Université du Temps Libre de Rochefort

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Documentation - avril à juin 2019


Documentation - avril à juin 2019

Si vous souhaitez approfondir les sujets abordés dans nos conférences,

cette rubrique vous apporte des éléments complémentaires, ils ne sont pas exhaustifs :

références d'ouvrages, d'essais, de bibliographies, de films, de cartes...

 

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"L’âge d'or du capitalisme américain : Rockefeller, Carnegie et les autres vus par les caricaturistes" 

cf. le 13/06/2019 présenté par Claude Duval, Maître de Conférence honoraire à l’Université du Mans. Initialement spécialisé en littérature et civilisation américaines, avec pour sujet de recherche "L’évolution de l’idée de bonheur en Amérique du Nord aux XVIIIème et XIXème siècles", il a été très vite séduit par la filière "Langues Etrangères Appliquées" et ses objectifs de professionnalisation.

 

                            M. Duval a bien voulu nous confier le résumé de sa conférence ainsi que quelques dessins satirique, lesquels sont issus de la presse américaine de la fin du XIXème siècle (hormis celui concernant la Fondation Clinton). 

 

                    En accusant, à six mois des élections présidentielles de 2012, le projet de budget républicain de n’être rien d’autre qu’une forme à peine déguisée de Darwinisme social, Barak Obama, en quête de réélection, utilisait en fait un vieux slogan des démocrates pour faire apparaître leurs adversaires  comme ultraconservateurs  et régressifs.

                   Le terme Darwinisme social, fortement connoté, renvoie automatiquement aux dernières décennies du XIXème siècle qui, si elles peuvent être considérées comme l’Age d’Or du capitalisme américain, sont plus connues aujourd’hui sous l’appellation Gilded Age (l’Age doré) d’où émergent des noms comme ceux de Andrew Carnegie, écossais (1835-1918), le magnat de l’acier, John Davison Rockefeller (1839-1937), le roi du pétrole, John Pierpont Morgan (1837-1913), le célèbre banquier, Cornelius Vanderbilt (1794-1877), le spécialiste de l'armement, et du chemin de fer, tous connus aussi sous le nom, immédiatement évocateur, de Robber Barons (ou Barons voleurs).

 

            John Davison Rochefeller - The Trust Giant's point of view - What a funny little government!.jpg                                         

     John Rockefeller la Maison Blanche dans sa main d'où sortent des pièces d'or

     et le gigantisme de ses sociétés pétrolières qui domine le Capitole

                     

                     affiche capitalisme.jpg   Rockefeller, le roi des trusts, porteur du monde.

                     La robe faite de dollars ! 

 

              Andrew Carnegie - A Trustworthy Beast.jpg    

                  Andrew Carnegie face à l'Oncle Sam

 

 

                       C’est à cette époque, dans un contexte légitimant la réussite en termes de "survie des plus aptes" et de "lutte pour la vie", que furent codifiées les bases de la philanthropie moderne dont les Bill Gates et les Warren Buffett d’aujourd’hui se revendiquent les héritiers en y apportant une vision universaliste.

 

                Bill Gates and Warren Buffett - Les nouveaux maîtres du monde.jpg

                  les nouveaux maîtres du monde : Gates et Bufett

 

 

                      M. Duval termine son exposé en montrant comment la philanthropie s’est invitée en 2016 dans la campagne pour les élections présidentielles entre Donald Trump et Hillay Clinton.. avec des illustrations très parlantes !

 

                               Hillary and the Clinton Foundation.jpg

 

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  "Le bleu et le vert dans l’Art : ange ou démon ?" 

cf. le 27/05/2019 présenté par Daniel Bernard, auteur, poète, romancier (venu déjà le 13/11/2017 présenter à l'UTL "l'histoire de la couleur bleue").

       Daniel Bernard réalisant de nombreuses conférences dans la région ou hors région a remis à l'UTL son dossier de presse comprenant notamment sa présentation sur le bleu et le vert dans l'art. 

                                Affiche revue Daniel Bernard Le bleu et le vert dans l'art.jpg

 

                    Le bleu et le vert dans l’art : jamais couleurs n’ont à ce point impressionné les esprits. 

                   Dans l’histoire de l’art, les couleurs bleue et verte forment un bien étrange couple, tour à tour ignoré, opposé, adulé ou diabolisé. Nous pouvons déduire que le bleu et le vert ne sont pas des couleurs comme les autres.

                   Elles sont à l’image d’Éros et de Thanatos les dieux grecs des deux grands tabous de l’humanité : l’amour et la mort. 

                    Le bleu et le vert se détestent ! La symbolique va au-delà de leurs atomes chimiques. Les peintres vont se faire l’écho de leur rivalité et de leurs passions. 

                   Au XIXème siècle, avec l’apparition de la photo, la peinture réaliste détermine l’importance de la lumière dans les tableaux, voir les peintures de Turner, de Courbet et de Monet.

                    les bleus de William Turner.jpg le bleu et le vert de William Turner

                   Au XXème siècle, nous découvrons la Période bleue de Pabli Picasso, l’époque des romantiques et le vague à l’âme d’Yves Klein avec son célèbre bleu outremer : l’IKB.

 

                                Le bleu klein.jpg le bleu Klein

 

                    Pour Geneviève Asse, amie de Beckett et de Matisse : "le bleu est diabolique, c’est une couleur qui bouge, il prend tout ce qui passe, il a quelque chose de fulgurant". Van Gogh poursuit : "le bleu est divin, sur une toile il créé de l’espace autour d’un personnage". Le dieu Matisse rajoute : "quand je mets du vert, cela ne veut pas dire de l’herbe".

 

Klein conclut sous les fresques de Giotto : "le bleu n’a pas de mesure, il est hors dimensions". 

Chez Egon Schiele, les bas verts des corps impudiques n’ont rien de ludique, rien de dansant comme chez Toulouse Lautrec, on est loin d’Ingres, de ses nus élégants. Cézanne, lui est fasciné au point de s’énucléer pour atteindre l’immensité du bleu.

