Université du Temps Libre de Rochefort

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Documentation oct. à déc. 2018


Documentation oct. à déc. 2018

Si vous souhaitez approfondir les sujets abordés dans nos conférences,

cette rubrique vous apporte des éléments complémentaires, ils ne sont pas exhaustifs :

références d'ouvrages, d'essais, de bibliographies, de films, de cartes...

                                            

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Année universitaire 2018 - 2019

(Pour plus de facilité de lecture, les conférences vont de la plus récente à la plus ancienne)

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"Que sont devenus les Huguenots français exilés après la révocation de l’Edit de Nantes"

cf. le 10/12/2018 présenté par Mickaël Augeron, Professeur à l'Université de La Rochelle.

 

            Le contexte politique et religieux :

1598, promulgation de l’Edit de Nantes par Henri IV, et dans notre région, La Rochelle devient majoritairement huguenote dès 1562 ; les conflits n'éclatent qu'à partir de 1568 avec l’alliance avec Condé. Déjà, la communauté huguenote commence à quitter la région ou le pays. 

 

1685, révocation de cet Edit par Louis XIV, entraînant la fermeture des temples, l'interdiction de circuler dans les villes, de pratiquer certaines professions, puis dragonnades et persécutions dominent pour obtenir des conversions ou des départs vers les pays du "Refuge".

Visiter le temple et le musée du protestantisme à La Rochelle pour les éléments historiques.

 

                   Temple protestant La Rochelle.jpg             Musée Protestant La Rochelle.jpg 

 

 

 

                                                  jean Guiton.jpg

      

Voir également sur la place de l'Hôtel de Ville, la statue de Jean Guiton, maire, résistant pendant le Grand Siège (1628).

Les panneaux protégeant les travaux de l'Hôtel de Ville retracent toute cette période de l'histoire.                

          Entre le XVI et XVIIe siècle, un quart des Huguenots, 200 000 environ (protestants français) partent vers des pays avec lesquels la France entretient de bonnes relations, commerciales, maritimes et colonialistes. En Europe (Allemagne, Pays-Bas, Espagne), au Brésil, en Amérique du Nord (notamment dans 13 colonies britanniques) en Afrique du Sud (Franchhoek – vignobles, région devenue presque française aujourd’hui), les huguenots se sont intégrés et ont marqué de leur empreinte ces territoires, laissant des traces patrimoniales durables, dans les paysages et dans les mémoires.

voir  http://www.museeprotestant.org/notice/le-refuge-huguenot/

 

             Actuellement, monuments historiques, sites touristiques, archives ou musées, plaques commémoratives, patronymes, recettes culinaires, noms d’écoles, de localités ou de rues, contribuent à rappeler une histoire commune à travers de l’espace et du temps.

 

             Citons les derniers ouvrages de M. Augeron écrit sur le sujet, un spécialiste de la question huguenote. 

"Les huguenots et l'Atlantique" volume 1 : Pour Dieu, la cause ou les affaires. 

"Les huguenots et l'Atlantique" volume 2 : Fidélités, racines et mémoires. 

de Mickaël Augeron, Didier Poton, Bertrand Van Ruymbeke, éd. Indes savantes, 2009

 

"Terres huguenotes (1/2) : Le Refuge huguenot

"Terres huguenotes (2/2) : Les huguenots et l'Atlantique 

  - Les hommes aux semelles de vent - Mickaël Augeron, 2016.

 

Un petit livre, bien documenté : 

"Guide du protestantisme charentais" 15 balades en pays charentais

Collectif, Geste éditions

 

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"Wikipédia : comment des bénévoles du monde entier ont construit la plus grande source de connaissances du XXIe siècle" 

cf. le 6 12 2018 présenté par Sylvain Machefert, Informaticien en bibliothèque universitaire, contributeur de Wikipédia depuis plus de 10 ans. 

 

             Une fourmilière insoupçonnable pour notre savoir : créée en 2001, alimentée chaque jour par plus de cent mille contributeurs à travers le monde, visitée chaque mois par près de 500 millions de personnes  avec plus de 30 millions d'articles dans plus de 280 langues ; plus de 25 000 articles créés par jour sur les différentes versions linguistiques de Wikipédia et plus de 10 millions de modifications par mois. 

 

                        Une encyclopédie participative, libre, créée, alimentée et modifiée par tout un chacun, sans justifier d'une compétence, d'un dîplome, d'une spécialité particulière. Ce sont les contributeurs ou wikipédiens comme l'est notre conférencier aujourd'hui, depuis 2007, consacrant beaucoup de temps, en tant que bénévole à ce système mondial venu des Etats-Unis (2001) et toujours géré par lui au travers d'une Fondation Wikipédia qui a la responsabilité des serveurs, possède des administrateurs, des professionnels du juridique et des contrôleurs entraînant évidemment un coût qui nécessite de faire appel aux dons régulièrement (aux sociétés et aux particuliers). 

                           Formidable machine en évolution perpétuelle  (aujourd'hui 2 062 476 sujets ont été traités et il en reste... à créer ou à compléter.

                          Alors vous pouvez-vous vous y atteler si vous le souhaitez. Cependant il faudra connaître les règles sévères des contributeurs : créer en sachant que Wikipédia n'est pas un annuaire ou une synthèse de tout ce qui existe... l'information doit être vérifiable, pertinente, de notoriété et surtout traitée avec neutralité, le savoir-vivre est de mise. 

voir chapitre : Présentation  

http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal

 

             Toute modification est donc possible sur un article (index - menu horizontal sur la page de l'article), elle apparaîtra immédiatement  mais elle pourra éventuellement être corrigée dans le temps par un autre contributeur.... 

             Il semble que grâce à l'ensemble des acteurs en présence, un équilibre est préservé, Wikipédia ne cesse d'être consulté et a donc bien acquis la confiance de chacun... mais il est toujours possible de compléter sa consultation par un dictionnaire ou une encyclopédie papier que vous aurez à proximité de vous ! 

 

Un résumé de l'actualité dans le monde tous les jours 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail

 

Et pour savoir à quelle association vous avez adhéré : le site des universités du temps libre ... à vous de continuer votre recherche !  

http://fr.wikipedia.org/wiki/Université_du_temps_libre

 

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"Chine, Cambodge, Vendée, le roman vrai d’une formidable intégration  réussie"

cf. le 29 11 2018 présenté par Yves Viollier, Romancier, critique, Professeur de français latin, appelée "Le Vendéen de l’école de Brive". 

 

                        le marié de la St-jean Yves Viollier.jpg 

                      éd. Presse de la Cité 

 

     Visite à Angkor (seule photo de la mère, Zhida, avec ses lunettes à gauche,

     Zhiqiang à droite , Zhicheng, le plus jeune) 

 

         

Quatrième de couverture –  1977. Le mariage de Zhida se prépare à la se prépare à la Gallifrère, la belle ferme de ses futurs beaux-parents, près de Luçon. Zhida, jeune Chinois du Cambodge, Français "banane" comme il dit –  jaune à l’extérieur – a dû partir, seul, pour la France à l’âge de huit ans avec son petit frère, Zhiqiang, et aller en pension à Romilly (Zhicheng, 3ème fils arrivera plus tard e France). Son père, tout juste arrivé de Hong Kong, et son oncle Chu, qui a pu échapper aux Khmers rouges et émigrer en France (Paris 13ème arrondissement), seront là pour son mariage. Au cœur des trois nuits étouffantes de plein été qui précèdent la fête, Zhida revit l’histoire de sa merveilleuse rencontre avec la rousse Gabrielle, qui l’a choisi sur les bancs du lycée. S’invitent aussi dans ses souvenirs l’enfance, que l’exil a rendue douloureuse, l’adolescence et la jeunesse précaires. Et c’est à sa mère, la grande absente, disparue dans les ténèbres de la barbarie, que ses pensées reviennent, elle dont le sourire fragile va l’accompagner jusqu’à l’autel.

