très loin dans ses prises de position, accusé de corrupteur de la morale publique (sans être engagé politiquement), il sera condamné à mort pour impiété (ne pas croire en Dieu ou aux dieux d'Athènes ?), entre le bannissement et la mort, il choisit la mort par empoisonnement par la ciguë.

              Sa pensée ne s'éteint pas ainsi puisqu'à notre époque que l'on qualifie de post-moderne, il est toujours le philosophe de référence.

  

 

           Consulter très utilement le site Hérodote et toutes les périodes de l'Histoire et de ses grands hommes :  http://www.herodote.net/index.php

          

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   "Une biographie de Talleyrand (1754/1838)"

cf. le 23/04/2018 présentée par Françoise Aubret–Ehnert, Ancienne Présidente puis Administrateur de l’Association  des Amis de Talleyrand.

              Cette association a été créée en 1998 pour entretenir et approfondir les connaissances historiques sur Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, perpétuer son souvenir en créant des liens entre auteurs, chercheurs et collectionneurs (ils sont nombreux) afin de mettre en commun le fruit de leurs travaux et recherches. 

http://www.amis-talleyrand.org

              Il s'agit là d'un vaste programme et d'une grande ambition à l'égard d'un personnage qui n'en avait pas moins ! 

              En effet, l'homme a été tout au long de sa vie - 84 ans - sur le devant de la scène religieuse (évêque d'Autun -1788- puis chef du clergé constitutionnel sous la Révolution) puis scène politique française (député dès 1789), traversant les périodes de l'ancien Régime jusqu'à la Monarchie de Juillet en passant par le Directoire, le Consulat et le Premier Empire et la Restauration. 

 

                            Talleyrand peinture de prud'on val.jpg   tALLEYRAND.jpg
                                               deux étapes de sa vie

             Prince de Talleyrand, diplomate, appelé "le Prince des négociateurs", (avec surtout le Congrès de Vienne 1814-1815), il a été également au centre des questions économiques, institutionnelles et sociales. Signataire de nombreux traités engageant la France - son pays, toujours défendu -, décoré, titré, honoré, gratifié, etc... le palmarès est édifiant !

          Héritier de la philosophie des Lumières, il a été constant sur au moins une chose (inconstant surtout à l'égard de Napoléon), la doctrine libérale, dans le sens de liberté qu'elle avait à l'époque.

          Inutile de réécrire sa vie publique et privée (elle aussi très remplie !), de nombreux historiens s'en sont bien chargés, voir la rubrique publications du site des Amis de Talleyrand.  http://www.amis-talleyrand.org/index.html  

 

Il a été lui-même auteur de nombreux écrits : mémoires, récits, correspondances, sans oublier ses citations fameuses qui dénotent le personnage :

"je ne suis jamais pressé, mais je suis toujours arrivé à temps".

"la parole a été donnée à l'homme pour déguiser sa pensée".

"Il n'y a qu'une façon de dire oui, c'est «oui», toutes les autres veulent dire non".

"Il y a une arme plus terrible que la calomnie, c’est la vérité".

"Les hommes sont comme les statues  il faut les voir en place".

"Si cela va sans dire, ça ira encore mieux en le disant".

"J’ai toujours porté malheur aux gouvernements qui me négligent". 

 

           Mettons en exergue quelques ouvrages remarquables :

"Talleyrand, le prince immobile" d’Emmanuel de Waresquiel, 2015 

"Talleyrand : dernières nouvelles du Diable", d’Emmanuel de Waresquiel, CNRS 2011 

"Le Sphinx incompris" de Jean Orieux, ed. Flammarion, 1998 

"Talleyrand ou le cynisme" d’André Castelot, ed. Perrin, 1997. 

 

Quelques films sur Talleyrand, mais retenons l'inoubliable : 

"Le Diable Boiteux" (1948), adapté de la pièce "Talleyrand" de Sacha Guitry

(traduisant sa relation très "virvoltante" avec Napoléon....).

 

Une pièce de théatre célèbre :

"Le Souper" – un duo entre Talleyrand (Claude Rich) et Fouché (Claude Brasseur) écrite par Jean-Claude Brisville (1989), repris au cinéma en 1993 - il s'agit de décider du régime à donner à la France...

 

Exposition à Autun 2005 : catalogue de l'exposition Emmanuel de Waresquiel, Talleyrand ou le miroir trompeur

 

Affiche expo Talleyrant Autun.jpg   Caricature de Talleyrand s'opposant à Napoleon .jpg  Talleyrand Gravure anglaise 1814.jpg
et maints caricaturistes l'ont pris pour cible... français et anglais...

 

Nombreux domaines lui ont appartenu :

Sa résidence principale à Paris 1er (de 1812-1838 à sa mort), l'Hôtel de la rue St-Florentin (à côté de l'Hôtel de la Marine). il avait acquis précédemment l'Hôtel de Matignon qu'il revendit. 

                                        Hotel rue St-FLORENTIN.jpg

 

                  On s'attardera surtout sur le Château de Valençay (Indre) dont il aura l'usufruit durant 35 ans, et que certains de nos adhérents ont visité lors du Voyage en Brenne (octobre 2017) et admiré les salons et le bureau de Talleyrand - son corps repose dans la chapelle.

       salon bleu et tableau de Talleyrand          Son bureau style empire

          https://static.blog4ever.com/2013/11/756396/artfichier_756396_7429574_201711043823324.jpg    https://static.blog4ever.com/2013/11/756396/artfichier_756396_7434545_20171105174165.jpg

                              Statue à Valençay où

                                         Talleyrand a été Maire

                                statue Talleyrand à Valençay.jpg

Voir rubrique "quelques reportages".

                  Acquisition également du domaine de Rochecotte en Indre et Loire (près de Langeais) où vivra Dorothée, Dino avec ses enfants.

                   Tout ceci est très bien décrit et illustré sur le site de l'Association des amis de Talleyrand - ainsi que les femmes (épouses, compagnes, amies) qu'il a fréquenté toute au long de sa longue vie.

 

1ère femme, 1802                  Dino

Catherine Grand Worlée       sa nièce bien-aimée

 catherine GRAND Wouet 1ere femme de Talleyrand.jpg              Dino Dorothée.jpg

 

         Impossible d'être bref avec une telle personnalité ! 

 

 

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"L‘autisme : les relations d’attachement pour les personnes atteintes de ce trouble"

cf. le 26/03/2018, présentation de Maryse Maligne, Professeur de psychopathologie, formatrice d'éducateurs spécialisés (La Rochelle)

et de Christophe, qu'elle suit depuis quelques années pour des Troubles du Spectre Autistique (de type Asperger) - les TSA, référence d'Autisme-France, association créée en 1989

voir site internet très étayé http://www.autisme-france.fr/.

        Christophe, salarié à Pons, est "qualifié" d'"autiste de haut niveau" car inséré dans la société. Comme il se plait à le dire, il est passé au travers de tous les barrages qui auraient pu faire de lui un être marginalisé, il n'a pas été "repéré" par les services sociaux, les médecins scolaires... Il a rencontré une femme, s'est marié (aujourd'hui divorcé), a eu deux enfants (nous leur devons la discrétion). 

