Université du Temps Libre de Rochefort

Université du Temps Libre de Rochefort

Documentation - oct. à déc. 2017

Si vous souhaitez approfondir les sujets abordés dans nos conférences,

 

cette rubrique vous apporte des éléments complémentaires, ils ne sont pas exhaustifs :

 

références d'ouvrages, d'essais, de bibliographies, de films, de cartes..                                            

 

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Année universitaire 2017 - 2018

 

(Pour plus de facilité de lecture, les conférences vont de la plus récente à la plus ancienne)

 "De l’Ile de la Réunion à Rochefort – Journal du voyage en mer de Julie Desgravelles-Bérar - avril – août 1828" 

cf. au 18/12/2017 présentation de Monique Le Hénaff, historienne agrégée et docteur en histoire. Elle est l'auteur d une thèse de démographie historique sur Rochefort de 1680 à 1820. Ses recherches portent essentiellement sur Rochefort. 

 

                     C’est au cours de recherches aux Archives départementales de Charente-Maritime que, Mme Le Hénaff  trouve par hasard le manuscrit (150 pages) d’un journal de voyage rédigé par Julie Bérar, née Desgravelles. Cette dernière avait fait le voyage de l’île de la Réunion (île Bourbon) au Havre sur un trois-mâts marchand, La Pallas, du 16 avril au 31 août 1828, accompagnée de son mari originaire de Rochefort, officier de marine, muté à Rochefort et de leur fils de 2 ans. Il faut ajouter leur chienne et une perruche… Deux autres couples quittant l’île Bourbon, étaient du voyage.

                                     carte ile Bourbon.jpg

 

            Le journal est destiné aux parents de Julie qu’elle a laissés, elle pense que la séparation sera ainsi moins pénible. Elle n’a que 22 ans, issue d’une famille bourgeoise disposant de serviteurs (l’esclavagisme existe à Bourbon) ; on comprend que les conditions de vie à bord vont lui être insupportables.

 

           Ce manuscrit est un éclairage sur les conditions matérielles du voyage, une vie en vase clos d’un peu plus de quatre mois dans un espace confiné étroit et insalubre, une alimentation plus que réduite et très endommagée au fil du parcours….  Elle note les tempêtes et les avaries, les accidents et maladies. Elle décrit les oiseaux rencontrés, les requins tués pour être consommés ainsi que le quotidien de l’équipage (20 personnes). Une escale d’une semaine est nécessaire à l’île de Sainte-Hélène ; le groupe est logé, la vie est très chère et peu de distraction pour l’occuper ; il fait la visite au tombeau de Napoléon, mort 7 ans auparavant, puis à Longwood - la maison habitée par Napoléon est transformée en écurie…

 

            Enfin, après les réparations et le ravitaillement nécessaires, embarquement sur La Pallas pour le Havre avec encore des péripéties. A partir du Havre, le voyage se poursuit par la route jusqu’à Rochefort .

            Le couple et l’enfant vivront à Rochefort, Julie décédera à l’âge de 70 ans, en 1876, son mari deux ans plus tôt.

 

           Mme Le Hénaff collabore à la revue de la Société de géographie de Rochefort "Rocafortis" où elle a publié divers articles : "Les enfants trouvés à Rochefort au XVIIIe siècle", "Épidémies de la seconde moitié du XVIIIe siècle dans la généralité de La Rochelle", "Le destin d’Anne Dufaur de Chatelars", "L’affaire Jean-Baptiste François, esclave noir d’Honoré Le Moyne de Sérigny".

 

                    le manuscrit publié aux éditions La Geste, 2017

                                  livre de Mme Le Hénaff.jpg

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"Les secrets du Chevalier d’Eon" 1728 (Tonnerre, Yonne) - 1810 (Londres).

cf. au 14/12/2017, conférence de Gérard Morel, magistrat de l’Ordre Judiciaire, Romancier.

              ... agent secret de Louis XV et personnage mystérieux et ambigu, tantôt homme, tantôt femme...

 

                 C’est en mission en Russie en tant que magistrat et pendant plusieurs semaines de désœuvrement que G. Morel a découvert ce personnage insolite qu’a été d’Eon (en réalité Charles-Genevièvre Déon de Beaumont) au travers de manuscrits (en français) appartenant à la tsarine Elisabeth (fille de Pierre le Grand), manuscrits dont il a eu accès à la bibliothèque de l’Université de Moscou. 

           Eon rencontra la tsarine, en 1756, à la demande du roi Louis XV pour favoriser une alliance avec la France... Il se travestit et fut sa lectrice-confidente sous le nom de Lya de Beaumont... Ce n'est qu'un premier épisode des missions de la longue vie du Chevalier ou de la Chevalière Eon !

           Il faut noter que ce personnage sera habillé quarante-neuf ans en homme et trente-deux en femme.  

          Jusqu’à lors G. Morel avait produit des ouvrages historiques et également écrit pour les autres mais là, il découvrait un personnage exceptionnel aux multiples facettes... une personnalité complexe utilisant son intelligence et son habileté à côtoyer les plus grands de l'époque de Louis XV à Napoléon 1er...  Des Cours de Russie, d'Angleterre (il est notamment chargé par le roi d'étudier la possibilité d'un débarquement dans ce pays), de France, ayant une formation d'avocat, lieutenant aux dragons, secrétaire d'ambassade, chevalier de l'Ordre de St-Louis... il a reçu de nombreuses confidences, réflexions, mais aussi projets et actes meurtriers, fantasmes ... Plus de 200 manuscrits ont été retrouvés chez lui et conservés maintenant au British Museum. 

           Bref, impossible de développer une telle vie faite de grandeur mais aussi de déceptions (il n'a jamais eu le titre d'ambassadeur dont il rêvait), de souffrance intérieure (liée à son sexe qui était masculin mais seule la mort put le dire), beaucoup d'écrivains se sont emparés de cette existence exceptionnelle et vous pouvez consulter sa biographie complète sur internet. 

            

Les ouvrages de Gérard Morel : 

"Les Secrets du Chevalier d'Eon",  Éd. du Nouveau Monde 

  • "L’espion du roi", 2010 (réédité en édition de poche chez J'ai Lu)
  • "Les trois crimes de l'ambassadeur", 2013

Projet de Gérard Morel d'un film pour la télévision sur le sujet (2018)

 

. Voir l'émission en intégralité de Franck Ferrand "L'ombre d'un doute" diffusé en 2017

   recopier l'adresse : https://www.youtube.com/watch?v=8Y3qUdPbjD0

 

. Un film de 1959 "le Secret du Chevalier d'Eon" de Jacqueline Audry 

 

. Une visite : le Musée de la maison d'enfance du chevalier D'Eon

rue du Pont à Tonnerre dans l'Yonne.