          

          Yves Voillier a présenté à l'U.T.L. en décembre 2016 son roman "Y avez-vous dansé, Toinou ?", 2016, un roman du terroir (périgourdin et charentais) écrit avec beaucoup de tendresse tout comme lorsqu’il narre les histoires avec un petit h qui rencontrent parfois l’Histoire avec un grand H ; il aime les personnages qu’il choisit sur les chemins de sa vie, il lui est nécessaire de se rendre où ont vécu ces hommes ou femmes (ainsi il est allé avec Zhida au Cambodge), comprendre leur généalogie, s'imprégner de l'environnement, des us et coutumes, avant de s’atteler à l’écriture qu’il peaufine jusqu’à l’extrême.

              Il dit pratiquer le "mentir-vrai", c’est-à-dire respecter le personnage mais lui apporter de la chair et çà, il sait faire avec toute sa sensibilité et le don de donner du romanesque à son écriture.

Lire sa biographie et les prix obtenus  http://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Viollier

Son dernier roman "La nuit d'après" éd. Presse de la Ccité, 2018.  

 

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"Narcisse Pelletier, la vraie histoire du sauvage blanc"

cf. le 29/11/2018 présenté par Thomas Duranteau, Artiste, Auteur, illustrateur, Historien de formation. 

 

                  Narcisse Pelletier ouvrage.jpg ed. Elytis 2016

 

                                    L’auteur  revient sur l’incroyable destin de Narcisse Pelletier (1844-1894), jeune mousse vendéen de 12 ans qui, à la fin du XIXe siècle et à la suite d’un naufrage, vécu dix-sept années au sein d’une tribu aborigène, avant de revenir au pays en héros.

 

 

             L'ouvrage "Narcisse Pelletier, la vraie histoire du sauvage blanc", reprend l'intégralité du "Chez les Sauvages" publié en 1876, par Constant Merland, docteur et savant nantais, qui avait recueilli le témoignage de Narcisse Pelletier avec beaucoup de détails sur sa vie quotidienne, les rites, la langue, avec les populations aborigènes qu’il a côtoyées pendant 17 ans. Ceci a été considéré comme un rare document ethnographique pour l’époque et cette partie du monde.

 

voir son histoire sur   fr.wikipedia.org/wiki/Narcisse_Pelletier

et regarder un reportage TV Vendée 2017 "Chemins de traverse" http://www.youtube.com/watch?v=9V4M0DsPBEY

 

  UTL Narcisse Pelletier  ancienne carte postale St Gilles Croix de vie.jpg             Narcisse Pelletier mise en scène à  Nantes.jpg

Petit port sardinier, point de départ et de retour

St-Gilles-sur-Vie devenu St-Gilles-Croix-deVie         photo à son retour en France

                                                                                  en aborigène (mise en scène)

 

          Narcisse Pelletier gardien de phare Aiguillon près St-Nazaire.jpg             

Gardien de Phare, c'est ce qu'il demanda à

son retour, lieu de travail à l'Aiguillon près de St-Nazaire

et lieu de vie avec sa femme

     

Il restera pour l’homme une souffrance, ne se retrouvant pas face à une double identité, une double personnalité, prix à payer pour sa survie.   

 

 

             Notre conférencier Thomas Duranteau, a complété largement ce texte par une belle iconographie, des articles de presse de l’époque, des extraits de journaux de bord et des illustrations, aidé dans ce travail par Xavier Porteau.

 

            Thomas Duranteau, graphiste et peintre, a trouvé inspiration dans cette histoire qui le touche de près, vivant lui-même à St-Gilles Croix de Vie, son grand-père ayant été présent lors du retour de Narcisse au pays  ; il présente dans l’ouvrage son travail sur bois, sur cuir, carton… avec toujours une référence à l’art aborigène.

 

Ce livre a reçu le prix Mémoire de la mer en 2017, décerné au Centre international de la mer de Rochefort et l’Association Hermione-Lafayette.

 

 

 

   Peinture de Tthomas Duranteau Narcisse reflet cuir.jpg       Narcisse travail de Thomas Duranteau Bois flotté.jpg    peinture sur bois Thomas Duranteau littoral rocher BD.jpg

 

   travail sur cuir                   sur bois flotté                          sur carton                      

Narcisse, sa double vie          visage aborigène                      rochers sur le littoral        

 

 

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  "Le Mont Athos

cf. le 26/11/2018 conférence d'André Paléologue, Docteur en Histoire, Expert consultant auprès du Centre du Patrimoine mondial (UNESCO).

  

                 Le Mont-Athos, "la Sainte Montagne " se situe sur une péninsule au nord-est de la Grèce, en Chalcidique, bordée par la mer Egée et dominée par le Mont-Athos 2033m ;  cette péninsule occupée préalablement par le pastoralisme, abrite depuis plus de mille ans une vingtaine de monastères orthodoxes dont les moines qui se sont succédé sont d’origine différente : bulgare, roumaine, russe, serbe, etc...  Ces moines (3000 environ) sont hébergés par l’Etat grec à qui ils doivent rendre compte moralement et financièrement. Il s’agit d’une République monastique – sous l’autorité spirituelle du Patriarche de Constantinople. 

voir l'historique de l'arrivée des ermites sur ce territoire.

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_monastique_du_Mont-Athos

 

   Mont-Athos Monastere de Roussikon 26 11 2018.jpg   Mont-Athos Monastère Dionisiou 26 11 2018.jpg

         Monastère de Roussikon                          Monastère de Dionisiou

 

                        

   Mont-Athos monastere de Simonos petra 26 11 2018.jpg     Mont-Athos intérieur Monastère d'Iviron 26 11 2018.jpg

             Monastère de Simonopetra                Intérieur du Monastère d'Iviron 

 

                Depuis plus de mille ans, la prière ne s’est pas arrêtée sur cette terre protégée de tous conflits. Pourquoi ce lieu intrigue-t-il ?  L’art byzantin rayonne avec une multitude d'icônes dans les monastères, c'est un lieu de vie spirituelle qui prône l’éternité, c'est un lieu de vie culturelle, hors du monde et de toutes tentations : exclusion des femmes, des eunuques, des impubères et animaux femelles… datant d’un décret de 1046…. confirmée en 2013 – et les hommes doivent obtenir une autorisation pour poser le pied sur la montagne sacrée.

