Université du Temps Libre de Rochefort

Université du Temps Libre de Rochefort

Documentation - janv. à mars 2019

Si vous souhaitez approfondir les sujets abordés dans nos conférences,

cette rubrique vous apporte des éléments complémentaires, ils ne sont pas exhaustifs :

références d'ouvrages, d'essais, de bibliographies, de films, de cartes...

                                            

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  "Nègres littéraires, les confidences interdites"

cf. le 18/03/2019 présenté par Gérard Morel, Magistrat de l’ordre judiciaire, Romancier.        

 

         Gérard Morel se qualifie lui-même d'"auteur populaire". Il a longtemps été nègre littéraire pour les gens du spectacle ou de la politique qui désiraient publier un livre de mémoires avant de produire des romans historiques ou policiers signé de son nom.

 

 

                  "On ne nait pas nègre, on le devient" nous dit Gérard Morel. Pour lui, cela s’est fait naturellement à une époque où les mémoires de beaucoup de célébrités : hommes politiques, acteurs ou actrices, gens des médias étaient attendues par un public avide de biographies, de révélations, de confidences… cela a toujours été mais sous d’autres formes.

 

                  L’écrivain ne choisit pas la personne pour qui il va écrire, c’est l’éditeur ou par délégation, un "chasseur de tête" qui s’en chargera et la célébrité ne connait rien de son écrivain.                   Celui-ci exerce une profession occulte, doit faire preuve de discrétion et de psychologie. En très peu de temps, il doit s’identifier à la personne pour qui il va prendre la plume, comme un comédien qui se met dans la peau du personnage qu’il doit incarner, endosser son histoire, ses réussites, ses bonheurs mais aussi ses échecs, ses déceptions et parfois ses envies de prendre une revanche sur le passé....

                  Parfois l’idée du livre est abandonné, remettant trop de choses en cause, parfois le projet se poursuit avec l’acceptation qu’il faut travestir la vie, taire certains passages difficiles… et lorsque le projet d’écriture arrive à son terme et que le livre a du succès, le nègre devra accepter cette réussite qui n’est pas la sienne mais celle de la célébrité ! Si l’ouvrage ne retient pas le lecteur, c’est également une frustration car l’écrivain aura mis beaucoup d’investissement personnel à ce travail.  

 

                 Ceci n’a qu’un temps malgré l’enchaînement des contrats, les revenus et avantages qu’il en a tirés durant 15 années, Gérard Morel en garde quelques amitiés mais retient la non-reconnaissance et l’oubli des célébrités qui s’installent très vite.

 

                 A la suite, il a choisi d’écrire pour son propre compte et a axé son travail sur les récits historiques et policiers : voici quelques titres de sa production.

voir :  http://www.babelio.com/auteur/Gerard-Morel/83800

 

 

                  Depuis quelques années il a orienté vers ses activités vers la magistrature, qu’il exerce encore.

 

Si vous voulez en savoir plus sur l'histoire des "écrivains-fantômes" ou "porte-plumes" :

http://www.edilivre.com/tag/negres-celebres/

 

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 "Attrait des ailleurs : voyages au travers des océans du XVème au XXème siècle"

 

cf. le 4/03/2019 présenté par Martine Acerra, Professeur émérite de l’Université de Nantes ; elle a soutenue sa thèse sur "Rochefort et la construction navale française 1665-1815" ; ses travaux universitaire portent sur l'histoire maritime, elle est Présidente du CERMA.

                 Le cycle de conférences du Centre d'Etudes Rochefortaises Maritimes (CERMA) a lieu tous les ans fin septembre durant une semaine sur différents sites de Rochefort. 

 

                  Il donne lieu à une publication éditée par l'Université Francophone d'été 

 

                 publication CERMA 2000.jpg    cahier Cerma 001.jpg

 

 

                     L’histoire des conquérants, des grandes migrations, des navigateurs et explorateurs, l'évolution de la cartographie, les expéditions maritimes et terrestres, les récits de voyages, les témoignages nous montrent que l’homme a eu l’obligation ou le désir de dépasser son propre territoire, le désir de voir au-delà des terres, au-delà des mers.               

              Tenter l’aventure pour acquérir d’autres territoires, s’installer sur une terre plus accueillante, faire du commerce, échanger, acquérir des produits rares et précieux et au-delà élargir ses connaissances du monde au prix de naufrages, maladies, souffrances, confrontations avec les naturels et les animaux, disparition… mais continuer à découvrir ; la nature humaine étant déterminée, persévérante et adaptable.

voir sur le net l’histoire des grands déplacements et expéditions depuis l’Egypte ancienne jusqu’à la Renaissance (déplacements surtout vers l’Orient, l’Asie…) 

        http://histoirealacarte.com/Grandes-Decouvertes

mais n’oublions pas plus tard, les déplacements vers l’Occident notamment vers la Nouvelle France, et celui de l’Afrique avec la traite négrière, "un ailleurs obligé".

 

              Découvrir peut parfois déclencher un véritable enchantement pour les paysages, les habitants, le mode de vie, peut offrir une richesse des relations humaines et provoquer un désir de non-retour (conditions de voyage évidemment beaucoup plus sécurisantes dans notre XXIème !).

             Mme Acerra, tout en abordant son thème de prédilection, l’histoire maritime, a voulu aujourd’hui nous entraîner dans ce goût de l'exotisme en nous présentant un album très coloré et merveilleux fait de cartes, de personnages surprenants, d’habitations précaires dans une nature généreuse et luxuriante, des produits rares arrivés jusqu’à nous par les grandes compagnies commerciales (Compagnies des Indes orientales et aussi occidentales, entre autres) avec les porcelaines et soieries de Chine, les indiennes, des épices, les thés, le cacao...

Ici, quelques images évocatrices à partir desquelles vous poursuivrez vos recherches.

 

venise_le_port_.jpg              saint-louis du Sénégal.jpg

Venise du temps de Marco Polo - XIIIe         St-Louis du Sénégal - XVIIe Compagnie coloniale française 

 

Pondichéry compagnie des indes.jpg   lorient compagnie des indes.jpg

Pondichéry, comptoir français  XVIIe              Lorient du temps de la Compagnie des Indes

Compagnie des Indes orientales 

 

broderie chinoise.jpg  Plat porcelaine de Canton.jpg  indienne de coton.jpg

    soierie chinoise                     plat de porcelaine de Canton                                       indienne de coton 

 

Etant à Rochefort, on ne peut échapper à notre écrivain-voyageur, capitaine de vaisseau, photographe et dessinateur.

Premiers dessins (1872) à l'île Pâques, un véritable reportage sur cette terre si énigmatique.