  

     eon jeune homme.jpg    Melle Eon.jpg             peinture de Thomas Stewart Chevalier d'Eon.jpg   

    Eon, jeune homme ou Melle de Beaumont    et habillé en femme, 60 ans

 

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"Ortograf’ ou Orthographe ?" "Histoire et structure de l’orthographe française" 

cf. le 11/12/2017 conférence de Philippe Caron, professeur de linguistique Française à l’Université de Poitiers.

             M. Caron, linguiste, s'est surtout intéressé au français classique qui couvre la période allant d'Henri IV jusqu'à la Révolution (en fait aux alentours de 1762 correspondant à la 4ème édition du Dictionnaire de l'Académie Française), "période où se rôde notre orthographe jusqu'à notre époque contemporaine". 

 

                 C'est à partir du XIIIe siècle qu'interviennent de grands changements dans l'orthographe avec l'abandon de l'ancien français. Elle n'est plus uniquement phonétique mais devient "idéographique" ou symbolique. 

         En 1533, Geoffroy Tory, imprimeur de François ler, propose des lettres avec accents é,è,ê, la cédille, le tréma, le i devient un j... , une grande évolution de l'orthographe. 

 

         En 1539, François 1er édicte l'ordonnance de Villers-Cotterêts qui remplace le latin par le français comme langue officielle des documents juridiques et administratifs. Ce texte est "l'ordonnance du Roi sur le fait de justice". François Ier contribuera encore à l'établissement de la langue écrite par la création de l'Imprimerie nationale, du dépôt légal, du futur Collège de France.             

         En 1549, retour à l'orthographe ancienne avec le grand lexicographe, Robert d'Estienne, qui impose une graphie docte, une orthographe plus savante.  Il créé un dictionnaire qui n'existait pas français-latin. 

         Il faut dire qu'à cette époque de la Renaissance, la langue de prestige est le latin, utilisé dans tous les domaines de la vie : histoire, droit, art, médecine, etc...

        L'italien arrive en 1ère langue vernaculaire au XVIe siècle, cependant, il est temps de valoriser le français qui doit circuler, d'autant que l'imprimerie existe depuis 1450.

          Nouvelle avancée, en 1635, le cardinal de Richelieu crée l’Académie française pour normaliser et perfectionner la langue française. A partir de ce moment, l’Académie décidera des règles de la langue écrite officielle mais aussi savante. Elle rédigera un Dictionnaire - première édition en 1694. 

Consulter le site très intéressant de l'Académie française http://www.academie-francaise.fr/

N'oublions pas nos célèbres encyclopédistes Diderot, d'Alembert et au XIXe siècle, Pierre Larousse.

          Au XIXe siècle, c'est l'étymologie qui prévaut et non pas la phonétique - contrairement aux pays romans.

           Le développement du système scolaire tout au long du XIXe et XXe siècle figera quelque peu l'orthographe et le français. 

           Les intellectuels, linguistes, écrivains, journalistes, politiques de sexe masculin et féminin, les jeunes se chargent de faire évoluer le français en ce XXIe siècle ; la course après le temps et les nouvelles technologies contribuent également à sa transformation, cependant qu'existent toujours des "garde-fous", des institutions, des règles qui apportent un nécessaire équilibre. 

voir la position de l'Académie dans le débat actuel sur l'orthographe inclusive

http://www.academie-francaise.fr/actualites/declaration-de-lacademie-francaise-sur-lecriture-dite-inclusive

 

Un fascicule Que sais-je ? (ed. PUF 2011) récapitule l'histoire de l'orthographe :

                                  Que sais-je l'orthographe de Nina Catach 2011 PUF.jpg               

 

Un conseil de tout défenseur du français : avoir toujours près de soi, hormis un dictionnaire :

Le-francais-correct Maurice Grévisse 2009.jpg  Dictionnaire-etymologique Larousse 2014.jpg 

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"Une synthèse sur l’art roman en Poitou-Charentes" 

 cf. le 7/10/2017 exposé de Christian Gensbeitel, Maître de conférences en Histoire de l’art médiéval à l’Université Bordeaux-Montaigne.

 

     ... une thèse en Histoire de l'art et Archéologie médiévales, soutenue en 2004 "L'architecture religieuse du XIe siècle dans les pays charentais et son évolution à l'aube du XIIe siècle", Christian Gensbeitel est devenu depuis une référence en matière d'art roman.

 

         L’art roman présent en majorité dans l’architecture religieuse est apparu, avec les Comtes de Poitiers, autour de l’an mil et s'étendait jusqu'au Limousin. C'était l'Aquitaine médiévale devenue aujourd'hui Nouvelle Aquitaine. Cependant le terme "roman" n'est apparu qu'au XIXe siècle avec les scientifiques et les archéologues pour caractériser les églises des Xe, XI et XIIe siècles (succédant à l'art romain).

          Ch. Gensbeitel, grâce à ses photos : baptistère, prieuré, abbaye, chapelle, cathédrale, etc..., nous présente surtout le nord de cette région particulièrement riche en style roman, délimitée aujourd'hui par les diocèses de Poitiers, Luçon, Maillezerais, Saintes, Angoulême. 

           On retiendra surtout l'évolution architecturale plutôt qu'une chronologie dans l'apparition de cet art, avec des exemples dans l'élévation des murs : utilisation de pierres de taille plutôt que du moellon ou bien les deux matériaux en même temps ; le voûtement de la nef, des chapelles, des ouvertures ; l'apparition de chevets avec déambulatoire et chapelles rayonnantes, des construction de tours-porches et le développement de sculptures monumentales sur les chapiteaux illustrant maints personnages bibliques ou non ainsi que des bestiaires, d'autres symbolisant les vices et les vertus, les travaux des mois, les signes zodiacaux ou simplement géométriques (notamment l'Eglise St-Pierre d'Aulnay-de-Saintonge et l'Eglise Notre-Dame de Surgères). Cet art va atteindre son summum autour de l'an 1100 (voir la Collégiale St-Hilaire la Grande à Poitiers, l'Abbatiale Ste-Croix à Charroux, St-Savin avec ses fresques remarquables, Ste-Radegonde à Poitiers, St-Savinien à Melle, St-Eutrope à Saintes, etc...).

              A vous de partir à la découverte de cet immense patrimoine. 

              Ch. Gensbeitel nous ouvre des pistes avec entre autres une exposition virtuelle sur le site de Charente-Maritime : http://exposvirtuelles.charente-maritime.fr/ puis cliquer sur expo - tous les détails sur l’art roman.