       Il décrit très aisément avec ses mots les problèmes de communication puisque l'autisme porte en priorité sur la relation aux autres. Avant d'être aidé, Christophe ne comprenait du monde dans lequel il vivait : "l'autiste est comme un terrien sur Mars" dit-il. 

       On sait qu'il y a déficit de raisonnement ou de la théorie de l'esprit, de structuration dans l'espace et dans le temps, présence de stéréotypies - mouvements répétitifs cachant l'angoisse, activités rituelles (absence de créativité), exacerbation de certains sens, absence de conceptualisation du bien et du mal, absence d'empathie (pas d'amis ; à l'opposé une bonne relation et attirance pour le monde animal)...

Tous ces troubles sont évidemment variables d'un individu à l'autre.

       Quelques chiffres pour la France :

- 1 naissance sur 100 touchée par les TSA (Troubles du Spectre Autistique),

- 650 000 personnes atteintes en France, selon les prévalences reconnues au niveau international,

- Les TSA touchent 3 garçons pour 1 fille.

   

       Nous savons aujourd'hui que les troubles sont neuro-développementaux et génétiques - plusieurs gènes en cause - (les recherches toujours en cours) et également environnementaux. 

       On voit que l'approche psychanalytique longtemps prônée et la référence à Freud et ses disciples (relation pathologique mère-enfant) sont abandonnées. 

       Les apprentissages, l'occupation quasi-constante pour éviter les crises d'angoisses, voire des conditionnements quotidiens. Les méthodes éducatives et cognitives priment sur les traitements médicamenteux et psychiatriques.

        A noter que certains vont exceller dans le domaine scientifique et mathématique (la logique prévaut). 

       Evidemment il y a une grande souffrance parentale d'autant qu'il peut y avoir absence d'informations au moment des orientations à prendre et des insuffisances concernant les structures spécialisées à tout âge.

 

       Mme Maligne, en tant que référente Autisme-France, conseille des consultations spécialisées :

. Autisme Poitou-Charentes : urafc@autisme-poitoucharentes.fr 
Mme Bastier ou Mme Jousserand.

. Centre d'expertise à Niort, à Poitiers, à Bègues. 

. Le SERFA, une structure d'urgence à Limoges. 

. La Maison pour l'autisme à St-Martin les Melle (79)

  Maison d'Accueil spécialisé  - Mme Gaboriau.

 

                et quelques ouvrages de référence :

 

"Stratégies éducatives de l'autisme et des autres troubles du développement"

Eric Schopler (ed. Masson coll. Médecine et psychothérapie, 2000). 

 

"Dans le cerveau des autistes"

Temple Grandin (autiste) et Richard Panek (ed. Odile Jacob, 2014);

  

"Le syndrome d'Asperger et l'autisme de haut niveau"

 Tony Attwood (ed. Dunod, 2003).

 

 

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"les Phares en Charente-Maritime, lumières du patrimoine"

cf. le 22/03/2018 présenté par Alexandre De Lussac, photographe, infographiste, écrivain.

"Origine, histoire, fonctionnement, témoignages de gardiens ;  près d'une vingtaine de phares depuis les Baleines jusqu'à Cordouan sont présentés, tous différents". 

 

                  Alexandre De Lussac, attiré par les phares depuis toujours et passionné par la photo - il possède 15 000 photos de phares de Charente-maritime - présente aujourd'hui son livre-cadeau (une belle présentation), mais aussi livre pédagogique qui met en lumière (c’est le véritable sujet) ce patrimoine auquel chacun est très attaché "Dix-sept de ces "maisons de lumière" ont été inventoriées qui invite à un voyage dans le temps et sur l’espace littoral", c’est ainsi que cet ouvrage est présenté par les médias de notre région.

 

      Alexandre de Lusssac les Phares.jpg

        éditions La Grange de Mercure, 2016

 

                                      Un voyage dans le temps, c'est certain, car l'histoire des phares est très ancienne, avec notamment celui de la Tour de Pharos ou d'Alexandrie (parmi les 7 merveilles du monde) - qui donna son nom aux tours à feu, 3 siècles avant notre ère, commanditée par Alexandre le Grand.

Plus ancien, en Corrogne, la Tour Mercure.

 

                 Phare de Pharos 001.jpg

 

Evolution 

 Lampes à réfrecteur(appareil captotique)

 gravure de 1871                           Lampes dotées de lentille Augustin Fresnel

 ancêtre du phare 2 001.jpg                                lampe de Fresnel 001.jpg
                                                            installées en 1820 à Cordouan

                                              avant d'être étendues à tous les phares de France,

                                              technique toujours utilisée et étendue à l'Europe

 

voir le site  http://fr.wikipedia.org/wiki/Lentille_de_Fresnel

 

                              Il y a une classification des phares en fonction de leur hauteur et leur portée lumineuse.

                    Ils indiquent également par leur couleur de lumière une navigation à suivre ou un danger - rochers, zone sablonneuse par exemple (en rouge). 

                   A l'occasion d'une visite de l'UTL, l'an dernier, à la Direction des Phares et Balises de La Rochelle-La Pallice, il a été montré la diversité des feux utilisés (principalement aujourd'hui le led).

                   A l'île d'Aix : deux phares séparés de 15 m. L'un qui porte le feu, l'autre avec un écran rouge permet aux navires de savoir exactement où ils se trouvent par rapport à la terre.

 

                   Classifcation également relative à leur implantation :

en mer : appelé l'enfer (Cordouan, Phare du Bout du monde, La Rochelle)

en terre : le paradis (phare, quai Valin à La Rochelle),

sur les îles : le purgatoire (Ré, Oléron, Aix). 

 

                   Les phares ont été gérés à partir de 1806 par l'Administration des Phares et Balises et étaient gardiennés jusqu'à la moitié du XXème siècle. Les gardiens bénéficiaient de petites maisons à la base du phare occupées à tour de rôle ou de pièce de vie à l'intérieur du phare lui-même (voir les pièces très ornementées à Cordouan).               

       Chapelle royale Cordouan 

https://static.blog4ever.com/2013/11/756396/artfichier_756396_6357642_201610205852627.jpg

 

voir le site http://fr.wikipedia.org/wiki/Service_des_phares_et_balises 

 

                                  A l'entrée des phares qui ont été gardiennés, figure un emblème des Phares et Balises : un rameau avec 5 branches. Solidarité très forte entre gardiens pour affronter tous les aléas et les fureurs de la mer au risque de leur vie, Alexandre de Lussac a recueilli de nombreux témoignages tous très émouvants des moments de vie passés ensemble (collègues ou familles).

Voir une littérature et filmographie importante (quelques exemples) :

Le Phare du bout du monde, de Jules Verne,

Gardiens de phare (1929), de Jean Grémillon, ou 

L'Équipier (2004), de Philippe Lioret, avec Philippe Toreton

sur la vie des gardiens de phares ou de feux, leur isolement, leur folie...

 

                       Un programme d'automatisation des phares, entamé dans les années 1990 s'est achevé en 2004, avec la fin du gardiennage.

 

Pour l'Europe :                           

Un très beau livre documenté "Phares Ouest" de P. et G. Plisson - les phares majeurs de l'arc atlantique - (du nord de l'Ecosse au sud du Portugal) ed. du Chêne 1999.