 

                     egon Schiele les bas verts.jpg le vert chez Egon Schiele

 

. Voir dossier de presse :  Daniel-Bernard-la route-de-l--or-bleu.pdf

 

. Suivez les cycles de conférences de Daniel Bernard sur la page facebook : https://m.facebook.com/DanielBernardLR/

  

. Son ouvrage : "la route de l'or bleu"  ed. La Découvrance 2016. 

 

                     Daniel Bernard l'or bleu.jpg
                            
 

. Lire pour en savoir plus, l’historien médiéviste, spécialise de la symbolique des couleurs, Michel Pastoureau et ses nombreux ouvrages.          

 

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Le Comité Rochefort de la Société des Membres de la Légion d’Honneur préside à la conférence prononcée le 23/05/2019 par Bernard Lassus, Architecte-Paysagiste, auteur du Jardin des Retours (1982-2000) qui entoure la Corderie royale, classée monument historique en 1967.         

 

                Le Jardin des Retours.jpg

 

La mise en valeur de ses abords a été obtenue par la création d’un parc au bord de la Charente. Avec l’aménagement du Jardin des Retours, Rochefort a renoué avec le fleuve qui est à l’origine de sa création et la Charente appelée "la mer" par B. Lassus.

 

Cette création, véritable objet d’art, a obtenu un succès international – ce que savent moins les Rochefortais -.

 

                Bien que de nombreuses années le séparent du début de ce projet (concours lancé par la mairie de Rochefort au moment où la Corderie étant encore en reconstruction), B. Lassus se montre passionné et heureux de venir expliquer ce qu’il a souhaité pour la Corderie et la Ville, les différentes phases de réalisation du parc qui et certains aspects de son histoire.

 

                              la corderie et son parc.jpg

 

                En premier lieu, hommage de B. Lassus rendu à Jean-Louis Frot, maire de Rochefort, qui a accompagné l’architecte-paysagiste durant tous les travaux et plus encore, ainsi que toute l’équipe municipale de l’époque, sans oublier les jardiniers, Une pensée également à Emmanuel Lopez, aujourd'hui décédé, alors directeur du Centre International de la mer.

 

 

             Quelques notions importantes pour l'architecte-paysagiste :  la Corderie n’est pas un bâtiment isolé (dans l’Arsenal). Au départ, elle a rendu possible la ville et il y a toujours eu interaction entre les deux : ainsi au moment de la fermeture de l’Arsenal en 1926, la ville a été coupée de la mer (la Charente), elle a été en déclin – rappel que Rochefort était plus importante que La Rochelle.

 

La Corderie, tout un symbole, qu’il faut considérer comme un bâtiment industriel français,  voir international. Selon B. Lassus, il n’est pas considéré à sa juste valeur, il devrait être mis au rang des Forges d’Arc-et-Senans.

 

                Pourquoi "Jardin des retours", retour parce qu’il ne fallait pas de stagnation, d’enfermement. Ce projet était appelé à rebondir, à être développé, et poursuivi avec les thèmes privilégiés liés à l’histoire de Rochefort : le passé maritime, la végétation exotique ramenée lors des expéditions : trois thèmes avaient été retenus :

 

* le Jardin de la Marine 

* le Jardin de La Galissonnière 

* le Jardin des Amériques 

 

                      Le projet de Bernard Lassus.jpg

 


le Jardin de la Marine, le plus proche de la ville, conçu à la fin du XVIIème dessiné de lignes géométriques, de parterres symétriques, du classique.

C’est le point de départ du projet du Jardin des retours, un point élevé, une vue qui s’ouvre sur la Corderie (314 m de long) et la Charente... la mer.

 

                                        schéma démarrage du projet la perspective.jpg

                                 le point de départ : la perspective sur la Corderie et le fleuve

 

Le Jardin des Retours évoque les grandes expéditions de découverte, l’aventure des vaisseaux rentrant au port chargés de plantes inconnues. Mais il ne fallait pas de fleurs, ni de sculptures devant un bâtiment industriel, ce sont donc des  plantes exotiques, les tulipiers de Virginie (les premiers sont arrivés à Rochefort) installés tout le long de la rampe qui descend sur la Corderie. Auparavant, il a fallu reconstituer le rempart – 400 m de long, qui maintenait la partie haute, effondrée (en reprenant à l’identique le travail de Blondel), chamaerops sur les pelouses de la corderie, magnolias dont les premières graines furent rapportées par Jean de la Galissonnière de son voyage aux Amériques en 1711, l’ensemble constitue le Jardin de la Galissonnière.

 

                      Pelouse et pamiers de la corderie.jpg
 
 

 

Dans la partie basse du projet : les berges du fleuve gardent l’aspect naturel : les roseaux, joncs et autres plantes de rivière. 
Puis, il ouvre des trouées entre deux cheminements : le long du fleuve et le long de la Corderie. 

 

Une grande prairie a été aménagée entre ces espaces conçue pour le repos du public et des manifestations  culturelles. C’est le jardin des Amériques.

 

 

"la Flamme des Amiraux", une collection de drapeaux qu'il a fallu reconstituer dont un du XVIIIe siècle qui a été commandé au lycée Lafayette, section broderie, positionnés sur le musoir à l’entrée des deux formes de radoub dont l’une héberge l’Hermione. Il ne faut pas oublier que les drapeaux étaient un moyen de communiquer pour les bateaux et chaque drapeau avait son code (établi par l’amiral de la Galissonnière). Bernard Lassus voudrait bien qu’il existat une grande fête des drapeaux à Rochefort…  

Les drapeaux qui flottaient au vent ont été retirés depuis quelques années et le musoir s’est en partie effondré.

 

                            les flammes des amiraux face à la Charente.jpg 

 

Plus loin, "le labyrinthe des batailles navales" composé d’ifs taillés en forme de vague transforme la mer en "houle végétale". B. Lassus avait envisagé de surmonter cette houle par l’installation de maquettes de bateaux puisque Rochefort en a tant construit…  Des recherches ont été faites, un budget obtenu mais ce projet n’a pas vu le jour et avec le changement des ’équipes municipales, les  priorités se sont déplacées !.