 

                                         Mont-Athos groupe de moines 26 11 2018.jpg

 

                    Une grande exposition a eu lieu au Petit Palais à  Paris (avril à juillet 2009),

voir l'affiche ci-contre et une présentation de l'art byzantin au cours de l'exposition  http://www.orient-mediterranee.com/spip.php?article1077

 

                                        Mont-Athos Expo Petit Palais Paris 2009 26 11 2018.jpg


                                Mont-Athos Icônes IC CANTAC VATOPEDI.jpg

 

Bibliographie de notre conférencier : 

Citons un grand spécialiste de l'art byzantin : Gabriel Millet (1867-1953)

 

. "Petite philocalie (amour de la perfection) de la pierre du cœur" de Jean Grouillard, ed. poche

. "L’échelle sainte" (une échelle dressée jusqu'au paradis) de Saint Jean Climaque.

d'autre part :

. "La Presqu'île interdite" d'Alain Durel éd. Albin Michel 2010

 

et André Paléologue présente son ouvrage éd. Gallimard 1997.

 

                        athos couv (2).jpg

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  "Les écoles de Poitou Charentes de Jules Ferry à nos jours"  

cf. 22/11/2018 conférence de Frédéric Chasseboeuf, Guide Conférencier, Service du Patrimoine de Rochefort.

 

 

                                       Frederic Chasseboeuf Ecoles Juls Ferry.jpg

 

 

            Frédéric Chasseboeuf, spécialiste des questions d'urbanisme et d'architecture, présente cette publication réalisée par le réseau régional des Villes et Pays d'Art et d'Histoire, en collaboration avec la DRAC Nouvelle-Aquitaine et le soutien de la Région.

 

      C'est un travail collectif avec Esterina Carpenito, Nathalie Gaillard, Muriel Perrin et Fréderic Chasseboeuf qui porte sur les écoles primaires (Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres et Vienne) construites dans les Villes labellisées d’Art et d’Histoire en Poitou-Charentes – avant l’intégration de cette région dans la Nouvelle-Aquitaine.

 

 

          Au regard des images diffusées, on verra l'évolution architecturale en fonction des périodes traversées et influencée souvent par le choix des politiques (culture de l'image) : Mairie-école (la Mairie imposante au milieu des bâtiments scolaires en rez-de-chaussée, situés de part et d'autre du bâtiment municipal

 

                   
             Mairie école Villejesus Charente près Angoulème 1905.jpg

            Exemple, hors publication, 1905  à Villejesus, Charente 


                   Ancienne_mairie devenue école Périgny La Rochelle.jpg

        à Périgny près La Rochelle, ancienne Mairie devenue école  

 

Quelques exemples d'architecture dans la publication

- avec Jules Ferry et jusqu’à la guerre de 1914 

- les écoles de la reconstruction : 4000 classes à reconstruire, début des écoles de plein air 

- années 50 : période de l'architecte Jean Prouvé  - il faut construire pas cher et vite 

- années 70 : constructions expérimentales, ouvertes sur la vie.

voir http://inventaire.poitou-charentes.fr/evenements/1079-publication-les-ecoles-en-poitou-charentes-de-jules-ferry-a-nos-jours

 

 

et écouter les interviews des participants à ce travail collectif  :

Emission RCF "Parlons patrimoine"

sur le même site cliquer sur "les écoles étudiées dans le cadre d'opérations d'inventaire..."

https://inventaire.poitou-charentes.fr/evenements/1079-publication-les-ecoles-en-poitou-charentes-de-jules-ferry-a-nos-jours

 

 

   ecole émile zola rochefort.jpg                   Ecole Guerineau .jpg

    Rochefort école Emile Zola                                  Rochefort Ecole Guerineau, anciennement du Breuil

 1931-1932 Léon et René Lavoine, architectes          1956  béton -armé

 Nombreux éléments Art déco

 

 

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 "1938, la fin du Front Populaire à Rochefort"

cf. le 19/11/2018 présentation d'Alain Dalençon, Vice-Président de la Société de Géographie de Rochefort, Lauréat de l’Académie de Saintonge 2015.

           "De l'été 1936 à l'automne 1938, comment est-on passé progressivement de l'espérance à la désillusion puis à la réprobation, en essayant de faire confiance le plus longtemps possible au nouveau pouvoir de la gauche rassemblée ? "

  

 

           Le Front populaire, coalition de partis de gauche a gouverné la France d’avril 1936 à avril 1938. Léon Blum est à la tête du Front. 

           Il a réuni les trois principaux partis de la gauche : SFIO, parti radical-socialiste et le parti communiste. Il est né en réaction à la poussée fasciste et autoritaire en Europe avec l'arrivée au pouvoir d’Hitler en 1933, le rapprochement entre ce dernier et Mussolini et la montée des dictatures en Europe centrale, orientale et des pays balkaniques.

 

          Le gouvernement de Front populaire a été le premier de la IIIe République dirigé par les socialistes. Il décida de nombreuses réformes sociales importantes, des références pour les partis de Gauche : les congés payés (2 semaines), la réduction du temps de travail avec la semaine qui passe de 48 à 40 h et l'établissement des conventions collectives.

 

                                         manifestation 1er mai 1936 rochefort 001.jpg

                            Rochefort - 1er mai 1936, au fond, la Vieille Paroisse, siège de la Bourse du Travail

 

         Mais Léon Blum n’arrive pas à mettre en place une politique de grandes réformes financières, il démissionne à la suite de son échec dans l’obtention des moyens et est remplacé par Edouard Daladier en 1938 à la présidence du Conseil... un an plus tard, c'est la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, septembre 1939. 

 

       Aujourd’hui, Alain Dalançon évoque cette expérience démocratique, économique et sociale à Rochefort, petite ville de province qui a connu une mobilisation de sa population, compte sur les nouveaux élus socialistes pour une amélioration de son existence ; la ville est peu développée au niveau des entreprises, des infrastructures, des transports, des logements, des loisirs, etc...

 

       Beaucoup de promesses mais peu de réalisations – il faudra attendre les années 60.

La population subit des déceptions : la vie est chère, le pouvoir d’achat se dégrade, des grèves s'organisent dans les usines, c’est un mécontentement général. 

 

        Tout ceci a fait l’objet d’un travail de recherche et d’écriture de la part d’Alain Dalançon. Vous trouverez dans la revue Roccafortis à laquelle il collabore son article très étayé sur la fin du Front Populaire – n°60 de septembre 2017 –

Il avait déjà produit un article sur le Front Populaire à Rochefort, revue Roccafortis – n° 57 - septembre 2016.

 

Les revues sont en vente à la Société de Géographie – Vieille Paroisse, siège du Musée archéologique, ouvert au public les mercredis après-midi. 

Les publications sont en ligne et les articles accessibles - après demande d'un code - sur le site socgeo-rochefort.fr 

 

                         Roccafortis n° 58 Le Front populaire 1936 001.jpg       Roccafortis n°60 La fin du Front Populaire 1938 001.jpg 

 

                      plaquette sté de géographie 2018 p1 001.jpg    plaquette Sté de géographie 2018 p2 001.jpg

                       Plaquette de la Société de Géographie - 2018

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"Napoléon par les peintres"

cf. le 15/11/2018 conférence de  David Chanteranne, Journaliste, diplômé de Paris-Sorbonne, Administrateur de l’Institut Napoléon. 