  

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"Il y a 20 ans, le Norway, notre ancien paquebot France venait au Verdon "

cf. le 19/03/2018, présentation de Bernard Gaillard, Réalisateur, Président du Festival du Film Naval de Bordeaux.

 

        B. Gaillard nous présentera deux films qu'il a réalisés :

l'un est un extrait d'un reportage relatif au Norway dans le port du Verdon (estuaire de la Gironde) 1998 : voir  http:/www.youtube.com/watch?v=wmS2HEp6EUQ  

 

 

             En effet, le Norway, fit escale au Verdon après une croisière en mer des Caraïbes avant de rejoindre le Havre . Il eut tellement de succès à cette escale que l'armateur décida de commercialiser la croisière en France dans les années suivantes. C'est ainsi qu'il vint en 1998 et 2001 au terminal portuaire de Bordeaux/Le Verdon.

 

       Le second film (complet) relate la croisière organisée en 1998 de Bordeaux/Le Verdon à Lisbonne montrant toutes les transformations et aménagements réalisés depuis le rachat du "France" par les norvégiens.

 

                          le NORWAY.jpg

 

       Inauguré en 1960 à Saint-Nazaire par le Général de Gaulle, notre "France" représentait le symbole de la technologie, "le plus gros paquebot du monde" avec ses 315 m de long et 33 m de large, vitesse : 31 noeuds...  et fierté nationale : un personnel essentiellement français.

 

                            france.jpg

                                         Voyage inaugural 1962, arrivée à New York 

 

       Il a navigué durant 13 ans, désarmé en 1974, vendu en 1977 à un milliardaire saoudien, puis en 1979 à un norvégien. Baptisé "Norway", il navigua jusqu'en 2003, puis démantelé en 2005 en Inde. Le nez du bateau a été sauvé - un lieu d'installation en France est à l'étude. 

 

 

       Vous pouvez voir toutes les étapes et péripéties du France devenu Norway sur une quarantaine d'années  

 

http://paquebot.france-norway.pagesperso-orange.fr/histoire/histoireIndex.html

 

            

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"Chant grégorien : de la parole au chant" 

cf. le 12/03/2018 présenté par Manolo Gonzalez, Pianiste, Compositeur, Chef d’Orchestre, Chercheur pédagogue. 

 

               Il s’agit de se familiariser avec le Chant grégorien, sa genèse, son histoire, sa notation, ses diverses formes ; on y découvre les divers chants de la messe : Kyrie, Sanctus, Agnus Dei, ... et ceux des offices Laudes, Vêpres, Complies, avec les Antiennes, les Psaumes, les Répons, … ainsi que le répertoire des Hymnes et des Séquences. 

                La présentation de Manolo Gonzales sera suivie de chants enregistrés dont il nous fera bénéficier.

 

                Le chant grégorien est d'origine liturgique, officiel de l'Église catholique d'après le rite romain. "C'est un chant d'unité, il réalise la fusion des âmes comme des voix".

Il correspond au calendrier des fêtes religieuses : temps de Epiphanie, suivi du mardi gras, et du Carême, puis temps pascal et temps de la Pentecôte, temps de l'Avent, puis de Noël . Ces temps sont entrecoupés de temps ordinaires ; chaque chant correspondant à ces différentes périodes. 

                Par ailleurs, chaque région possède ses saints, dans les temps ordinaires, on chante des chants grégoriens tirés de la Bible ou de la Genèse. 

                Quelques repères historiques : 

- durant les 3 premiers siècles : on n'entend que des psaumes et les antiennes,

- au 4ème siècle : il est rajouté des hymnes,

- au 5, 6 et 7ème siècle : c'est l'âge d'or du grégorien,

- au 9ème siècle : création de la Schola Cantorum (école de formation des chantres du Pape),

   L'écriture musicale apparait avec Charlemagne. 

- au 10 et 11ème siècle : création des temps ordinaires (5 chants qui ne changent jamais),

- au 12ème siècle : renaissance du grégorien -création de poèmes lyriques ou para-lyriques,

- au 17ème siècle : chaque région décide de ses chants liturgiques.

- au 19ème siècle : Dom Guéranger à l'Abbaye de Solesmes (Sarthe) commence à rénover le chant grégorien en rassemblant les chants les plus anciens (araméens, hébreux, grecs...).

Découvrir l'Abbaye et son histoire  http://www.abbayedesolesmes.fr/ 

 

                Dans les chants diffusés en fin de conférence, on note que la musique des hymnes sont toujours sur le même rythme, seules les paroles diffèrent. 

                 Les séquences comprennent 10 musiques différentes sur 20 strophes soit un changement toutes les deux strophes. 

                 Ecouter des extraits de chants grégoriens sur Youtube et repérer les prochaines dates de concerts. Ainsi à Aulnay-de-Saintonge, le Festival des Chants Grégoriens, fixé au samedi 2 juin 2018  http://aulnay.wixsite.com/aulnay  

       ... et à Rochefort, à la Vielle Paroisse, tous les ans pour la fête de la musique, 21 juin, un concert de chants grégoriens, chorale Daniel Fosier.    

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  Autour du livre "Une étrange rencontre : Juifs, Grecs et Romains" 

  cf. le 8/03/2018 conférence de Nathalie Cohen, agrégée de lettres classiques. 

 

Nathalie Cohen une étrange rencontre conf mars 2018.jpg 

           Ed. Le Cerf 2017

                                                "La rencontre entre les Juifs et les Grecs à la fin du IVème siècle avant J.-C, puis la traduction de la Torah en grec, au IIIème siècle, à Alexandrie ont eu des conséquences incroyables sur les quelques 2000 ans qui suivirent. 

Notre civilisation est encore maintenant le produit de cette rencontre.

L'auteur insiste sur la nécessité de connaître l' histoire des religions, de savoir d'où l' on vient pour mieux savoir qui l'on est".

 

                                   A la suite du brillant et dense exposé de Nathalie Cohen, difficilement retranscriptible si l'on n'est pas spécialiste de l'histoire des religions, cette dernière nous invite à lire son ouvrage où l'on trouvera aisément l'essentiel de la présentation faite aujourd'hui. 

                                   La 4ème de couverture livre la raison de son travail de réflexion, recherche, et écriture ainsi que ses messages de partage et d'ouverture aux autres.

 

                     Comment Jérusalem, Athènes et Rome se sont-elles rencontrées dans cette Antiquité qui a décidé de la culture européenne ? Pourquoi une fille de juifs tunisiens immigrés en France se met-elle en quête de ses racines en devenant helléniste ? Ces deux questions n’en font qu’une pour Nathalie Cohen qui tisse ici son histoire personnelle dans l’histoire des idées. C’est à un voyage vers Alexandrie, la cité de celui qui le premier se rêva empereur du monde, que nous invite cet essai intimiste et érudit. Une ville hantée par la confrontation de Moïse et de Platon, où le sacré se rêva néanmoins un temps métissé.
                    Convoquant la Torah, le Talmud et les Évangiles aussi bien que les rabbins de Palestine et les rédacteurs de la Septante, les polémistes païens et les apologètes hellénistiques ou romains, Philon d’Alexandrie et Flavius Josèphe, sans oublier Paul de Tarse, ce livre interroge les sources pour mieux questionner la mode actuelle du "judéo-christianisme".
                     Et si ce fastueux passé incitait à redécouvrir que le dialogue n’a d’autre vrai fondement que la reconnaissance des différences ? Que l’enseignement des religions n’est pas un tribut à hier mais un gage pour demain ?