 

                         le labyrinthe végétation pointue.jpg
 

                        le labyrinthe avec maquettes de bateaux.jpg

                            le labyrinthe avec les maquettes de bateaux

 

 "l’Aire des gréements" construit sur un bunker qui ne pouvait être détruit, surélévation sur la Charente avec la reconstitution d’un bateau en bois avec de hauts mâts, un lieu servant de café-buvette où étaient positionnées des tontines (réalisées en béton travaillé, imitant l’osier) avec leur couvercles (on y conservait  les plantes durant leur long voyage), ceci a fonctionné quelques années puis délaissé. L’aire des gréements sera remis en état, annonce la municipalité actuelle.

 

  aire des gréments.jpg les tontines sur l'aire des gréements.jpg

                                                                 l'Aire des gréements et les tontines

 

Les tontines évoquent le bégonia du nom de l’intendant Michel Bégon (arrivé à Rochefort en 1690) et le rachat par la ville (1985) d’une belle collection de bégonia cédé par un horticulteur désireux de prendre sa retraite, ce fut le démarrage du Conservatoire du Bégonia.  

 

B. Lassus a eu un projet d’installation de serres de plantes non acclimatées derrière "le café des longitudes" à côté de la Corderie, mais cela ne s’est pas fait.   

 

                   De grandes satisfactions pour Bernard Lassus mais aussi quelques déceptions et regrets concernant de belles idées abandonnées pour la plupart, faute de budget.

 

                Le Jardin des Retours est une création contemporaine dans la tradition européenne des jardins à thème, projet soutenu par le Président François Mitterrand venu à Rochefort inaugurer l'ensemble. Le Jardin des Retours figure parmi les "Grands projets culturels en France". On le regardera peut-être autrement en s’y promenant !

 

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  "Pieter dit Bruegel l’Ancien vers 1525/1569, conteur en drôleries ou peintre humaniste" 

   par Jean-Paul Salles, Docteur en Histoire.           

      "On sait gré à Bruegel d’avoir introduit les paysans, la nature dans la peinture flamande. 

      Il est bienveillant pour les paysans, s’intéresse à leurs proverbes.

      Leur travail est productif et ils ont bien droit aux fêtes ! 

      Mais même à travers ses scènes campagnardes, il présente des sujets spirituels profonds.

 

                                                                                                             J.P. Salles

 

                  Pieter Bruegel (né entre 1525-1530, mort en 1569) a eu une vie brève. Très peu d’éléments biographiques ont été retrouvés (Anvers puis Bruxelles quand il se marie avec la fille de son maître en 1562). Ceci ne l’a pas empêché de réaliser une œuvre importante et d’avoir une grande aura en pays flamand surtout depuis le XXème siècle.

 

                  On trouvera ici les différentes étapes de sa peinture :

                  1- Bruegel poursuit une tradition : un second Bosch ?

 il le ressuscite par ses images spirituelles, puis s’émancipe de ce modèle.

 

-La Tentation de Saint Antoine, vers 1556, dessin à la plume et au pinceau, Oxford, Ashmolean Museum, et gravure.

-Les grands poissons mangent les petits, 1556, conservée au MET, New York.

 

Son voyage en Italie en 1552 lui fait découvrir les Alpes, que l’on retrouve dans plusieurs de ses paysages flamands ce qui surprend, ses horizons sont toujours élévés.

 

Il est très marqué par sa culture chrétienne et pour répondre aux commanditaires il se veut très classique, moralisateur, il met son talent au service de la bonne cause :

 

-L’avarice, gravure d’après Bruegel, au MET à New York.

-Marinus van Reymerswaele, Le changeur et sa femme, huile sur bois, 83/97, Madrid, Prado.

-La Luxure, gravure d’après Bruegel, Paris, BNF.

-Dulle Griet ou Margot l’enragée, 1562, Anvers, Museum Mayer van den Bergh.

-La chute des anges rebelles, Bruxelles, Musées royaux (scène biblique fouillée).

  

2 - Bruegel amoureux des coutumes et des proverbes flamands : instruire en même temps que distraire. 

-Le combat de Carnaval et de Carême, 1559, Vienne, Kunsthistorisches Museum.

-Proverbes flamands ou le monde renversé, 1559, Berlin, Gemäldegalerie.

-La Tour de Babel, 1563, Vienne, Kunsthistorisches Museum.

 

    la Tour de Balbel.jpg la Tour de Babel

 

3 - Des sujets religieux ancrés dans le pays flamand et dans l’actualité. 

Toutes des huiles sur bois :

-La prédication de Saint Jean Baptiste, 1566, Budapest.

-Le dénombrement de Bethléem, 1566, Berlin.

-Le massacre des Innocents, non daté, Londres, Hampton Court Palace.

 

le massacre des innoncents.jpg 

massacre des innocents (enfants de - de 16 ans, du temps du Duc d'Albe, début de la terreur au Pays-Bas espagnol

 

-Adoration des Mages sous la neige, 1563 ?, Winterthur, Collection Oskar Reinhart.

 

                   Les thèmes religieux, importants dans ses œuvres, refluent peu à peu pour laisser place à la description des paysages, des coutumes et des paysans de son pays natal, à chaque fois, nombre de personnages occupe toute la toile et les paysages se découvrent d’une certaine hauteur et vont très loin vers l’horizon.

  

4 - Bruegel, le chantre des paysans, une exaltation de l’homme le plus utile à la société (le plus essentiel disait Erasme). Il est tourné vers la terre et les biens qu’elle produit et non le commerce très développé alors dans les Flandres.

 

Après le travail des champs, on fait bombance, on danse et s’accouple : voir les nombreuses scènes des fêtes paysannes très colorées, très détaillées et tout en symboles et drôleries. 

des huiles sur bois :

-Les chasseurs dans la neige, 1565, Vienne, Kunsthistorisches Museum.