                 En complément on précisera que notre conférencier est historien et historien de l'art, rédacteur en chef des magazines "Napoléon Ier", "Napoléon III" et de la "Revue du souvenir napoléonien". Elève de Jean Tulard, il est l'auteur de nombreux livres et articles sur la période du Consulat et de l'Empire.

                 D. Chanteranne basera essentiellement sa conférence sur la présentation et l'analyse des peintures (et de ses auteurs) qui ont jalonnés la carrière de Napoléon ; ils ont forgé pour une grande part la légende napoléonienne. 

                 Ces oeuvres délivrent des messages, ce sont des "éléments de langage" (expression très usité aujourd'hui), de communication pour montrer la puissance de l'homme et de son action ; réalité et imagination se mêlent constamment pour évoquer aussi bien les péripéties du Consulat et de l'Empire, les batailles et les traités de paix, mais aussi la vie de la famille, le quotidien de la Cour, les institutions.

                  Ce sont des commandes d'Etat, réalisées parfois des années après les faits par des artistes devenus très célèbres notamment après le Sacre, ils deviennent artistes officiels de la cour impériale : ainsi Jacques-Louis David est chargé des grandes peintures d'apparat, Antoine-Jean Gros et Louis-François Lejeune sont assignés aux batailles napoléoniennes, François Gérard et Robert Lefèvre font les portraits des membres de la cour. Dominique Vivant Denon, directeur des arts, nommé par Napoléon, décide des commandes et choisit les artistes qui les réalisent.

voir le site  http://www.histoire-image.org/fr/etudes/baron-dominique-vivant-denon

 

           Bonaparte au pont d'Arcole par Antoine Grose.jpg                                    Napoleon de François Gérard.jpg

         
Bonaparte au Pont d'Arcole (1796) -                      1806 de François Gérard "le peintre des rois"

      on sait que le pont ne sera pas franchi.                      Napoléon dans toute sa magnificence.

           par Antoine-Jean Gros  

  

                                          Le sacre de Napoléon -Jacques-Louis David.jpg

                                     le sacre de Napoléon et de Joséphine à Notre-Dame de Paris

                                   oeuvre de Jacques-Louis David (1806-1807)  -10m x 6m-

                                               une peinture à analyser sur toute son étendue ! 

                                                               Musée du Louvre

 

      Bataille d'eylau de Joseph Meissonnier.png       Bataille de la Moskova.jpg

         Bataille d'Eylau (1807) de Joseph Meissonnier      Bataille de la Moscova (1817) d'Adolphe Northen 

 

          Nombre des peintures monumentales relatives à ces batailles sont regroupées au musée de l'Histoire, galerie des batailles à Versailles.

         La plupart figurent principalement au musée du Louvre, au musée de la Malmaison, au musée de l'Armée aux Invalides, dans les musées de Beaux-Arts des grandes villes en France  ou de grands musées à l'étranger. 

 

                                      Galerie des batailles à Versailles.jpg           

                                                               Galerie des Batailles à Versailles

 

           Impossible de répertorier l'ensemble des iconographies (voir les sites internet par événement ou artiste) ayant trait à l'Empereur mais il eut été dommage de ne pas en trouver une sur son départ de Fouras (plage sud) pour l'île d'Aix avant son exil à Sainte-Hélène.

 

                                    Départ de l'empereur pour Fouras 1815.jpg

 

                  Encore beaucoup de représentations à Sainte-Hélène avant celle ultime de la chambre mortuaire, l'Empereur entouré de ses compagnons les plus fidèles. 

 

                                                      Mort de Napoléon Ste Hélène de Charles Steuben 1821.jpg

 

                                                       1821  - peinture de Charles Steuden 

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Pour compléter, les derniers ouvrages de David Chanteranne  :

"L'insulaire" éd. du Cerf, 2015 

"Napoléon et les grandes cérémonies impériales" éd. Cabédita, 2018 

 

et de beaux livres à offrir à des passionnés.  

 

                                    Tulard-Jean-L-histoire-De-Napoleon-Par-La-Peinture.jpg   Napoléon et les peintres de Chanteranne et Casali.jpg

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 "Les jeux dans la Grèce antique"

          par Stéphane Gustave - Guide Archéologue (centre archéologique du Fâ).

  

                       Ces jeux sont créés au cours du VIIIᵉ siècle av. J.-C. dans le cadre d'un festival religieux en l'honneur de Zeus Olympien et perdurent pendant plus de mille ans.

 

                               représenattion de Zeus Olympien_ou_l'art_de_la_sculpture_antique.jpg

                       Représentation de la statue de Zeus du sculpteur Phidias,

                       une chryséléphantine (or et ivoire) qui figurait sur le site sacré d’Olympie

                       (une des 7 merveilles du monde).

 

 

fr.wikipedia.org/wiki/Statue_chrys%C3%A9l%C3%A9phantine_de_Zeus_%C3%A0_Olympie

 

            Ils se déroulent essentiellement sur quatre villes : Olympie (honneur à Zeus), Delphes (Apollon), Némée (Héraclès), Corinthe (Posseidon). Ce sont des compétitions annuelles tournant sur ces villes tous les 4 ans – dispositif repris en 1896 par Pierre de Coubertin, initiateur de nos jeux modernes, avec la célébration de la première olympiade à Athènes à cette date.

 

 

          Vous trouverez tous les détails des jeux antiques et la préparation des athlètes qui se présentaient - ceux qui allaient réellement devenir des dieux (traités ainsi une fois revenus dans leur ville ou village, après avoir été couronnés de laurier), l'expression "les dieux du stade" utilisée souvent pas nos commentateurs sportifs actuels est historique !

 

http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Jeux_Olympiques_de_la_Grèce_antique/185462

  

         Deux catégories d’épreuves sont imposées : épreuves gymniques et hippiques : les musées d’Olympie, de Delphes et d’Athènes présentent des exemples de jeux sous forme de sculptures en bas ou haut-relief, poteries, mosaïques, etc…

 

                                  l'Aurige de Delphes.jpg

                         l'Aurige de Delphes - conducteur de char 

                                                  Tyran  de  Gela (Sicile) 

 

         jeux antique saut en longueur.jpg                           jeux antique la lutte.jpg

   

Urne funéraire recueillant les cendres d'un athlète                          bas-relief : La lutte

pratiquant le saut en longueur, sans élan et avec                                                    

     des poids en pierre dans les mains ! 

 

                                  athètes couronnés  mosaique Musée archéo d'Olympie.jpg

                                      Les athlètes couronnés - mosaïque (Olympie)

 

 

 

. Une bibliographie proposée par Stéphane Gustave : 

- "La joie des jeux. Les origines du sport olympique" d’ André Bernand - ed. Periplus, 2003
- "1000 ans de jeux olympiques" Moses Finley - Paris – ed. Perrin, 2004
- Les dossiers de l'archéologie (revue), n°294 - Juin 2004 - "Les jeux olympiques en Grèce".‌     Revue à trouver en kiosque - voir les parutions  http://www.dossiers-archeologie.com         

 

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"L’Odyssée de l’or de la Banque de France en 1940 : Afrique, Amérique, Martinique"

cf. le 8/11/2018 présentation de Jean-Claude Vacher, ancien préfet, Directeur de publication et producteur radiophonique, familier de la Martinique.