(voir la revue "Historia" mars 2019 sur le sujet). 

 

les moais à l'ile de Paques Pierre Loti.jpg   livre des dessins de Pierre Loti.jpgplus de 500 croquis, dessins, aquarelles, témoignent de sa vision du monde 

    les monais

 

 

Un livre très documenté et illustré à offrir ou s'offrir :

"Atlas historique des grandes expéditions" de Karen Farrington.  

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"Jean-Daniel Coudein, Commandant du radeau de la Méduse"

 

cf. le 4/03/2019 présenté par Didier Jung, vient du monde de l’Entreprise, Auteur de nombreux romans, études historiques, biographiques (est déjà intervenu pour l'UTL pour présenter le peintre William Bouguereau, "les anarchistes de l île de Ré" et "Émile Arthur Thouar, de l île de Ré à la jungle bolivienne").

                                    Livre Didier Jung Jean-Daniel Coudein.jpg 

 

 (4ème de couverture - complétée)

                         Jean-Daniel Coudein, officier de marine de la première moitié du XIXe siècle, doit certainement sa notoriété à l’épisode du radeau de la Méduse, et à son génial metteur en scène, Géricault.

 

                 Il fit pourtant une carrière complète et honorable dans la Royale, commencée à l’âge de dix ans comme mousse, sous le Consulat, terminée au début du Second Empire, capitaine de vaisseau et major du port de Rochefort.

                L’auteur fait la part belle au pays qui l’a vu naître. La Tremblade, dans le pays d’Arvert, est un berceau de marins depuis des siècles, pour la pêche, le commerce, la marine de guerre, sans oublier la course. JD. Coudein a de nombreux officiers et commandants de bord parmi ses ancêtres dont son père, qui le prend avec lui comme mousse en 1803. Les Coudein sont également représentatifs de leur région car c’est une vieille famille de protestants.

 

                Profondément ancrée dans la Saintonge maritime, l’histoire de Jean-Daniel Coudein a rejoint l’histoire nationale par le destin qui le conduisit à commander (à l’âge de 23 ans, blessé et affaibli), le radeau de la Méduse dont le cauchemar dura 12 jours, 12 nuits (commandement assez bref entre celui de Duroy de Chaumareys et de Savigny, chirurgien, mais dans de terribles conditions). 

consulter  http://francearchives.fr/commemo/recueil-2016/39949 

 

                JD. Coudein, à son retour écrira un rapport de 7 pages (accessible aux Archives de la Marine de Rochefort) ; Henry de Savigny et Alexandre Correard, cartographe et géographe publient  "le récit de la Méduse" - détails des conditions extrêmes, actes de violences et d’anthropophagie.

 

              dupont radeau de la méduse.jpg  un autre témoignage, celui du Capitaine Dupont 

 

                JD. Coudein fera ensuite une belle carrière dans la Marine, participant de à nombreuses expéditions (sur toutes les mers du monde) et grimpant très progressivement les échelons avec tous les honneurs, sans en tirer gloire - il restera toujours affecté par l’épisode du radeau de la méduse tout en gardant cette souffrance pour lui-même. Il prendra sa retraite après 45 ans de service.

 

               D’autre part, affecté par de nombreux deuils familiaux, il se retirera, après avoir habité Rochefort puis La Tremblade où il meurt à 64 ans, il est enterré au cimetière protestant.

 

. n'hésitez pas à voir le radeau de la Méduse dans la cour du Musée de la Marine de Rochefort - reproduction presque à l'identique : 20m x 7m et faire la visite guidée assis sur les rondins, vous aurez l'impression de vivre un terrible moment !

 

                                    Radeau de la méduse Rochefort.jpg

 

 

et au musée Hèbre de St-Clément de Rochefort : la copie du tableau de Géricault, peinture "mise en scène", peinture de propagande. 

 

                                                          Théodore_Géricault_le_Radeau_de_la__Méduse_.jpg

 

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   "Le stoïcisme et l’épicurisme"

cf. le 13/02/2019 présenté par Dominique Josse, Professeur de philosophie, Directeur d’Etablissement à la retraite, auteur notamment de "l'Actualité de nos vieux philosophes grecs" ed. l'Harmattan, 2018.  

 

               Avant de présenter son sujet, Dominique Josse dressera un petit tableau de la philosophie antique dont le personnage principal est Socrate à partir duquel des périodes sont établies avec  “petits Socrate” IV ème au IIIe av J.-C. , “les grands Socrate”  : Platon et ses disciples (Aristote…) et "les post-Socrate" qui nous intéressent avec

 

le stoïcisme (vers 302 av. J.-C.) avec le fondateur, Zénon de Kition qui propose une doctrine qui se rapproche du christianisme : l’homme doit être un être de bien, il est dans un monde enchanté “la nature est un cosmos vivant”, tout ce qui arrive est voulu par l’ordre divin, il faut accepter cela et la souffrance embellit l’ensemble… L’homme se réfugie dans sa liberté intérieure ; tous sont égaux et unis par une sympathie universelle. Il ne peut agir sur ce qui n’est pas de son fait, pour le reste, il peut être dans l’action, mais avec réflexion et justice. L’homme veut vivre le moment présent, rejette le passé et ne se projette pas dans l’avenir.

 

Consulter :  http://histophilo.com/stoicisme.php

 

. Ouvrages sur des stoïciens :

 

“Sénèque ou la conscience de l'Empire” de Pierre Grimal, Fayard, 

“la Citadelle intérieure” (les Pensées de Marc Aurèle)  de Pierre Hadot, Fayard 1992

 

 

             L’épicurisme, venant d’Athènes, avec Epicure en 306 av. J.-C., c’est une école philosophique apportant des conseils sur un art de vivre à adopter, plus matérialiste, elle aura des prolongements sur l’histoire occidentale et encore de nos jours ; elle arrive à un moment où la situation politique et économique se dégrade, l’homme ne peut plus compter que sur lui-même.

 

            La doctrine est simple, basée sur la logique pour accéder à la vérité  “tout ce qui est plaisir est bon” mais néanmoins, une sagesse modérée dans la recherche des plaisirs  ; la physique : la vie est un agrégat d’atomes, la mort, sa désagrégation  ; il n’y a pas de Dieu donc pas de châtiments  ; et la morale : recherche de la sérénité, assouvir ses désirs mais tout en mesure, proscrire la fortune, la gloire…

 

Consulter :  http://histophilo.com/epicurisme.php

 

. Ouvrages sur l'épicurisme

 

“Périclès, la naissance de la démocratie” de Donald Kagan, Taillandier, 2008

"Epicure, un philosophe de combat" de Michel Onfray.