 

les chasseurs dans la neige.jpg les Chasseurs dans la neige

 

-La Moisson, 1565, New York, Metropolitan Museum (le MET).

     

UTL Bruegel l'ancien la moisson 001.jpg la moisson   

 

-Le Repas de Noce, 1568, Vienne, Kunsthistorisches Museum.

 

Repas de noce Brueghel.jpg Repas de noce

 

détail repas de noce Bruegel.jpg détails 

 

-La Danse de la mariée en plein air, 1566, Detroit, Museum of Arts.

 

la danse de la mariée en plein air.jpg la danse de la mariée en plein air

 

 

Détails de ma riée de plein air Bruegel.jpg détails 
 

-La Danse des paysans ou la Kermesse, Vienne, Kunsthistorisches Museum.

-Le Pays de Cocagne, 1567, Munich, Alte Pinakothek (une critique sociale).

-Mendiants, 1568, Paris, Louvre. (seul tableau conservé en France mais il existe une collection de dessins à la Bibliothèque de France).

-Paysage d’hiver avec patineurs, 1565, Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts.

 

-La Chute d’Icare, découverte au XXème siècle, ni datée ni signée, attribuée à Bruegel, conservée à Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts.

 

la chute d'Icare.jpg la chute d'Icare

 

                   Son œuvre sera poursuivie par ses fils, Pieter Bruegel le Jeune et Jan dit Bruegel de Velours, (beaucoup parlent de "pâles imitateurs") et par ses nombreux suiveurs, dont Avercamp, le peintre des paysages d’hiver et des patineurs. Son influence se lit aussi dans certaines œuvres d’un autre anversois, Rubens. 

 

. A noter qu’à l’occasion du 450ème de sa mort, un beau livre a été réalisé par une équipe de flamands et hollandais "Bruegel et l’hiver" ed. Actes Sud - la neige, le patinage et les patineurs, thèmes de prédilection du peintre.

 

. A voir : une grande exposition au musée de Flandre de Cassel jusqu’au 14/7/2019 : plus d’une centaine de toiles, gravures et instruments de musique sont réunis pour célébrer cet anniversaire sur le thème des fêtes paysannes.

                  

 

 

N.B. : Bruegel ou Brueghel ? 

A cette époque, l’orthographe des noms propres a varié. Bruegel lui-même signa Brueghel jusqu’en 1559 et ses fils, devenus peintres, reprirent le "h" que leur père avait abandonné.

 

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 "Mozart : rêver avec les sons"  

cf. le 16/05/2019 présenté par Michèle Lhopiteau-Dorfeuille, Lauréate des conservatoires de Bordeaux et Nancy, Chef de Chœur, a dirigé entre autres de 1998 à 2003, le chœur international des Nations-Unies, biographe de Mozart.

 

                              ouvrage Michèle. Lhopiteau sur Mozart.png

 

           Mozart mit son immense capacité à rêver avec les sons au service de sa quête secrète d’amour et d’affection .  Norbert Elias "Sociologie d’un génie". 

 

             Il y a eu tant d'ouvrages, de films, de pièces de théâtre sur ce génie de la musique qu'il est préférable de laisser s'exprimer Michèle Lhopiteau qui a côtoyé et côtoie toujours Mozart dans sa vie professionnelle, bien remplie, et dans sa vie privée pour son simple plaisir.

            

       Michèle Lhopiteau, musicologue et chef de chœur - inconditionnelle de la musique de Mozart, a décidé de faire abstraction à la fois du film Amadeus et de tout ce qu'elle avait pu lire pendant et depuis ses études au Conservatoire de Bordeaux, afin d'effectuer un indispensable retour aux sources en s'immergeant dans les sept tomes de la correspondance complète de la famille Mozart, traduite en français par Geneviève Geffray, l'actuelle conservatrice de la bibliothèque du Mozarteum de Salzbourg. 

 

                          fondation Mozart à Salbourg.jpeg

                                            Le Mozarteum de Salzbourg 

 

A noter un héritage de 626 œuvres composées en 30 : ans messes, concertos piano et violon, sonates, sérénades, symphonies, opéras, etc... nous écouterons quelques extraits qui émailleront sa conférence.   

 

            Référons nous à la présentation faite à l'occasion de la sortie de son livre "rêver avec les sons" ed. le bord de l'eau, 2011.

 

 

          "À l’image du portrait qui orne sa couverture, Wolfgang Amadeo Mozart : rêver avec les sons", un essai publié en mars 2011, présente un Mozart beaucoup plus attachant que celui qu'ont popularisé les légendes nées après sa mort, et qui continuent d'être entretenues en dépit des documents découverts au XXème siècle : car non, Mozart n'était pas un enfant attardé, il n'a jamais été jeté à la fosse commune, son père Léopold ne fut pas un père abusif et il n'est mort ni sur la paille ni oublié du public.

 

                    mozart 7 avec père et soeur.jpg

                            une enfance de travail acharné entre son père et sa sœur

 

           Comme le montre ce portrait à la pointe d'argent pour lequel le compositeur a posé en avril 1789 lors de son passage à Dresde, Mozart, adulte était plutôt rond, n'avait l'air ni hautain ni dédaigneux, et surtout ne portait jamais de perruque - contrairement à ce que fait croire le tableau qui figure hélas sur la plupart des articles, affiches, CDs et livres consacrés à Mozart ; un tableau imaginaire car peint 18 ans après la mort de Wolfgang par un artiste qui ne l'avait jamais vu".

 

                                                            Portrait après sa mort.jpg

 

                 "Wolfgang Amadeo Mozart : rêver avec les sons" vous permet de découvrir enfin le Mozart intime, débarbouillé des clichés nés à l'époque romantique ; le Mozart foncièrement gentil et plein d'humour (lire sa correspondance).

                   Une sélection de 32 extraits musicaux, regroupés sur deux CDs, permet aux lecteurs - qui ne possèdent pas tous l'intégrale de la musique de Mozart ! -  d'écouter immédiatement les morceaux dont le compositeur parle à son père, à son épouse, à sa soeur et à son ami Jacquin.