 

                           Banque de France.jpg

 

               Un périple incroyable effectué entre le 17 mai et le 23 juin 1940, l'un des faits les plus méconnus de l'Histoire de la Seconde Guerre mondiale, mais qualifié de belle victoire pour la France, notre conférencier a porté son propos principalement sur l’évacuation de l’or de la Banque de France en lieu sûr - dans le contexte d’une désorganisation nationale (bombardements  et exode) - de Brest vers Halifax (Canada) puis vers Fort-de-France au fort de Desaix, destination finale où 254 tonnes d’or sont restées stockées jusqu’à la fin de la fin de la guerre – et ce malgré les convoitises de tous ceux - alliés anglais et américains, mais aussi simples voleurs attirés par cet or.

 

               Appel est fait au croiseur "Emile Bertin" pour réaliser cette vaste opération  ; il sera accompagné du croiseur "la Jeanne d'Arc". 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Émile_Bertin_(croiseur)

 

                       Croiseur Emile Bertin.jpg

                   Croiseur "Emile Bertin", 40,5 noeuds aux essais, faisant de lui le croiseur le plus rapide du monde.

 

Hommage à Emile Bertin qui fût nommé en 1891 à la Direction des constructions navales de Rochefort après Toulon. 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Émile_Bertin

 

              A Fort-de-France, un protagoniste de qualité qui n'a pas cédé devant les pressions de ceux qui voulaient s'emparer de l'or, l'Amiral Robert, haut commissaire de France aux Antilles - voir son histoire :

http://www.martinique.portailoutremer.com/index.php/son-histoire/personnages/historique/872-lamiral-robert

 

 

                                  fort Desaix Fort de France.jpg
                          
Fort Desaix, dans les casemates souterraines,

                          lieu choisi pour entreposer les précieux lingots

 

          Autre destination de l'or de Paris (avec celui confié par la Pologne,Tchécoslovaquie et Roumanie), l'Afrique du nord et l'Afrique noire à partir de Toulon.  

http://www.tresordupatrimoine.fr/content/121-736-tonnes-dor 

  

 

Des ouvrages sur le sujet : 

"Sauvez l’or de la Banque de France, l’incroyable périple (1940-1945)" de Tristan Gaston-Breton - ed. Le Cherche-Midi 2002.

 

" El Kantara et la division de fer", histoire de la 1ère Division de croiseurs auxiliaires de Christian Bernadac  (l'or vers Dakar).

 

une BD 2 tomes "L’or de la France" de Jean-Pierre Pécau, Denis Lefebvre,

Tibéry, illustrateur - ed. Le Lombard 2011 – 2012. 

1 : "La croisière de l’Emile Bertin" 

2 : "12 milliards sous les Tropiques"

  

"L’or de Vichy" Arnaud Manas – ed. Vendémaire 2016

  

et des informations sur fr.wikipedia.org/wiki/Sabine_Andrivon-Milton

spécialiste de l’histoire militaire en Martinique – dont un ouvrage "Fort Desaix"

 

et si vous voulez tout savoir sur la Banque de France

http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_de_France 

 

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"Mapuche et fier de l’être"

cf. le 5/11/2018 présentation de Claude Vautrin  - Grand reporter, Ecrivain.

 

                                   https://static.blog4ever.com/2013/11/756396/artfichier_756396_7922444_201810203317542.jpg 

 

Les mapuches, littéralement : "Peuples de la terre" en mapudungun sont les communautés aborigènes de la zone centre-sud du Chili et de l’Argentine, connues également sous le nom de "Araucans". 

 

 

 

               Grand reporter et écrivain, Claude Vautrin va là où les autres ne s’aventurent pas, là où les caméras ou micros ne sont pas braqués pour rendre compte au monde.

 

           Ainsi à l’occasion de longues grèves de la faim des prisonniers politiques (1998) des Mapuches, Claude Vautrin s’est intéressé à cette peuplade en vivant avec elle, les Mapuches = Mapu : la terre dans sa globalité, Che : homme (1 million d’habitants environ).

 

                            Claude Vautrin avec un mapuche.jpg

 

           Il a voulu comprendre ses hommes ayant une histoire ancienne, ayant résisté aux Incas et aux Conquistadors. Il parle du combat incessant d'un peuple qui protège ses forêts, ses rivières, sa terre, élément auquel il est viscéralement attaché et régulièrement en lutte contre les gouvernements qui veulent l’en priver et souvent de manière violente. Ils revendiquent avant tout le dialogue et leur liberté.

 

           Ces hommes sont majoritaires établis dans la région de l’Araucania (nom venant du pin l’araucania qui les a nourris avec ses graines-pignons qu’ils honorent) ; Leur langue, le mapudungun, est maintenant reconnue et même enseignée dans les écoles… quelques avancées mais à quel prix !

 

voir le site très documenté de  fr.wikipedia.org/wiki/Mapuches

  

à lire notamment :

Jules Verne "Les enfants du capitaine Grant" (description de la région). 

  

Antoine Tounens,  périgourdin s’est proclamé fondateur de l'éphémère royaume d'Araucanie et de Patagonie : 

 

Jean Raspail "Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie", Albin Michel, coll. "Romans français", 1981

 

Marc Blancpain, "Orllie Antoine Ier : roi d'Araucanie et de Patagonie", P. Fanlac, 1970

 

 

un reportage concernant des finistériens à la rencontre des mapuches – 2015 

http://www.onpartalaventure.wordpress.com/a-la-rencontre-des-indiens-mapuches-du-chili-en-lutte-pour-recuperer-leurs-terres/

             

                                                   volcan Llaima foret araucarias.jpg

 

Pour les amateurs en botanique : 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Araucaria_du_Chili 

 

et voir le site de Claude Vautrin avec les ouvrages qu’il a produits. 

http://www.imaginales.fr/invites/vautrin-claude/ 

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"La question de nos origines – entre Histoire et histoires : l’écriture de notre vie"

cf. le 18/102018 exposé de Michel Dousset, Docteur en Sciences Humaines – Psychologue chargé de cours membre de l’unité de recherches en littérature de l’Université de Sfax (Tunisie).

 

                Que faisons-nous de notre histoire familiale, de nos racines, de celles et ceux qui nous ont précédés et qui ont rendu possible notre propre histoire de vie ? 

                La littérature a souvent permis de sauver de l'effacement une époque, un mode de vie et des êtres (Patrick Modiano, Annie Ernaux, JMG Le Clézio…).

De fait, l'histoire avant d'être l'Histoire est d'abord l'histoire de gens humbles et modestes, qui souvent nous ressemblent (et nous rassemblent). 

Là, la littérature nous propose d'infinis miroirs, rendant plus sensible et intime un questionnement socio-psychanalytique. 

                Je propose donc d'explorer cette question de nos origines avec des envies de partage : envie de s'entendre raconter une histoire, envie de se souvenir encore et encore d'un temps intime, familial, social qui passe mais qui demeure. La vie va ! ".  M. Dousset

 

               Vous retrouverez ici quelques ouvrages cités par Michel Dousset au cours de sa conférence sur les origines ; petite histoire et grande Histoire. 