              Citons deux de ses ouvrages :

"l'Abbaye au Dames de Saintes", ed. du Croix Vif, 2009.

 8 circuits "promenades romanes en Charente" ed. Gestes, 2010.

              D'autres spécialistes :

Marie-Thérèse Camus : "Sculptures romanes du Poitou - le temps des chefs-d'oeuvre", 2009.

Frédérique Barbut : "Chemins de l'art roman en Poitou-Charentes" ed. Ouest-France, 2011.

 

               Enfin, notre conférencier prépare pour le 28/04/2018 "les rencontres médiévales de Trizay " ouvertes au public, sur le thème des arts funéraires dans les monastères - 6 conférences ;

    et d'autre part, il informe que se déroulera le prochain Congrès de la Société d'Archéologie Française en Charente du 7 au 11/0/2018 - circuits sur le terrain : Saintes, St-Jean d'Angély...  

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"L'astrologie, pour une meilleure connaissance de soi" 

cf. le 4/12/2017 présentée par Véronique Katell, enseignante en astrologie.          

             "Oui, une meilleure connaissance de soi car à travers votre destinée, elle vous révèle ce qui est déjà là en vous, en potentiel, pour vous donner envie de l'agir ! Dans la vie, il y a des rendez-vous et des chances à saisir. Elle vous éclaire pour prendre confiance en vous, faire vos choix en toute liberté pour créer votre vie selon votre vision".

               C'est ce que nous dit Véronique Katell, installée à Rochefort depuis 8 ans ; elle donne des consultations pour aider ses patients à faire des choix de vie à aider chacun à trouver son chemin, certes à partir du langage des astres, mais d'une manière ouverte, non contraignante, en toute liberté. En effet l'astrologie ancienne a été souvent associée à la voyance : "c'est écrit et l'on ne peut rien y faire... " - ce sont pour elle des pratiques trop rigides, orientées et qui ne peuvent qu'entraîner des blocages chez les personnes qui consultent. 

                     Au contraire l'astrologie moderne (non pas celle médiatisée, popularisée) respecte l'humain, l'aide à mieux se comprendre et comprendre les autres, c'est l'école de la tolérance. Le sujet a une prise de conscience sur lui-même et peut mieux agir en conséquence. 

                Le langage des astres est plein de symboles qu'il s'agit de décoder. L'astrologue devra avoir une vision holistique, globale, de la vie et de la personnalité de son consultant. Cet art, car s'en est un du point de vue de Véronique Katell, le questionne sur le pourquoi de son existence et son devenir. 

                L'astrologie permet d'avoir une image instantanée du monde de la naissance de l'individu par la position des signes zodiacaux (12) et des planètes (10)  - configuration céleste et terrestre ;  l'interaction entre le ciel et la terre détermine le thème astral par le jour de naissance, l'heure exacte et le lieu.  A partir de cela de très nombreuses combinaisons sont à prendre en compte - ainsi chacun des signes correspond à un des quatre éléments terrestres : terre, eau, air, feu. Ces éléments induisent un caractère soit féminin, soit masculin... L'ascendant peut varier en fonction de l'exactitude de la date de naissance.

Voir  http://fr.wikipedia.org/wiki/Ascendant_(astrologie)

 

                       roue-thème-astral-.jpg

                                           

                  Ce sont les éléments basiques et vous consulterez utilement le site de notre conférencière pour en savoir plus : http://www.katell-astrologie.com

                    L'idée selon laquelle le mouvement céleste du soleil, de la lune et des planètes influence nos existences remonte à des millénaires  - connue déjà en Mésopotamie, chez les Grecs et les Romains, a servi à orienter les peuples (voir en France, par exemple, en 1550 les premières prophéties de Nostradamus... ) et non pas des individus, comme c'est le cas aujourd'hui.

                 En seconde partie d'intervention, Véronique Katell montre son talent artistique en peinture dont elle a été détournée plus jeune. Elle a récemment repris l'aquarelle qu'elle utilise pour illustrer les douze signes du zodiaque : nous les découvrons un par un avec un petit texte indiquant les caractères principaux de chacun des signes où chacun peut s'y retrouver... 

                 Elle a illustré de la même manière un agenda 2018 qu'elle propose aujourd'hui et... peut-être développera-t-elle la peinture qu'elle a toujours voulu pratiquer... un nouveau chemin qui s'ouvre à elle et qu'elle peut prendre, si elle le désire. 

                 Un conseil de lecture (aussi pour les débutants) de Véronique Katell :

"Astrologie sophianique" Pierre Lasalle, 2014.   

 

                                   Pierre Lasalle astrologie.jpg

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 "L'hypnothérapie"

cf. le 27/11/2017 exposé de Jean-Luc Roquet, hypnothérapeute, formateur en hypnose ericksonienne, auteur d'ouvrages sur le sujet. 

            L'hypnose est un état particulier de conscience, naturel, sans sommeil, proche de la rêverie.  L'homme s'est toujours accordé des temps de rêveries, de représentations d'images mentales, de contemplation, d'"égarements" ou même de transes, perdant ainsi la notion de temps et de l'espace, pour revenir rapidement à la réalité, ce sont des états hypnotiques.

            Ceux-ci  peuvent être utilisés à des fins thérapeutiques. En effet, le thérapeute par des suggestions verbales au cours d'une séance peut intervenir sur les forces inconscientes, les ressources intérieures du patient - lequel doit être motivé et désireux d'être aidé pour résoudre ses problèmes.

           Jean-Luc Roquet nous indique que l'inconscient est protecteur, l'hypnose est bienveillante. Sa pratique relève de l'école ericksonienne (Milton Erickson, psychiatre américain - 1901-1980)

Au cours des siècles de nombreux médecins (ou non-médecins) ont voulu faire part de leurs expériences thérapeutiques en pratiquant le magnétisme ou différentes formes d'hypnose ouvrant la voie à différents mouvements ou écoles : voir les plus célèbres dont Freud (qui abandonnera l'hypnose au profit de l'analyse) : 

http://hypnose-ericksonienne.com/fr/sinformer/lhypnose/

 

            Ainsi l'hypnothérapie aide, apaise, accompagne : douleurs, stress, phobies, perte de sommeil, concentration, sevrage tabagique, perte de confiance, recherche de performance, etc..

L'hypnose médicale est reconnue pour l'anesthésie et la chirurgie. 

            L'hypnose est de plus en plus tournée vers les neurosciences, c'est un grand champ thérapeutique qui s'ouvre à l'avenir. 

