Université du Temps Libre de Rochefort

Université du Temps Libre de Rochefort

Documentation oct. à déc. 2018

Si vous souhaitez approfondir les sujets abordés dans nos conférences,

cette rubrique vous apporte des éléments complémentaires, ils ne sont pas exhaustifs :

références d'ouvrages, d'essais, de bibliographies, de films, de cartes...

                                            

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Année universitaire 2018 - 2019

(Pour plus de facilité de lecture, les conférences vont de la plus récente à la plus ancienne)

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"1918 ou comment est née la gendarmerie contemporaine ?"

cf. le 15/10/2018, conférence de Louis Napoléon Panel, Docteur en Histoire, Capitaine de Réserve, Conservateur des Monuments Historiques.

 

mise en ligne en cours 

       

  

"La grande aventure des Cap-Horniers" 

cf. le 11/10/2018 conférence d'Olivier Mignon - Historien d'art.

 

 

         "Au XIXe siècle, trois, quatre et cinq mâts quittent la Grande-Bretagne leurs cales pleines d’une dangereuse cargaison de charbon à destination du Chili. Véritables cathédrales de voiles, ces navires confiés à de jeunes équipages de 30 à 40 hommes prennent alors la direction de l’Atlantique sud pour doubler le cap Horn au prix d’efforts parfois désespérés.  Après avoir affronté des vents contraires d’une rare violence, des lames hautes comme des montagnes et même des icebergs, ces navires déchargeaient leur charbon aussitôt remplacé par des sacs de nitrate à destination de l’Europe.

 

                      Dunkerque trois mats dans les jetees.jpg

                       Dunkerque, grand port cap-hornier, ici un 3 mâts

 

5 mats cp horniers.jpg

Cap-Hornier, 5 mâts

La France II, construit dans les chantiers de Gironde (1913)

 

sur-les-traces-de-nantes-port-cap-hornier.jpg                                  équipage du maréchal Davout.jpg

Nantes, construction des cap-horniers à partir de 1881.    Equipage du "Maréchal-Davout", 3 mâts barque, 3110                                                                                                           tonneaux, 1898 Cie René Guillon et René Fleury

                    Nantes rue de cap-honiers près quai de la Fosse.jpgà Nantes, tout près du quai de la Fosse 

 

                   cap horniers ventres-sur-vergues-lacroix-tragc3a9dies-de-la-mer-x.jpg

                           "Ventre sur vergue" 

Le dur travail des équipages sur la route du sud par des temps épouvantables et sans protection. 

 

 

            Il sont peu à peu remplacés par des vapeurs empruntant le canal de Panama inauguré en 1914, ces voiliers cesseront définitivement leur activité après la Grande Guerre. C’est à la rencontre de ces marins et de ces navires d’exception que nous  sommes conviés à travers l’évocation de leur périple autour du promontoire mythique autrefois surnommé le "cap dur". 

 

         Paul Guimard, écrivain-voyageur, marin en a parlé ainsi  "Le cap Horn aurait pu n’être jamais que ce qu’il est : un point sur la carte du monde. Les hommes en ont fait une épopée."

          Un point minuscule sur la planisphère, situé sur les 50èmes hurlants (latitude : 50ème parallèle de l'hémisphère sud), là où l'on trouve les vents les plus violents car aucune terre ne les arrête et où se rencontrent Océan atlantique et Océan Pacifique. 

 

         carte cap horn.png    cap-horn.jpg
                                                          Cap Horn vue du Sud

          Aujourd'hui, très peu de passages à cet endroit périlleux en dehors des voiliers faisant le tour du du monde tel que le "Vendée Globe", en solitaire et sans escale... 

 

                                     Monument pour les cap-horniers péris en mer 1992.jpg

   Monument érigé par les chiliens, en 1992, à la mémoire des cap-horniens péris en mer

 

             L’origine du nom "Kaap Hoorn" est néerlandaise (le cap ayant été baptisé ainsi en l’honneur de la ville de Hoorn, par le marchand hollandais Jacob Le Maire accompagné du navigateur Willem Schouten, qui doublent la pointe extrême de l'Amérique en 1616.