 

 

                1- Des récits de filiation, vrais, basés sur la généalogie ou ceux imaginés, "le roman familial", une famille idéalisée et très différente de la nôtre, construite par l’enfant à l’âge œdipien au moment des premières frustrations, décrit en premier par 

Sigmund Freud dans “Le roman familial des névrosés“. Petite bibliothèque Payot. 

C’est aussi la base de l’ouvrage (en 1988) de Marthe Robert dans “Roman des origines et origines du roman ». Ed Grasset.

  

Et qu’en-est-il des souvenirs que nous gardons en nous ? Reconnaissance, déception, souffrance, réconciliation ou renoncement  : bref, tout ce qui fait ce que nous sommes…

  

Littérature 

Juliet Charles 

- L’année de l’éveil. Ed Folio. 

- Lambeaux. Ed Folio.

 

Sarraute Nathalie 

- Enfance. Ed Folio.

 

Modiano Patrick 

- Un pedigree. Ed Gallimard. 

- Livret de famille

- Souvenirs dormants. Ed Gallimard.

 

Ernaux Annie 

- La Place. Ed Folio. 

- Une femme. Ed Folio.

 

Camus Albert 

- Le premier homme. Ed Folio.

 

Carrère Emmanuel 

- Un roman russe. Ed P.O.L.

  

Le Clézio JMG 

- L'Africain. Ed Folio

 

Sebbar Leïla 

- Je ne parle pas la langue de mon père. Ed Bleu autour

 

Mabanckou Alain 

- Les cigognes sont immortelles. Ed du Seuil.

 

Boltanski Christophe 

- Le guetteur. ED Stock

 

Fottorino Eric 

- Dix-sept ans. Ed Gallimard.

 

Sattouf Riad 

- L’arabe du futur. Ed Allary.

 

Michon Pierre 

- Vies minuscules. Ed Folio.

 

BrochHermann 

- Les somnambules. Ed L’imaginaire Gallimard.

 

 

des ouvrages théoriques

 

Kaes René (sous la direction de) 

- Transmission de la vie psychique entre générations. Ed Dunod.

 

De Gaulejac Vincent 

- L'histoire en héritage. Roman familial et trajectoire sociale.

   Ed Desclée de Brouwer. 

- La névrose de classe. Ed HG.

 

 

               2 - En face du "roman familial", histoire personnelle, on trouve l’Histoire, réelle ou racontée : le "roman national" expression du XIXe siècle retenue par les historiens et retenue par Pierre Nora.

Elle désigne le récit patriotique, construit à la louange de la nation. Elle prône la grandeur du pays, ses grands événements et édulcore ou omet les passages délicats ou sombres.

Patriotisme et religion (l’éternité) induisent une grande destinée : voire Vercingétorix, Jeanne d’Arc, l’épopée napoléonienne, nombre de peintures et sculptures idéalisant ou éreintant des personnages ou des faits, etc…

 

Boucheron Patrick (collectif, sous la direction de)

- Histoire mondiale de la France. Ed du Seuil.

Petitfils Jean-Christian

- Histoire de la France. Le vrai roman national. Ed Fayard.

Eribon Didier

- Retour à Reims. ED Champs-essai.

 

L’héritage des mécanismes culturels : domination et transmission des privilèges et des inégalités 

Bourdieu Pierre

- La reproduction. Ed de Minuit.

- La misère du monde. Ed du Seuil.

 

L'acceptation d’un héritage modeste

Sansot Pierre

- Les gens de peu. PUF.

 

   .... vous en découvrirez à votre tour car il y a profusion. 

 

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"1918 ou comment est née la gendarmerie contemporaine ?"

cf. le 15/10/2018, conférence de Louis Napoléon Panel, Docteur en Histoire, Capitaine de Réserve, Conservateur des Monuments Historiques.

(en présence du Commandant des Ecoles de Gendarmerie, Général Thibault Morterol, en poste à Rochefort depuis octobre 2017).

                   

            Parallèlement à cette conférence  vous pouvez voir l'exposition au Service historique de la Défense à Rochefort du 2 au 23 octobre 2018 ; elle montre notamment les missions souvent méconnues des gendarmes pendant la Grande Guerre. 

 

            gendarmerie dans la grande guerre 2 au 23 oct 2018.jpg
                 

                 Avant le conflit, la gendarmerie avait connu une réorganisation en 1803 (gendarmerie prévôtale) après des dispositifs anciens remontant à Napoléon III. 

                 En août 1913, bien qu'inexpérimentée, elle a largement pris part aux opérations de mobilisation dès l'appel, encadrant les départs des hommes pour les conduire jusqu'au lieu de leur affectation.

 

                              mobilisation de soldats aout 1914.JPG

                                            

(A noter que 350 gendarmes seront versés dans les unités combattantes). 

Les gendarmes ont également accompagné les populations lors de leur exode (du nord et est de la France ainsi que la Belgique). Elle a été également efficace à l'égard des nombreux déserteurs.

 

Des changements importants interviennent avec l'émergence en 1917 de Joseph Plique nommé par Clemenceau en 1918, directeur de la Gendarmerie au sein du Ministère de la guerre. http://www.gendcom.gendarmerie.interieur.gouv.fr/Loisirs/Histoire/Le-general-Joseph-Plique-premier-directeur-de-la-gendarmerie

 

            Progressivement après avoir renouvelé les effectifs suite aux pertes liées à la guerre, les moyens matériels évoluent : motorisation après les vélos et chevaux - téléphones installés dans les casernes, les salaires augmentent, des compléments de formation aux sous-officiers susceptibles d'accéder au corps des officiers sont proposés avec la création à Paris d'une école d'officiers de gendarmerie nationale.

           Cette Ecole s'installe ensuite à Versailles en 1918, revient sur Paris pendant la seconde Guerre Mondiale avant de se fixer à Melun jusqu'en 1945.

 

             Le Commandement des Ecoles de Gendarmerie (créé en 1959 à Maison-Alfort) est installé à l'Hôtel de la marine à Rochefort depuis 2004. 

 

                                Commandement  de gendarmerie.jpg

 

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Commandement_des_%C3%A9coles_de_la_Gendarmerie_nationale

            Chaque année, lors des Journées nationales du Patrimoine, le Commandement est ouvert à la visite. 

 

           L'Ecole de Gendarmerie de Rochefort est une des nombreuses émanations de ce Commandement - voir ses missions :            

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_de_gendarmerie_de_Rochefort

 

                       Logo_de_la_Gendarmerie_nationale_française_2015.png               Ecole de gendarmerie Rochefort.jpg

 

 


                                                           
 

Un Monument de la Gendarmerie à Versailles (place de la Loi) a été érigé en 1935 en hommage à l’action des gendarmes.

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/le-monument-national-de-la-gendarmerie

 

                              Versailles monument de la gendarmerie.jpg

 

 

un Musée de la Gendarmerie nationale est installé à Melun

http://fr.wikipedia.org/wiki/Musée_de_la_Gendarmerie_nationale_de_Melun

 

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"La grande aventure des Cap-Horniers" 

cf. le 11/10/2018 conférence d'Olivier Mignon - Historien d'art.