 

 

                    Epicure.jpg         Zénon de Kition stoicien.jpg
                          Epicure                        Zénon de Kition 

 

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 "Histoire de l’enregistrement sonore" 

cf. le 11/02/2019 par Jean-Pierre Fournier, ancien ingénieur SNECMA, Président de l’Université du Temps Libre de La Rochelle.

 

                Enregistrer est devenu enfantin avec les moyens modernes, mais cela n’a pas toujours été le cas. Jean-Pierre Fournier nous présente la quantité d’appareils en "graphe" ou en "phone" depuis le phonographe jusqu’au magnétophone.

Le petit chien Nipper figurant sur la publicité de "La voix de son maître" est bien entendu évoqué, son histoire méritant d’être contée.

                         

                        Des problèmes techniques au moment de la présentation de la conférence n’a pas permis à Jean-Pierre Fournier de faire écouter au public les extraits sonores enregistrés sur son ordinateur...

                       Mais les différentes étapes de histoire de l’enregistrement et de la diffusion du son ainsi que les appareils ayant vu le jour et utilisés ont été abordés en détail.

                      C’est une histoire qui remonte à la fin du XIXe siècle : voir les grands inventeurs (Charles Cros,Thomas Edison, Graham Bell, Emile Berliners, Henri Lioret, etc..) des enregistrements mécaniques et les diverses techniques perfectionnées au cours des ans :

voir www.gralon.net/articles/photo-et-video/hifi/article-le-phonographe---histoire-d-une-invention-1492.htm

 

     Eddison devant son invention.jpg Thomas Edison devant son cylindre recouvert d'étain

 

               Eddison Phonographe.jpg  Phonographe Thomas Edison 1889

 

                       Phonographe Lioret 1896.jpg Phonographe à poids d'Henri Lioret (horloger) 1896

 

 

               Au musée de l’Aventure et du Son à Saint-Fargeau (Yonne), vous verrez l’évolution des techniques et de très beaux appareils d'enregistrement.

http://dailymotion.com/video/x6sd2b2?playlist=x5pmy3  (présentation du musée)

http://dailymotion.com/video/x6sd4dk?playlist=x5pmy3  (musiques mécaniques)

 

             Concernant le chien Nipper et "la Voix de son maître, voir explications :

http://madparis.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/dossiers-thematiques/marques-et-personnages/pathe-marconi

 

                Gramophone la voix de son maître 1932.jpg Gramophone "la voix de son maître" 1932
           

               Dans l'histoire de l'enregistrement sur disque, une "bataille" a perduré, notamment avec Pathé, jusqu’aux années 60 : le sens de la lecture du disque : de l’intérieur vers l’extérieur ou le contraire ?

et le sens de la gravure ? on arriva à une gravure universelle : un seul sillon de chaque côté du disque.

La vitesse de rotation fut discutée dès 1884 et fut réduite par les Etats-Unis ; 80 tours/mn devint 78 ; 45 tours vit le jour en 1949 avec les juxe-box, 33 tours avec l’électrophone.

 

                    1957 Tourne disque Teppaz.jpg Grand succès du tourne-disque Teppaz 1957

 

              D’autres appareils ont été mis au point mais pour des durées variables :

- le Dictabelt est un cylindre souple d'usage répandu aux Etats-Unis comme dans certains autres pays, de la fin des années 1940 aux années 1970.

 

- ReVox est une marque déposée suisse de fabrication de matériel audio enregistrée par Studer le 27 mars 1951. Sous cette marque seront diffusés des équipements grand public ou semi-professionnels ;  la marque Studer sera réservée aux équipements professionnels.

 

                      Revox.jpg Un Revox, imposant 

 

- Nagra, petit magnétophone avec manivelle et malette utilisé par les radio-reporter (1951).

- Utilisation de disques enregistrables (Pyral), en aluminium, recouverts de couches sur les 2 faces de cellulose, utilisés par la radio pour documentaires, pièces de théâtres et ce de 1932 à 1980.

 

                 Nagra magnetophone-hifi-vintage.jpg le Nagra, transportable

 

- Enregistrement optique dès 1910 avec un chronophone à amplification pneumatique pour le cinéma  sonore.

- Enregistrement numérique : son et image sur une bande magnétique, le Walkman (Sony).

et

à présent sur le téléphone portable, le smartphone : une miniaturisation et un outil audio-visuel, présent partout dans le monde, à toute heure du jour et de la nuit …

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"Deux raffineries de sucre dans l’arrière-pays rochelais au XVIIIème siècle : 

 Saint-Jean d’Angély et Rochefort"

 cf. le 4/02/2019 présenté par Philippe Duprat, Président de la Société de Géographie de Rochefort.

 

            "Bien attesté à La Rochelle au XVIIIe siècle, le raffinage du sucre en provenance des Antilles ne semblait pas concerner l'arrière-pays charentais jusqu'à une date très récente où des découvertes majeures ont été faites à Saint-Jean d'Angély et à Rochefort : un éclairage nouveau sur cette activité industrielle particulièrement lucrative, mais aléatoire, pratiquée en plein centre ville"

   

                          Dès la fin du XVIIe siècle, la France importait du sucre raffiné (avec art – c’était en effet un produit de luxe) en provenance d’Europe du Nord, en particulier de la Hollande, à la fin du XVIIIe siècle, la France séduite  ce produit fait venir des ouvriers qualifiés en raffinage pour transmettre leur savoir-faire - ce qui fut une réussite - et parvient à satisfaire les besoins des consommateurs français.

                  La France reçut ensuite directement le sucre (après avoir subi sur place, une première cuisson nécessaire (cuisson du vesou, donnant un sucre brun), mais le sucre, pour plaire à la clientèle européenne, devait être cristallisé pour obtenir un sucre blanc, pur.

               Le document de référence fut celui de Duhamel du Monceau, un physicien de renom - L’art de raffiner le sucre”, 1784 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Louis_Duhamel_du_Monceau

 

et l’Encyclopdie d’Alembert, 1763, planches du traitement du sucre.

                                     

 

                           A partir des villes portuaires atlantiques  comme Nantes, La Rochelle, le sucre brun ou terré était acheminé vers des raffineries qui émergeaient en pays de Loire jusqu’à Orléans et en pays charentais jusqu’à Angoulême, par la Charente et la Boutonne (d’ou l’existence de raffinerie à Rochefort et St-Jean d’Angély) ; à La Rochelle, pas moins d’une quinzaine de raffineries étaient présentes en centre-ville, dont une citée dans les archives au 25 rue des Ducs (quartier St-Nicolas)

                  Depuis 2014, un travail a été réalisé autour de Sébastien Pauly avec des chercheurs de différentes institutions, et  sur des thématiques variées, relatives aussi bien à l’histoire des Antilles, au commerce transatlantique, qu’à la production.