                            Hoorn le port pays-bas 2013.jpg le port d'Hoorn (Pays-Bas)

 

Cabo de Hornos en espagnol, que l’on peut traduire par "le cap des fours", ou "cape Horn" en anglais. Les marins en parlent souvent comme étant "le Horn".

 

        Ferdinand de Magellan en 1520, (portugais dont l'expédition a été financée par l'Espagne) découvre le passage "les canaux de Patagonie" pour faire passer son escadre, ce qui lui permettra d’accomplir son premier tour du monde, un passage qui portera son nom ; Il remarque des fumées, ce sont certainement des foyers allumés par des indiens ; l’endroit fut appelé Terre des fumées, aujourd’hui Terre de feu. 

(lire le passionnant ouvrage de Stephan Sweig, écrit en 1938 "Magellan").

                                      Magellan livvre de Stephen Sweig.jpg

 

          Encore plus au Sud, par la mer libre, Francis Drake, navigateur anglais, corsaire, en 1578 découvre un large détroit qui portera son nom. 

      Mais il ne faut évidemment pas faire l'impasse de la grande découverte de Christophe Colomb en 1492 mettant le pied sur l'île du continent américain (qu'il nomme San Salvador dans l'archipel des Bahamas) voir  http://fr.wikipedia.org/wiki/Christophe_Colomb#Le_deuxième_voyage_(1493-1496)

 

            Le propos est qu'au XVème siècle, les deux puissances maritimes de l’époque sont le Portugal et l’Espagne. Afin d'éviter que les deux royaumes chrétiens ne s'entre-déchirent dans leur quête commerciale (notamment, les épices), le pape prend appui sur l'existence de deux routes vers les Indes pour les répartir entre les deux pays : la route de l'est pour les Portugais, la route de l'ouest pour les Espagnols. C'est le traité de Tordesillas qui divise le monde en deux dès 1494... ceci ne sera pas vraiment respecté par la suite. 

 

                                             Ligne de partage espagnols portuguais.png

                Lignes de partage entre le Royaume de Castille et le Portugal aux 15ème et 16ème

 

 

Quelques titres de livres :

"Hommes et navires du Cap Horn" de Jean Randier, préface Paul Guimard, ed. Hachette littérature 1990

"Cap Horn, une vie, un mythe" de Brigitte et Yvonnick Le Coat,  ed. Galodé, 2008,

"Cap Horn" de Francisco Coloane, ed. Le Seuil, 1997

"Le phare du bout du monde" de Jules Verne (réplique à La Rochelle), roman, 1905

"le Cap Horn" de François Pedron, Albin Michel, 1990

 

 

                     

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"L’Académie Française : voyage au Pays des Immortels"  

cf. le 8/10/2018 présentation de Michel Barbaux, Administrateur de l’Armée de l’Air puis magistrat au Tribunal d’Instance  de Paris. 

 

            "La vénérable "Dame du Quai de Conti" (fondée en 1635 par Richelieu) dispose d’un prestige considérable. Aux yeux de bon nombre d’hommes de lettres, de savants ou même d’hommes politiques, l’Académie constitue un ultime objet d’ambition, une consécration suprême.  

Que fait l’Académie et quels sont les académiciens ? 

            Après un rappel sur les origines de l’Académie française, Michel Barbaux nous explique comment la "Compagnie" a su résister, à travers les siècles, aux turbulences de l’Histoire. Il montre que cette institution, en dehors de ses missions propres comme l’élaboration du Dictionnaire, ne se prive pas d’intervenir dans le débat public. Il nous donne quelques informations sur son organisation et son fonctionnement interne et évoque les grandes figures d’Immortels d’hier et d’aujourd’hui ainsi que quelques grands "oubliés" de l’histoire académique".    