                   Il est précisé : 

                 Agrégée des lettres classiques, Nathalie Cohen a effectué des recherches en judaïsme hellénistique et en patristique grecque, sans cesser de se pencher sur le monde séfarade dont elle est issue.

 

 

                  Son ouvrage a suscité quelques interviews et explications, notamment :

http://larchemag.fr/2017/02/24/3065/une-etrange-rencontre-entre-jerusalem-rome-et-athenes/
 

Elle nous conseille, d'autre part, la lecture de l'ouvrage d'Olivier Merle - un roman -

"Urbi et Orbi" ed. de Fallois 2016

l'auteur raconte l'histoire mouvementée de la première génération de chrétiens après la crucifixion de Jésus. Paul est le personnage emblématique de cette époque.

 

D'autres titres venant de sa part :

 

Juifs et Grecs :" Les Juifs d Egypte de Ramses II à Hadrien"
de Joseph Mélèze-Mordjeski (vient d être réédité en poche)

 

 

 

Juifs et Romains : " Rome, la Judée et les Juifs"
de Mireille Hadas-Lebel ( Ed. Picard)

 

 

 

Sur les deux : "Textes d'auteurs grecs et romains relatifs au judaïsme",
anthologie réunie par Théodore Reinach, et revue par Claude Haziza
(Ed. Les Belles Lettres).

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"Nos ancêtres les Gaulois : la fabrication d’un mythe au 19e siècle"

cf. le 5/03/2018 conférence de Laurence Tranoy, Maître de conférence en Histoire ancienne.

 

  .... "Au XIXe siècle, c'est une évocation de la Gaule indépendante d'il y a vingt siècles, une expression typique du "roman national", elle sous-tendait notamment le récit de l'histoire de France dans les manuels scolaires de la Troisième république. L’ascendance gauloise, culturelle ou génétique, est un sujet récurrent"

 

                     "Nos ancêtres les gaulois", cette affirmation n’est pas une évidence sans doute parce que les gaulois ont été ignorés pratiquement jusqu’au  XVIIIe siècle. Dans l’histoire de la France on évoquait la monarchie avec Clovis, certains ont pu lire Jules César avec ses sept livres de "La guerre des Gaules", acteur du conflit qui a duré 8 ans, document «le plus ancien et le plus important sur les origines de la France, la Belgique, la Suisse, l'Allemagne rhénane et la Grande-Bretagne".

                                               420px-Peuples_gaulois.jpg

 

             Egalement, ce n’est pas une évidence car il est difficile pour chacun d’intégrer le fait que l’histoire de la France repose sur une défaite, celle de Vercingétorix en 52 av. J.-C. Symboliquement, une civilisation repose sur une victoire.

 

             La conférence reposera essentiellement sur la question de cette expression-interprétation, ce mythe qui a traversé les siècles et subsiste encore aujourd’hui. Le monde gaulois n’est fait que de généralités pour beaucoup d'entre nous, ressassées dans les livres scolaires, reprises par des représentations artistiques purement imaginaires : gravures, peintures,

 

                                   La-charge-guerriers-gaulois-dans-Alpes-Illustration-Giuseppe-Rava-2002_0_730_399.jpg

                                    Charge de gaulois dans les Alpes de G. Rava

opéra comme "Norma" de Bellini en 1835, avec l’apparition d’une druidesse, images et livres pour enfants "LeTour de France par deux enfants", 1877 (plaidoyer pour le Devoir et la Patrie) ; la publicité touchant aussi bien le domaine de l’entreprise, le monde sportif ou politique.

N’oublions pas l’emblème français, présent dans tous les villages, le coq gaulois,

voir le site  http://fr.wikipedia.org/wiki/Symbolisme_du_coq

 

 

En matière de symbole, lire l'ouvrage de Ludivine Pechoux

"Les gaulois et leur représentation" présenté sur le site :  http://www.arbre-celtique.com/encyclopedie/gaulois-et-leurs-representations-l-pechoux-2943.htm

 

 

                    Des historiens du XIXème siècle ont grandement participé au "roman national" : Amédée et Auguste Thierry avec "Histoire de France" en 1820 (du point de vue de la contrée, de la terre natale et non pas du peuple franc) ; Henri Martin, donne la parole aux vaincus, aux opprimés de la Gaule ; Jules Michelet, plus classique avec son "Histoire de France" 1833, sujet qui l’occupera durant de nombreuses années ; Ernest Lavisse, historien et universitaire qui produit de nombreux manuels (très orientés : "Tu dois aimer la France, parce que la Nature l'a faite belle, et parce que l'Histoire l'a faite grande"), avant même, Chateaubriand avec "les martyrs" en 1809. 

 

 

                      C’est surtout Napoléon III, féru d’histoire, qui s’est penché sur Guerre des Gaules.

 

En 1862, il fait ouvrir le Musée des Antiquités nationales à St-Germain en Laye

                                   Château de St-Germain en Laye 

                              chateau-de-Saint-Germain-en-Laye.jpg


et ériger une statue de Vercingétorix au Mont-Auxois. A titre personnel, il finance plus de 8 millions de francs en recherches archéologiques, études expérimentales et travaux cartographiques et fait réaliser des fouilles à Alise Ste-Reine (Côte d'Or), identifiée comme étant le site d'Alésia, qu'il visite en 1861, avant celui de Gergovie (sud de Clermont-Ferrand), ainsi qu'à Bibracte (Mont-Beuvray).

 

               Oppidium d'Alésia.jpg              Vercingetorix à Alise Ste-Reine.jpg
                    l'Oppidium d'Alésia                            Vercingétorix dominant le site à 7m de hauteur

 

et ouverture depuis quelques années du MuseoParc à Alise : site  http://www.alesia.com

 

 

               L’Histoire est un enjeu, Napoléon III écrit "Histoire de Jules César" 1865 et 1866.  Plus tard, l'ouvrage reçoit la reconnaissance et la caution scientifique des historiens Claude Nicolet et Christian Gaudineau, spécialistes de l'histoire romaine et de la Gaule.

 

               Il fait des recherches sur l'artillerie romaine, Napoléon III joue un rôle important dans la mise en œuvre d'une véritable archéologie nationale. En 1858, il constitue une commission topographique chargée de dresser une carte de la Gaule. Il met en place des chaires d'antiquité à l'école normale, à l'école des Chartes et au Collège de France.

 

 

                L’archéologie est en route. Elle a permis d'apporter un regard nouveau sur les gaulois. En effet, ils avaient mis en place une vie économique et sociale importante – forêts cultivées, artisanat développé, voies de communication créées, existence d’une vie politique… beaucoup de découvertes restent à faire avec l'apport des nouvelles technologies .

             Ces connaissances pourront faire l’objet d’une seconde conférence, comme le propose notre conférencière, Laurence Tranoy.             