 

 

         "Au XIXe siècle, trois, quatre et cinq mâts quittent la Grande-Bretagne leurs cales pleines d’une dangereuse cargaison de charbon à destination du Chili. Véritables cathédrales de voiles, ces navires confiés à de jeunes équipages de 30 à 40 hommes prennent alors la direction de l’Atlantique sud pour doubler le cap Horn au prix d’efforts parfois désespérés.  Après avoir affronté des vents contraires d’une rare violence, des lames hautes comme des montagnes et même des icebergs, ces navires déchargeaient leur charbon aussitôt remplacé par des sacs de nitrate à destination de l’Europe.

 

                      Dunkerque trois mats dans les jetees.jpg

                       Dunkerque, grand port cap-hornier, ici un 3 mâts

 

5 mats cp horniers.jpg

Cap-Hornier, 5 mâts

La France II, construit dans les chantiers de Gironde (1913)

 

sur-les-traces-de-nantes-port-cap-hornier.jpg                                  équipage du maréchal Davout.jpg

Nantes, construction des cap-horniers à partir de 1881.    Equipage du "Maréchal-Davout", 3 mâts barque, 3110                                                                                                           tonneaux, 1898 Cie René Guillon et René Fleury

                    Nantes rue de cap-honiers près quai de la Fosse.jpgà Nantes, tout près du quai de la Fosse 

 

                   cap horniers ventres-sur-vergues-lacroix-tragc3a9dies-de-la-mer-x.jpg

                           "Ventre sur vergue" 

Le dur travail des équipages sur la route du sud par des temps épouvantables et sans protection. 

 

 

            Il sont peu à peu remplacés par des vapeurs empruntant le canal de Panama inauguré en 1914, ces voiliers cesseront définitivement leur activité après la Grande Guerre. C’est à la rencontre de ces marins et de ces navires d’exception que nous  sommes conviés à travers l’évocation de leur périple autour du promontoire mythique autrefois surnommé le "cap dur". 

 

         Paul Guimard, écrivain-voyageur, marin en a parlé ainsi  "Le cap Horn aurait pu n’être jamais que ce qu’il est : un point sur la carte du monde. Les hommes en ont fait une épopée."

          Un point minuscule sur la planisphère, situé sur les 50èmes hurlants (latitude : 50ème parallèle de l'hémisphère sud), là où l'on trouve les vents les plus violents car aucune terre ne les arrête et où se rencontrent Océan atlantique et Océan Pacifique. 

 

         carte cap horn.png    cap-horn.jpg
                                                          Cap Horn vue du Sud

          Aujourd'hui, très peu de passages à cet endroit périlleux en dehors des voiliers faisant le tour du du monde tel que le "Vendée Globe", en solitaire et sans escale... 

 

                                     Monument pour les cap-horniers péris en mer 1992.jpg

   Monument érigé par les chiliens, en 1992, à la mémoire des cap-horniens péris en mer

 

             L’origine du nom "Kaap Hoorn" est néerlandaise (le cap ayant été baptisé ainsi en l’honneur de la ville de Hoorn, par le marchand hollandais Jacob Le Maire accompagné du navigateur Willem Schouten, qui doublent la pointe extrême de l'Amérique en 1616.

                            Hoorn le port pays-bas 2013.jpg le port d'Hoorn (Pays-Bas)

 

Cabo de Hornos en espagnol, que l’on peut traduire par "le cap des fours", ou "cape Horn" en anglais. Les marins en parlent souvent comme étant "le Horn".

 

        Ferdinand de Magellan en 1520, (portugais dont l'expédition a été financée par l'Espagne) découvre le passage "les canaux de Patagonie" pour faire passer son escadre, ce qui lui permettra d’accomplir son premier tour du monde, un passage qui portera son nom ; Il remarque des fumées, ce sont certainement des foyers allumés par des indiens ; l’endroit fut appelé Terre des fumées, aujourd’hui Terre de feu. 

(lire le passionnant ouvrage de Stephan Sweig, écrit en 1938 "Magellan").

                                      Magellan livvre de Stephen Sweig.jpg

 

          Encore plus au Sud, par la mer libre, Francis Drake, navigateur anglais, corsaire, en 1578 découvre un large détroit qui portera son nom. 

      Mais il ne faut évidemment pas faire l'impasse de la grande découverte de Christophe Colomb en 1492 mettant le pied sur l'île du continent américain (qu'il nomme San Salvador dans l'archipel des Bahamas) voir  http://fr.wikipedia.org/wiki/Christophe_Colomb#Le_deuxième_voyage_(1493-1496)

 

            Le propos est qu'au XVème siècle, les deux puissances maritimes de l’époque sont le Portugal et l’Espagne. Afin d'éviter que les deux royaumes chrétiens ne s'entre-déchirent dans leur quête commerciale (notamment, les épices), le pape prend appui sur l'existence de deux routes vers les Indes pour les répartir entre les deux pays : la route de l'est pour les Portugais, la route de l'ouest pour les Espagnols. C'est le traité de Tordesillas qui divise le monde en deux dès 1494... ceci ne sera pas vraiment respecté par la suite. 

 

                                             Ligne de partage espagnols portuguais.png

                Lignes de partage entre le Royaume de Castille et le Portugal aux 15ème et 16ème

 

 

Quelques titres de livres :

"Hommes et navires du Cap Horn" de Jean Randier, préface Paul Guimard, ed. Hachette littérature 1990

"Cap Horn, une vie, un mythe" de Brigitte et Yvonnick Le Coat,  ed. Galodé, 2008,

"Cap Horn" de Francisco Coloane, ed. Le Seuil, 1997

"Le phare du bout du monde" de Jules Verne (réplique à La Rochelle), roman, 1905

"le Cap Horn" de François Pedron, Albin Michel, 1990

 

 

                     

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"L’Académie Française : voyage au Pays des Immortels"  

cf. le 8/10/2018 présentation de Michel Barbaux, Administrateur de l’Armée de l’Air puis magistrat au Tribunal d’Instance  de Paris. 

 

            "La vénérable "Dame du Quai de Conti" (fondée en 1635 par Richelieu) dispose d’un prestige considérable. Aux yeux de bon nombre d’hommes de lettres, de savants ou même d’hommes politiques, l’Académie constitue un ultime objet d’ambition, une consécration suprême.  

Que fait l’Académie et quels sont les académiciens ? 

            Après un rappel sur les origines de l’Académie française, Michel Barbaux nous explique comment la "Compagnie" a su résister, à travers les siècles, aux turbulences de l’Histoire. Il montre que cette institution, en dehors de ses missions propres comme l’élaboration du Dictionnaire, ne se prive pas d’intervenir dans le débat public. Il nous donne quelques informations sur son organisation et son fonctionnement interne et évoque les grandes figures d’Immortels d’hier et d’aujourd’hui ainsi que quelques grands "oubliés" de l’histoire académique".    

M. Barbaux livre ses propres convictions et ne raconte pas seulement la grande histoire de l’institution mais aussi …. des petites histoires. 

 

                                 Institut de France  Académie française.jpg

 

              Notre conférencier n'est pas du sérail mais il s'est passionné depuis l'âge de 12 ans pour ce "temple du savoir et des grands hommes" et à force d'obstination il en a  appris le fonctionnement, suivi les travaux et engager des relations amicales avec quelques académiciens dont il est très fier. Son exposé est loin d'être rébarbatif et son humour à l'égard des immortels, nous fait rendre cette institution plus plaisante qu'on ne l'imagine. De nombreuses caricatures ont fleuri au cours des siècles et des bons mots sur les académiciens sont restés célèbres. Chahutée, ébranlée, elle reste toujours la garante de la langue française (9ème édition du Dictionnaire en cours), joue un grand rôle de mécène et d'attribution de prix littéraires.