 

            Au-delà de la relation avec un thérapeute, chacun peut pratiquer l'auto-hypnose. Celle-ci  permet d'apprendre à se connaître, de reprendre du pourvoir sur soi, de créer des ancrages d'images, de représentations positives. 

              Voir le site internet de notre conférencier-thérapeute et formateur

ainsi que les ouvrages qu'il a écrit sur le sujet  http://jeanluc-roquet.fr

http://www.jeanluc-roquet.fr/livres 

  

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"La bataille de Castillon - 1453 - qui clôt la Guerre de Cent Ans"

cf. le 27/11/2017 conférence du Général André Cousine, un érudit attaché au devoir de mémoire. 

         Un bref rappel historique : la victoire du roi de France, Charles VII, le 17 juillet 1453, sur les anglais commandés pas le comte Talbot - qui trouve la mort - chasse les anglais de Guyenne et met fin à la Guerre de Cent Ans.  

 

          Il n'est nullement question de reprendre tous les épisodes de cette Guerre qualifiée de "Cent Ans" par les historiens du XIXème siècle.

          En réalité, elle s'est étalée de 1337 (au moment où Philippe VI de Valois, prononce la confiscation de Bordeaux et du duché de Guyenne) à  1453 (Bataille de Castillon et sa victoire)  ; un peu plus d'un siècle avec une succession de dynasties tant françaises (Philippe VI et Jean II, Charles V, Charles VI, et Charles VII), qu'anglaises (Edouard III, Charles V et ses frères, Henri V, Henri VI), émaillé de périodes de paix, de traités, de rapprochement entre les régions françaises pour un Etat plus fort, mais aussi émaillé de combats très durs et de défaites : Crécy, Poitiers, Azincourt. 

             Après la reconquête de la Normandie, le roi Charles VII espère la reconquête de la Guyenne (dernière région appartenant aux Anglais), cependant les exigences ne conviennent pas à ces derniers. Le roi d'Angleterre Henri VI envoie une armée, commandée par John Talbot, nommé lieutenant général de Guyenne. Les bordelais voudraient continuer leur commerce florissant avec l'Angleterre mais le reste de la province se rebelle contre le roi de France qui envoie à son tour une armée pour reprendre la Guyenne.

             Talbot installe son camp à Libourne, puis à Castillon (1/2 lieue du bourg, à proximité de la Dordogne, sur son affluent la Lidoire, en plaine de Colle ; un camp français s'établira juste en face. 

 

             Vous aurez tous les détails sur la Bataille de Castillon  http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Castillon   qui mettra fin à la Guerre de Cent Ans, le 17 juillet 1453 avec la mort de John Talbot, le retour des Anglais dans leur pays et le renoncement des Plantagenêts pour les possessions françaises. Une nouvelle ère va s'installer avec la Renaissance. 

                      

             Bataille de Castillon Galerie des Batailles Versailles.jpg  

       Galerie des Batailles  au Château de Versailles

        Mort de Jean Talbot à Castillon par C.P. Larivière (1839)

 

           A noter l'existence d'une "lettre sur la bataille de Castillon en Périgord, 19 juillet 1453", Bibliothèque de l'école des Chartes à Paris.   Côté anglais il n'y aurait pas d'écrits à ce sujet. 

           L'historien Jean Favier a écrit un livre très documenté : "la Guerre de Cents Ans" ed. Fayard, 1980.

       Plus facile, à voir, un DVD, film de Régis Prévot, toujours sur la même guerre.

       Et à entendre, l'émission radio journalière "Au coeur de l'Histoire" réalisée par Franck Ferrand, celle de juillet 2016 consacrée à la Guerre de Cent Ans :

http://www.europe1.fr/emissions/au-coeur-de-l-histoire/la-bataille-de-castillon-2792758 

avec les fêtes de reconstitution des événements données chaque année grâce à des bénévoles :            

                                               7763513385_chaque-ete-plus-de-300-benevoles-rejouent-la-bataille-de-castillon.jpg

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 "Sur les traces d'Alcide d'Orbigny (1802-1857) et à la découverte de la richesse paléontologique du Poitou-Charentes" 

cf. le 23/11/2017 exposé de Pierre Miramand, professeur à l'Université de La Rochelle,

suivi d'un film réalisé par Pierre Miramand et Eric Dupré, relatif aux recherches fossilifères sur la côte atlantique : fossiles de végétation (conifères), restes (débris) de dinosaures, de tortues, de crocodiles, etc... particulière sur les falaises : région d'Esnandes ; pointe du Chay, au sud de La Rochelle ; rocher d'Yves, etc... - On peut dater ce patrimoine à 100/150 millions d'années.

             Dans cette région qu'il a pratiquée puisqu'il s'était installé à La Rochelle avec sa famille, Alcide d'Orbigny (en seconde partie de sa vie) a grandement participé pour le Muséum de Paris à l'étude, la collecte, l'identification, la classification des céphalopodes (mollusques) et créé l’ordre des foraminifères. Alcide d'Orbigny devint le plus grand paléontologue de l'époque et fondateur de la micropaléontologie, inventeur de la stratigraphie : étude des étages sédimentaires utilisée encore aujourd'hui dans le monde entier.

Voir le site de paléontologie des deux Charentes :  http://www.ouest-paleo.net/nos-articles/les-naturalistes-locaux/alcide-dessalines-d-orbigny/

 

         Ces recherches incessantes et épuisantes interviennent après son voyage en Amérique méridionale durant sept ans avec de nombreuses péripéties, expédition en partie financée par le Muséum d'Histoire naturelle de Paris et soutenue par les savants : Cuvier, St-Hilaire, Brogniard, notamment. 

 

       Rappelons que naturaliste (en partie formé par son père qui était chirurgien de marine issu de l'Ecole de médecine de Rochefort),  explorateur, il fera parvenir au Muséum des collections immenses de minéraux, roches, oiseaux, de palmiers... avec multitudes de descriptions et de fiches d'observations, car il était un bon dessinateur et observateur.  Il s'attellera en fin de vie (mort à 55 ans) à l'écriture - publications très volumineuses sur ses découvertes et collections.

Darwin, son contemporain, le qualifiera de "monument". 

                    Pour connaître davantage ce personnage d'exception, vous pouvez visiter 

le Muséum d'Histoire naturelle de La Rochelle - présentation des collections de ses expéditions - 28 rue Albert 1er.

 

         Muséum histoire naturelle La Rochelle 001.jpg

 

               A noter que le premier Muséum de La Rochelle a été créé (1791) par le père de Alcide d'Orbigny et le père de Benjamin Fleuriau, naturaliste et aussi grâce au legs Lafaille (toujours exposé).                   