Un Projet collectif de recherche portant sur les céramiques de raffinage du sucre – de canne, puis de betterave à l’aube du XIXs. retrace l’émergence, dès la fin du XVIsiècle, de l’ industrie sucrière, puis son essor sur la façade atlantique métropolitaine comme aux Antilles

http://craham.hypotheses.org/1166

 

                          Pour Rochefort et St-Jean-d’Angely, découverte début 2018, grâce aux archives départementales, des actes et croquis concernant les lieux de raffinages, les visites sur place n’ont pas eu lieu encore.

                    A Rochefort, il s’agit d’un bâtiment situé rue Audry de Puyravault, occupé aujourd’hui par la Société Générale, face à l’Eglise St-Louis. Il appartenait à l’un des plus grands négociants de la ville, Jean Girard et son fils, possesseur d’autres propriétés. Père et fils font la production et la vente (de 1752 à 1769) mais les événements internationaux, la Guerre de sept ans (1756-1763) entraînera d’énormes difficultés financières et des faillites dans les entreprises (ici en 1769).

                    A St-Jean d’Angély, en collaboration avec Sébastien Pauly, les archives départementales ont mis en évidence des actes notariés sur le bâtiment, propriété de la Ville, occupé par le Secours catholique,  sis à proximité du Jeu de paume – l’inventaire des pièces et du mobilier (luxueux) a été réalisé. En 1763, la raffinerie ayant appartenu à M. Dufresne, décédé, est mise en vente pour rembourser des dettes (là encore la situation désastreuse laissée par la Guerre). M. Lagaros, négociant, achète le bâtiment – il n’y avait plus trace de celui-ci depuis 1765 (“la Gazette des deux Charentes”).

 

 

citons le travail de Maud Villeret, en 2017

 

                            Le gout de l'or blanc Marc Villeret.jpg

voir : histoiredroitcolonies.fr/Maud-Villeret-Le-gout-de-l-or-blanc-Le-sucre-en-France-au-XVIIIe-siecle-PUR-2165.

 et "L’art délicat du raffinage du sucre : la discrète évolution des techniques" (France, fin XVII - fin XVIIIe siècle).  

 

                       Ne doutons pas que Ph. Duprat reviendra nous informer de la suite de ses recherches sur les deux lieux de raffinage évoqués ce jour.

 

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 "Capa, Doisneau, Lartigue, trois regards sur la France du XXème siècle"

par Yannick Levannier, passionné de photos, formateur durant 20 ans chez Kodak.

 

                   Ayant chacun sa propre vision de la photographie et des techniques de prise de vue, ces 3 photographes d'origines sociales différentes, ont su à leur manière fixer des moments de vie de la France et des français du siècle dernier. Reportage de guerre, vie familiale de tous les jours, début des transports ou manifestations sociales de toutes sortes, rien n'a échappé à leurs regards figeant pour toujours une époque déjà lointaine.                                                                                                                                                                                         Y. Levannier 

 

 

Robert Capa.jpg Robert Doisneau.jpg jacques-henri-lartigue-1981.jpg
         Robert Capa              Robert Doisneau      Jacques-Henri Lartigue

 

 

                                         Yannick Levannier, venu 23/01/2017 faire une conférence devant l'UTL sur "L’image, preuve ou mensonge au service de l’Histoire" revient pour présenter ces trois personnalités pré-citées et a eu l'amabilité de nous transmettre une synthèse de chacun d'eux. 

 

                            Pourquoi choisir ces trois photographes, ces trois regards ?

Ils ont couvert la deuxième moitié du XXème siècle et photographié la France des années 50 à 80. Ce sont trois visions complémentaires d’un même pays, trois choix de société, trois

techniques  photographiques.

 

Capa photographie l’événement et est surtout connu pour ces photos de guerre, Doisneau la vie publique et sociale, Lartigue la vie de famille.

 

Robert Capa (1913-1954), de son vrai nom Endre Friedmann, hongrois.

A 17 ans, il part à Berlin apprendre le journalisme. Pour payer ses cours il est apprenti développeur dans une agence photographique.

1932, il commence à faire des photos en  pour l’agence avec laquelle il faisait des petits travaux, on l'envoie à Copenhague photographier une manifestation de Trotski.

Il surprend par son style de prise de vue et affirme : le gros plan.

"Si vos photos ne sont pas assez bonnes, c’est que vous n’êtes pas assez près".

1934, Lisieux, il ne convainc pas.

Il considère que pour bien les prendre, il lui faut être dans l’action et commence ainsi à donner le style Capa. 

1933, étant juif, devant la montée du nazisme. Il s’installe à Paris.

Fait la connaissance de Gerda Taro, photographe et travaille avec elle.

Endre Friedmann a du mal à vendre ses photos ; Gerda lui fait changer de nom pour

Robert Capa nom plus américain. Ses photos connaissent alors un succès grandissant.

Sa compagne se rebaptise "Taro". Il photographie ensuite les Fronts Populaires.

Il part avec Taro couvrir la guerre d’Espagne. La photographie "Mort d’un soldat républicain" qui entraînera bien des controverses mais symbolisera la guerre d’Espagne.

 

        Mort guerre d'espagne 1936.jpg"Mort d'un soldat républicain" 1936

 

             Il rentre en France, Taro décide de rester en Espagne pour faire encore quelques photos. Elle décède écrasée par un char. Capa se culpabilise et aura beaucoup de mal à s’en remettre.

Début 38, le magazine Life l’envoie en Chine pour suivre la Seconde Guerre sino-japonaise.

1939, Paris Match et Paris Soir lui demande de faire des photos du tour de France.

 

                          R Capa 1939 en attente du tour de France.jpg  en attente du Tour de France 1939

Ses photos restent actuelles dans leur situation tout en appliquant le style Capa.

Pendant la guerre, il part aux États-Unis et obtient une accréditation pour accompagner les soldats américains lors du débarquement en France. Il fait ses prises de vue sur la plage d’Omaha Beach avec le premier régiment, photographie les vagues d’assaut. L’une de ses photos légèrement floue à cause d’une erreur de traitement est finalement publiée à sa demande et est devenue l’un des symboles du débarquement. Ensuite il accompagnera les soldats et couvrira toute la progression vers Paris.

                       R Capa le débarquement 1944.jpg Omaha Beach 1944

Avec ses amis David Seymour et Henri Cartier-Bresson, il fonde l’agence Magnum.

Grâce à Hemingway, il rencontre des stars dont il va faire le portrait et affirme son style, fait également des photos publicitaires.