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 "Les explorations du Rétais Emile Arthur Thouar en Bolivie, à la fin du XIXe siècle"

cf. le 26/02/2018, conférence de Didier Jung, auteur – historien, édité au Croît-Vif pour ce récit. 

 

                 M. Jung est venu à deux reprises pour nous présenter des personnages de la région : les anarchistes de l'île de Ré en décembre 2014 et d'autre part, le peintre William Bouguereau, mars 2016. Ceci a fait l'objet d'édition au Croît-Vif ainsi que d'autres biographies (le couple Cognacq et Jay notamment) et histoires de la région principalement de l'île de Ré où il réside.  

 

Ouvrage Emile Thouar.jpg

             

                 Didier Jung nous fera un récit très détaillé des nombreux voyages d'Emile Thouar (1853-1920/21 ?) vers l'Amérique du Sud, notamment Bolivie, Paraguay, Venezuela, Argentine, pour des missions demandées par la Société de Géographie de Paris (Ferdinand de Lesseps) qui à l'époque (fin du XIXe siècle) souhaitait connaître les possibilités de développement économique et commercial de ces pays difficilement pénétrables. 

                  On notera qu'Emile Thouar n'était pas scientifique mais il est poussé par un désir d'aventure (dans la mouvance de l'époque) et peut-être aussi a-t-il voulu fuir la France après sa séparation d'avec sa femme et le décès d'un jeune enfant.

                  Il va entre autres, se consacrer, pendant près de quinze ans, à l’exploration du Grand Chaco bolivien, une région désertique, infestée d’Indiens coupeurs de têtes, manquant à plusieurs reprises d’y laisser la vie. 

 

                  On peut souligner succinctement trois missions importantes ayant fait l'objet d'écrits ou de conférences dans la région atlantique et à Paris, auprès de la Sté de Géographie de Paris et de Rochefort :

- 1883, il est à Santiago du Chili où le consul de France le sollicite pour retrouver d'éventuels survivants de la mission du Dr Jules Crevaux, médecin de la marine, passionné d’anthropologie, massacrés en mars 1882 par les indiens Toba et ramener en France les dépouilles des victimes, et d'éventuels résultats de leurs recherches. Il découvre le Gran Chaco, immense désert, et quelques vestiges de la mission du Dr Crevaux (une rue porte son nom à Paris 16ème) mais il n’y a aucun survivant du massacre.

- Il profite de cette mission pour étudier la navigabilité du Rio Pilcomayo (de Sucre à Buenos Aires, 1600 km) qui permettrait d'offrir à la Bolivie un débouché économique sur l'océan atlantique. Il rapporte de nombreuses observations, expériences. Cependant, il indique que le fleuve est praticable sur toute sa longueur, or ceci s’avérera inexact.

Mais en 1884, après son retour en France, il est reçu par le président du Conseil Jules Ferry. Ferdinand de Lesseps lui remet la médaille de la Sté de Géographie de Paris et le décore des palmes académiques.

 

- 1886, il est à Buenos-Aires, le président bolivien informé de l'expédition nouvelle conduite par Thouar, va confier à ce dernier le projet de la construction d'une route terrestre reliant la Bolivie (Sucre) au Paraguay (Ponta Pora), cette mission manque de se terminer tragiquement en 1887 (épuisement, déshydratation, etc... avec ses deux compagnons).  

 

. Il écrit en dernière partie de sa vie, le seul ouvrage "Explorations dans l'Amérique du Sud" en 1891. 

 

 Explorations_dans_l'Amérique_du_Sud_(1891).pdf.jpg   Thouar en tenue d'explorateur.JPG
                           
 

 (photos aimablement transmises par Didier Jung)                       

  Camp des explorateurs.jpg
    Emile Thouar                                              Camp des explorateurs

 

 Marche de la colonne Thouar dans les marais.jpg        Thouar (couché) et ses deux camarades Valverde et Novis.jpg

Marche de l'équipe Thouar dans les marais    

                                                                          Thouar, allongé ; à gauche Remijio Valverde ;

                                                                     à droite Théophile Novis, ses compagnons

  

 

             Il ne laisse pas d'autres traces de ses expéditions (dans les musées ou ailleurs) et il reste un mystère concernant sa mort (quelques emplois et travaux divers avant sa disparition, pas de précision de date, ni de lieu - peut-être en Argentine). 

 

           "Personnalité énigmatique", c’est ainsi que le Dictionnaire illustré des explorateurs et grands voyageurs du XIXe siècle qualifie Émile Arthur Thouar. 

  

 

. Si vous souhaitez découvrir les activités de la Société géographique de Paris, elle est l’une des plus anciennes Sociétés savantes françaises, fondée en 1821 et reconnue d’utilité publique depuis 1827 et est la doyenne des Sociétés de Géographie au monde. 

voir le site http://socgeo.com/

voir l'expédition Crevaux en Guyane, notamment.

 

. blog Manioc de Guyane 

site http://blog.manioc.org/2016/10/lexplorateur-emile-arthur-thouar.html  

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 "L’histoire de la chirurgie de la cataracte de l’antiquité à nos jours"

cf. le 8/02/2018, présentation de Gilles Denis, Ophtalmologiste -  Neurologue. 

      

                           L’opération de la cataracte est la plus pratiquée dans le monde ; sa progression sur 4 ans est de 3,6 % aux Etats-Unis avec près de 4 millions d’actes chirurgicaux par an ! 

                           Oui cet envolée est bien liée en premier lieu au vieillissement de nos sociétés – puisque le cristallin, lentille principale de l’oeil, devient opaque avec le temps (à partir de 55 ans) et ne focalise plus l’image sur la rétine. La société de l’image qui s’est fortement installée partout dans le monde met bien ces lacunes visuelles en évidence ; notre vue est devenue beaucoup plus indispensable à notre vie que par le passé.

 

                          Mais dès l’antiquité, les interventions sur le cristallin étaient pratiquées - nécessaires devant la cécité complète ou quasi-complète des individus - par les grecs, égyptiens, chinois, indous, romains.. De grands médecins, chirurgiens :  Hippocrate IVème siècle avant J.-C. ; Imohtep en Egypte 3ème millénaire avant notre ère ; Galien, grec, IIème siècle venu exercer en Italie, Avicenne, arabe, Xème siècle, etc…   se sont distingués dans de nombreuses spécialités et notamment en ophtalmologie

http://www.cairn.info/revue-societes-et-representations-2009-2-page-153.htm     

         

Le papyrus Ebers (XVIème siècle avant notre ère), plus ancien traité de médecine conservé, décrit notamment l'ophtalmologie parmi les différentes disciplines médicales.

Des hiéroglyphes (écriture figurative) montrent des interventions oculaires... 

Au Moyen-Age, les moines traduisent des textes anciens de médecins empreints d'humanisme. 

 

                 Plus tard, vers 1510, Léonard de Vinci s'intéresse à l'anatomie à partir de dissections, reproduit dans le détail ce qu'il observe - il a laissé ainsi plus de 220 planches dont quelques unes - étude de l'oeil et du cristallin. 