              Visiter également les galeries de paléontologie du

Muséum d'Histoire naturelle de Paris  36 rue Geoffroy-Saint-Hilaire (5ème) et voir ci-contre l'exposition temporaire tenue en 2002.

http://expo-orbigny.mnhn.fr/index/index1.htm  

 

              Un beau livre consacré à ce savant sur qui prennent appui de nombreux chercheurs aujourd'hui. 

"Un voyageur naturaliste : Alcide d'Orbigny" de Philippe Taquet, paléontologue  

 ed. Nathan. 2002

Alcide un voyageur naturaliste.jpg

 

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 "Le Mont-Saint-Michel : à la découverte de ses secrets" 

 cf. le 20/11/2017 conférence d'Olivier Mignon, historien d'art, ancien élève de l'Ecole du Louvre, guide-conférencier du Mont-St-Michel...  

 

         Que connait-t-on exactement de ce site naturel d’exception, ce haut lieu de l’histoire française, ce chef-d’œuvre de l’art médiéval, ce site le plus visité au monde… vous en saurez un peu plus après la venue d’Olivier Mignon, sur ses mystères, ses légendes, ses miracles, ses drames… 

 

               Pouvait-on espérer un exposé plus complet de "la Merveille de l’Occident", que celui présenté en 1h30 de temps par Olivier Mignon balayant tous ses aspects, des origines (du temps de Mons Tumba - Mont-Tombe, rocher sur lequel sera bâtie une première église en 709 devenant déjà un lieu de pèlerinage), jusqu'à nos jours (après les travaux réalisés pour y accéder et après que le Mont soit redevenu une île). 

              Impossible de retransmettre tous les détails donnés par notre conférencier, vous les retrouverez aisément dans les deux ouvrages qu'il a produit :

"Le Mont-St-Michel dévoilé" co-écrit avec Henri Decaëns, Collection Carnets du Guide Bleu 2017,

"Guide secret du Mont-Saint-Michel" Editions Ouest-France  2013- illustrations sépia.

 

                Les-carnets-des-Guides-Bleus-Le-Mont-Saint-Michel-devoile.jpg        Guide secret du Mt St-Michel O Mignon.jpg

 

           Citons également un beau livre d'art qui pourrait être un cadeau pour les fêtes 

"Ordres et Monastères" Art et civilisation de l'Antiquité au Moyen-Age

de Kristina Krüger, ed. de Noyelles, 2011.

         Vous pouvez trouver au musée d'Avranches, le Scriptorial ; il s'agit des manuscrits, d'une valeur inestimable, du Mont-Saint-Michel

  

         Plus d'un million de visiteurs au Mont-Saint-Michel par an, mais il faut compter les pèlerins car il est toujours lieu de pèlerinage pratiqué par les miquelots qui peuvent emprunter les chemins de paradis menant à l'abbaye pour sauver leurs âmes...  

Pour plus de détails :  http://www.lescheminsdumontsaintmichel.com/spip/spip.php?article9&lang=

  

             Site classé au patrimoine mondial par l'Unesco, troisième monument le plus visité de France, le tourisme de masse est devenu très préoccupant ainsi que le phénomène de l'ensablement des lieux. Vingt ans d’études et de travaux (2005-2015) ont été nécessaires pour que le Mont-St-Michel redevienne une île . Il a fallu la destruction de l’ancienne digue-route et l'installation d'un barrage permettant de réguler les eaux du Couesnon et de la mer, de chasser les sédiments vers le large. 

Une longue jetée, "pont-passerelle", permet aux visiteurs de venir à pied à partir d'une navette démarrant du parking - 350 m reste à faire à pied pour être au bas des remparts. 

 

Mont st Michel pont passerelle.jpg

                                                 

Mont st Michel redevenue une île.jpg

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"Les Anglais dans la caricature française et… vice versa (1814 – 1904)"

cf. le 16/11/2017 présentation de Jean-Pierre Navailles, agrégé d’anglais, docteur es lettres, professeur honoraire des Universités (Paris XI), membre de l’Académie d’Orléans.   

            "Regards croisés par le biais de la caricature ou comment les dessinateurs français ont raillé les Britanniques et réciproquement. La période de référence s'inscrit entre deux dates cruciales dans les relations franco-britanniques : la chute de l'Empire et la signature de l'Entente cordiale.

Panorama d'une entente (pas toujours) cordiale, puisé dans la presse satirique de l'époque : le Charivari, Punch, l'Assiette au beurre, le Rire, etc... " 

 

             L'exposé qui a nécessité de nombreuses recherches de la part de M. Navailles portera  donc essentiellement sur les caricatures grandement publiées à l'époque : fin de l'empire napoléonien -1814- et les efforts de rapprochement franco-britanniques avec la Reine Victoria, concrétisés par le traité de l'entente cordiale signé en 1904.

              Ces caricatures très prisées, éditées dans de nombreux journaux tant français (le Charivari, le Rire, le Sourire, l'Assiette au Beurre... ) que britanniques (surtout le Punch qui a sévi très longtemps, le Judy, le Penny Illustrated Paper), représentent les stéréotypes des uns et des autres, objet de moquerie et d'ironie, un plaisir apprécié par ces lectures en famille ou entre amis.  

             L'Angleterre apparaît très souvent avec son personnage fétiche John Bull et Marianne, évidemment pour la France. De grands dessinateurs français se sont distingués en la matière : Gustave Doré, Honoré Daumier, Paul Gavarni, Georges Lafosse, etc ... leur attaques portent sur le comportement de l'anglais : plutôt lourd, mufle presque goujat, aimant l'argent, les femmes et le vin sans discernement !

             Comportement général, son mode de vie, mais aussi sa politique intérieure et extérieure (colonialisme) et les événements qui ont précédé la première Guerre Mondiale.

             Les anglais à leur tour, n'épargnent pas les français montrés souvent le corps émacié, barbus, révolutionnaires (notamment pendant la Commune), Louis-Philippe et Napoléon III abonderont dans cette presse caricaturale. 

            Au fil des années, des conflits qui ont conduit aux rapprochements des deux peuples, le développement du tourisme, de l'enseignement linguistique, etc... les stéréotypes se sont certes estompés mais le français, dans la presse anglaise, apparaît toujours avec sa baguette sous le bras et l'anglais, dans la presse française, porte encore un costume écossais !