M. Barbaux livre ses propres convictions et ne raconte pas seulement la grande histoire de l’institution mais aussi …. des petites histoires. 

 

                                 Institut de France  Académie française.jpg

 

              Notre conférencier n'est pas du sérail mais il s'est passionné depuis l'âge de 12 ans pour ce "temple du savoir et des grands hommes" et à force d'obstination il en a  appris le fonctionnement, suivi les travaux et engager des relations amicales avec quelques académiciens dont il est très fier. Son exposé est loin d'être rébarbatif et son humour à l'égard des immortels, nous fait rendre cette institution plus plaisante qu'on ne l'imagine. De nombreuses caricatures ont fleuri au cours des siècles et des bons mots sur les académiciens sont restés célèbres. Chahutée, ébranlée, elle reste toujours la garante de la langue française (9ème édition du Dictionnaire en cours), joue un grand rôle de mécène et d'attribution de prix littéraires.

 

     caricature Académie française 001.jpg  Caricature académie française2 001.jpg

"l'Académie est un chef d'oeuvre de puérilité sénile" Victor Hugo (a dû se présenter 5 fois pour être élu !).

"l'Académie a un grand malheur, c'est d'être la seule corporation un peu durable qui n'ait jamais cessé d'être ridicule" Alfred de Vigny. 

 

                 Loin d'être touché par des défaillances intellectuelles : René de Obaldia fêtera ses 100 ans l'an prochain et participe toujours aux travaux de l'institution - il y en a eu d'autres par le passé -. 

 

                  Retrouvez le contenu de la conférence de ce jour et bien davantage sur le site internet de l'Académie française très documenté ; il  répondra certainement à votre curiosité, prenez le temps de l'étudier :

http://www.academie-francaise.fr/linstitution/lhistoire

                 

               A noter que Bonaparte, comme tous les hommes d'Etat français aura le titre de Protecteur de l'Académie, il avait été préalablement élu en 1797 à la section "Art et Mécanique".

                               Bonaparte à l'Académie française 001.jpg

 

                 En ce qui concerne les femmes (impensables à l'Académie jusqu'en 1980 !), elles sont 6 aujourd'hui. La première, Marguerite Yourcenar, grâce à l'appui de Jean d'Ormesson (mais dès son discours d'élection, elle indique qu'elle ne pourra participer aux travaux s'étant fixée aux Etats-Unis depuis 1958).

 

                                  Marguerite Yourcenar à l'Académie 001.jpg

 

                  L'UTL de Rochefort ne peut faire l'impasse du célèbre écrivain local, capitaine de vaisseau, Pierre Loti, élu académicien en 1891 à l'âge de 41 ans.  
                          

                        Pierre_Loti_en_académicien.jpg    RERS Bégonia d'or habit d'académicien.jpg  

                             au moment de l'élection      habit d'académicien au "Bégonia d'or" de Rochefort

                                                                             actuellement en exposition au musée Hèbre  

 

Quelques titres d'ouvrages à retenir : 

Hélène Carrère d’Encausse "Des siècles d’immortalité. L’Académie française 1635-.... " ed. Fayard, 2011

Amin Maalouf  "Un fauteuil sur la Seine" ed. Grasset, 2016 – histoire du fauteuil 29 au cours des siècles.

Antoine Marès  "l'Institut de France, le parlement des savants" Gallimard découvertes – mémoire des lieux 1995

 

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"Promenade littéraire au Quartier Latin"

Cf. le 4/10/2018 présentation par Jean Aubry, Professeur de Lettres, ancien responsable de l’Université Inter-Age de St-Nazaire.