 

                                                   Anatomie oeil léonard de vinci 001.jpg

 

                 Cependant, la méthode d’intervention sur la cataracte a été pratiquement identique au cours des siècles et ce jusqu'au 17ème siècle. Il s'agissait de faire basculer dans le vitré, le cristallin opaque, au moyen d'instruments pointus (aiguille d'argent) qu'on introduisait sans anesthésie dans le globe oculaire (technique de l’abaissement).

 

                             Oeil avec cristallin.png

                 Avec Jacques Daviel, XVIIe siècle, ophtamologue, une nouvelle étape est franchie, des progrès dans l’intervention permettent d’abaisser le cristallin puis de l’extraire (cependant qu’il n’y avait rien en remplacement). Parallèlement, les connaissances anatomiques se développent, l’asepsie et l’anesthésie également. La  technique de l’extraction capsulaire sera utilisée jusqu’en 1970 et ce sera en 1977 que les premiers implants en matière souple (maintenant en polyméthacrylate de méthyle) seront mis en place pour obtenir une vision pratiquement normale – les troubles de l’acuité peuvent être en partie traités.

 

                        Implant intraoculaire.jpg

 

                 Notre conférencier exerçant en clinique depuis 1976 a connu de grands changements dans sa  pratique de chirurgien avec l’arrivée des nouvelles technologies : robotisation, miniaturisation des instruments, micro-incision : 1,8 mm, anesthésie par injection supprimée (utilisation de collyres), pas de perte sanguine, tout ceci favorisant une sortie instantanée du patient et la récupération de sa vision très rapidement.  

 

                    Faut-il compter encore sur des avancées ? : des implants liquides ? , le recours au laser ? …

 

                    Le Docteur Gilles Didier se garde bien d’un monde sans limites, donc sans règle.

Dans l’immédiat il rassure les auditeurs, lesquels montrent par leurs très nombreuses questions leurs inquiétudes avant cette intervention pourtant devenue banale !   

 

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"Les séismes, prédiction, prévention" - La sismologie de la Charente Maritime.
cf. le 5/02/2018 présentation de Daniel Girard, ancien professeur de Sciences de la Vie et de la Terre au Lycée Merleau-Ponty de Rochefort. 

                 ... Les séismes sont parmi toutes les catastrophes naturelles, celles qui font le plus de morts sur la Terre. Mais quelle est l'origine de ces séismes ? Peut-on les prévoir ? Peut-on limiter les pertes humaines et matérielles ? Enfin pourquoi la Charente-Maritime est-elle régulièrement secouée par des séismes ?

 

                     On estime que la terre fait l'objet de plus d'un million de secousses sismiques chaque année mais la plupart sont trop faibles pour être décelées.

                    Le séisme est provoqué par une accumulation d'énergie au niveau de roches fragilisées par une faille, la libération de cette énergie déclenche des ondes de choc à des vitesses variables et des trajectoires elles aussi, variables. 

                  Le foyer du séisme est l'hypocentre (moins de 100 km de la surface pour les séismes superficiels, de 300 à 700 km pour les plus violents), l'épicentre est le point de la surface à la verticale du foyer.

                  Les zones de séismes (volcanisme également) se trouvent en bordure des plaques tectoniques : quand deux plaques s'écartent, le séisme est superficiel, lorsqu'elles rentrent en collision, le résultat peut être catastrophique. 

 

       carte des plaques tectoniques 001.jpg

 

 

Voir les séismes historiques répertoriés  http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_s%C3%A9ismes_historiques

L'Echelle de Charles Richter (de 1 à + 9), mise au point en 1935, permet de mesurer la magnitude d'un séisme, c'est à dire l'importance de la secousse d'un tremblement de terre. La mesure de la magnitude est calculée à partir du signal enregistré sur un appareil appelé sismographe.

               Malgré toutes les données enregistrées de par le monde, les instruments de mesure de plus en plus pointus, l'expérience des séismes très différents les uns des autres, l'imprévisibilité est réelle et les experts ne s'en cachent pas. Ils peuvent cependant avancer l'hypothèse que là où il y a eu un séisme important, il y en aura d'autres, mais quand ?

Là où vient de se produire un tremblement de terre, il y aura des répliques peu de temps après.

                  Des mesures de prévention sont pratiquées depuis de longues années qui touchent prioritairement la construction des bâtiments et des infrastructures ainsi que l'étude des sols pour préserver les populations locales. 

 

                 Pour la Charente-Maritime, bien que déjà touchée par des secousses sismiques au cours des dernières années (5,2 à l'échelle de Richter, en 2016) et surtout en 1703, un tremblement de terre qui a fait beaucoup de dégâts, il s'agit de séismes modérés.

  

Le centre SisFrance a répertorié les séismes pour la Métropole  :

 

http://www.sisfrance.net/contexte.asp 

http://www.sisfrance.net/donnees_seisme.asp?DPT=17

 

 

                Cependant notre conférencier précise que notre région peut connaître une poussée des plaques tectoniques, au nord, avec le massif armoricain ancien, et au sud, une poussée au niveau de la chaîne des Pyrénées....  En attendant, continuons de vivre !  

 

 

                Ci-dessous article dans Sud-Ouest paru le lendemain de la conférence :  installation d'une sonde sur l'île d'Oléron pour mesurer l'activité sismique -

Principe de précaution, on vous dit ! 

 

 

        Sud ouest fév 2018 surveillance séismes en 17 001.jpg
 

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"Une histoire archéologique du littoral charentais" 

cf. le 01/02/2018 conférence de Philippe Duprat, Président de la Société de Géographie de Rochefort.

             Brève présentation de la Société de Géographie de Rochefort installée dans la Vieille Paroisse car première église de Rochefort (lieu de l'Eglise Notre-Dame construite au XIIe siècle).

La SGR a la gestion depuis 1979 du Musée archéologique (voir affiche pour les visites - tous les mercredis 14h 45 - 18h). 

site internet : http://socgeo-rochefort.fr

 

fiche société de géographie.jpg   Plaquette Société de géographie 001.jpg
Informations pratiques            Brochure 2017  - une histoire du littoral -

                                                    Complément du n°59 de Roccafortis 

 

        La SGR produit des documents principalement d'histoire et de géographie et un bulletin "Roccafortis" (abonnement ou en vente à l'entrée du Musée). 

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            Fidèle à cette rubrique, il ne s'agit pas de refaire la conférence surtout lorsque celle-ci a été très dense et brillante et nous a fait faire en 2 heures de séance un saut de 15 000 ans avant J.-C. (époque de Lascaux) jusqu'à nos jours ! 

            Nous verrez donc seulement quelques cartes émanant de la brochure présentée plus haut et quelques précisions issues de l'article "la transgression flandrienne" paru dans le n° 58 (sept. 2016) de Roccafortis. Ceci permet de comprendre l'évolution du paysage et l'occupation humaine sur le littoral charentais.

            Cette transgression flandrienne  est l'élévation progressive du niveau marin après la fonte des glaciers qui recouvraient alors toute l'Europe du nord.

 

UTL carte des niveaux marins côte atlantique 001.jpg    UTL Sites néolithiques 001.jpg
                                   Vers 5300 av J.-C., début du néolithique qui a duré 4000 ans : niveau de la mer à -7m

                                                 Puis, les golfes se comblent en sédiments vaseux, le bri. 