 

     caricature Académie française 001.jpg  Caricature académie française2 001.jpg

"l'Académie est un chef d'oeuvre de puérilité sénile" Victor Hugo (a dû se présenter 5 fois pour être élu !).

"l'Académie a un grand malheur, c'est d'être la seule corporation un peu durable qui n'ait jamais cessé d'être ridicule" Alfred de Vigny. 

 

                 Loin d'être touché par des défaillances intellectuelles : René de Obaldia fêtera ses 100 ans l'an prochain et participe toujours aux travaux de l'institution - il y en a eu d'autres par le passé -. 

 

                  Retrouvez le contenu de la conférence de ce jour et bien davantage sur le site internet de l'Académie française très documenté ; il  répondra certainement à votre curiosité, prenez le temps de l'étudier :

http://www.academie-francaise.fr/linstitution/lhistoire

                 

               A noter que Bonaparte, comme tous les hommes d'Etat français aura le titre de Protecteur de l'Académie, il avait été préalablement élu en 1797 à la section "Art et Mécanique".

                               Bonaparte à l'Académie française 001.jpg

 

                 En ce qui concerne les femmes (impensables à l'Académie jusqu'en 1980 !), elles sont 6 aujourd'hui. La première, Marguerite Yourcenar, grâce à l'appui de Jean d'Ormesson (mais dès son discours d'élection, elle indique qu'elle ne pourra participer aux travaux s'étant fixée aux Etats-Unis depuis 1958).

 

                                  Marguerite Yourcenar à l'Académie 001.jpg

 

                  L'UTL de Rochefort ne peut faire l'impasse du célèbre écrivain local, capitaine de vaisseau, Pierre Loti, élu académicien en 1891 à l'âge de 41 ans.  
                          

                        Pierre_Loti_en_académicien.jpg    RERS Bégonia d'or habit d'académicien.jpg  

                             au moment de l'élection      habit d'académicien au "Bégonia d'or" de Rochefort

                                                                             actuellement en exposition au musée Hèbre  

 

Quelques titres d'ouvrages à retenir : 

Hélène Carrère d’Encausse "Des siècles d’immortalité. L’Académie française 1635-.... " ed. Fayard, 2011

Amin Maalouf  "Un fauteuil sur la Seine" ed. Grasset, 2016 – histoire du fauteuil 29 au cours des siècles.

Antoine Marès  "l'Institut de France, le parlement des savants" Gallimard découvertes – mémoire des lieux 1995

 

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"Promenade littéraire au Quartier Latin"

Cf. le 4/10/2018 présentation par Jean Aubry, Professeur de Lettres, ancien responsable de l’Université Inter-Age de St-Nazaire.

 

            M. Aubry nous fera voyager (rive gauche de la Seine) entre le 5ème et 6ème arrondissements de Paris. Bien limité, le Quartier latin occupe le nord de ce territoire avec une concentration de lieux d'instruction et d'éducation tenus par des religieux dont la langue a été essentiellement le latin dès le haut Moyen Age jusqu'au XVIIe siècle environ : au début étude (en théologie) dans la rue, puis écoles, collèges (dans le sens d'internat), université (communauté d'enseignants religieux et d'élèves et non pas établissement). On retrouve aisément le tracé des rues et ruelles du Moyen-Age, une grande partie n'ayant pas été touchée par les travaux décidés par Napoléon III et l'urbaniste Haussmann.

 

rue de la Huchette 001.jpg

rue de la Huchette, début du XXe - pas de transformation notable hormis les commerces -restaurants cosmopolites-

    

Difficile de citer tous les établissements anciens existant encore aujourd'hui et d'un grand renom  : Lycée Louis le Grand (anciennement de Clermont), Saint-Louis, Montaigne, Henri IV avec son cloître du XIIe, reste de l'abbaye St-Geneviève... 

 

             Paris 2 lycée Henri IV sept 2013.jpg
                  Lycée Henri IV, rue Clovis, à proximité de Panthéon 

 

Inévitable de passer à côté de la Sorbonne, haut lieu de l'enseignement littéraire, créé en 1257 par Robert de Sorbon, développée plus tard par Richelieu... depuis : 21 000 m2  entre la rue des Ecoles et la rue Cujas... et de multiples unités sur Paris et en banlieue. 

 

Cour de l'ancienne Sorbonne par E. Lansyer 1886.jpg             quartier latin Sorbonne 001.jpg 

Cour de la Sorbonne  

1886 peinture de E. Lansyer 

 

 

Actuel : La Sorbonne et sa chapelle (tombeau de Richelieu) et ses bâtiments d'études implantés sur tout le quartier

 

Citons également une institution d'importance : le Collège de France créé par François 1er (1540) et surtout son conseiller, Guillaume Budé, un savant qu'il faut connaître : http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Bud%C3%A9

A noter qu'il n'est pas nécessaire de posséder de diplôme pour suivre les cours et que les études ne sont pas diplômantes.  

 

                                college de france avec budé.jpg

                                 Collège de France - statue de G. Budé                                                

 

Sur la montagne Ste-Geneviève, face à la rue Soufflot donnant sur le jardin du Luxembourg, Le Panthéon, église néo-classique, honore depuis la Révolution les Grands Hommes - voir  http://fr.wikipedia.org/wiki/Panth%C3%A9on_(Paris)

 

                            pantheon-portique-150x150.jpg le Panthéon

 

Au coeur des quartiers ponctués par ces monuments fourmille quotidiennement une population estudiantine aujourd'hui mêlée à celle des touristes. De nombreuses échoppes et librairies ont été transformées en boutiques de prêt-à-porter, de téléphonie ou de restauration rapide... Les nombreuses personnalités qui ont vécu ou fréquenté ce quartier, bohème, artistique y seraient étrangères : les Villon, Sade, Rabelais, Verlaine, Baudelaire, Rimbaud, Hemingway, Neruda, Prévert.... mais aussi Beaumarchais, Diderot, Voltaire, Corneille, Molière (rue de l'Ancienne Comédie, un jeu de paume devenu siège durant un temps de la Comédie Française) ; les cafés lieux de rencontres, de discussions littéraires et politiques ont tenu un grand rôle avec en tête le Café Procope

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Caf%C3%A9_Procope,

... d'autres plus modestes ainsi que de véritables bouges respirant la mélancolie et le désespoir..  

Quelques lectures :

"La Montagne Ste-Geneviève et le Quartier latin" d'Alexandre Gady, Editions Hoëbeke, 1998

"Connaissance du Vieux Paris" Jacques Hillairet, Le Club Français du Livre, 1969

"Guide historique des rues de Paris " de Charles Braibant, Albert Mirot, ed. bibliothèque des Guides Bleus Paris, 1965.

  

Bref, si vos pas vous y conduisent, prenez le temps d'explorer le Quartier latin car vous trouverez immanquablement trace du passé... et quel passé ! 

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05/10/2018
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