 

            M. Aubry nous fera voyager (rive gauche de la Seine) entre le 5ème et 6ème arrondissements de Paris. Bien limité, le Quartier latin occupe le nord de ce territoire avec une concentration de lieux d'instruction et d'éducation tenus par des religieux dont la langue a été essentiellement le latin dès le haut Moyen Age jusqu'au XVIIe siècle environ : au début étude (en théologie) dans la rue, puis écoles, collèges (dans le sens d'internat), université (communauté d'enseignants religieux et d'élèves et non pas établissement). On retrouve aisément le tracé des rues et ruelles du Moyen-Age, une grande partie n'ayant pas été touchée par les travaux décidés par Napoléon III et l'urbaniste Haussmann.

 

rue de la Huchette 001.jpg

rue de la Huchette, début du XXe - pas de transformation notable hormis les commerces -restaurants cosmopolites-

    

Difficile de citer tous les établissements anciens existant encore aujourd'hui et d'un grand renom  : Lycée Louis le Grand (anciennement de Clermont), Saint-Louis, Montaigne, Henri IV avec son cloître du XIIe, reste de l'abbaye St-Geneviève... 

 

             Paris 2 lycée Henri IV sept 2013.jpg
                  Lycée Henri IV, rue Clovis, à proximité de Panthéon 

 

Inévitable de passer à côté de la Sorbonne, haut lieu de l'enseignement littéraire, créé en 1257 par Robert de Sorbon, développée plus tard par Richelieu... depuis : 21 000 m2  entre la rue des Ecoles et la rue Cujas... et de multiples unités sur Paris et en banlieue. 

 

Cour de l'ancienne Sorbonne par E. Lansyer 1886.jpg             quartier latin Sorbonne 001.jpg 

Cour de la Sorbonne  

1886 peinture de E. Lansyer 

 

 

Actuel : La Sorbonne et sa chapelle (tombeau de Richelieu) et ses bâtiments d'études implantés sur tout le quartier

 

Citons également une institution d'importance : le Collège de France créé par François 1er (1540) et surtout son conseiller, Guillaume Budé, un savant qu'il faut connaître : http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Bud%C3%A9

A noter qu'il n'est pas nécessaire de posséder de diplôme pour suivre les cours et que les études ne sont pas diplômantes.  

 

                                college de france avec budé.jpg

                                 Collège de France - statue de G. Budé                                                

 

Sur la montagne Ste-Geneviève, face à la rue Soufflot donnant sur le jardin du Luxembourg, Le Panthéon, église néo-classique, honore depuis la Révolution les Grands Hommes - voir  http://fr.wikipedia.org/wiki/Panth%C3%A9on_(Paris)

 

                            pantheon-portique-150x150.jpg le Panthéon

 

Au coeur des quartiers ponctués par ces monuments fourmille quotidiennement une population estudiantine aujourd'hui mêlée à celle des touristes. De nombreuses échoppes et librairies ont été transformées en boutiques de prêt-à-porter, de téléphonie ou de restauration rapide... Les nombreuses personnalités qui ont vécu ou fréquenté ce quartier, bohème, artistique y seraient étrangères : les Villon, Sade, Rabelais, Verlaine, Baudelaire, Rimbaud, Hemingway, Neruda, Prévert.... mais aussi Beaumarchais, Diderot, Voltaire, Corneille, Molière (rue de l'Ancienne Comédie, un jeu de paume devenu siège durant un temps de la Comédie Française) ; les cafés lieux de rencontres, de discussions littéraires et politiques ont tenu un grand rôle avec en tête le Café Procope

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Caf%C3%A9_Procope,

... d'autres plus modestes ainsi que de véritables bouges respirant la mélancolie et le désespoir..  

Quelques lectures :

"La Montagne Ste-Geneviève et le Quartier latin" d'Alexandre Gady, Editions Hoëbeke, 1998

"Connaissance du Vieux Paris" Jacques Hillairet, Le Club Français du Livre, 1969

"Guide historique des rues de Paris " de Charles Braibant, Albert Mirot, ed. bibliothèque des Guides Bleus Paris, 1965.

  

Bref, si vos pas vous y conduisent, prenez le temps d'explorer le Quartier latin car vous trouverez immanquablement trace du passé... et quel passé ! 

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05/10/2018
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