 

Un cahier de huit portraits en couleur, en provenance directe du Mozarteum de Salzbourg, donne enfin à voir les personnages dont il est question dans le texte.

                                                  

 

. Michèle Lhopiteau a produit également des "guides sur l'Opéra", "la Musique Vocale Sacrée", "la Musique Instrumentale", et "un Panorama de la Musique Classique".

 

. de quoi vous donner un vertige mozartien ! 

 

- Mozart dans la littérature : http://choeurdetarbes65.fr/index.php/repertoire/mozart-dans-la-litterature/mozart-dans-la-litterature/

 

 

- " Mozart" : Encyclopédie de A à Z, ed. Robert Laffont, coll. Bouquins, 2005 (réimpr. 2006)

 

sur l'opéra Garnier_buste_mozart.jpg

Mozart sur la façade de l'opéra Garnier à Paris 

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"La fabuleuse histoire de Théodore Gelot et d’Eugène Mesnard de Damvix (Vendée) à Legal (Canada)" 

cf. le 9/05/2019 présenté par Jean-Claude Coursaud, Auteur régionaliste de plusieurs ouvrages (marais poitevins entre autres) – correspondant de presse.   

                

                     Notre conférencier, vendéen, s’est passionné par cette fabuleuse histoire touchant deux hommes issu de cette même région, à Maillé pour Eugène Mesnard, né en 1868, et Damvix, pour Théodore Gelot, né 1862, lequel ne sait ni lire, ni écrire. Ils sont pauvres et l’avenir s’avère bien fermé pour eux, cependant en 1889, une chance s’offre à eux (comme dans d’autres régions de France) car s’instaure un mouvement pour aller s’enrichir en Amérique du Nord par le travail. Ils feront partie de ces pionniers francophones prêts à tout quitter… pour un eldorado…

 

               Un riche propriétaire viticole, Standford est venu en France pour connaitre de nouvelles méthodes de travail (son vin dit de Bourgogne ne donne que du Brandy) mais aussi pour recruter des français afin de cultiver la vigne et améliorer la production de vins au nord de la Californie.

 

               Eugène Mesnard embarque en premier du Havre mais les deux hommes, il fait la  connaissance quelques semaines plus tard de Théodore Gelot. Ils se retrouvent en Californie à Vina, seront entourés d’une communauté religieuse et les deux compagnons ne se sépareront pratiquement plus tout au long de leurs aventures.

 

 

 

              A la fin de leur contrat de 4 ans à Vina où la production viticole ne s’est guère améliorée et le propriétaire est décédé, ils vont répondre à l’appel du Gouvernement canadien qui offre 70 hectares de terre à défricher pour seulement 10 dollars…  

 

Les deux vendéens croquent à pleines dents cette nouvelle aventure.

 

                               attelage à Legal.jpg

                                         un attelage, rue principale à Legal (Alberta)

 

 

             Avec beaucoup de courage pour affronter des conditions climatiques effroyables, aidés par les religieux installés sur place, ils vont s’installer définitivement dans l’ouest canadien et feront partie de cette communauté (d'européens surtout) de cultivateurs céréaliers qui seront à l’origine de l’essor de l’Etat de l’Alberta, à Legal, qui s’accroît rapidement grâce à la réussite de ces hommes. C’est "la prairie", des pistes défoncées, une terre qu’il faut dompter sous un climat très rude mais la volonté de réussir est la plus forte.

 

 

                                          bois à défricher Gelot Mesnard Canada.jpg

                                               nos deux aventuriers 

 

             Eugène Mesnard se mariera, aura deux enfants, qui décéderont très jeunes puis sa femme, de la grippe espagnole, malgré les bonnes conditions de vie puisqu’ils ont réussi à construire ; Mesnard, très affecté par ses deuils ne survivra pas et décédera à 55 ans d’une maladie cardiaque. Ils sont enterrés à Legal (nom d’un missionnaire français).

 

             Théodore Gelot se mariera avec une française faisant partie de la communauté religieuse, auront deux enfants, et resteront à Legal durant la grande Guerre ; ils séjourneront en France ensuite et reviendront à Legal. Plus tard la ferme des Gelot sera vendue à un russe. La ville de Legal posséde une rue Gelot.

 

 

 

            L’idée du roman est née lorsque Jean-Claude Coursaud a pris connaissance d’une correspondance détaillée et captivante écrite par Eugène Mesnard à sa famille de Maillé.                         S’ensuivent deux voyages sur les traces des pionniers pour approfondir le sujet, en compagnie d’Isabelle Savariau, arrière-petite-nièce de Théodore Gelot.

 

Des documents, des témoignages inédits recueillis sur place vont encourager l’auteur à écrire l’épopée des deux colons.

 

Quant à Isabelle Savariau, elle a toujours été fascinée par les récits racontés par sa grand’mère. Les années passent et en 2008, elle retrouve les petits-enfants de Théodore Gelot, ses cousins. Lorsqu’elle rencontre Jean-Claude Coursaud, elle lui confie  les documents et photos de famille.

 

 

                                    Un coin de prairie pour 10 dollars Jean-Claude Coursaud.jpg

 

             L’épopée des deux vendéens sera présentée sous forme d'un diaporama, suivi de cartes des états canadiens.

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 "La culture vietnamienne à travers les estampes populaires"

cf. le 6/05/2019 présenté par Jean-Pierre Pascal, Ancien Directeur de recherche au CNRS. Il a étudié la structure, le fonctionnement et la biodiversité des forêts tropicales. Parmi ses principaux terrains d’études figurent l’Inde, le Vietnam et la Guyane.

 

  

                              Les estampes vietnamiennes font partie de l’art populaire à partir du XVème siècle et jusqu’à nos jours – bien que plus rares ces dernières années. Cette tradition vient directement de la Chine avec sa culture, ses symboles, ses légendes…

                     Les estampes présentées ce jour ont été réalisées dans un village du nord Vietnam ;

le papier, très résistant, est fabriqué à partir de tiges d’écorces de mûrier, la technique de gravure des planches avant impressions successives des couleurs et du noir (réalisées à partir de plantes) est relativement classique.