 

           Robert Capa Affiche Ingrid Bergman pour Life.jpg

                    Pour Life, affiche publicitaire pour Ingrid Bergman 

 

Très temporairement on lui demande de remplacer un photographe en Indochine. En 1954, près du Tonkin, il saute sur une mine.

 

Robert Doisneau (1912-1994)

Il a obtenu son diplôme de graveur lithographe en 1929.

Il n’a jamais fait une photo sur le vif au sens où on l’entend aujourd’hui. Il observe et décide de reproduire à l’identique.

A été photographe publicitaire, puis photographe industriel avant la Seconde Guerre mondiale.

Grande rigueur de composition et utilisation du regard des personnages qu’il prend en photo pour guider le spectateur. 

             R Doisneau les 20 ans de Josette 1947.jpg la farandole "les 20 ans de Josette" 1947

 

Ses débuts sont lorsqu’une agence américaine lui demande de photographier Paris de manière à donner aux Américains l’envie d’y venir.

Il procède sous forme de thèmes : les amoureux, les enfants de la rue, la vie dans la rue, l’école, les parcs, les Halles de Paris, Bercy au temps des dépôts de vins, les animations, les fêtes, des auteurs, poètes comme Prévert etc…

                     

    R Doisneau L'école 1956.jpg   R Doisneau 1973 Bercy.jpg

                     l'école 1956                                 Au temps des entrepôts de Bercy 1973

 

                                         R Doisneau bassin du Trocadéro.jpg les bassins du Trocadéro

 

Jacques Henri Lartigue (1894-1986).

Il est par passion peintre mais utilise la photo pour aide-mémoire.

Il disait : "Je ne suis pas un photographe, mais empailleur de la vie passée".

A un journaliste qui lui disait : "Il n’y a que vous pour prendre cette photo", il a répondu : "Non, mais il n’y a peut-être que moi pour la voir"

1974, c’est lui qui fut choisi pour faire la photographie officielle de Valéry Giscard d’Estaing et devint connu du grand public à cette époque.

Il photographie les débuts de l’aviation, les courses automobiles. Il aime le mouvement et ses photographies le prouvent.

 

     Lartigue Cote d'Azur.jpg     Lartigue Course Automobile.jpg

 Le mouvement : la côte d'azur jour de tempête                 les courses automobile

 

                               Lartigue double jeu peinture.jpg

                                           peinture et photo, ses 2 passions

 

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"Jacques Tati et les trente glorieuses"

cf. présenté par Yves Pédrono, Docteur en Sciences de l’Education,titulaire d’une maîtrise de philosophie, ancien Professeur de philosophie et auteur.

 

                     Les vacances de Monsieur Hulot de Jacques Tati.jpg Jacques Tati.jpg

 

                        Monsieur Hulot (en vacances - 1953 - ) et Jacques Tati, un seul homme.

 

M. Yves Pédrono a produit un ouvrage qui reprend le titre de la conférence - éd. Kimé 2017

 

                                                     Livre de Y Pedrono TATI et les 30 glorieuses.jpg

 

                     Jacques Tati (1907-1982) est classé au rang des grands burlesques (dans la lignée des Chaplin ou Keaton). C’est surtout le sens du gag dans toutes ses productions où la forme du mime prédomine : peu de dialogue, souvent inaudible chuchoté, crié ou inachevé. Le spectateur est simplement de passage dans l’univers de Tati, il prend des bribes de conversations, des flashs de situations, il est surtout témoin de l’évolution de la société française et de l'influence de l’américanisme.

                   J. Tati a été qualifié comme le plus grand réalisateur (du moins de 1947 à 1977), trouvant à chaque fois des techniques cinématographiques peu classiques, des cadrages exceptionnels, des mises en scène très étudiées, des bandes sonores originales, sans quitter son personnage fétiche, lui-même, M. Hulot, un homme sensible, poète, bienveillant et le public ne peut y rester insensible. Pourtant ce cinéma n'a pas toujours été compris à une époque où primaient les romances, les mélodrames, les films policiers, interprétés par de grands acteurs et actrices...

                 

                 Le propos de ce jour est de montrer l’oeuvre de Jacques Tati durant la période appelée par Jean Fourastié, sociologue,” les Trente Glorieuses” (1945-1975), période de pleine expansion économique et de progrès sociaux, de transformation du paysage, de l’habitat (les HLM), des réseaux, des transports et surtout le tout voiture ! 

 

  construction HLM mon oncle.jpg la voiture.jpg le tennis.jpg
                                     

            ...dans la vie quotidienne : le confort de la maison, le formica dans la cuisine, l’électroménager, la télévision… à l’extérieur : le sport, les loisirs et les vacances, avec l’allongement des congés payés à trois semaines, le caravane, le camping-car… 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Trente_Glorieuses

 

                   Tous ces thèmes ont été repris par Jacques Tati dans les 5 films, des longs métrages, présentés par des extraits au cours de la conférence.

 

- 1949 “Jour de fête”     jour de fête.jpg

- 1953 “Les vacances de M. Hulot”  les vacances m hulot.jpg

- 1958 “Mon oncle”      mon oncle.jpg

- 1967 Playtime          Playtime tati.jpg

- 1971 Trafic               trafic.jpg

voir présentation de ces films sur  http://www.ed-wood.net/jacques_tati.htm

 

                                                                  tati à Marc sur mer.jpg

 

                  La plage de Saint-Marc (Loire-Atlantique) est désormais appelée "plage de Monsieur Hulot" ; depuis 1999, elle est surplombée par "M. Hulot" statue réalisée par le sculpteur Emmanuel Debarre.

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"Renaissances, l’Hôtel de Ville de La Rochelle".

cf. le 24/01/2019 présenté par Richard Levesque, Historien d’art, spécialiste de la Renaissance, Enseignant en informatique.

 

             Comment retracer cinq siècles de l’évolution architecturale de l’Hôtel de ville de La Rochelle ? Comment se représenter les multiples destructions et ajouts qui ont façonné cette extraordinaire silhouette, en s’inspirant de sources prestigieuses et en grande partie pendant les Guerres de religion ?

 

                                           24 01 2019 Photo de synthèse de conf R Levesque.jpg

 

                    Richard Levesque est passionné de nouvelles technologies. Ses images de synthèse inédites en 3D nous plongent au cœur de cette histoire mouvementée méconnue.

 

                  Des renaissances (au pluriel) car il s’agit bien de la succession des transformations qu’a connu l’Hôtel de Ville de La Rochelle que l'on considère comme le plus ancien de France à avoir conservé sa vocation initiale (1298).