 

UTL caricatures 1814 Les Anglais en Bourgogne 16 11 2017.jpg      UTL caricatures anglaises Journal le Rire 16 11 2017.jpg    UTL caricatures anglaises Journal le Sourire 16 11 2017.jpg

  1814 les anglais en Bourgogne                 Couverture 1902                            1904

 

 

1900 Charivari John Bull dans la mélasse pendant la guerre des Boers.jpg               UTL caricatures anglaises lassiette au beurre 1903.jpg          

  1900 Charivari                    1903 l'Assiette au Beurre                                                                     

John Bull dans la mélasse         Les anglais chez nous par Sancha                                                                           

avec les revers subis                 "Un monsieur qui gêne les autres chez lui                                                               dans la guerre de Boers           et qui ne se gêne pas chez les autres ! "    

                                              

UTL caricatures 1969 Punch 16 11 2017.jpg

 1969 dans le Punch, le temps a passé mais

la caricature est encore présente

  

 Merci à M. Navailles pour les dessins transmis très aimablement à l'issue de sa conférence. 

              A signaler deux ouvrages qu'il a écrits relatifs à la période évoquée. 

       

                      UTL ouvrages de M. Navailles.jpg

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"Histoire de la couleur bleue : quand les caravelles du bleu croisent l’histoire des hommes"

cf. le 13/11/2017 exposé de Daniel Bernard, passionné par l’histoire de la couleur comme élément du patrimoine, auteur, poète, romancier.  

        "La couleur est une appétence universelle qui unit les gens, elle provoque l'émerveillement car on peut s'approprier toutes les nuances offertes par la nature. 

        ".... sur l'antique route de la soie, le bleu cobalt des dômes et des mosquées de Samarkand, les faïences de la Perse, les bulbes des églises de Moscou, l'Afrique, l'Amérique du Sud, l'Inde...  quelle est cette fascination pour cette étrange couleur, le bleu.  

        Plus près de nous, avant le début de la chimie, au début du 19ème siècle, nous verrons à quel point le pigment bleu fut à l'origine de croyances d'aventures, de métiers, de passions, plus qu'une autre couleur". 

 

       Il est bien difficile de résumer le sujet de prédilection de M. Bernard qui traverse l'espace et le temps. En effet, le bleu, peu présent dans la nature, serait d'origine divine... Mais il est aussi bien présent dans l'art pariétal que dans notre monde contemporain et que dans les civilisations Mayas, en Chine (chez les Han), en Egypte (les pharaons)... 

        Devant l'étendue de l'usage du bleu, notre conférencier veut distinguer :

les bleus pour peindre : les premiers issus des pierres précieuses comme le lapis-lazuli (en extrayant de celles-ci une poudre mélangée avec du sable et du cuivre puis cuite dans des petits fours), le résultat était un bleu égyptien qui faisait partie des bleus de feu, des bleus sacrés car permettant de s'élever vers le ciel bleu des dieux. 

        Avec du sable et du cobalt, on obtiendra le bleu cobalt des Perses, utilisé pour les dômes religieux, les azulejos portugais, les vitraux de nos cathédrales (bleu demandé au Moyen-âge par Suger, réformateur de St-Denis, au Pape pour répondre au vert de l'Islam), les mosaïques de verre de Murano près de Venise... 

 

Et les bleus à teindre : grâce à la nature qui produit des plantes tinctoriales : feuilles d'arbres, plantes : surtout le pastel connu en France notamment dans le sud-ouest : Albi, Toulouse, Carcassonne (le pays de Cocagne très riche avec ce pastel malaxé, mis en boule - ou coque - et séché, vendu aux fabricants de teinture aboutissant à un commerce important avec l'Angleterre et le nord de l'Europe au XVIIe siècle en passant par Bordeaux.  http://lauragais-patrimoine.fr/PATRIMOINE/PASTEL/PASTEL01.htm

Cependant, existait depuis longtemps le bleu indigo (l'anil) plante très présente en Inde et prisée sur toute l'Asie - voir route de la soie - mais voir aussi en Afrique le bleu des Touaregs - la chèche bleue peut déteindre sur le visage de l'homme...

         Il faut bien mettre des limites et la vastitude du sujet.... aussi un renvoi sur l'ouvrage produit par Daniel Bernard est nécessaire : "la route de l'or bleu"  ed. La Découvrance 2016. 

 

                              la-route-de-l-or-bleu.jpg

 

    et voir le site de notre conférencier, un artiste :  http://www.danielbernard.fr 

Autres idées de lecture  :

"Bleu, histoire d'une couleur" coll. Points Histoire 2014

de Michel Pastoureau, historien, spécialiste des couleurs.

  

                               Bleu-histoire-d-une-couleur.jpg

 

et d'autres : 

"Le bleu" Annie Mollard-Desfour ed.CNRS, 2013. 
"Une histoire de bleu" Jean-Michel Maulpoix, ed. Gallimard poésie, 2000 .
 

           .... avec tous ces bleus, nous n'avons pas eu de détails sur le bleu qui envahit notre univers contemporain, le bleu denim ; voir son histoire :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeans

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"La représentation des volcans et des glaciers dans l’art"

cf. le 6/11/2017 conférence d'Alexis Drahos, historien de l’art à Paris IV Sorbonne, spécialisé dans les rapports arts/sciences. 

 

          "La géologie connaît à partir de la fin du XVIIIème siècle un véritable essor dont les conséquences ne tarderont pas à apparaître dans la peinture de paysage de l’époque. Délaissant désormais les cabinets d’histoire naturelle, les naturalistes se mettent à chercher sur le terrain des indices pour comprendre le passé de notre terre et notamment son extrême ancienneté. Les artistes imitent leur démarche en se passionnant à leur tour aux phénomènes naturels comme les volcans, les glaciers ou tout simplement les falaises. Sous le prisme des découvertes effectuées en géosciences, il s’agit de déterminer l’influence de certaines théories scientifiques sur la peinture de paysage". 

                   

                M. Drahos connaît bien le sujet puisqu'il a soutenu en 2003 sa thèse à la Sorbonne en histoire de l'art : "Théories scientifiques et représentation du paysage dans l'art occidental de la première moitié du 19ème siècle".

Il a produit deux livres dont "Orages et tempêtes volcans et glaciers" ed. Fernand Hazan, 2014. 

                 livre alexis drahos.jpg

                

                   Pour illustrer son propos et mettre en évidence les différentes approches des observateurs-artistes au cours des siècles à l'égard de l'évolution de la terre, de ses manifestations les plus spectaculaires comme les volcans et glaciers, M. Drahos présente une série de peintures imaginées, mythologiques, symboliques pour les plus anciennes et figuratives, surtout à partir du XVIIIe siècle. Quelques exemples, Empedocle, philosophe grec, étudia l'Etna et disparut dans le cratère : légende ou réalité... 