 

                       UTL gravure des couleurs estampes vietnam 001.jpg 

 

                    À l’occasion de fêtes et d’événements particuliers, la coutume au Vietnam voulait que l’on achète des estampes pour les coller à différents endroits de la maison.

 

                    La majeure partie de ces images était produite et achetée pour les fêtes du Nouvel An lunaire, c’est pourquoi on les désigne souvent sous le nom de tranh Tết (images du Tết).

 

                    C’est le cas, par exemple, d’estampes religieuses, comme celle du Génie du Foyer, collée en remplacement de celle de l’année précédente, ou encore, collées sur les portes, de couples de génies protecteurs. Sur les portes, on plaçait également des estampes représentant des mandarins comme souhaits de richesse et de prospérité. À l’intérieur, étaient collées des images de coqs, de poules, de cochons, de truies, ou encore d’enfants, exprimant des souhaits de bonheur, de richesse ou de postérité, avec une symbolique très élaborée.

 

              estampes présentation 6 05 2019.jpg Trois garçons attrapant des oiseaux et des crapauds  

Les garçons forment un souhait de nombreuse progéniture mâle. - Le crapaud est un symbole de richesse. - L’oiseau qui chante forme par homophonie un vœu de gloire et de  renommée : chanter ming est homophone de ming, renommée. - Les fleurs de prunier sont un souhait d’être reçu premier aux examens. - La légende dit : « Pour des dizaines et des dizaines de milliers d’années, richesses, dignités et honneur ».

 

                           On trouvait aussi des images représentant des scènes villageoises ou des festivités dNouvel An.

        UTL estampes de souhaits 001.jpg

           Les souhaits se calquent sur le calendrier chinois : le chat ou le tigre.

 

             

                          Certaines estampes étaient produites à l’occasion des fêtes de la mi-automne : carpe contemplant le reflet de la lune ou procession du dragon et de la licorne. D’autres, en revanche, étaient vendues toute l’année comme images décoratives et d’agrément (panneaux des quatre saisons ou des quatre belles jeunes filles). C’était le cas aussi d’estampes satiriques ou moralisatrices, ou encore de celles qui figurent des héros et héroïnes historiques ou légendaires.

         

                         Ainsi, par leur originalité, leur style, la variété des thèmes abordés et leurs légendes souvent poétiques ou ironiques, ces estampes offrent un panorama exceptionnel des différentes facettes de la culture vietnamienne : vie quotidienne, pratiques agraires, fêtes traditionnelles, croyances, symbolisme, morale, littérature, légendes, histoire et même propagande politique.

                   génie du mariage estampes vietnamiennes 6 05 2019.jpg  le génie du mariage   

 

           UTL estampe labourage 001.jpg 

               souhaits d'accroissement de la production agricole

 

 

Passionné par l’imagerie populaire du Vietnam, Jean-Pierre Pascal a publié en 2017 un livre sur ce sujet, ainsi que de nombreux articles dans la revue Carnets du Viêt Nam. Il a aussi organisé plusieurs expositions dont une, en 2015, au Centre Culturel du Vietnam en France.

 

               ouvrage de JP Pascal estampes du Vietnam 001.jpg

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"Naissance et développement du fait balnéaire sur les côtes de Saintonge 1816-1924"  

cf. le 29/04/2019 présenté par Thierry Sauzeau, Professeur d’Histoire moderne à l’Université de Poitiers, depuis 3 ans, Président élu du Conseil Scientifique du Groupement d’intérêt scientifique (GiS/CNRS) Histoire et Sciences de la Mer. M. Sauzeau avait présenté précédemment son étude sur "Comprendre Xynthia, expliquer le phénomène"

 

        La Saintonge, province de l'ancien régime, concerne un territoire assez bien délimité avec l'estuaire de la Charente, Aix, Oléron, Madame, Brouage, la presqu'île d'Arvert et le pays royannais.

        Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, les paysages côtiers étaient composés de "montagnes de sable" et à l'arrière, quelques villages et hameaux peu habités dans les marais, on parle de "côtes barbares" car parcourues par les pilleurs d'épaves, des paysans-pêcheurs à pied... Cependant, l'environnement se transforme au cours des années : érosion, submersion, ensablement, marécages médiocrement drainés, salines en déprise (Brouage), les activités maritimes et militaires se développent, la population également avec des mouvements migratoires pour un avenir plus assuré, les transports par voie maritime et terrestre (rail) se multiplient et également le goût pour les loisirs, les villégiatures, les déplacements..

           Notre conférencier distinguera plusieurs zones géographiques dans le développement des stations balnéaires : la côte de Beauté avec Royan, à l'ouest avec Pontaillac et à l'est, St-Georges de Didonne.    

         A noter qu'en 1818, le 1er consul américain installé à Bordeaux fait construire un bateau à vapeur pour assurer la liaison avec Royan pour une sortie d'une journée, puis plusieurs, ensuite... des hôtels seront construits pour accueillir les bordelais.

 

                                Bateauà Vapeur Bordeaux-Royan 001.jpg
      

         1868, Jean Lacaze, banquier bordelais, lance la station de Pontaillac et fait construire de belles villas qui font partie intégrante du patrimoine balnéaire.

         Frédérique Garnier, maire de Royan de 1870 à 1905 fera entreprendre de gros travaux d'urbanisation et en y fera amener préalablement le tramway.

 

                         Villas à Pontaillac 001.jpg

 

                  Une autre zone concernée par les transformations : Oléron, Aix et les stations d’estuaires : Ronce, St-Trojan, Boyarville, Fouras, Port-des-Barques (1880-1914).

                       

                  Thierry Sauzeau a bien voulu mettre à disposition pour le blog sa présentation

  Conférence Saintonge balnéaire 29/04/2019.ppt

 

            

. des lectures de référence :

"le désir du rivage" ou "le territoire du vide" d'Alain Corbin, historien. 