                                                 Les hommes se sédentarisent, une civilisation agro-pastorale se développe

 

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Epoque gauloise (800 à 50 av. J.-C.)

évolution sociale - échanges culturels et commerciaux 

En bordure de marais se développent des sites sauniers

On fabrique des pains de sel qui seront en 1er lieu commercialisés

vers l'intérieur des terres, Limoges ou Angoulême...

 

                                UTL les sites à sel 001.jpg
  

A partir de 52 av. J.-C., Saintes devient la capitale de la civitas Santonum - les habitants de ce territoire sont les Santons. Sous l'empereur Octave, la via Aggripa est tracée en 37 av. J.-C. reliant Saintes à Lyon et Lyon avec le nord et l'est de la France. La richesse du pays santons a certainement favorisé ce rattachement...

De même, au début de la guerre des Gaules, une grande migration des Helvètes a lieu vers les Santons.

 

 

             UTL arte des civitae du Centre-Ouest 001.jpg

Cependant la richesse venant du sel se termine avec l'époque romaine et ce jusqu'au début du Moyen-Age au profit des céréales et de la vigne.

Voir l'évolution de la place du golfe de Broue, la place de Brouage, puis de La Rochelle - au Musée archéologique de la Vieille Paroisse mais aussi à l'écomusée de la Tour de Broue, Saint-Sornin, voir information  http://www.brouage.fr/maison-de-broue/

Concernant la naissance de Rochefort - présence d'un château, selon un manuscrit retrouvé en 1030 - reportez-vous au Musée archéologique mais aussi au Musée Hèbre de St-Clément qui vous apporteront toutes précisions sur l'évolution de la ville au cours de siècles. 

 

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"Le jeu et les joueurs"

cf. le 29/01/2018, conférence de Jean-Albert Meynard, médecin-psychiatre à La Rochelle.         

 

          "Je me souviens nettement que je fus soudain, sans aucune incitation de l’amour-propre, possédé par la soif du risque. Peut-être qu’après avoir passé par un si grand nombre de sensations l’âme ne peut s’en rassasier mais seulement s’en irriter et exige des sensations nouvelles, de plus en plus violentes, jusqu’à l’épuisement total"           

Fiodor Dostoïevski, Le joueur

 

 

 

                 Jouer a toujours été un besoin nécessaire chez l’homme : il y exprime son plaisir, sa joie de vivre, son désir de liberté, de s’évader de l'existence dans le temps et dans l’espace. Le joueur

a peur de l’ennui, des habitudes. Il peut ainsi appartenir à une communauté et satisfaire son désir de s’égaler aux autres, de se confronter et être attiré par la toute-puissance ! Quand l’attrait de l’argent s’ajoute à ce besoin nécessaire, il n’y a plus de limites …

         Le Dr Meynard nous présente l'histoire des jeux et tout au long de celle-ci, nous voyons des fluctuations dans les mesures prises soit pour des raisons religieuses, culturelles, ou économiques, etc... consistant soit à condamner les jeux d’argent ou de hasard, soit à les canaliser, à les réduire à un espace bien limité (voir les tripots italiens, petites maisons appelées casini qui deviendront casinos) : 

          En 1638, Marco Dandolo transforma son palais en maison de jeu. Ce fut le premier casino d'Europe. Les joueurs ne pouvaient y entrer que masqués. Il fut fermé en 1774. Anciennement, il n'était ouvert que pendant les festivités du carnaval.
Le Ridotto à Venise  http://fr.wikipedia.org/wiki/Ridotto  

 

soit assouplir les lois, soit les contourner  (Napoléon III avec les casinos sur les lieux de cure thermale, hors des grandes villes…), ou individuellement : prohiber les loteries en 1836, réglementer les courses de chevaux et les paris hippiques en 1891, les casinos en 1907, puis créer le Pari Mutuel Urbain (PMU) en 1930 et la Loterie nationale en 1933.

           Actuellement la Française des Jeux, entreprise publique française (née en 1976), détenue à 72 % par l'État français, s’attache à rendre les joueurs de plus en plus "addicts" en accélérant le rythme des jeux chaque semaine et proposant une nouvelle forme : les jeux en ligne – sans sortir de chez soi -  (qui pour l’instant n’attirent que 5% des joueurs – par comparaison, ils sont 24% au casino).

         Les casinos, également, se soucient bien de leurs clients et surtout de leur dépendance aux jeux. Voir un exemple de questionnaire qu’ils peuvent trouver sur les lieux mêmes  :

 http://www.casino-bowling-merslesbains.fr/casino-machines-sous-mers/questionnaire-de-dependance-au-jeu/

 

A noter qu'en 2016, le chiffre d’affaires, tous jeux confondus étaient de 70 Milliards d’euros.

 

                Distinctions doivent être faites entre joueur occasionnel, joueur professionnel (disposant d'une intelligence de stratégie : il est capable de vivre uniquement des revenus de ses jeux... avec des hauts et des bas pour lui-même et sa famille !), joueur pathologique qui est une véritable maladie qui doit être traitée comme telle.

Ce dernier type de jouer ne contrôle plus ses impulsions avec des conséquences graves : dépression, désespoir, entraînant alcoolisme, délinquance…

Ce comportement n'étant que l’illusion de la maitrîse, rien ne va pouvoir l’arrêter. L’arrêt du jeu,  signifie le vide, donc la mort.

                Il y aurait des facteurs de prédispositions mais actuellement les professionnels orientent plutôt leurs recherches vers les neurosciences afin d'apporter des compléments ou des modifications de traitement pour les joueurs pathologiques. La sérotonine (neurotransmetteur), pourrait être une voie à approfondir pour aider ces patients, mais il semble qu’il soit encore prématuré pour en parler plus avant.

 

Citons un bel ouvrage retraçant de façon très détaillée l'histoire des jeux : 

"Les jeux de l'humanité, 5000 ans d'histoire culturelle des jeux de société".

d'Ulrich Schadler,  ed. Slatkine 2008.

 

            histoire des jeux.jpg

 

  

"De François 1er au pari en ligne - Histoire du jeu en France"  par Jean-Louis Harouel 

Article dans la revue "

http://www.cairn.info/revue-pouvoirs-2011-4-page-5.htm

 

N'oublions pas les écrivains classiques qui se sont emparés de ce sujet : le joueur, tantôt un héros, tantôt un être faible... 

 

Fédor Dostoïevsky "Le joueur", 1866, repris en édition de poche, 1972.

Stéphane Sweig, "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme", Bibliothèque cosmopolite Stock, 1993.

Michel Le Tourneur , "Les plus beaux textes sur les jeux, le hasard et la chance", Le Cherche Midi, Paris, 1982.

Pouchkine, "La dame de pique", 1833, repris en édition poche, 1986.   

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"Le quartier du Marais à travers les arts, la littérature et la musique"

cf. le 22/01/2018 présentation de Grégoire Ichou, ténor, guide-conférencier, diplômé de la Sorbonne et de l'Ecole du Louvre en histoire de l'art.

     ...Une balade dans ce quartier historique de Paris jalonnée d'extraits littéraires, d'œuvres plastiques et de morceaux musicaux interprétés par une belle voix de ténor. 