Pline l'ancien, en l'an 79, observa les éruptions du Vésuve...

A la suite de nombreux récits de voyages surtout en Europe décrivent les éruptions (avec de nombreuses oeuvres picturales) de ce volcan si meurtrier mais qui se révélera au XVIIIe siècle bienfaiteur avec sa lave fertilisante.

Il existe déjà au XVIème siècle une représentation du volcan, Hekla en Islande d'A. Orthelius.

                  Observations et études s'étendent progressivement avec les expéditions scientifiques des anglo-saxons, allemands, italiens et français.

Citons quelques noms d'artistes véritables témoins des phénomènes terrestres :

Pierre Jacques Volaire, élève de Joseph Vernet (les Ports de France) spécialistes des volcans, visibles dans de nombreux musées de France,

Jean-Pierre Houël, le Stromboli en 1775,

William Turner, éruption de la Soufrière en 1812,

Frederich Church, les Andes, 

Alexandre de Humboldt, explorateur, Aimé Bonpland, botaniste, découvrent l'Amérique latine,  étudient près de Quito, le volcan Chimborazo et ramènent dessins et gravures, etc...         

           En fin du XIXe siècle, se développe un intérêt pour les glaciers (représentés à la Renaissance par les dragons)... 

Pour la France, nombreuses représentations du Mont-Blanc et de la Mer de Glace :

Carl Gustav Carlus, 1825, 

William Turner, 1802 et Jean-Antoine Linck, Ferdinand Holder....

 

 

   Volaire 1771 Eruption du Vésuve

                                                             W. Turner 1817  Eruption du Vésuve

     Volaire 1771 Eruption Vésuve.jpg                   Turner 1817  Eruption du Vésuve.jpg

 

 

 

         Carl Carlus 1824 Montenvers          peinture de Viollet le Duc -

                                                                 glacier des Bois   Mont-Blanc - 1874 

      Carl Carus 1824 Montenvers Mont-Blanc 001.jpg           Violet le Duc Glacier des Bois 1874 001.jpg

           Il ne vous reste plus qu'à visiter les musées des beaux-arts et à observer - peut-être avec un regard nouveau - combien ces artistes ont eu une curiosité pour les sciences de la terre !                              

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"Limiter la prédation : la cohabitation  des chats et des oiseaux dans les jardins"

(cf. le 12/10/2017 présenté par Anne-Laure Dugué, responsable du programme  "oiseaux en détresse" à la L.P.O.

        Une étude de la Ligue pour la Protection des Oiseaux a été réalisée en 2016 sur la prédation des chats domestiques (animal préféré des français, près de 13 millions) envers les oiseaux et la petite faune venant à proximité des habitations. Il faut savoir que la L.P.O. accueillent dans ses refuges 8 à 10% de petits animaux (fouines, écureuils, loirs, chauve-souris, reptiles, etc... blessés par le chat) -  à noter les chats errants - libres mais nourris par l'homme - sont estimés entre 8 et 10 millions).  

       Cette étude visait une quarantaine de propriétaires de jardins, volontaires pour quelques tests (notamment mesurer l'impact d'un dispositif à ultrasons "Catwatch" - à utiliser avec précaution - ou installer des aménagements pour empêcher ou réduire l'accès de certaines zones aux chats). 

        Il ressort qu'il n'y a pas de moyens efficaces à 100% mais c'est toute une série de mesures qui permettront de réduire la prédation des chats domestiques ou non.

         En premier lieu, faire stériliser son chat et lui faire porter une puce d'identification.    

        Apprendre à connaître son chat et repérer ses moments d'agressivité ; jouer avec lui pour détourner son attention ; le garder à l'intérieur de la maison dans les périodes susceptibles de nuire aux jeunes oiseaux ou après de fortes pluies ou de froid ; lui mettre un collier avec clochettes pour prévenir les petits mammifères ; limiter son territoire  en utilisant des dispositifs comme de "stop minou" (mini-herse mobile, réglable pour support vertical) ; empêcher le chat de creuser la terre ou protéger un potager par des tapis à trous (hérissés de picots plastique) ; utiliser des répulsifs naturels comme le coleus canina, plante à disposer sur des zones sensibles ou composer un répulsif à base d'eau, jus de citron et huile essentielle d'eucalyptus, à vaporiser autour d'une zone restreinte.

       Les mangeoires et nichoirs devront être placés hors de portée des chats (plus de 2 m).

         Un travail de communication a été effectué par la L.P.O. avec la réalisation d'affiches présentant toutes ces mesures destinées aux vétérinaires pour diffusion. 

         Des panneaux d'exposition ainsi que des fiches techniques "Oiseaux et chats" ont été confectionnés sur le sujet, installés à la Librairie de la L.P.O. 

   

        Logo LPO.jpg

         D'autre part, des informations sont données sur le site internet :

http://www.lpo.fr/les-causes-de-detresse/predation-du-chat-domestique-dp3 

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"Un protestant charentais : Elie Neau (1663-1722)" 

(cf. le 9/10/2017 conférence de Didier Poton de Xaintrailles, Professeur émérite d’Histoire à l’Université de La Rochelle.

 

        "Quand le jeune matelot Elie Neau de Moëze embarque vraisemblablement en 1679 à La Rochelle sur un navire qui doit rallier Saint-Domingue, il ne s'imaginait pas qu'il ne reverrait plus son pays natal sinon comme galérien à Marseille. Cette expérience au château d'If le conduit après sa libération en 1698 à changer radicalement de vie à son retour auprès de sa famille à New York. Il est une des personnalités les plus marquantes de la communauté huguenote réfugiée dans les colonies anglaises d'Amérique sous le règne de Louis XIV".

 

             Notre conférencier retracera en effet la vie, à la dimension atlantique, de Neau, enfant de Moëze, de famille de sauniers et de marins, famille protestante comme en majorité dans la région du sud-Charente (estuaire de la Seudre, la Tremblade, Arvert, St-Sulpice-de-Royan, Royan, Saujon, etc... où subsistent dans chacune de ces communes des temples, parfois des maisons d'oraison - qui ont servies de lieux de culte).

            L'histoire d'Elie Neau a été révélée par les écrits du pasteur de Moëze, Jean Morin, avec lequel notre marin charentais a correspondu au cours des années de galères (condamnation à l'occasion de la vente à St-Malo de son navire de commerce La Jamaïque-New-York).

            A noter qu'à Moëze, le culte réforme y fut interdit en 1684 et le temple démoli l'année suivante, Jean Marin a trouvé refuge en Hollande. 