"les villas de la côte de Beauté" et "Guide architectural, Royan 1900" de Frédérique Chasseboeuf, architecte, guide à la Ville de Rochefort. 

 

           Les-villas-de-la-Cote-de-Beaute-Charente-Maritime.jpg       Guide-architectural-Royan-1900.jpg

                           

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″Les enjeux actuels du transport maritime mondial"  

cf. le 11/04/2019 par Cyril Delher, Directeur adjoint de l’Ecole Nationale Supérieure Maritime (ENSM) de Marseille  - Officier de Marine.

 

 

 porte containers.jpgBateau croisières à Sete.jpg

 

 

                             L'ENSM, Ecole Nationale Supérieure Maritime, est une école d'ingénieurs française qui forme les officiers de la marine marchande et des ingénieurs œuvrant dans le domaine maritime ; Etablissement public d'enseignement supérieur dont la tutelle est exercée par le Ministre chargé de la Mer (Direction des Affaires maritimes de la Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer).

                   M. Delher, avant d’aborder les problématiques actuelles liées aux trafics maritimes de plus en plus importants dans le monde et le gigantisme des navires, nous présente la gamme des transports maritimes :

 

voir le site :  http://www.marine-marchande.net/

 

                  On notera des industries segmentées : séparation des transports : marchandises et ferries, croisières

3 grands secteurs segmentés :

- les porte-conteneurs – lignes régulières avec le plus gros trafic : d’Asie vers l’Europe

- le tramping (transport maritime à la demande) : les vraquiers solides (citons Louis Dreyfus Armateurs, spécialisé dans le transport de vrac sec) et liquides (gaziers, pétroliers… qui ne font jamais les mêmes lignes).

- les navires pour les travaux maritimes : poses d’éoliennes, de câbles sous-marins – bateaux qui restent en position fixe (avec Alcatel-Lucent, Orange Marine et Nexans, principaux câbliers mondiaux.. ; installation de plateformes offshore (les Bourbon), des dragues, brise-glaces,

 

D'autres navires : 

. les rouliers :  au long cours qui peuvent transporter marchandises et passagers ou l'un, ou l'autre.

. les transports passagers : croisières et yachting (plaisance).

 

              Les activités maritimes sont directement liées au développement économique mondial, mais soumises à des cycles imprévisibles ; actuellement 10 milliards de tonnes transportées , soit 80% du commerce mondial en volume. Depuis 2014, les transports maritimes se sont multipliés par 7 dans le monde.

 

Carte des routes fréquentées par les navires   http://info.arte.tv/fr/le-commerce-maritime-mondial-infographies

Trafic en temps réel des navires dans le monde  http://www.pilotage-maritime.nc/ais.php

 

 

             Routes-maritimes mondiales.PNG

 

               Le problème crucial actuel est le stationnement dans les ports que ce soit pour les marchandises ou les passagers (escales dans les grandes villes). 

              Enfin il y a un besoin croissant de ports pour recevoir les bateaux en fin de vie avant démantèlement ou désarmement.

              En conséquence, des risques de plus en plus élevés : aléas géopolitiques, engorgement des ports, difficultés dans les manœuvres et évacuation des passagers, manque d’équipements dans certains ports, risques d’incendie, actes de piraterie, de terrorisme, trafic de drogue… risques climatiques (notamment forts vents sur les porte-conteneurs), risques financiers nécessitant des assurances multiples cependant les personnels sont de plus en plus formés et la réglementation internationale a beaucoup évolué grâce à l’Organisation Maritime Internationale qui a passé de nombreuses conventions (172 pays membres) concernant le trafic, les problèmes techniques, la sûreté et la sécurité, les pollutions, le juridique, etc….

consulter :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_maritime_internationale

 

                 Un autre risque, l’impact environnemental, de plus en plus à considérer :

les pollutions concernent les eaux mazouteuses, les eaux grises (usées, recyclées), les rejets gazeux, les ordures compactées mais parfois encore rejetées en mer. 

                 De gros progrès ont été faits (notons le doublage des coques des pétroliers) mais il peut y avoir encore des inconsciences et des accidents.

 

         porteconteneurCMA.jpg                      Paquebot VENISE.jpg
        Porte-conteneur Christophe Collomb CMA-CGM                          Escale à Venise
  

 

en complément de lecture, la revue "Le Marin" de la Marine marchande :  http://www.marine-marchande.net/Presse/LeMarin/LeMarin.htm

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"La maîtrise de l’eau, de l’antiquité à nos jours : l’exemple en Egypte du Nil et du haut-barrage d’Assouan" 

cf. le 8/04/2019 présenté par Marc Blanchard, ancien Inspecteur d’Académie, grand connaisseur de l'Egypte ; L'UTL a déjà, bénéficié de quatre conférences sur ce grand pays. 

 

 

                             La préoccupation de l’eau en Egypte remonte à des millénaires et aujourd’hui il s’agit d’un des problèmes majeurs pour notre planète. 

                      L’Egypte ne dépend que d’un fleuve, le plus long du monde, allant de l’Afrique équatoriale jusqu’à la méditerranée sur 6 670 kilomètres et drainant environ 3 348 611 m2

 

                                              Carte de l'Egypte.jpg

                    Comme dans d’autres régions du monde, la civilisation égyptienne a été fondée sur une "agriculture alluviale". Cependant, il a fallu de tout temps compter avec les crues du fleuve, crues régulières, prévisibles sur lesquelles la population se "calait" pour les cultures, mais la donne a changé au fil des siècles.

  

voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_dans_l%27Égypte_antique

 

                                                 cultures sur le NIL.jpg

                                                                         cultures sur les rives du Nil

 

 

                       Hérodote, dès le Vème siècle avant J.-C., à présenter l’Égypte comme un "don du Nil" mais pour profiter de ce don, les hommes ont dû entreprendre très tôt des travaux d'irrigation comme le "mental", le "chadouf", méthodes consistant à surélever le niveau de l’eau pour la disperser ensuite.