Il renaîtra en décembre 2019 après l’incendie qui a nécessité 6 ans de travaux.

                 L’originalité de la conception du bâtiment a pu être mise en évidence grâce aux connaissances de l’histoire de l’art, et au virtuel – images en 3D créées par R. Levesque – qui a permis une véritable approche du réel.

                Les représentants de la ville qui se sont succédé ont laissé traces de ce qu’ils ont voulu pour ce bâtiment central et pour la ville  - celle-ci s’est démarquée du pouvoir royal et on retient que le XVIe domine avec les édifications successives, les ornements architecturaux réalisés en s’inspirant de grands maîtres (Michel-Ange, par exemple avec les guirlandes de fruits sur les chapiteaux figurant au-dessus des colonnes très classiques qui respectent l’ordre dorique, ionique et corinthien, voir le Pavillon nord ; inspiration également de Philibert Delorme, architecte du roi Henri II qui a contribué à de nombreux châteaux.

 

                                        Hotel de Ville LR pavillon nord.jpgPavillon nord

               Des catalogues circulaient dans les villes proposant des modèles de construction ou d’ornements; A noter qu’au XVIème siècle, on dénombrait à La Rochelle deux imprimeries qui publiaient des traités d’architecture (notamment de Bernard Palissy) et évidement de nombreux ouvrages de protestantisme ; 24 librairies dans la ville où l’on trouvait gravures, traités, modèles architecturaux : niches, masques, cariatides ... ).

- XVème siècle : La ville protestante double ses remparts et construit beaucoup : Palais de Justice, le Temple, maisons de notables et commerces, la ville s’agrandit mais se protège : remparts et 7 bastions. 

Le “château” fortifié présente une architecture pseudo-militaire (1486-1492), symbole de la puissance de la ville, le bâtiment avait flambé et il resta en ruine jusqu’à l’arrivée de Jacques Lecomte (1485) qui fit construire une enceinte avec mâchicoulis et créneaux et deux tourelles d’angle.

 

 

                                  H De Ville avec enceinte.jpg

                   Un portail flamboyant fut créé et à l'intérieur, à gauche la tour fut détruite pour laisser place à une loggia et un escalier ; la loggia (avec couronnement en écaille) servant d’entrée mais aussi de tribune pour les discours fut transformée à plusieurs reprises jusqu’au XIXe siècle (avec Charles Fournier) ; l'escalier imposant avec une forte emprise sur la cour a été intégré au rempart, à gauche de la cour. La loggia menait au corps principal (partie droite du bâtiment) : salle d’honneur, bureau, etc.

 

                       H de Ville LR Salle d'honneur peinture d'Henri IV 001.jpgSalle d'honneur -

                                            peinture d'Henri IV sur la cheminée

 

 

- En 1605 avec Jacques Barbeau, la grande salle fut transformée ainsi que sa  façade trois hautes fenêtres séparés par des niches recevant trois statues représentant la justice, la force, la tempérance (une quatrième, la Prudence, sera rajoutée plus tard avec la modification de la loggia par l’architecte Juste Lisch). 

 

                                         Façade H de Ville LR 20ème 001.jpg

           Pour la partie basse, rez-de-chaussée, on trouvera de multiples arches (notamment sculptures avec des trophées, mascarons – inspirés par Androuet du Cerceau, architecte, seconde partie du XVIème) – référence des pavillons du Louvre) et une galerie très large possédant un plafond avec caissons : suite de cercles et d’ovales.

 

                              H de Ville arc galerie.jpg H de Ville galerie rez de chaussé.jpg

Adjonction d’un bâtiment par l’arrière avec l’achat du Palais des Gentilhommes où sera situé le bureau du gouverneur et dont la partie haute ressemble fort au “château” d’un bateau – une belle sculpture représentant un galion figure au-dessus de la fenêtre centrale (visite de la rue des Gentilhommes).

 

Adjonction de logements au XIXème siècle en prolongement de la façade nord.

 

     H de Ville façade arrière porte gentilhommes.jpg   Hde Ville LR rue des Gentilhommes 20ème 001.jpg
    

                      Cette présentation est à compléter par la consultation du site / http://fr.wikipedia.org/wiki/Hôtel_de_ville_de_La_Rochelle

 

                       La reconstitution de l’Hôtel de Ville de La Rochelle par Richard Levesque pourra faire l’objet d’un ouvrage - éditions “Images du Patrimoine”.

 

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  "Carmen ou le prix de la liberté" 

  ..."Carmen, l’opéra français le plus célèbre, est une tragique histoire d’amour... et d’argent !" 

  cf. le 21/01/2019 présenté par Séverine Garnier, Journaliste spécialisée en musique classique.

 

                                        Carmen au MET fév 2019.jpg

 

 

                   Une œuvre qui est devenue un chef-d’œuvre... Carmen est incontournable, présente partout, aussi bien en littérature, sociologie, psychologie, art graphique, géographie avec l’Espagne (Séville 1820) dans toute ses traditions, qu’en musicologie, chorégraphie et évidemment opéra - celui, le plus joué dans le monde.

                  Un mythe avec cette cigarettière, sorcière, ensorceleuse et chanteuse qui proclame la liberté, la sienne, quitte à en mourir. Une œuvre interprétée un nombre incalculable de fois par une voix de mezzo-soprano pour Carmen, voix de ténor pour Don José - voir les personnages sur  http://fr.wikipedia.org/wiki/Carmen_(op%C3%A9ra)

 

                  La première en 1875 à l’Opéra-Comique à Paris (appelé alors «théâtre des familles)..., ce fut un four : public scandalisé par le personnage de Carmen, par cet opéra qui "n’était pas français", désertion d’un brigadier pour une femme, assassinat de cette femme sur scène…  des critiques virulentes hormis celles de grands musiciens comme Brahms, Saint-Saëns, Tchaïkowski qui dit alors «Carmen sera l'opéra le plus célèbre de toute la planète» …. cependant que Bizet ne s'en remit pas... 

http://www.francemusique.fr/opera/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-carmen-de-bizet-34978

 

                  Opéra-comique en 4 actes tiré d'une nouvelle de Prosper Mérimée (1803-1870) écrite en 1875 - Musique de Georges Bizet (1830-1875), Carmen fut sa dernière œuvre.

http://www.olyrix.com/artistes/1069/georges-bizet/biographie

Librettistes : Henri Meilhac et Ludovic Halévy.