            Les lettres échangées avec Elie Neau ont fait l'objet d'un ouvrage écrit par Didier Poton de Xaintrailles et Bertrand Van Ruymbeke.

 

                       Elie-Neau-des-galeres-de-Louis-XIV-a-New-York.jpg

  

. Autre livre écrit par notre conférencier avec Michaël Augeron : 

"les hugenots de l'atlantique" ed. des Indes savantes 2005, disponible à la médiathèque de Rochefort (2 tomes).

. Pour en savoir davantage sur le sujet dans notre région :

"Guide du protestantisme charentais", un guide de balades pour découvrir un patrimoine et des lieux de mémoire" geste éditions, 2006.

. Visiter le Musée Rochelais d'Histoire protestante installé 2, rue St-Michel organisé en trois thèmes marquant la chronologie des événements : "La Rochelle protestante", "le temps du Désert 1685-1787", "hier et aujourd'hui"  (visite faite par l'UTL voir sorties et voyages 15/10/2015). 

http://www.museeprotestant.org/notice/musee-rochelais-dhistoire-protestante

  

 . Lire la biographie très complète de Jean Calvin sur le net : 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Calvin 

 

. Voir au cinéma l'affaire Calas :

"Voltaire et l'affaire Calas" (1761 et 1762 Toulouse) réalisé en 2007 par Francis Reusser avec Claude Rich (Voltaire).

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 "George Sand (1804–1877) "Les habits d’une vie"

(cf. le 5/10/2017 conférence de Nicole Pellegrin, historienne et anthropologue chargée de recherche honoraire au C.N.R.S. 

          "George Sand (1804-1876) est un-e auteur-e majeur-e du XIXe siècle mais n’est souvent connue que de façon superficielle ou condescendante.

           Chercher et comprendre la place qu’elle accorde aux vêtements et aux travaux d’aiguille dans sa propre vie et dans les aventures de ses héroïnes romanesques est un moyen inédit de ressusciter des œuvres comme l’Histoire de ma vie, Gabriel ou Nanon, et d’inviter à relire de près Indiana, Consuelo, La Mare au Diable et sa très riche correspondance".

    

            Mme Pellegrin nous indique modestement qu'elle n'est pas une spécialiste de George Sand mais plutôt une historienne des femmes et plus particulièrement une historienne des genres homme/femme et des caractères identitaires, en l'occurrence des tenues vestimentaires, de la mode, de la couture et de tous les attributs qui peuvent s'y rattacher.

             L'habit permet de se construire, de se montrer, de s'opposer, de s'imposer, ce fut le cas pour George Sand durant toute sa vie, d'où le titre de la conférence retenu par Mme Pellegrin "les habits d'une vie". 

Notons d'autre part quelques uns de ses écrits : 

"Les vêtements de la Liberté: Abécédaire des Pratiques en France de vestimentaires 1780 à 1800 (Collection "Femmes et Révolution") (édition française) – 1989

"Femmes travesties, un mauvais genre, Clio" n°10 Broché – 1999 Collectif.

 

              Si George Sand a été un écrivain majeur ("une femme qui écrit" ! lui disait-on avec ironie) cela n'a pas été sans souffrance et sans mal être face aux controverses (voire injures) de toutes parts (très nombreuses caricatures dans la presse).

       Cependant son honnêteté, sa droiture, l'adaptation au temps qu'elle a traversé, sa faculté de création ont été reconnus ainsi que son attention pour les plus démunis, ceux qui n'avaient pas reçu d'instruction, le monde paysan, alors qu'elle avait des origines aristocratiques par son père (grand-père, Maurice de Saxe). 

       Son désir de liberté, son avant-gardisme lui ont permis de fréquenter, un grand nombre de personnalités qui l'admiraient : Chateaubriand, Flaubert, Proust, Delacroix, Rossini, Gounod, Tourgueniev, Dickens....  (hormis ceux qu'elle a connu plus intimement : Musset, Chopin, Delacroix...).

        Notons à son actif : 70 romans ; 150 contes, récits, nouvelles ; une centaine de pièces de théâtre, mises en scène et costumes compris, puis avec son fils Maurice, la création de marionnettes sculptées et de spectacles dans leur petit théâtre (réalisé à Nohant),

 

                                                Theatre-Nohant12.jpg

 

et en dernière partie de vie la peinture sur cartons et sur éventails (technique de la dendrite). N'oublions pas les très nombreux articles qu'elle a publiés dans la presse (savante ou non).

        Pour Mme Pellegrin, les plus beaux textes sont dans "Histoire d'une vie"  écrits à la moitié de sa vie (parus dans la Pléiade, 1970) qui nous fait comprendre l'ambiguïté dans laquelle elle s'est trouvée tout au long de son existence - son histoire familiale, son nom d'écrivaine (le choix d'un "matronyme", George), ses vêtements tantôt féminins, tantôt masculins, la pipe ou le cigare, une carrière d'homme mais un attrait pour les tâches ménagères : couture, broderie, confection des confiture, l'art de recevoir... 

              en habit d'homme, dessin anonyme

                       Musée Carnavalet  - Paris

                   george Sand dessin.jpg

        Pour toutes précisions biographiques, les nombreux sites internet vous renseigneront parfaitement. 

         En dehors de l'immersion prévue en pays de Brenne fin octobre avec l'UTL, vous pouvez découvrir à Paris, un lieu exceptionnel qui recèle de nombreux objets, mobiliers, tableaux qui  appartenaient à George Sand, légués par sa petite-fille Aurore.

       Il s'agit du Musée de la Vie Romantique (propriété de la Ville de Paris) établi dans 

l'Hôtel Renan-Scheffer, 16, rue Chaptal, 9ème arrondissement.  Ce musée situé dans un endroit très bucolique malgré les immeubles qui l'entourent est implanté dans l'ancien quartier de la Nouvelle-Athènes, habité alors par le monde des écrivains, peintres, musiciens que George Sans a fréquenté lorsqu'elle était avec Chopin. Voir le Musée

http://museevieromantique.paris.fr/fr/le-mus%C3%A9e-de-la-vie-romantique/visite-virtuelle/le-cabinet-des-bijoux

 

Citons quelques lectures :

Martine Ried "Signer Sand" 2003 ed. Belin

Béatrice Didier "Masculin/Féminin chez George Sand", collection Itinéraires, 2011

Henry James "George Sand" ed. Mercure de France

 

Un beau film réalisé pour la télévision avec Ariane Ascaride, exceptionnelle dans le rôle de George Sand :  "George et Fanchette" (2 parties) en  2010. 

et d'autres films pour le cinéma...  

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02/05/2018
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