 (voir rubrique Documentation 40ème anniversaire de l'UTL).

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"La Tosca, entre amour et sacrifice"  

Tosca, un rôle mythique dans lequel brilla Maria Callas (Opéra de Giacomo Puccini). 

 

(cf. le 15/01/2018 présentation de Séverine Garnier, journaliste et critique musicale : Le Sud Ouest, Le Parisien et France Musique.

D'autre part elle tient un blog qu'elle a créé pour les mélomanes désirant se tenir informés de l'actualité musicale http://www.classiquemaispashasbeen.fr

Elle était venue nous présenter "la Traviata" le 6/03/2017 avant une retransmission en direct du MET au Ciné8 Apollo de Rochefort.

          Pour la retransmission de "la Tosca", ce sera le samedi 27 janvier à 18h 55 avec pour les trois rôles principaux : Kristine Opolais sera Tosca, Vittorio Grigolo sera Mario Caravadossi, Bryn Terfel, Scarpia.

 

 

          Cet opéra en trois actes a été écrit par Giacomo Puccicini (1858-1924) en 1898, inspiré par la pièce de Victorien Sardou, jouée à Paris au théâtre de la Porte Saint-Martin par Sarah Bernardht. Elle sera raccourcie et après arrangements, jouée pour la première fois à Rome en 1900 puis à la Scala et à Coven Garden, la même année...   C'est une pièce dramatique. L'amour, la jalousie et la politique (Italie en 1800) en sont les composantes. 

 

            La belle cantatrice Tosca - soprano - (représente la mort) est l'objet du chantage du policier corrompu Scarpia - baryton - (la violence) : il tient prisonnier son amant le peintre Mario Cavaradossi - ténor - (le chevalier, la liberté) . Si elle ne se donne pas à Scarpia, Cavaradossi sera mené sur le champ à l'échafaud.... 

L'action se déroule au Palais Farnèse et au Château Saint-Ange à Rome. 

 

     Séverine Garnier nous fera entendre différents extraits de la Tosca :

 

"Recondita armonia" interprété par Luciano Pavarotti, reprenant le rôle de Mario Cavaradossi,

.  L'ouverture de "la Tosca" par Angela Gheorghiu, au Royal Opera House de Londres sous la direction d'Antonio Pappano,

. Un Te Deum avec Ludovic Tézier interprétant Scapia à l'Opéra de Paris,

. "Mario", "Mario"... interprété par Roberto Alagna et Angela Gheorghiu au Royal Opera House de Londres sous la direction d'Antonio Pappano,

. E lucevan le stelle – par Jonas Kaufmann dans le rôle de Mario Cavaradossi, Munich en 2012,

. et Maria Callas, cantatrice de Tosca de nombreuses fois, cette fois-ci la dernière, en 1964 à Coven Garden, un an avant sa mort ; reste le seul film vidéo de Maria Callas, nous en voyons ce jour un court extrait. 

 

        A noter la sortie actuellement au cinéma de  "Maria by Callas", un documentaire sur la personnalité de Maria Callas réalisé par Tom Wolf. 

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    "Albert Camus, fils d’Alger" (1913-1960)  

(cf. le 11/01/2018 présentation d'Alain Vircondelet, Universitaire, écrivain et biographe (Marguerite Duras, Saint-Exupéry, Balthus, Pascal, Rimbaud, etc).

 

 ...."sa terre natale, l'Algérie, sa ville tant aimée, Alger, sans lesquelles, disait-il, il ne pouvait pas vivre... L'Algérie est l'espace tout entier de son imaginaire et de son engagement"... 

 

photo albert camus.jpg   l'amirauté d'Alger.jpg  affiche Alger et ses peintres.jpg
                                   Baie d'Alger de Francisque Noailly 

 

                       Il sera grandement question de cette "ville fondatrice"  appelée ainsi par Alain Vircondelet tout au cours  de sa conférence, il sait de quoi il parle puisque lui-même natif d'Alger, il a connu les mêmes quartiers, le même tramway qui longe la mer, les mêmes paysages - surtout la baie toujours lumineuse dominée par le cône éclatant de la casbah si bien représentée en peinture un modèle de beauté - et la mer (cf. la nouvelle "la mer au plus près" a été le déclic pour démarrer un travail d'écriture qu'Albert Camus n'abandonnera jamais.  

                      Les propos d'Alain Vircondelet révèlent une réelle symbiose avec l'écrivain qui a tant aimé Alger "son exil et son royaume" (aussi le titre d'un recueil de nouvelles en 1957), telle une terre sacrée, une terre des apparitions, du merveilleux... baignée d'une lumière divine) car les écrits d'Albert Camus sont empreints de spiritualité - il avait fréquenté le Père Bruckberger et les dominicains, avait rédigé une thèse sur Saint-Augustin - paradoxalement aux idées de gauche que prônait cet intellectuel, écrivain philosophe, journaliste engagé, directeur de journal, homme de théâtre - ce qui l'a le plus passionné -.

                     Personnage iconique, légendaire mais homme usant beaucoup du mensonge, souffrant, humilié (durant sa prime jeunesse et vie d'adulte surtout par l'intelligentsia parisienne puis par les événements politiques en Algérie), dé-lié de son histoire personnelle - entre l'Algérie et la France, entre sa femme et ses multiples maîtresses ; impossibilité de se fixer, impossibilité d'aimer ; il a trouvé dans l'écriture qu'il n'a pas cessé de pratiquer le moyen de pouvoir re-lier son histoire et également de pouvoir utiliser le langage dont il a tant manqué étant enfant.                     

                     Il avait une vision de ce qu'il allait écrire au long de sa vie et qu'il avait organisé en trois parties, en trois périodes appelées "l'absurde, "la révolte" et "l'amour" acceptée par Malraux et les éditions Gallimard, que l'on retrouvera au cours de ses essais, nouvelles, romans... et puis ce prix Nobel de littérature (1957) qui consacrera l'ensemble de son oeuvre (à 44 ans), inespéré pour l'enfant qu'il a été.   

                    

                  Chacun peut trouver des éléments biographiques et toute l'oeuvre d'Albert Camus sur internet, cependant il faut mettre à l'honneur l'ouvrage d'Alain Vircondelet (ed. Fayard 2010)

 

                 Albert Camus fils d'Alger A Vircondelet.jpg

 

D'autre part : Catherine Camus, sa fille, a publié un album de photos et de souvenirs "

"Albert Camus, solitaire, solidaire" (Michel Lafon, 2009).

et un tout récent ouvrage : la correspondance entre A. Camus et Maria Casarès de 1944 de 1959

(ed. Gallimard). 

 

Parmi les nombreux ouvrages sur Albert Camus, citons deux biographies :

celle d'Olivier Todd (Gallimard, 1996) - paru en livre de poche. 

celle d'Herbert R. Lottman, journaliste américain (Le Seuil, 1978). 

 

A noter au cinéma "Le premier homme" (2011) film dramatique franco-italien de Gianni Amelio adapté du roman éponyme inachevé mais paru grâce à Catherine Camus en 1994, Jacques Gamblin interprète Albert Camus qui retrouve sa mère à Alger et ses souvenirs d'enfance. 

 

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13/02/2016
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