                  Retrouver sur internet les extraits d’airs diffusés au cours de cette conférence, ce sont les plus célèbres :

. "Habanera" ("l’amour est un oiseau rebelle") par Julia Migenes – film de 1984 (voir la signification d'habanera :  http://www.opera-online.com/fr/articles/les-mots-de-lopera-habanera

 

. "Votre toast" par Ludovic Tezier aux Chorégies d’Orange de 2016

. "La fleur que tu m’avais donnée" par Jonas Kaufmann aux Chorégies de 2018 (repris par Roberto Alagna au MET 2019

. Final – Don José tue Carmen interprété par Roberto Alagna et Aleksandra Kurzak (mariés à la ville).

                                    affiche carmen MET 2019.jpg

                   Maintenant vous pouvez aller en toute connaissance de cause au spectacle retransmis du Metropolitan Opera de New-York au cinéma Apollo8 de Rochefort

le samedi 2 février à 18h 55 (tarif préférentiel de 18 euros pour les adhérents de l'U.T.L. sur présentation de la carte d'adhésion à jour). 

 

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"Arthritisme et autres maux - En comprendre l’origine pour mettre en place les moyens efficaces afin de vivre mieux et sans douleur" 

cf. le 17/01/2019 présenté par Jean-François Simonneau, Naturopathe, vitaliste, formateur et praticien massage.

 

             "Comprendre les mécanismes de notre physiologie et des lois naturelles qui la gouvernent permet de développer la connaissance de nos besoins fondamentaux, et d’œuvrer librement dans le prise en main de notre santé globale. C'est gagner en vitalité en dynamisant toutes les fonctions de notre corps... Naturellement !" 

 

           J.F. Simonneau, sans être médecin, consacre sa vie à la médecine alternative et plus particulièrement à la naturopathie qui relève du milieu naturel, de l’étude du terrain avant toute autre approche. Cette spécialité agit aussi bien sur le vital (d'où la spécialité de vitaliste), le physique que le mental et le spirituel, tout est imbriqué et l’homme doit être pris dans sa globalité. L’objectif est de développer ou de retrouver la force vitale présente en chacun de nous et à l'égard de laquelle, nous sommes les seuls acteurs et responsables. 

 

Le maître de la naturopathie fut Pierre-Valentin Marchesseau (1911-1994)

http://www.sensetsante.fr/naturopathie-quelles-sont-ses-origines/

 

 

                La naturopathie pourrait être synthétisée en trois points : désintoxication ou dèsencrassement des toxines (les humeurs) en pratiquant le jeun préconisé sur peu de jours et accompagné d’un spécialiste ;  

régénération ou revitalisation : par l’alimentation, l’activité physique, l’hydrothérapie, un accompagnement psychologique – qui peut-être complétée si besoin est par du magnétisme, des huiles essentielles, de la phytothérapie, la chiropraxie, la méditation ou relaxation, etc.

Enfin, stabilisation et équilibre avec continuation d’un suivi, si nécessaire.   

 

               Le site internet de Jean-François Simonneau est  http://www.jfsimonneau.com/index.asp

Il consulte à Rochefort et La Rochelle et organise depuis quelque temps des séminaires dont le prochain :

                         Séminaire Naturopathe JF Simonneau 2019.jpg

 

            Au mois de février, une conférence aura lieu sur le cholestérol puis l’hypertension (consulter son site internet le moment venu).

 

            Parallèlement M. Simonneau propose à certains de ses patients la méthode Niromathé adaptée à tous types de douleurs – voir le site http://www.niromathe.com/fr

 

 

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 "L’industrie aéronautique européenne : forces et défis"

cf. le 14/0/2019 présenté par Philippe Jarry, ancien Directeur marketing pour l’Airbus A380, retraité consultant aéronautique pour groupes industriels en France et au Canada.

 

                          avec Philippe Jarry.jpg

 

 

                   Philippe Jarry a consacré 40 ans de sa vie à l’aéronautique : SNECMA et Airbus, ancien Vice-Président Airbus, directeur de Marketing et aujourd’hui, il n’a pas lâché prise, puisse qu’en tant que retraité, il est impliqué pleinement dans l’association des anciens de l’aéronautique de Toulouse, avec le musée recevant des collections d’aéronefs divers : les “ailes  anciennes de Toulouse” – (plus précisément à Blagnac, voir  http://aatlse.org/?p=accueil

            Son intervention portera sur l’industrie aéronautique dans l’Europe, face aux Etats-Unis et aux “nouveaux venus” : Chine, Russie, Inde…

 

            L’aéronautique est une activité humaine considérable : 850 000 passagers circulent au moment où vous lisez ce texte – 4 milliards de passagers/an (doublent tous les 15 ans environ).

Elle est un instrument de pouvoir : avions transportant les grands de ce monde à leur nom ou leur effigie…

Elle est le marqueur de la capacité technique, du développement technologique, économique, financière d’un pays et les” émergents” en rêvent !

 

                   chiffres Airbus.png

                                     doc. émanant de la présentation de Ph. Jarry le 14/01/2019

 

              Airbus a gagné sa première place en Europe dans le duopole avec les américains et leur Boeing. Voir fr.wikipedia.org/wiki/Airbus_(groupe)

et le paragraphe sur les Sites les plus importants de construction.

 

               On soulignera évidemment le site de Rochefort avec Stelia Aerospace (filiale d’Airbus) et la fabrication des sièges pilotes et fauteuils passagers pour les 1ère classes et classes Affaires. 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Stelia_Aerospace

 

                                               Sièges passagers Stelia.jpg
 

                Pour Airbus, il s'agit de toujours être les meilleurs, posséder une très bonne culture d’entreprise, se projeter au long et très long terme, se tenir à une gamme complète toujours en évolution pour faire face à la compétitivité de plus en plus forte. Cependant il s'est agi pour le constructeur de ne pas s’isoler de ceux qui savent faire comme les canadiens avec Bombardier et les brésiliens avec Embraer avec lesquels une bonne coopération a pu être réalisée. D'autre part, les accords avec la Chine remontent à 2009 avec des assemblages d'avions sur place, puis des commandes de 180 A380 et des projets de mise en service en 2021 d’un A379.

              Sachant qu'il faut toujours avoir un coup d’avance, Airbus projette de continuer avec l’A320 Néo et poursuivre la gamme, miser sur la commande de vol électrique, adapter des ailes laminaires pour réaliser des économies de carburant, etc…  

 

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"La corruption parlementaire, un vieux débat toujours d’actualité" 

cf. le 10/01/2019 présenté par Jean-Yves Mollier, Professeur émérite d’Histoire contemporaine, Centre d’Histoire culturelle des Sociétés contemporaines, Université de Versailles -St-Quentin en Yvelines.