 

                                       KomOmbo.Shaduf. irriguation.jpg

                                                à Kom Ombo - un chadouf

Puis utilisation des norias, de la vis d’Archimède, du goutte-à-goutte (certainement le plus efficace) ; et à une époque plus récente, le creusement de canaux (voir le canal d'El Mahamoudia, près d’Alexandrie) et l’installation de barrages (celui d’Esna, d’Assiout, de Nag Hammadi), constructions et reconstructions car le limon noir est très présent et endommage les installations dont la plus importante : celle du haut-barrage d’Assouan (symbole du nationalisme égyptien et arabe), barrage inauguré en 1971 donnant l'immense lac du nom du Président Nasser, a l'initiative de ces grands travaux).

 

 

                Canal El Mahmoudia Alexandrie.jpg           haut barrage d'Assouan.jpg

                         Canal El Hahmoudia                                 Haut-barrage d'Assouan 

 

                   Cela entraîna une réductions des crues, mais parallèlement les égyptiens ont déploré d’importantes incidences sur les cultures dont des récoltes moindres sur l’ensemble de l’année, des régions devenues plus arides, une insuffisance de drainage donnant une remontée de la salinité, une baisse du niveau de l’eau des barrages due à l’évaporation et plus préoccupant encore, l’Egypte vit un accroissement de la population considérable. En cinquante ans, la population du pays a été multipliée par 3,5 avec, pour ces dernières années, une croissance démographique moyenne supérieure à 2 % par an.

 

                     Avec une perspective d’un milliard d’habitants en 2050, l'Égypte est le troisième pays le plus peuplé d'Afrique derrière le Nigeria et l'Ethiopie.

 

                      Des mesures sont prises depuis plusieurs années : usines de traitement des eaux usées ; dessalement des eaux de mer, formation dans les pratiques quotidiennes de consommation, diminuer le gaspillage (notamment arrosage intensif sous très forte chaleur) ; travaux de creusement pour recueillir l’eau des nappes phréatiques importantes ; expérimentation de plantations d’arbres arrosées par des eaux usées, début d’installation de panneaux solaires…. et par ailleurs, parce que l'Egypte n'est pas repliée sur elle-même, un accord a été passé en 2018 avec l’U.E. pour réfléchir aux solutions que l’Egypte pourrait mettre en place face aux problèmes environnementaux, démographiques et politiques. 

 

plus de détails sur l'avenir de l'Egypte :  http://les-yeux-du-monde.fr/actualite/afrique-moyen-orient/29171-quel-avenir-hydrique-pour-legypte

 

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 "Le culte de la personnalité et propagande : l'exemple de la Corée du Nord."

cf. le 1er/04/2019 présenté par Gérard Rovarc’h, Diplômé de l’Institut de Géographie de Paris, de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale des Langues et Civilisations Orientales.

                Culte de la personnalité et propagande politique sont les marqueurs de toutes les dictatures. La Corée du Nord, qui s’impose comme le dernier régime totalitaire dans le monde, n’échappe pas à la règle et est même devenue l’archétype du genre.

 

 

             Ce régime totalement unique est appelé le "Duche", un marxisme-léninisme militarisé… difficile à classer entre une Chine protectrice et un «cousin » communiste soviétique. La dynastie des Kim (depuis 1912) a  voulu un isolationnisme renforcé par des sanctions économiques successives décidées à son encontre, elle a connu un destin politique composé de la rivalité entretenue avec le sud-Corée, (bien qu’il y ait un rêve du Nord de l’unification du pays…), de l’ex-colonisateur japonais et de l’ancien occupant américain.

 

            C’est un grand pays de 122 762 km2 avec 24,8 millions d’habitants (capitale Pyongyang) devenu un état en 1948, il vit en autosuffisance, prône une société sans classe : tous sont égaux … mais avec 51 catégories sociales dont 3 couches différenciées !  : les soutiens, les indifférents, les hostiles…lesquels sont multipliés par tous les membres de leur famille… qui subiront des représailles…

 

                                          carte-routiere-coree-du-nord.jpg

 

                  L’armée omniprésente de 1,19 millions d'hommes (l'une des cinq plus importantes armées du monde) entrave la vie des habitants et aussi des touristes (surtout chinois) – il faut toujours penser "Duche" sous peine d’être envoyé dans un centre de rééducation ou camp de travail. Limogeages, disparitions de personnes sont fréquents.

 

             10 ans de service militaire pour les jeunes garçons et filles, présents à tous les défilés au pas de l’oie et les grandes cérémonies dans les stades formant de leurs tenues impeccables et colorées le portrait, en très grand, du chef suprême et hommage au pouvoir !

 

               Défilé militaire Corée du Nnord.jpg     Kim grand-père et père Corée Nord.jpg

 

 

                Affiches-propagande avec les sempiternels thèmes : l’armée, l’ouvrier, le paysan, l’intello… ainsi que ceux évoquant les ennemis éternels : japonais, américains  ; médias (KCTV télévision de propagande), témoignent de l’idolâtrie portée à son leader suprême Kim Jong-Un, ce dieu vivant doit être visible de tous, ainsi que le sourire et les larmes que chacun verse à tout propos en sa présence ou devant son portrait ou bien devant les 35000 statues à la gloire de cette dynastie. 

 

               La Corée du Nord est aussi une puissance nucléaire qui menace. Mais les rencontres internationales récentes en vue de négociations venant de la Chine ou des Etats-Unis ont montré une belle mise en scène où la Corée reste gagnante.

 

               La Chine est toujours le principal partenaire diplomatique et commercial de Pyongyang, bien que les relations entre les deux Etats soient très variables. Cependant les changements en Corée du Nord ne pourraient venir que de la Chine, mais il faut pensé sur du long terme, du très long terme…

 

              Si vous n'êtes pas trop refroidis, vous pouvez poursuivre vos recherches sur le sujet. 

 

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09/04/2019
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