 

                   10 01 2019 L'âge d'or de la corruption parlementaire - C.jpg

 

                Jean-Yves Mollier a présenté en avril 2017 à l’UTL son ouvrage "Edition, presse et pouvoir en France au XXème siècle" ed. Fayard, 2008. Est-il nécessaire de préciser que J-Y Mollier est passionné d’histoire sociale, ses publications portent plus particulièrement sur celle de l’édition, du livre et de la lecture.

 

           La presse côtoyant très intimement le monde politique depuis toujours, notre auteur révèle nombre de relations compromettantes et dangereuses non sans en avoir auparavant exploré toutes les facettes – son temps est consacré à des recherches approfondies dans tous les services d’archives existants des partis et des organisations et également à confronter ses points de vue, analyser, rencontrer les protagonistes ou leurs descendants avant de se plonger dans l’écriture et d’être éditer :  c’est alors le temps de la révélation - compte tenu de tout ce travail en amont, elle ne concerne pas encore le XIXème siècle -.   http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Yves_Mollier

 

 

Publication sur le "Trust Hachette et plus récemment sur les Messageries Hachette" :

"L'Argent et les Lettres : histoire du capitalisme d'édition,  Louis Hachette (1800-1864), le fondateur d'un empire"  

 

et “le Géant aux ailes brisées” éd. de l’Atelier, 2015

http://www.acrimed.org/Lire-Hachette-le-geant-aux-ailes-brisees-de-Jean-Yves-Mollier

 

d’autres sujets lui tiennent à cœur : "le scandale du Canal de Panama" éd Fayard, 1991 - avec ses nombreux et longs prolongements ; l'affaire Dreyfus, Stawinsky, etc...

voir l’ensemble de ses publications :  http://lpcm.hypotheses.org/6175

 

 

Le ton est donné en 4ème de couverture de son livre "La corruption parlementaire, un vieux débat toujours d’actualité"

 

                 Aussi vieille que le régime d'assemblée qui la sous-tend, la corruption parlementaire a fait parler d'elle bien avant que la République ne s'impose définitivement en France en septembre 1870.Toutefois, c'est avec le développement extraordinaire de la presse écrite, entre 1880 et 1960, que l'information a trouvé les ressources qui lui manquaient pour ne plus dépendre du seul bon vouloir des régimes et des pouvoirs en place.

 

                Avec l'apparition, à la veille de la Première Guerre mondiale puis dans l'entre-deux-guerres, de journaux populaires dont le tirage dépasse un ou deux millions d'exemplaires, la diffusion de l'information passe entre les mains d'une poignée d'hommes, que caressent les politiques et qui sont en mesure de faire tomber un gouvernement ou de dicter la composition du suivant. Ce pouvoir d'influence, loin de s'estomper au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, demeure si important que la bataille pour empêcher la nationalisation des messageries de la presse, bras armé du "trust Hachette ", sera considérée comme le plus important des combats à mener dans la France libérée. 
             Mais alors pourquoi les forces unies sous l'autorité du général de Gaulle jusqu'en janvier 1946 puis dans le tripartisme, jusqu'en mai 1947, ne sont-elles pas parvenues à étendre au domaine de la presse leur volonté de doter le pays d'institutions qui garantiraient véritablement la liberté des citoyens ? C'est à répondre à cette question que s'emploie Jean-Yves Mollier dans ce livre novateur et fascinant dont les sources renouvellent notre connaissance de la période. 



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"L’Elysée au féminin de la IIème à la Vème République"

cf. le 7/01/2019 présenté par Joëlle Chevé, Journaliste, Historienne.

 

                                  ouvrage Joelle Chevé femme de pouvoir.jpg

 

 

"Entre devoir, pouvoir et désespoir, publié en octobre 2017 (Éditions du Rocher), l'auteure présente son ouvrage et propose, à travers une trentaine de portraits, une réflexion sur la place et le rôle des Premières dames en France, entre nostalgie monarchique, égalitarisme républicain, traditions sexistes, féminisme et violence médiatique".       

              Depuis plus de deux cent ans, dans une république entourée jusqu’à nos jours de monarchies, une trentaine de femmes ont accompagné leur mari dans l’exercice de la magistrature suprême.  Au-delà de leur statut d’épouse, peu d'évolution est à constater malgré l'émancipation de la femme, malgré les professions que ces épouses peuvent avoir avant d'entrer à l'Elysée ou malgré leur statut d'élue obtenu durant le mandat de leur époux (Bernadette Chirac).

        Un Président ne peut pas être célibataire, il se doit d'être en couple ; cependant sa femme doit être son ombre. En France, les épouses n'ont pas de parole politique, pas de statut défini, pas de budget, sauf de représentation. 

         Il leur est accordé un rôle pour l'intendance dans la plupart des cas... Elle doit tenir la maison, certes, celle de la République ! 

          Certaines peuvent influencer leur époux mais l'influence n'est pas le pouvoir. 

          Mais qu'attendent les Français à l'égard de la Première Dame : accepteraient-ils qu'elle s'exprime librement, qu'elle reçoive une rétribution pour des missions qui lui seraient confiées ?   

          Autant de questions, et beaucoup d’autres, auxquelles chacune, de Thérésa Tallien (sous Napoléon et Joséphine) à Brigitte Macron, en passant par Élise Thiers, Élisabeth de Mac Mahon, Henriette Poincaré, Germaine Coty, Yvonne de Gaulle, Claude Pompidou, Danielle Mitterrand ou Carla Bruni, a tenté de répondre à sa façon et sous le contrôle de la presse et de l’opinion. 

           Une "charte de transparence du statut de l'épouse du Président" a été établie en juillet 2018 selon le vœu de Brigitte Macron et suite aux promesses de campagne de son époux. Mais le résultat a été de "changer... pour que rien ne change"....

 

Pour en savoir plus sur l'histoire du lieu de pouvoir des Présidents français :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_de_l%27Élysée 

 

Hotel d'Evreux Elysée 1760 001.jpg Hôtel d'Evreux en 1760

Demeure du Comte d'Evreux puis celle de Mme de Pompadour ; elle est celle des Présidents de la République en 1873.               

Pour en savoir plus sur les Premières dames : 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Première_dame       

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"La corruption parlementaire, un vieux débat toujours d’actualité"

cf. le 10/01/2018 présenté par Jean-Yves Mollier, Professeur émérite d’Histoire contemporaine, Centre d'Histoire culturelle des Sociétés contemporaines, Université de Versailles - St-Quentin en Yvelines -.

        

                             10 01 2019 L'âge d'or de la corruption parlementaire - C.jpg
Entre collusion et corruption, les liaisons dangereuses de la presse, de la finance et du monde politique au XXe siècle.

 

 

Mise en ligne en cours 

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09/01/2019
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